Bonsoir à tous
Je commence à reconsidérer ma fiction.
Je l'aime beaucoup, je sais où je vais/veux aller, mais l'absence de review me conduit un peu à douter de ce que je fais.
On verra comment ça se dessine, mais si je n'ai pas de retour encore cette fois, je risque d'écourter cette histoire..
Bonne lecture tout de même.
Louzep. :)
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Le mage était fou de rage, un intrus dans son manoir ! UN INTRUS ! Comment avait-il pu laisser cela se faire ? Tous ses sortilèges de protection avaient été vains, rien ne protégeait une intrusion psychique. De plus, il fallait une maîtrise énorme pour diriger son âme, jamais il n'aurait pensé ce genre d'attaque possible ! Pourtant, il avait bien sentit cette présence lourde s'introduire dans son manoir, il avait même pu voir cette sorte de boule magique parcourir ses cachots sans le moindre mal ! Mais il n'avait pas eu le temps de se replier, pas le temps d'agir, que l'âme de son intrus s'était déjà volatilisée ! Il n'allait pas laisser passer ça, sa colère amplifiait à chaque secondes, il sentait ses yeux se noircir de haine, ses mains se tendre de rage. Il poussa un cri rauque, comme sorti tout droit du ventre des ténèbres.
Il allait se venger.
Il se dirigea vers les cachots en hâte, toutes les cellules étaient pleines, il avait même dû regrouper certains prisonniers.
« Bonjour à tous ! » déclara-t-il avec hargne, son ton n'engageait rien de bon. Il s'adressait à tous ses détenus et commençait une marche dans le couloir sombre qui longeait chaque cellule.
« Quelqu'un nous a vu, mes chers futurs amis... Un intrus sous forme psychique s'est introduit dans MON manoir, il s'est baladé dans MES cachots.. »
Mr Wealsey et Neville échangèrent un regard mêlé d'inquiétude et d'espoir, peut-être que cette personne allait pouvoir les sauver, s'il elle arrivait à temps !
« Bien sur, nous allons tous devoir déménager. Vous vous en doutez.. Mais ce n'est pas tout. Il va falloir qu'un de vous paye pour l'intrusion de votre congénère ! »
Les estomacs de tous les détenus devinrent semblable à du bois brut, tous semblaient retenir leurs respirations. Le mage pointa sa baguette vers la première cellule.
« Ava.. » dit-il en désignant Neville, puis il s'avança un peu plus et pointa sa baguette sur Arthur. « Da », il continua son chemin, pointant désormais le prisonnier de la cellule voisine « Ke », il répéta le chemin en insistant sur chaque visage, se délectant de la peur qui s'inscrivait sur les faciès. « Da », puis il fit demi-tour, reprit la direction de sa première cellule, désigna Mr Weasley, et d'un ton des plus lugubre, annonça son dernier « Vra ».
Le cœur de Mr Weasley battait à une vitesse hallucinante, quel genre de jeu morbide cet homme était-il en train de faire ? Était-ce son dernier souvenir ? Allait-il mourir comme ça, comme un animal, à même le sol d'une cellule froide ?
« Avada Kedavra ! »
Lumière verte, cri déchirant, un homme à terre. Arthur Weasley n'était plu.
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« Tu es sur de toi ? C'était Arthur ? » demanda Harry.
« Aucun doute, je reconnaîtrais cette voix entre mille. Mais celle du mage.. je n'en ai aucun souvenir et pourtant, elle me semble familière.. Je ne sais pas exactement.. Mais il y a du monde là-dedans, ça grouille de magie. Mais de magie blanche, c'est comme si tous les prisonniers étaient de parfaits petits sorciers... »
« C'est étrange, il formerait une armée de gentil ? Ça n'a aucun sens.. » avoua Hermione, déconcertée.
Ron lui, ne parlait plus, il était fixé sur la première révélation de Drago. Son père ? Prisonnier ? Pourquoi fallait-il toujours que ça tombe sur sa famille ? Il avait du mal à retrouver son sang froid, à remettre les pieds sur terre car l'inquiétude avait recouvert chaque parcelle de sa peau et il ne parvenait plus à rejoindre la réalité.
« Ce n'est pas tout. Il est tout proche, à seulement quelques kilomètres d'ici, dans la forêt d'Epping. » Ajouta Malefoy, qui avait complètement retrouvé ses esprits.
« Il y aurait un manoir ici, un autre manoir, dans la forêt ? »
« Les sorciers au Sang-Pur ont de nombreuses maisons, beaucoup sont cachées pour ne pas que les richesses de la famille soient perdues en cas de disgrâce.. » Il parlait un peu de son cas, la Cabane de son grand-père était certainement un des derniers lieux appartenant pleinement à la famille Malefoy, leur dernier héritage.
«Il n'y a pas de registre, pas de déclarations de biens chez les Sang-Purs ? » demanda Harry.
« Non, ce qui est secret peut le rester tant que tout le monde tient sa langue. C'est une des règles fondamentales. Potter, il n'y a aucun moyen de trouver ce manoir, si ce n'est ratisser la forêt de long en large, en essayant d'abattre les éventuels charme de protection. »
« Même pas la transe ? » répondit-il.
« Non.. Je pense qu'il m'a vu.. Je préfère ne pas recommencer, pour le moment.. »
Ils se turent. Hermione retournait ses idées dans tous les sens pour trouver une solution. Harry fixait le vide, lui aussi à l'affût d'une idée. Malefoy ressassait ses souvenirs en quête d'un détail qu'il aurait oublié.
Ron bouillait.
« Alors c'est ça ? »
Les trois autres levèrent leurs visages vers lui.
« Quoi Ron? »
« On va écouter ce que nous dit cet abruti de Malefoy sans broncher ? Qui nous dit qu'il dit la vérité ? Peut-être qu'il invente toute cette histoire ! Peut-être que c'est un piège ! Mon père est en Autriche à l'heure qu'il est ! C'est forcément un mensonge ! »
Il était furieux et vexé, vexé d'être le seul de ses amis à se souvenir de qui est Drago Malefoy. Le seul à rester logique face à la situation, cette sale fouine n'était rien d'autre qu'un lâche arrogant et manipulateur ! Il n'allait certainement pas lui faire confiance !
« Ron.. Calme toi.. Tu peux commencer par envoyer un message à ton père, où à ta mère pour avoir de leurs nouvelles.. Mais Malefoy ne ment pas.. » répondit Hermione, sûre d'elle, car s'il avait menti, elle était persuadée qu'elle serait la première au courant. A présent, il lui suffisait de regarder Drago dans les yeux pour ne plus douter de sa sincérité.
« Tu as toujours été la plus naïve Hermione ! Au moins, ça, ça n'a pas changé ! »
Malefoy sentait son sang ne faire qu'un tour, Granger était loin d'être naïve, elle avait certainement l'esprit le plus logique de tous les sorciers qu'il connaissait. La colère lui appartenait, ce n'était pas celle d'Hermione, il le savait.
«C'est toi qui est naïf Weasley ! Tu refuses la vérité parce que tu as trop peur ! »
« Ne commence pas à prendre tes grands airs Malefoy ! Pour qui tu te prends ! »
« Pour celui qui vient de risquer sa vie pour vous aider ! »
« Arrête de mentir Malefoy ! Ça ne marche pas avec moi ! Tu as peut-être berné Harry et Hermione mais pas moi ! »
« Tu te voiles la face Weasley ! »
« Me voiler la face ? Au contraire ! Je suis plutôt assez lucide pour savoir qu'on ne peut pas faire confiance à un Mangemort ! »
S'en était trop, Malefoy bondit de sa chaise et se rua sur Ron. Ce dernier fit de même et tenta d'envoyer un coup de poing en direction de son assaillant qui l'évita de justesse. Harry eut tout juste le temps de lever sa baguette qu'Hermione avait déjà jeté son sort.
« Immobilis ! »
Les deux hommes s'affrontaient au ralentit, la scène devenait ridicule. Harry attrapa Ron par le col et le dégagea de la salle à manger pour l'emmener dans sa chambre. Hermione fit de même avec Malefoy et l'entraîna dans la sienne.
« Il va falloir trouver un moyen de convaincre Ron, où il faudra faire sans lui. » Annonça Harry en direction d'Hermione, quelque peu déconcerté et énervé de la tournure de la situation.
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Hermione leva les effets du sort une fois la chambre de Malefoy gagnée. Une partie d'elle était désolée pour Ron, elle comprenait qu'il était difficile pour lui d'admettre la vérité. Son père avait été fait prisonnier et il l'apprenait de la bouche de son pire ennemi. Forcément, la pilule était dure à avaler. De plus, elle connaissait son meilleur ami, ses paroles dépassaient souvent ses pensées. De l'autre, elle lui en voulait. La situation était difficile pour tout le monde et personne ne l'avait forcé à être ici, il savait à quoi s'attendre.
« Granger ! Tu aurais pu me laisser régler les choses à ma manière ! »
« Non mais tu as quel âge ? Si à ta manière c'est par la force, ne t'étonnes pas si je m'interpose ! »
« Weasley te manque de respect, me manque de respect et je ne devrais rien dire ? »
Il regretta ses paroles au moment où elles sortirent de sa bouche..
« Ce sont mes affaires si Ron me manque de respect, comme tu dis. Et je le connais suffisamment pour savoir qu'il parlait sous le coup de la colère ! Il ne le pensait pas ! »
« C'est vrai que tu le connais plutôt très bien ton Weasley ! » son ton sous-entendait beaucoup de chose mais révélait surtout une pointe de jalousie.
« Bien sur que je le connais très bien, nous sommes amis depuis nos 11 ans ! »
« Ami ? Laisse moi rire Granger. » Une nouvelle fois, il regretta ses paroles, c'était comme s'il admettait ouvertement qu'il jalousait Weasmoche, c'était inconcevable. Pourtant, les mots sortaient malgré lui, d'un côté, il voulait savoir ce qu'il s'était passé entre eux.
« Oui, ami ! Tu peux arrêter tes sous-entendus minables ! Ron et moi nous sommes trompés, il y a eu confusion des sentiments. Cela n'empêche pas le fait que je le connaisse par cœur, il n'y rien qui altère mon jugement si ce n'est ça. Contrairement à toi qui, de toute évidence, semble avoir de la rancœur envers lui ! »
« De la rancœur ? Tu rigoles j'espère ! Il ne m'inspire que le dépit et la pitié ! Rien d'autre ! »
« Ne parle pas de lui comme ça ! Je vais finir par me demander s'il n'a pas raison ! »
Hermione lui envoya cette phrase en jetant un regard vers son avant bras, comme pour lui rappeler qu'il portait la marque du Seigneur des Ténèbres. Drago ne ressentait plus la colère, il était déçu, déçu qu'Hermione s'abaisse à croire cela, après tout ce qu'il avait fait pour prouver le contraire. Il attrapa le bras de la jeune femme pour la rapprocher de lui, qu'elle puisse lire dans ses yeux. Il savait qu'elle avait dit ça par pure provocation, car en aucun cas elle ne pouvait douter réellement de lui.
« Répètes ça en me regardant dans les yeux Granger, regardes bien et dis moi que tu peux encore douter ! »
Hermione déglutit difficilement, il avait raison. Elle lisait la sincérité, la colère et aussi de la déception. Elle s'en voulait d'avoir remit son passé sur le tapis. Alors elle ne répondit pas, ne voulant pas lui donner raison non plus. Elle se contenta de le fixer, essayant de l'attendrir un peu. Elle s'excusa intérieurement en se disant qu'il ressentirait peut-être son regret.
Ce fût le cas, une discussion sans parole avait lieu une fois de plus entre les deux jeunes gens. Il relâcha la pression sur le bras d'Hermione mais n'ôta pas sa main. Il était quelque peu désireux de conserver ce contact avec la lionne. La tension était électrique, Hermione avait l'impression que l'air était saturé, elle cherchait à calmer les battements de son cœur mais plus elle plongeait dans les abîmes grises de son interlocuteur, plus elle perdait le contrôle de ses sensations. Elle posa sa main sur celle de Drago, posée sur son bras. Elle la laissa par dessus la sienne quelques secondes avant de la retirer. Elle ne pouvait considérer la situation comme anodine, quelque chose naissait entre elle et Drago, elle ne pouvait pas le nier. Cependant, il lui était impossible d'envisager quoi que ce soit, pas avec lui. D'ailleurs, elle se maudissait d'y penser tout simplement, comme si tout cela pouvait être un tant soit peu envisageable. Pourtant, le tourbillon de sentiment dans le creux de son ventre l'empêchait d'avoir un raisonnement logique.
Malefoy contemplait une nouvelle fois le visage d'Hermione qui lui semblait encore plus harmonieux que la première fois. Il mourrait d'envie de caresser sa joue, de toucher sa peau certainement chaude, de passer ses mains dans ses cheveux sauvages. Il détestait ressentir tout ça mais ne pouvait s'empêcher d'alimenter son envie en la regardant. Réalisant qu'il était en train de fantasmer sur l'insupportable Granger, il tenta de reprendre ses esprits. Son expression changea du tout au tout.
« Bien. On devrait certainement retrouver Potter. On doit élaborer une stratégie. »
Le changement d'attitude était violent pour Hermione, mais elle ne fit rien paraître. Elle se contenta d'acquiescer et quitta la chambre du blond pour rejoindre la salle à manger. Mais il n'eut pas le temps de sortir de la chambre, Harry avait décidé de les rejoindre et passait le pas de la porte. Il avait un air grave, tendu. Hermione s'asseyait sur le bord du lit de Malefoy en voyant son meilleur ami entrer. Ce dernier prit place à côté d'elle. A priori, ils étaient partis pour reprendre leur réunion dans la chambre de l'ancien Serpentard. Le blond prit la chaise de son bureau et s'asseyait face aux deux autres. Drago se sentait étrangement bien, compte tenu de la situation.
« Malefoy, il faut que je sache, tu as entendu quoi exactement ? »
« C'est difficile à expliquer, c'est comme si les sons étaient lointains, pourtant, je pouvais presque frôler leurs corps.. Mais Mr Weasley parlait à quelqu'un, un autre prisonnier je suppose. Je n'ai pu comprendre que des bribes de conversations.. Hum.. J'ai cru comprendre qu'il parlait d'une faille. L'autre prisonnier expliquait à Weasley que le mage qui les retenait n'arrivait pas à ses fins.. Mais pourquoi, ça, je ne sais pas.. »
« Il n'arrive pas à extraire la magie du livre, je parie qu'il n'arrive pas à diviser son âme ! »Ajouta Harry, presque rassuré.
« Ou alors si. » répliqua Hermione.
« Qu'est ce qui te fait dire ça Hermione ? »
« Harry, depuis la première transe, Malefoy et moi sommes liés, tu le sais. Le souci, c'est que ça ne s'est toujours pas estompé et j'ai cherché dans tous les livres de transe, il n'y a rien sur les âmes qui se greffent l'une à l'autre.. Ce n'est pas dit que c'est impossible, ce n'est juste jamais évoqué, comme si c'était de toute façon impensable.. Je pense que.. »
« Tu penses quoi ? Tu pourrais aller droit au but ? » s'impatientait Harry, tandis que Malefoy se doutait déjà de ce qu'elle allait dire.
« Imaginons que l'âme du mage noir était en transe parce qu'il tentait justement le sortilège de division, pour créer ses horcruxes, Malefoy arrive au même moment sous sa forme psychique et vient perturber l'opération. Le livre se défend, mais je suis intervenue.. Je ne peux m'empêcher de me demander si le sort n'a pas fonctionné ce soir là. »
« Tu penses que le sortilège aurait ricoché ? » Harry avait des yeux aussi rond que deux grosses citrouilles.
« Oui.. »
« Granger ? » répondit Malefoy, d'une voix grave. « Tu sais ce que ça veut dire ? »
Hermione acquiesça, ils allaient enfin mettre des mots sur quelque chose qu'elle soupçonnait depuis la veille.
« Oui, ça voudrait dire que.. que je suis devenue un horcruxe.. » elle plongea les yeux dans ceux de son meilleur ami, qui, petit à petit, tentait de remettre dans l'ordre toutes ses informations. « L'horcruxe de Malefoy. »
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Rufus n'arrivait pas à dormir, il n'arrêtait pas de penser à son intervention au square Grimmaud et surtout, à cette chose qu'il avait vu dans la salle à manger. Bien sur, il n'y avait rien de concret, mais il avait un pressentiment. C'est d'ailleurs grâce à cela qu'il était un bon auror, son instinct ne le trompait que très rarement.
Au moment ou il était entré dans la pièce, plusieurs détails l'avaient surpris, tout d'abord, le fait que de nombreuses bougies étaient superposées au dessus de la cheminée, empilées à la va-vite, toutes consumées à moitié. De plus, une forte empreinte magique l'avait assailli lorsqu'il était entré dans la pièce. Puis dans la cuisine, trois assiettes, trois verres et des couverts pour trois personnes demeuraient dans l'évier. Mais peut-être s'agissait-il seulement d'une visite d'un ami. Mais si Potter avait vraiment fait la fête hier, pourquoi n'avoir laisser de côté que cela de vaisselle ?
Et puis pourquoi Hermione n'était pas là ? Il la connaissait assez bien, ils s'étaient fréquentés quelque temps, elle était plutôt casanière. Il n'avait pas été surpris, lorsqu'il apprit qu'elle s'occupait de défendre Malefoy, cela lui ressemblait. Elle était toujours là pour prendre la défense des parias, des reclus. Aurait-elle été capable d'aller plus loin ?
Il se retourna une énième fois dans son lit, espérant se convaincre que ses doutes n'étaient pas fondés. Il avait du mal à croire qu'Harry et Hermione soient impliqués dans cette affaire, d'un autre sens, cela lui semblait logique. S'il y avait bien des gens capables de prendre des risques de la sorte, c'était bien eux. L'image du salon lui revint en tête, Potter n'avait pas posé plus de question que ça concernant sa révélation sur les disparitions, comme s'il ne voulait pas vraiment lui en parler. Et ça, ça ne ressemblait pas au Survivant, il était plutôt du genre à vouloir toujours tout savoir. C'était un bon élément dans l'équipe, même s'il était jeune, sa fougue et sa détermination faisait de lui un apprenti à la hauteur d'un véritable auror.
Et si ? Et si c'était eux, qui avait Malefoy ?
Mais pourquoi ?
Malgré son raisonnement, il ne trouvait aucun sens à tout cela. Dans un dernier élan, il attrapa un bout de parchemin et sa plume. Il se leva de son lit pour s'installer sur son bureau.
« Chère Hermione,
Comment vas-tu ? Je sais que nous avions décidé de prendre nos distances, mais des éléments me poussent à reprendre contact.
Je sais que tu es en congé, j'espère que tu profites de tes vacances à bon escient, que tu n'as rien tenté de complètement stupide..
Je ne sais pas si tu vois ce que je veux dire, peut-être que je suis complètement à côté de la plaque.
Mais comme tu le sais, ma mère, ma grand mère et mon arrière grand mère étaient de grandes prophétesses, peut-être que je tiens mon instinct de toutes ces grandes femmes.
Je ne dirais rien tant que je ne serais sûr de rien, mais j'aimerais savoir ce que tu fais et surtout avec qui..
Ne prends pas cela pour de la jalousie mal placé, crois moi, toutes mes rancoeurs sont de côté à présent.
Dans le fond, j'espère que tu trouveras cette lettre inappropriée et complètement incongrue.
Dans le cas contraire, renonce.
Renonce à ce que toi et Harry avez entreprit.
Je pense à toi,
Rufus. »
Il reposa sa plume, son écriture brouillon ferait l'affaire, après tout, il lui était impossible de mieux faire aux vues de l'heure tardive à laquelle il écrivait. Il appela sa chouette et fit partir son courrier.
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Le cœur d'Hermione fit un bond lorsqu'une chouette se posa sur le rebord de sa fenêtre, une lettre dans le bec.
Elle lui était adressée et elle connaissait l'écriture, que pouvait bien vouloir Rufus à presque 2h du matin ? Elle détacha son attention de ses recherches pour se concentrer sur la lettre en question.
Plus elle avançait dans la lecture, plus ses joues devenaient rouges, une bouffée de chaleur s'empara de son corps. Si Rufus avait des doutes, c'est que, quelque part, il en était déjà sûr. Il venait d'une grande lignée de prophétesses, si sa position masculine l'empêchait d'accéder aux pleins pouvoirs de sa famille, il n'en restait pas moins particulièrement doué en divination. Il pouvait toujours se fier à son instinct. Hermione savait tout ça, alors elle savait que les doutes de Rufus n'allaient pas mettre de temps à s'intensifier, peut-être même que cette lettre n'était qu'une formalité..
La relation qu'elle avait eu avec le jeune auror n'avait pas duré longtemps mais Hermione avait de l'affection pour lui, il était beau, intelligent et attentionné. Mais elle l'avait rencontré trop tôt après sa rupture avec Ron, elle n'avait pas réussi à s'investir réellement. Au bout de quelques semaines, ils mirent tous deux fins à cette histoire. Bien que pour Rufus, les choses furent plus dures à encaisser.
En attendant, il fallait qu'elle montre la lettre à Harry, peut-être qu'il saurait quoi faire. Elle sortit de son lit et traversa le couloir sur la pointe des pieds pour ne pas réveiller Malefoy en passant devant sa chambre puis arriva dans celle que partageait Ron et Harry. Ils dormaient profondément, l'un comme l'autre. La lionne avait oublié que l'angoisse et le stress n'avaient pas d'effet sur le sommeil et l'appétit de ses deux amis. Elle hésita à les réveiller mais se ravisa. Après tout, ce n'était pas si urgent que ça. Alors elle fit demi-tour et en passant devant la porte de Malefoy, elle vit de la lumière sous la porte. Elle toqua doucement, se disant qu'il ne dormait sûrement pas.
« C'est qui ? » demanda-t-il, surpris.
« Granger. »
Malefoy posa le livre qu'il était en train de feuilleter et s'avança vers la porte, il invita Hermione à entrer.
« Je suis désolée de te déranger, mais regarde ce que je viens de recevoir.. »
« A l'instant ? » répondit Malefoy.
« Oui.. »
Drago parcouru la lettre en quelques minutes, il relisait certains passages. Granger n'avait donc pas eu que Ron, il y en avait un autre ? Il était étonné de savoir qu'en à peine un an, la lionne s'était trouvé deux amants.. Il avait du mal à l'imaginer ne serait-ce que flirter avec quelqu'un. D'ailleurs, cette idée le répugnait.
« C'est qui ce Rufus ? » demanda-t-il sur l'offensive.
« Un auror, il a 4 ans de plus que nous, il était à Gryffondor.. Il sait que c'est nous qui te cachons, c'est évident ! »
« Il serait capable de te dénoncer ? »
« Je ne sais pas.. Sûrement.. Sa carrière compte beaucoup pour lui. »
« Oui enfin toi aussi tu comptes pour lui apparemment ! » Dit-il d'un ton accusateur tout en agitant la lettre sous le nez d'Hermione.
« C'est différent ! Il est consciencieux et son instinct est presque infaillible, il le sait. C'est vraiment une mauvaise nouvelle. »
Il resta silencieux devant cette dernière information. Il préférait ne pas parler, car la seule chose qui tournait en boucle dans sa tête, c'était que Granger était sortit avec un mec et qu'il lui envoyait des lettres en plein milieu de la nuit. Au fond, il savait que c'était de la jalousie mais il espérait que l'ancienne Gryffondor ne le remarque pas. Alors il tenta de se calmer. Il prit place à nouveau sur son lit et reprit son livre, comme pour dire à Granger de quitter sa chambre.
« Qu'est-ce que tu lis ? » osa-t-elle demander en s'asseyant à côté de lui.
«The Golden Trio : Histoire d'une guerre. » répondit-il avec aplomb. « je l'ai trouvé dans les affaires de Potter. »
Hermione roula des yeux, deux livres étaient sortis sur leur périple. Si elle était d'accord pour ne pas que cette guerre soit oubliée, elle avait trouvé ça indécent de faire paraître ce genre d'ouvrage seulement 6 mois après la Bataille de Poudlard. De plus, même si l'histoire était conforme à la réalité, Hermione n'aimait pas qu'on la présente publiquement comme héroïne de guerre.
« C'est idiot, tu y étais, tu sais ce qu'il s'est passé. »
« Pas vraiment. J'étais à Poudlard, comme les autres, je ne savais pas ce que vous étiez en train de faire. Sauf bien sur, le jour où..enfin tu sais. »
Il évoquait le jour où sa tante avait plaqué Hermione au sol, le jour où il l'avait vu se faire taillader le bras, le nez dans la poussière. Le jour il avait vu le visage de Granger tordu sous la douleur des doloris. Les yeux de la belle brune se perdaient dans le vide, comme si les images de ce jour là s'infiltraient dans sa tête à nouveau.
« Enfin bref. Il y a quelque chose qui m'a interpellé.. »continua Drago, sortant ainsi Hermione de ses souvenirs. « A un moment, il est écrit que Voldemort devenait plus faible à chaque fois qu'un horcruxe était détruit.. »
« Et ? »
« Et alors, c'est que, en premier lieu, les horcruxes le renforçaient, le rendaient plus puissant ?.. »
« Oui.. Je ne vois pas où tu veux en venir. »
« Granger.. ce que tu as dit tout à l'heure, si c'est vrai, si nos âmes se sont greffées et que tu es devenu une sorte d'horcruxe, cela voudrait dire qu'à présent, je suis plus fort, non ? »
Hermione haussa un sourcil, est-ce qu'il se réjouissait de la situation ?
« Oui, enfin ça veut aussi dire que même si tu meurs, une partie de toi continuera à vivre. Et surtout, ça veut dire que nous sommes contraints de vivre avec les émotions de l'autre. Niveau intimité, on a fait mieux. »
Drago considérait les paroles d'Hermione comme étant avisées. Mais il ne pouvait s'empêcher de trouver des avantages à la situation. Il aurait tant aimé essayer ses pouvoirs pour savoir si ces derniers s'étaient améliorés.
« Ni pense même pas », répondit Hermione, consciente des envies de son interlocuteur.
Malefoy soupira profondément, feignant l'indignation. Il plongea les yeux dans ceux de la belle brune à ses côtés. A son tour de lire en elle. Inquiétude, peur, force et intelligence. Elle devait sûrement être en train de réfléchir.
Ils n'avaient pas réellement conscience de ce qu'ils faisaient. Assis l'un à côté de l'autre, se dévorant des yeux à la recherche des sentiments de l'autre. Vue d'extérieur, la scène était vraiment étrange, car ni l'un, ni l'autre, ne semblaient gêné par l'intrusion qu'ils s'infligeaient mutuellement. Drago lu quelque chose de nouveau dans le creux des iris de la brune, une sorte de point brillant, une étincelle de vie. Etait-ce du désir ?
Son ventre se noua en pensant à cette hypothèse. Pour confirmer son idée, il posa sa main sur la cuisse de la jeune femme et vit cette étincelle briller un peu plus. Granger devait se poser les mêmes questions, puisque doucement, elle avança sa main vers le visage de Malefoy.
C'était une sorte de sortilège d'attraction, leurs têtes se rapprochaient, ils ne se quittaient pas des yeux. Le cœur d'Hermione battait à tout rompre tandis que Drago remontait doucement sa main sur le haut de sa cuisse, attisant le feu ardent qui naissait en elle. Au fond de ses yeux, l'étincelle devenait une véritable flamme et Malefoy n'eut pas de mal à prendre cela pour invitation, il approcha le visage de la belle au niveau du sien.
Mais au dernier moment, Hermione reprit ses esprit, elle baissa la tête, obligeant Malefoy à poser ses lèvres sur son front. Ce simple contact la fit frissonner, elle n'osait donc même pas imaginer ce qu'il se serait passé si elle l'avait laissé l'embrasser.
Le cœur de Drago s'arrêta net au moment ou il réalisa qu'il aurait pu l'embrasser.
« Tu ferais mieux de partir. » ajouta finalement Drago, quelque peu vexé de la tournure des événements bien que rassuré de n'avoir rien fait avec elle.
Hermione se contenta de se lever, les jambes engourdies par toutes les sensations qu'elle avait dû affronter et quitta la pièce. Le désir brûlait encore en elle et en passant la porte de la chambre, elle avait l'impression d'y laisser un petit bout d'elle-même.
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Voilà voilà !
Bon..
Bah..
J'espère vraaaaaaiment que cette fois-ci j'aurais des retours.
En vrai sinon j'arrête de poster et je garde tout ça sur mon PC, ça changerait pas grand chose, ahah.
Bisous quand même.
Louzep.
