Kikou.
Voici une petite suite, juste pour le moral du patient et des lecteurs.
J'espère qu'elle va vous plaire et tout de suite je vous souhaite une bonne lecture.
Ah oui, merci pour vos reviews, bien sûr.
Ziva se réinstalle sur le lit et regarde Tony. Il a toujours des cotons sur les yeux mais il semble dormir.
Au bout d'un moment Tony se met à bouger et pose sa main sur sa tête. Il se frotte le front et la repose sur son matelas.
- Ziva ? Qu'est-ce que tu fais là ?
- Bonjour Tony.
Tony se redresse et s'assoit. Ziva lui pose des oreillers dans le dos.
- Merci.
- Comment as-tu su que c'était moi ?
- Gibbs n'a pas le même parfum que toi.
- Tu as reconnu mon parfum ?
- Je suis un bon enquêteur et c'est de mon devoir de mémoriser tous les indices.
- Et quels indices as-tu d'autres sur moi ?
Tony tend son bras, touche le visage de Ziva et s'arrête sur sa joue. Elle se laisse faire, même si elle est très gênée, par rapport aux propos du médecin. Elle ne veut pas l'irrité.
- Tes yeux.
- Mes yeux ?
- Je ne vois rien et pourtant j'imagine très bien tes yeux. Y a aussi tes cheveux, d'ailleurs tu es coiffés comment aujourd'hui ?
- Je les ai tirés en arrière et j'ai fait une queue de poney haute, avec une tresse.
- De cheval Ziva. Et contrairement à mon père qui te préfère les cheveux lâchés, moi je te préfère ainsi.
- Pourquoi ?
- Tu fais plus exotique, plus petite ninja.
Il enlève sa main et essaie d'enlever les cotons. Ziva l'arrête en prenant sa main.
- Tu fais quoi ?
- Oh s'il te plaît. C'est moi qui ne vois rien, pas toi.
- Tu dois les garder pour ne pas fatiguer tes yeux.
- Dans ma veste j'ai mes lunettes de soleil, je préférerais.
- Seulement si le médecin et d'accord.
- Gibbs l'aurait fait.
- Ca m'étonnerait.
- On parie.
- Bon d'accord, d'accord.
Elle se lève et cherche les lunettes dans la veste de Tony, mais ne les trouve pas.
- Elles n'y sont pas.
- C'est vrai ! Exact, elles étaient dans mon sac qui y resté dans l'ascenseur. La commotion a dû m'embrouiller la mémoire.
Elle se retourne et voit Tony sourire.
-Tony !
Il en avait profité pour enlever les cotons, mais avait gardé les yeux fermés.
- Je suis sûr que tu es rouge de colère.
- En effet. Tu n'es qu'un gamin.
- Tu aimes ça.
Ziva secoue la tête d'exaspération et se rassoit sur le lit.
De longues secondes s'écoulent dans le silence.
- Pourquoi tu me regardes comme ça ?
- Je ne te regarde pas.
- Ah oui !
- Tu m'énerves et comment tu sais d'abord ?
- Je ne le savais pas.
- Tu es . . . tu es . . .
- C'est trop facile de te mettre en rogne. Et sinon où est Gibbs ?
- Il est allé se changer chez lui, il revient tout-à l'heure.
- Tu sais peut-être ce que les docs ont dit pour mes yeux ?
Ziva lui sourit.
- Tu vas revoir. C'est un hé, hé, hématome je crois qu'on dit, qui comprime le nerf optique.
- Dans combien de temps ?
- Je ne sais pas. Dans la semaine, le mois . . . peu importe, l'importance c'est que c'est temporaire.
- Et en attendant ?
- Gibbs et l'équipe sont là, t'inquiètes pas.
Tony recherche le visage de Ziva. Il lui touche le front et descend sur le visage. Il lui effleure les lèvres. Elle ferme les yeux un instant et lui, s'arrête de nouveau sur sa joue.
- Et toi ?
- Je suis là, non ?
Il ouvre les yeux et Ziva le scrute du regard. Elle ne reconnaît pas ses yeux. Ils sont toujours aussi verts, mais ils semblent vides. Cela la gêne et crispe la mâchoire. Tony qui a toujours sa main posée sur elle, le sent et l'enlève.
- Qu'est-ce qu'il y a ?
- Rien, pourquoi ?
- Ecoute Ziva, je suis fatigué, alors soit tu es honnête avec moi, soit tu t'en vas.
- Ne le prends pas comme ça.
Tony s'énerve.
- Je le prends comme je veux et si t'es pas contente, tu n'as qu'à partir.
- Arrête Tony. Tu n'y arriveras pas. Pas avec moi.
Il se met à rire et ses yeux se remplissent de larmes.
- Excuse-moi Ziva. C'est comme si je n'arrivais pas à me contrôler.
A son tour, elle lui pose une main sur sa joue.
- Je sais. Tu n'as pas à t'excuser et puis tu n'as pas le droit car c'est un signe de faiblesse et tu n'es pas un faible.
Il pose sa main sur la sienne et soupire.
- Je suis content que tu sois là.
Elle lui pose son autre main sur son autre joue.
- Tony, je serais toujours là pour toi, comme toi, tu as toujours été là pour moi, parce que nous sommes une équipe.
- Pas plus ?
Elle l'embrasse sur le front et se recule ensuite en enlevant ses mains.
- Tu devrais te reposer.
Tony se glisse un peu et se retrouve semi-assis. Il ferme les yeux.
- Mouais, tu as raison.
- J'ai toujours raison Tony.
