Note: Héhé De retour pour les trois derniers chapitres !
Bon ben je sais pas trop quoi dire d'autre à part: Merci d'avoir suivi cette fiction. Merci pour votre patience en se qui concerne ma publication de ses chapitres, ça n'a vraiment pas été facile ! Enfin, ça ira mieux pour la suite maintenant que j'ai un agenda clair et précis. ;)
Je ne vous dit pas au revoir ! Ben non, on se retrouvera pour la suite l'été prochain, pas vrai ? La saison 2 de Hanamaru, Zoku, et puis pour Katsugeki aussi, n'est-ce pas ?
J'espère aussi, pour ceux qui ne le font pas déjà, que vous suivrez la sequel de ma fanfiction originale Le Passé du Cerisier en Fleur, et qui est aussi une fiction basée sur l'univers de Touken Ranbu.
Dans tous les cas, profitez de ces trois derniers chapitres et : Bonne Lecture !
Chapitre Dix: Nagatsuki (長 月): Les souvenirs les plus importants.
En l'an 2205,
Afin d'anéantir l'Armée de l'Histoire Inversée, qui essaie de changer l'histoire,
Eux, qui sont nés d'épées,
S'engage dans un combat mortel aujourd'hui encore !
Danser ? Maintenant ? Kogitsunemaru, passons plutôt à l'histoire, d'accord… ?
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Ils étaient trop nombreux ! Bien trop nombreux ! Pourtant, à chaque coup, chaque fois qu'une lame tournoyait dans les airs, le cadavre d'un ennemi tombait, s'écroulant à terre, sanglant sur le tatami avant de disparaître en une fine nuée de particules rouge et noire. La tension était à son comble, et la réalité de la situation le frappa subitement comme si l'on venait de lui jeter un verre d'eau glacée au visage. Le « point de non-retour » allait être franchi. La fin ultime. Et il n'y avait rien qu'il puisse y faire.
Une douce musique résonnait étrangement au loin, comme celle d'un matsuri. Le battement répété contre le corps du Wadaiko ; les cordes du Shamisen qui étaient continuellement grattées ; le subtil souffle à l'intérieur du Shakuhachi ; le rythme léger et harmonieux du Koto et du Biwa… Et soudain, tout s'arrêta…
« Eh, toi. »
Le son de plusieurs pas attira son attention et il se retourna en même temps que son épée, ses yeux s'écarquillant tandis qu'un halètement s'échappait de sa bouche entrouverte. Tous les souvenirs, tous les rêves lui revinrent en mémoire à sa vue. Un torrent de sentiments lui faisant tourner la tête encore et encore. La course dans les escaliers, sa main resserrant sa prise sur son épée ; le combat contre les ronin anti-shogunat, voltigeant dans l'auberge Ikedaya comme lors d'une session de danse ; Kiyomitsu se brisant, s'enfonçant dans le sol, un flot de sang s'échappant hors de ses lèvres, s'écrasant sur le parquet, une mare de sang comme preuve de sa faible condition ; sa main gauche s'écartant de sa bouche comme il tentait de se relever, désirant toujours se battre auprès de ses camarades jusqu'à la toute fin même si les ennemies chargeaient à présent vers lui maintenant qu'ils avaient remarqués sa faiblesse.
« Je ne t'ai jamais vu avant, tu es nouveau ? » dit le membre du Shinsengumi d'un ton adouci, presque suspicieux, et lorsque sa voix parvint à ses oreilles tout ce à quoi il put penser fut à quel point il avait envie de pleurer. « Cette épée a l'air superbement forgée. »
« Ah, ça... » hésita son Toudan, cachant l'objet de son haori pour que l'homme ne le reconnaisse pas. Mais pouvait-il encore appeler Yasusada "son Toudan" ?
« Si tu ne comptes pas l'utiliser maintenant, quand le feras-tu ? » demanda Okita Souji de manière rhétorique avant de se diriger vers l'entrée tout en s'exclamant : « Viens ! »
« A-Attends ! » s'écria Yamatonokami en tendant la main vers son "ancien" maître.
« Un raid du Shinsengumi ! »
Il ouvrit brusquement les yeux, son cœur battant à tout rompre dans sa poitrine. Tournant la tête vers la fenêtre de sa chambre, il souffla à nouveau, se calmant un peu. Quel rêve étrange... Non, pas un rêve, une vision... une légère perception de l'avenir. Un avertissement de son prochain échec.
Fermant ses paupières pendant quelques secondes, le Sage étendit ses bras sur le chabudai, posant sa tête dessus, laissant son regard devenir vague. N'y avait-il donc pas de solution du tout ? Son cher Uchigatana était-il condamné à ne jamais se remettre de son passé ? Des larmes apparurent au coin de ses yeux et il se dépêcha de les effacer en les frottant avec sa manche. Toute cette tristesse, tous ces regrets... Comme les Dieux étaient cruels, de mettre tant de souffrances dans l'âme d'un être qui ne savait rien sur la façon de supporter les épreuves de la vie ! Et comme il était désolé de ne pouvoir l'aider d'aucune façon.
Les feuilles d'octobre fleurissaient sur les arbres de la citadelle, une touche de jaune, d'orange et de vert foncé colorant le jardin et les cours. Le vent était glacé, le faisant frissonner comme il portait toujours un fin hakama d'été sous son haori jusqu'à ce que la lessive soit terminée et sèche. Passant une main dans ses cheveux cerisier, il laissa échapper un soupir. Et maintenant quoi ? Qu'est-ce qu'il était supposé faire ? Aussi bien qu'il souhaiterait pouvoir le faire, il n'avait pas le droit de forcer sa lame à ne plus jamais penser à son ancien maître, ou du moins, il ne se le permettait pas, contrairement à certains autres Saniwa.
Eh bien, je suppose que je ne fais que me torturer l'esprit à penser à ça maintenant alors que ce n'est, manifestement, pas le moment.
Pour l'instant, son seul travail consistait à accueillir Akashi Kuniyuki dès que ses pupilles l'auraient conduit à sa chambre. (*1)
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Les portes coulissantes s'ouvrirent furtivement, une tête aux cheveux aubergine se glissant dans la petite ouverture.
« Bonjour, excusez-moi. » lança la voix appartenant à ce visage plus ou moins inconnu, comme s'il n'avait rien à faire là.
« Entre. » déclara le garçon avec un sourire, se redressant sur son chabudai tandis que le jeune homme s'installait en face de lui.
« Je suis connu comme Akashi Kuniyuki. Ravi de vous rencontrer. » se présenta-t-il immédiatement, et le Saniwa ne put s'empêcher de remarquer à quel point ses manières, qui démontraient son envie totale de ne rien d'accomplir de trop fatiguant, ressemblaient presque à celles de Kiyomitsu lorsqu'il était arrivé dans la citadelle.
« Quoi qu'il en soit, bien que j'aie été forgé par le fondateur de l'école Rai, je ne suis fondamentalement pas motivé à faire quoi que ce soit. » continua-t-il sans se préoccuper que le Sage ne lui répondait toujours pas. « Eh bien, traitez-moi avec gentillesse, d'accord ? »
Oui, c'est exactement comme Kiyomitsu. pensa celui-ci en gloussant intérieurement.
« Tu sais que tu es là pour une raison tout de même ? » finit-il par demander en toute innocence.
« Vous voyez, mon manque de motivation est en fait mon argument de vente. Essayez de ne rien attendre de moi. » expliqua le Tachi avec un sourire entendu et le garçon se contenta de hocher la tête avec un rire complice. (*2)
Se levant de sa place, il se dirigea vers la commode et attrapa une boite rectangulaire rouge qu'il ouvrit, en ressortant une petite clochette en or qu'il tendit à son Toudan avec nonchalance.
« Tiens, prends ça. »
« C'est pour moi ? Merci. » énonça Kuniyuki, attrapant l'objet qu'il fit tournoyer devant ses yeux, questionnant : « Hein, qu'est-ce que c'est ? »
« Disons que ça symbolise ton arrivée ici, et aussi ton existence en tant que Touken Danshi. »
« Eh bien, je pense que c'est approprié. »
« Si tu as la moindre question, tu peux sans problème demander de l'aide aux autres. Et Hotarumaru est arrivée la veille, donc il a déjà une idée précise du domaine. »
« Bien. Si je pense à quoi que ce soit, je demanderai à Hotarumaru et aux autres. »
Akashi se releva avec flemmardise du sol, ouvrant légèrement les shōji pour sortir, et sans même les refermer derrière lui, engagea la conversation avec ses deux compagnons qui l'attendaient dans le hall.
« Eh bien, quel bavard. » débita le Tachi en se grattant l'arrière du crâne et le Saniwa, secouant la tête avec amusement, s'empêcha de faire remarquer qu'il était celui qui avait le moins parlé. « Et maintenant, le diner est à quelle heure ? »
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Le garçon se posta négligemment contre le mur du couloir alors que deux de ses Touken Danshi se disputaient face à lui. Une certaine expérimentation, relevant plus ou moins du kidnapping, et ayant mal tournée, étant la raison du conflit entre Mutsunokami et Yagen. À l'heure actuelle, le Sage ignorait si se mêler à la conversation était une meilleure idée que celle de laisser les choses se réglait par elles-mêmes, l'Uchigatana s'époumonant une nouvelle fois contre le Tantou qui, calmement, rétorquait avec une logique imparable.
L'escalier menant au grenier, dans lequel se trouvait le laboratoire secret du Tōshirō, était toujours descendu, et quelques émanations de fumées continuaient d'en sortir régulièrement, preuve de l'échec que fut l'expérience.
Le cobaye et le chercheur fou semblaient ne jamais être à court d'arguments l'un et l'autre, et il ignorait sincèrement s'il était capable de réfréner les pulsions scientifiques du Tantou aussi bien qu'il pouvait calmer les ardeurs de l'Uchigatana.
« Assez, tous les deux. » soupira-t-il en se redressant, croisant les bras sur sa poitrine.
« Il a voulu me tuer ! » s'écria Yoshiyuki, le regard emplit de terreur et se tenant au moins à deux mètre de distance de la petite lame.
-« Ne dis pas n'importe quoi, c'était juste une petite expérience de rien du tout. Il n'y a absolument aucun effet secondaire aux produits que je t'ai donné. » indiqua Yagen, une main balayant l'air. « Enfin, je crois… » souffla-t-il après un moment, levant les yeux au ciel comme il réfléchissait.
« Les produits ?! Parce qu'il y en a eu plusieurs ?! » lança le Saniwa, abasourdi et inquiet, ses iris glissant sur l'épée de Tosa qui se cachait légèrement derrière lui.
« Il n'a pas arrêté de me faire avaler des tonnes de liquides bizarres ! » ajouta Mutsunokami, son visage prenant une subite teinte blanche au souvenir de sa captivité.
« J'essayais de tester les effets sédatifs de l'étoile de mer que j'ai ramassée lors de notre sortie à la plage. » expliqua le Tōshirō toujours aussi calme.
« Pourquoi les avoir testés sur moi ?! » s'exclama l'Uchigatana pratiquement en pleurs.
« Tu t'es porté volontaire ! » se justifia le Tantou comme une évidence.
« Tu m'as piégé ! »
Et voilà que l'argumentation repartait de plus belle. Le garçon soupira une nouvelle fois, un air blasé prenant place sur son visage tandis qu'il s'adossait de nouveau contre le mur. Au point où ils en étaient, cela pourrait bien continuer jusqu'à la fin de la journée.
Tournant hasardement la tête sur sa droite, il aperçut Keisuke s'approchant de lui tranquillement et comprenant qu'il devait se remettre au travail, il se décala encore une fois, précisant :
« Très bien. Nouvelles règles de la citadelle. » déclara-t-il de manière fatiguée. « Premièrement, pas d'expérience sur des êtres vivants quel qu'ils soient. »
« Mais ! » se lamenta le Tōshirō.
« Yagen… » menaça-t-il gentiment en fronçant toutefois les sourcils.
« A vos ordres, Général. » souffla la petite épée, déçus.
« Deuxièmement, l'accès au grenier n'est plus autorisé à Mutsunokami. » continua le Sage en se tournant vers Yoshiyuki qui ne tarda pas à donner sa réponse :
« Cela me convient parfaitement ! »
Hochant la tête, il attendit que les deux Toudan prennent des chemins séparés avant de prendre Keisuke, entre-temps arrivé jusqu'à lui, dans ses bras et de se diriger vers son office.
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Il ouvrit la porte de type occidental et fut surpris de découvrir que tous ses kitsune se trouvaient dans la pièce. Konnosuke, assit sur le bureau, étudiait des données en compagnie d'Eisuke tandis que Daisuke, avachi sur l'un des canapés, était lancé dans une grande discussion avec Yūsuke sur la meilleure recette de tofu frit. Quant à Shinnosuke et Ryonosuke, installés sur le rebord de la fenêtre grande ouverte, ils profitaient du chaud soleil de ce milieu d'après-midi.
« Qu'est-ce qu'il se passe ? » demanda le Saniwa avec un doux sourire, relâchant le petit renard qui rejoignit rapidement ses camarades sur le sofa, semblant avoir choisi son activité pour l'heure à venir.
« Une intrusion dans la citadelle. » énonça Ryonosuke sans la moindre urgence dans la voix.
« Comment ça ? » s'étonna le Sage en plissant les yeux, s'asseyant à son bureau, prêt à intervenir.
« Oh, ce n'est rien. » le rassura immédiatement Yūsuke en gloussant légèrement. « Juste un Tanuki un peu trop étourdi et Akashi Kuniyuki qui ne sait vraiment pas s'y prendre pour l'attraper sans provoquer un bazar monstre autour de lui. »
Le Saniwa fronça à nouveau les sourcils une minute avant de souffler, préférant ne pas chercher plus loin. Les explications viendraient bien assez vite, soit sous la forme d'histoire racontée par l'un des frères Tōshirō, soit par les commérages dont était si friand Kiyomitsu.
Quelques minutes plus tard, une bonne odeur de patate douce rôtie mélangée à celle de feuilles brûlées flottait dans l'air, et il pouvait entendre, au loin, comme ses Toudan se régalaient du festin, des rires moqueurs agrémentant ce moment passé ensembles. Au même instant, après que deux coups eut été frappés à la porte, entra Honebami, un air impassible collé comme toujours au visage.
« Tout se passe bien avec les autres ? » questionna-t-il à l'attention du Wakizashi qui posa un regard à l'extérieur une seconde avant de répondre :
« Tout est réglé. »
« Bien. Dans ce cas- »
L'alarme signalant l'attaque imminente de l'histoire par des Rétrogrades l'interrompit dans sa phrase et, affichant la carte sur le bureau tout en attrapant une feuille de papier, il se contenta de dire, un sourire malicieux aux lèvres :
« Parfait. Je voulais justement essayer cette combinaison d'équipe. »
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Un vent glacial soufflait entre les feuillages des arbres tandis qu'il se tenait agenouillé devant l'autel, les mains jointent l'une contre l'autre, les paupières closes, la respiration lente et régulière. La cloche d'or au-dessus de lui bougeait au rythme de la brise qui se levait, un tintement clair résonnant à chaque fois à travers tout le sanctuaire. Le soleil se couchant calmement à l'horizon rendait le froid d'autant plus mordant alors que le ciel se colorait de légères teintes de rose et de rouge. Et la lune, à peine perceptible mais déjà bien haute dans celui-ci, s'apercevait à intervalles occasionnels comme plusieurs nuages de coton blanc venaient la recouvrir inexorablement.
La douce musique du matsuri vibrait à nouveau dans ses oreilles et les images du combat de l'auberge Ikedaya ne cessait de défiler dans son esprit, le distrayant et interrompant inévitablement ses prières. Sa prédiction matinale sonnait comme un dangereux avertissement auquel il s'était vu incapable de trouver une solution, le poussant finalement dans ses derniers retranchements puisqu'il avait quitté la citadelle depuis quelques heures maintenant pour demander conseil aux Dieux. Se relevant, il soupira avec lassitude tout en observant autour de lui avec curiosité ; une sensation étrange le faisant frissonner de tout son long tandis qu'il secouait la tête énergiquement pour tenter de s'en libérer.
« Il se fait tard, nous devrions rentrer. »
Se retournant vers le petit renard qui venait de murmurer ces mots, le Saniwa hocha la tête avec bienveillance et se pencha pour prendre l'animal entre ses bras. Un long chemin les attendait pour rentrer à la citadelle comme le temple se trouvait à l'opposé de cette dernière, bordant le village à l'orée des bois nord, au sommet d'une colline haute de plusieurs mètres.
Se redressant, le Sage plissa les yeux à l'entente d'un bruit de branche cassée à sa droite et surveillant les alentours, il sourit avec amusement lorsqu'un kitsune à la fourrure entièrement noire approcha légèrement vers lui. (*3) La créature plongea fermement son regard dans celui du garçon pendant une minute avant de baisser la tête en signe de salutation, s'enfuyant profondément dans la forêt.
« Qu'est-ce que c'était que ça ? » lança le renard toujours entre les bras du Saniwa.
« Une réponse à mes prières inachevées… » déclara mystérieusement ce dernier en souriant d'autant plus, descendant avec lenteur les marches de l'ishidan qui le mènerait sur le sentier du retour.
« J'espère que c'est de bon augure… »
Et alors même qu'il passait enfin les portes du domaine, une lueur dorée éblouissante illumina la cour extérieure, le stoppant net. Il ferma les yeux un instant, et les rouvrit sur les silhouettes de l'équipe qu'il avait envoyée en excursion. Riant avec embarras, quatre d'entre eux discutaient d'une certaine farce qu'on leur avait faîte à la suite de la mission, poussant Ichigo et Yagen dans un vain processus de compréhension.
« Tout s'est bien déroulé ? » demanda-t-il en s'avançant vers ses Toudan.
« Aruji ! Vous ne devinerez jamais ce qu'il nous est arrivé ! » s'écria Tsurumaru avec un grand sourire, ravi d'avoir quelqu'un avec qui partager la surprise qui avait agrémentée sa sortie.
« Ah oui ? J'ai hâte d'entendre ça. » répondit-il en plissant de nouveau les yeux, souriant gentiment.
« Dans ce cas, je vais profiter de ce moment pour rédiger mon rapport. » indiqua Hitofuri en saluant le Sage, se dirigeant vers ses appartements lorsque celui-ci approuva d'un hochement de tête.
« Un kitsune blanc nous a joué un vilain tour, vous savez ! » commença à raconter Kuninaga avant même d'être installé.
« Vraiment ? Je suis curieux de savoir ce qu'il a fait. » gloussa le garçon, enchanté, parcourant la citadelle jusqu'à la salle principale en compagnie du Tachi aux cheveux blancs, les autres membres de l'équipe sur les talons.
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C'était un matin frais sur la citadelle, le soleil éclatant se frayant un chemin aux dessus des arbres aux feuilles cuivre et carminée, au milieu d'un ciel bleu-océan emplit de nuages blancs comme la neige. La plaine tout autour du domaine avait pris une couleur vert-jaune et le ruisseau tout proche couler avec plus de force sous les pluies fréquentes de cette saison.
Le sentiment qui l'avait assailli à l'arrivée de l'ancien Uchigatana d'Okita Souji à la fin de l'année dernière, et qui l'avait poussé au doute continuel jusqu'à récemment, avait brusquement disparue à la vue du kitsune noir la veille, et il appréhendait, à présent, cette future nouvelle attaque de l'auberge Ikedaya avec beaucoup moins d'anxiété comme la révélation d'un plus grand avenir avait calmé ses nuits, lui permettant de dormir sans faire le moindre cauchemar.
Les shōji s'ouvrirent sans avertissements et il se redressa devant son chabudai, un doux sourire ornant ses lèvres comme Yamatonokami faisait la leçon à son compagnon d'armes sur le respect avant d'entrer dans une pièce et que celui-ci balayait ses conseils d'un vulgaire revers de la main.
« Aruji, bonjour. » lança Yasusada en franchissant le seuil, souriant rapidement.
« Bonjour tous les deux. » répondit-il sur le même ton tandis que ses Toudan s'asseyaient en face de lui.
« Pourquoi nous avoir fait venir ? » demanda Kiyomitsu en s'étirant, bâillant de fatigue due au fait de s'être réveillé à l'aube.
« Un vieil ami à vous va bientôt nous rejoindre, j'ai pensé que vous voudrez bien vous en occuper. » expliqua le Saniwa en servant une tasse de thé à ce dernier qui la prit sans hésiter.
« Hmm... Quelqu'un que l'on connaît ? » questionna l'Uchigatana au hakama bleu en prenant une gorgée dans sa propre tasse.
« Oui. Malheureusement, je ne peux pas demander ce service à Hachisuka, il risque de ne pas apprécier. » indiqua le Sage en se mordant la lèvre inférieure tout en regardant derrière son épaule de manière embarrassée.
Kashuu ouvrit grands les yeux à la mention de l'épée aux longs cheveux rose, et comprenant soudainement la signification cachée derrière son énonciation, posa les mains à plat contre la table de travail tout s'exclamant :
« Hachisuka ? Donc, ça veut dire que... ! »
« Exactement, c'est lui. » affirma le garçon en accentuant son sourire.
« Nagasone-san ! » s'écria Yamatonokami, comprenant à son tour.
« Prenez ceci. » déclara le Saniwa en faisant glisser le petit bonhomme de papier blanc sur le chabudai jusqu'à ses Touken Danshi, ajoutant : « Et je compte sur vous pour lui dire tout ce qu'il aura besoin d'apprendre sur le fonctionnement de la citadelle. »
« D'accord ! » lancèrent d'une même voix les deux lames, se relevant pour se diriger vers la sortie, Yasusada tenant fermement le bout de papier entre ses doigts.
Les portes se refermèrent derrière leurs ombres déjà pressées de se rendre à la salle d'invocation et il sourit un peu plus tout en gloussant. Le temps de l'inquiétude touchait à sa fin… tout du moins, pour l'instant…
Endnote:
Wadaiko ou Taiko: Le taiko est un art de jouer du tambour au Japon. Le mot taiko (太鼓) veut dire « grand tambour » en japonais, mais désigne les différents genres de tambours en chinois. De ce fait, les Japonais préfèrent utiliser le terme plus spécifique wadaiko (和太鼓, littéralement « tambour japonais »), associé depuis longtemps à l'histoire du Japon. Il a une peau qui est étroitement fixée à son corps en bois et le son est créé en frappant le tambour intensément avec des baguettes pour le faire vibrer. La légende raconte que pendant la période déchirée par la guerre au Japon, les daimyos (seigneurs féodaux japonais) utilisaient ces tambours de taiko pour diriger leurs forces militaires et renforcer leur moral.
La pratique du Wadaiko fait appel à un travail corporel exigeant de même calibre que celle demandée dans la pratique des arts martiaux.
Shamisen: Le shamisen (三味線, « trois cordes parfumées ») est un instrument de musique traditionnel à cordes pincées utilisé en musique japonaise. C'est un luth à long manche à la touche lisse.
On joue du shamisen agenouillé, en pinçant les cordes à l'aide d'un large plectre en ivoire (bachi).
Shakuhachi: Le shakuhachi (尺八) est une flûte droite chinoise, également utilisée en musique japonaise, à embouchure libre en bambou, généralement composé de quatre trous avant et un trou arrière. Elle évoque la nature, et on l'emploie en musique traditionnelle. Contrairement au joueur de flûte à bec, qui souffle dans un bec rigide conduisant ainsi l'air dans un sifflet, le joueur de shakuhachi souffle dans son instrument un peu à la manière dont on soufflerait dans le goulot d'une bouteille vide.
Koto: Le koto (琴) est un instrument de musique à cordes pincées utilisé en musique japonaise traditionnelle. Le koto est une sorte de longue cithare comptant 13 cordes, ce qui vous permet de faire des sons en les pliant à l'aide d'un outil à la forme de vos doigts ou à l'aide de vos doigts et de vos ongles nus. Il est utilisé exclusivement dans les événements et festivals dédiés au culte des divinités.
Biwa: Le biwa (琵琶) est un instrument de musique à cordes traditionnel japonais. C'est un luth à manche court dérivé du pipa (琵琶) chinois, dont il a conservé le nom. Le corps est entièrement taillé dans un seul bloc de bois dur, et le manche n'est que le prolongement du corps où sont attachés des cordes de soie. Sa forme comme le son qu'il produit rappelle celui du sitar indien.
Il est souvent utilisé dans la narration d'histoire. La biwa est l'instrument choisi par Benten, déesse de la musique, de l'éloquence, de la poésie et de l'éducation dans le boudhisme japonais.
(* 1): Puisqu'Akashi Kuniyuki s'est autoproclamé gardien de Aizen Kunitoshi et de Hotarumaru, parce que le forgeron d'Akashi, Rai Kuniyuki, était le père de Rai Kunitoshi, dont les œuvres incluent Aizen et Hotarumaru, ces deux petits gars sont logiquement ses pupilles.
(* 2): Ces phrases proviennent directement des citations du jeu Touken Ranbu. Après la marque (2), ce sont les dialogues de l'épisode.
(* 3): Comme nous le savons, les kitsune sont les messagers associés à Inari, la divinité shintoïste de l'agriculture.
Généralement, les serviteurs d'Inari, sont représentés comme des renard entièrement blancs, couleur de bon augure. Ils possèdent le pouvoir de protéger du mal, et ils servent quelquefois comme esprits gardiens. En plus de protéger les sanctuaires d'Inari, ils sont habilités à intervenir en faveur des paysans et à les aider particulièrement contre les Nogitsune, ces esprits renards qui ne servent pas Inari et qui causent des problèmes.
Mais les renards noirs et les renards à neuf queues (Kyūbi no kitsune) sont aussi considérés comme de bon augure.
Histoire d'expliquer l'épisode à ceux qui ne savent pas:
Les kitsune sont souvent représentés comme des farceurs, dont les motivations vont de la malice à la malveillance. Des histoires racontent que des kitsune jouent des tours aux samouraïs trop fiers, aux marchands cupides et aux roturiers fanfarons, pendant que les plus cruels (nogitsune) abusent des pauvres commerçants et fermiers, ou de fervents moines bouddhistes. Leurs victimes sont habituellement des hommes tandis que les femmes se font plutôt possédées.
Ce qui explique ce qui est arrivé à Kogitsunemaru et aux autres. Pour le remercier de l'avoir sauvé du Rétrograde, le kitsune blanc à créer l'illusion d'une cabane où lui et ses camarades pourraient se réchauffer en attendant que la pluie s'arrête, et à soigner leurs blessures et réparé le peigne de Kogitsunemaru grâce à la magie.
Ishidan: Grand escalier de pierre se trouvant à l'entrée des sanctuaires shintoïstes, généralement juste avant la grande porte sacrée (Torii).
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To be continued...
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Bon, énorme endnote aujourd'hui. Faut dire que parler d'instrument de musique prends de la place ! ;) Et puis je tenais absolument à expliquer le passage de l'épisode avec le kitsune blanc et à faire un rapprochement avec ce qui se passe du côté du Saniwa, ceux qui ne connaissent pas les légendes japonaises à propos des kitsune sont souvent perdus dans ces moments-là.
Enfin bref, au chapitre suivant ! Hop ! Hop !
