SENTIMENTS OU PAS , JE NE PEUX VIVRE SANS TOI

DISCLAIMER: TOUS LES PERSONNAGES APPARTIENNENT OU SONT ISSUS DU FABULEUX UNIVERS DE JK ROWLING! REMERCIONS LA DE NOUS FAIRE TANT REVER….

RESUME: Lorelei Black a toujours considéré que la majorité ne pouvait avoir tort puisque la majorité définissait la normalité. De cette normalité émergeait la haute société, conservatrice de la morale et du bien-être du monde. Sa septième année risque fort d'ébranler toutes ses convictions… Epoque de Tom Jedusor

ANNONCE: Ce chapitre qui suit n'est pas des plus intéressant en terme d'action..; Désolé… Mais Lorelei est trop épuisée pour agir… Elle a été violentée la veille, n'a ni dormi, ni mangé, a du affronter de nouveau Tom, puis la possible trahison de sa meilleure amie… Faut comprendre, si elle tentait quelque chose, ce serait vraiment la cata… L'action au prochain chap! promis! Il est déjà écrit( enfin… partiellement)

Autre ANNONCE: je voulais vraiment remercier dinacerise, Electrastar et Khaali O. pour leur review, ça donne la pêche et le moral! Voilà! Bonne Lecture!

Chapitre 10: De leurs ennemis, les sages apprennent bien des choses.

Décret n°669

a) Toute personne possédant un ou des ouvrages cités ci-dessous sera soumis à une enquête judiciaire. Les peines encourues sont les mêmes que la possession d'artéfact de magie noire.

b) Tout être et/ou hybride possédant un ouvrage cité ci-dessous sera mis aux fers et déferré en tant que créature dissidente. Les peines encourues sont de vingt ans d'Azkaban à la perpétuité.

c) Toute personne distribuant, copiant et/ou faisant commerce des ouvrages cités ci-dessous sera mis aux fers et déferré en tant que sorcier dissident. Les peines encourues sont les mêmes que l'utilisation et pratique de magie dite noire.

d) Tout être et/ou hybride distribuant, copiant et/ou faisant commerce des ouvrages ci-dessous sera mis aux fers et déferré en tant que créature dissidente. Les peines encourues sont de soixante ans d'Azkaban à la peine de mort.

e) liste des ouvrages interdits à la lecture, à l'édition et à la vente:

- Des gobelins, apprenons la révolte ,Sirena Schwarz

- De melancholia caninis à demonum lupum , Richard Matheson.

- un bon loup-garou est mort, Tom de Vaine d'Arjan

- Tout ce qu'il faut savoir sur le monde magique, Hadès Dudrach

- Explication du lai de Bisclavret de Marie de France, Vereticus Vukodlak

- Théorie de l'évolution de la moralité, Lamia Birette

- Boire jusqu'à la lie, je veux!, Sheridan Le Fanu.

- L'Art désagréable de s'imposer, L'Art de Vivre, Walkyrius Kobold .

- Que devenir ?, Allan Grey.

(suite des ouvrages pages 2015 et 2016)

Page 2014 arrachée d'un tome 6 du code Pénal du Ministère de la Magie du Royaume-Uni.

_____________________________________________________Limerick, 5mars 1996.

Mon ami Wulfric,

N'est-ce pas magnifique? Le Ministère fait publicité de nos merveilleux écrits! Ne devrait-il pas être puni pour cela? Je ne peux m'empêcher de penser que les contraintes nourrissent la création et le géni.

Comment va ton protégé? Nous avons retrouvé la bicoque. On a été bien déçu par les enchantements utilisés pour repousser les intrus. Nous ne sommes pas allés plus loin…

Tu crains de suspendre ton activité… Viens nous rendre visite, nous accueillons beaucoup d'individus comme toi, trop fou d'amour pour se laisser gagner par la haine! Le politicien, ancien protégé de l'araignée, nous embête beaucoup, il nous écarte d'amis précieux. La rumeur dit qu'il devient comme ce pauvre français de Gilles. L'araignée serait-elle une sainte? Quoiqu''elle n'est pas encore morte…

Ton comparse à la mort

Correspondance retrouvée et conservée par le Ministère de la Magie du Royaume-Uni en mai 1996.

Samedi 22 novembre,

Couloir du quatrième étage, Poudlard

Les anciennes amies inséparables marchaient côte à côte à travers le labyrinthe de pièces qu'offrait la prestigieuse Ecole de Sorcellerie de Grande Bretagne. Lorelei Black ne soufflait pas un mot, occupée à conserver une allure digne. Aoede Knell tâchait, elle, de se tenir correctement, d'éviter une comparaison en sa défaveur. Sa noble meilleure amie était exécrable d'indifférence, soupirant par moment bruyamment, gage qu'elle était fortement ennuyée, la toisant de ses yeux ténébreux derrière ses lunettes en peau de dragon dès lors que la décharné serpentarde tentait d'aborder une discussion. Les élèves qu'elles croisaient parlaient à voix basse et éclataient de rire dès que les serpentardes les avaient dépassés. Si cela gênait l'héritière de la noble lignée Toujours Pur, elle ne le montrait pas. La fiancée de Fudge restait impassible tout autant, inquiète pourtant du mutisme et du manque de réaction de son orgueilleuse camarade… Montrer qu'une moquerie vous faisiez réagir, ce serait souffler sur des braises et raviver un feu bien désagréable…. Aoede prit de nouveau parole:

- On n'est pas obligé d'aller à l'infirmerie si tu veux pas. J'ai gardé un goûter comme tu n'as pas déjeuné avec nous….

-Très bien! Répliqua froidement l'aristocrate irrité par une raison inconnue.

- Que s'est-il passé hier soir? Questionna Aoede fatiguée de la colère silencieuse de son amie. Elle voulait crever l'abcès qui rongeait leur amitié.

- Tu n'es pas au courant, je pensais que le sang-de-bourbe te l'avait expliqué… vous êtes drôlement proche tous les deux , je l'ignorais! Argua l'altière élève, l'intonation agacé et apathique

- Tom ne s'intéresse qu'à toi, tu n'as pas à être jalouse! S'emporta la bourgeoise efflanquée, le teint rouge cramoisi, le ton coléreux.

Suite à cet élan singulier, Lorelei observa sa condisciple. C'était la première fois qu'elle voyait une telle coloration du visage chez sa maigre compagne. La préférée de Sir Black réfléchissait… Aoede semblait toujours aussi sincère dans les liens qui les unissaient… Knell avait été dupée peut-être aussi… Ca n'expliquait pas qu'elle ait emprunté un ouvrage sans que sa meilleure amie soit au courant… Surtout que les gobelins avaient toujours fait horreur à la future de Fudge… Ne dévoiler la vérité que si cela lui était avantageux… User de l'ignorance de ses ennemis….

- Il m'a beaucoup parlé de toi, tu sais… Je n'ai pas l'intention de le fréquenter à nouveau, il est désagréable… tout ce qu'il veut, c'est le Unzeurlichechrift… Je ne peux pas lui apporter… Si tu veux le côtoyer, ne te gênes pas… Finalement, tu n'aurais pas du te fiancer avec le sang-mêlé. Débita l'hautaine binoclarde, sa main empoignant sa robe lourde et austère. L'élitiste adolescente cherchait à corrompre le jeu de faux-semblants qui s'était installé entre les deux collégiennes. Elle ne savait si elle devait croire en Jedusor ou en son cœur, les deux l'avaient abusée…

- le Unzeurlichechrift appartient à ta mère. S'il veut le voir, tu peux toujours demander à Lady Embla Black la permission de l'emprunter. Je suis sûre qu'elle serait d'accord… C'est donc pour ça que tu es en fureur… Tom est juste quelqu'un de curieux. De toute façon, il ne peut y avoir une autre relation que cela… A moins que tu n'ais décidé d'abandonner les devoirs envers ta famille. Je ne te savais pas si passionnée… expliqua la squelettique brune, le calme avait reconquis sa voix soporeuse.

- J'ignorais que tu connaissais l'existence de ce cahier fabriqué par les gobelins! Mais tu es bien nigaude de supposer que Mère m'y autoriserait à l'emmener sans défense ici… Tu n'as pas la moindre idée de sa valeur, n'est-ce pas?…Comment peux-tu discuter de cela avec le préfet?… Il a du te prendre pour une débile… Tu es si maigre… rétorqua l'ascétique jeune fille, semant autant de mesquineries que son esprit pouvait offrir. Ces petits mépris soulageaient son cœur de l'immense haine qui oppressait son cœur. Elle honnissait la stupidité de son amie d'enfance… Encore fallait-il être certain qu'elle ne mentait pas… Elle abhorrait la tranquillité de cette conversation, elle aurait voulu hurler, détruire toutes ces hypocrisies… Le monde n'était pas beau et serein… L'éducation, le mariage, la vie n'était qu'une vaste satire… Seuls les niais pouvaient parler de bonheur…

- Tu es infect! Tourdesac a bien raison… Répands ton fiel sur toi… Je ne suis en rien responsable d'hier soir… Ton venin se trompe comme toujours de destinataire… Tu es bien trop vaniteuse pour te remettre en cause… Débrouille-toi toute seule si tu es si géniale que ça! Lâcha placidement la diaphane brune, les prunelles étincelantes de rage, seule trace de l'aigreur qu'elle ressentait.

Le roc qu'elles formaient se scindait. « seul le gel ou une force extraordinaire peut briser une roche en morceaux » ne put s'empêcher de penser Lorelei. Aoede Knell partit sans le moindre regard pour celle qui fut son amie de plus longue date.

Lorelei était à nouveau seule… Sans personne à qui se confier ou se libérer… Elle avait de nouveau des vertiges… Une douleur lancinante, comme si elle avait avalé du verre brisé, se réveilla… de longues perles de sueurs glacées coulèrent le long de son dos… Elle devait vite rentrer au dortoir… Elle ne pouvait perdre pied… On l'enverrait à l'infirmerie… Ton venin se trompe de destinataire… C'est de ta faute… tu es la seule à blâmer… Remets-toi en cause…. Tu es vaniteuse… La différence entre la vanité et la prétention, l'une est mensonge de l'ego, l'autre est satisfaction de la vérité…. Mais il ne lui restait que ça… Ce n'était que le spectre de sa jadis dignité… Elle ne pouvait annihiler ce trait de caractère sinon elle trépasserait… Elle estimait mieux la colère à l'anéantissement, le courroux à la résignation, la vengeance à la faiblesse… Elle était condamnée à ces émotions…


Siegfried Black, né depuis quinze printemps, avait toujours connu Aoede. Avec sa sœur ainée, elle lui en avait joué des mauvais tours… comme piéger ses doigts dans les ancêtres chinoises des menottes auxquelles on avait l'interdiction de toucher… Elle lui avait raconté aussi que le loup empaillé dans le petit fumoir de Sir Black était un loup-garou hanté qui se réveillait à chaque pleine lune… ou l'avait poussé à marauder la boite à bijoux de Mère car elle contenait la boussole ensorcelée d'un merveilleux trésor… sans compter toutes les fois où il avait été obligé de se travestir pour prendre le thé avec elles… et les punitions suivant ces accoutrements.

Il endurait la présence de l'héritière Knell depuis toujours, il savait tous les petites indices de l'humeur de la demoiselle impénétrable. Oui, peu de gens étaient capables de percevoir la réelle disposition des pensées de la rachitique serpentarde aussi bien que lui. Il avait appris à se méfier dès qu'elle parlait avec négligence et douceur…

Naturellement, lorsqu'il la croisa, il la salua comme un gentleman l'aurait fait, bien qu'il l'avait rendue unique bouc émissaire des méchancetés que sa sœur et elle lui avaient farcies.

Elle arrêta sa course maladroite, Aoede n'avait jamais réussi à se déplacer avec l'élégance suffisante des Black, et le regarda profondément, paraissant chercher le meilleur moyen de lui dévoiler un secret et attiser sa curiosité. Siegfried n'était plus dupe, il ne se fiait à cette fille qu'en présence de Lorelei dont il pouvait juger la véracité des propos. Il était encore plus gêné que ses camarades puissent croire qu'il avait quelques afflictions envers cette efflanquée.

Aoede Knell s'approcha du groupe de gryffondor et déclara d'un ton neutre au petit frère qu'elle n'aurait jamais voulu avoir::

- Bonjour Siegfried, tu as passé une bonne semaine?

- Bonjour Aoede, c'était une semaine de novembre comme une autre…je te retourne la question! Répondit le futur Sir Black, l'œil méfiant et le faciès bourru.

- Lorelei serait outrée si elle t'entendait parler ainsi… On doit dire normalement Puis-je vous retourner la question! Plaisanta l'adolescente, offrant un rictus narquois qui ne plut pas au lionceau. Seul lui pouvait se moquer des principes désuets de sa sœur qui les considérait comme un Art de Vivre raffiné. Il tâcha de clore cette désagréable conversation au plus vite pour éloigner le reptile de ces valeureux camarades vêtus d'or et de rouge. Il cingla:

- Et toi, tu ne devrais pas m'adresser la parole sans que je n'ai exprimé ce souhait… Comme quoi, ces vieilles coutumes ont parfois du bon!

- Une mauvaise journée pour les Black à ce que je vois… réfuta habilement la fiancée d'une voix doucereuse et indulgente.

- Comment ça? S'étonna aussitôt l'unique Brave de la dynastie Black.

- Rien, j'espère que ton humeur s'arrangera pour ce week-end, bonne fin d'après-midi! Lança la bourgeoise tout en filant vers les escaliers centraux.

Siegfried sentit un feu rageur chatouiller la racine de ces cheveux blonds, hérités de sa mère. Knell avait déguerpi et il sentait l'envie d'abandonner ses amis de sa maison pour retrouver sa pimbêche de sœur… Elle avait encore réussi son coup! A chaque fois, il se faisait avoir… Peut-être pas tout le temps… Il avait progressé, tout de même… Cela faisait longtemps que Knell ne l'avait pas tourné en ridicule devant témoins… il prit congé de ses copains qui riaient toujours quand il dévoilait son éducation aristocratique. Abercrombie imitait grossièrement la courbette qu'il venait de faire à Knell. Il se mit en quête d'intercepter son ainée. Tant pis! De toute façon, les discussions qui naissaient n'étaient pas en sa faveur.

Il avança le long des vestibules et vit sa grande sœur, appuyée de manière nonchalante contre un mur. Il n'y avait aucun quidam aux alentours. Son épais chignon était largement défait, de nombreuses mèches soyeuses se reposaient désormais sur ses épaules, éclipsaient la monture écaillée, voilaient son regard. Sa tête était penchée vers l 'avant et son chemisier ouvert laissait deviner la naissance des courbes qui faisaient chavirer tant d'hommes. Cette flegme indolente que son allure exposait à la vue de tous sortait vraiment du strict protocole qu'elle prescrivait! Cependant, quelque chose empêcha le sourire goguenard de se dessiner sur le visage de l'adolescent. Sa sœur avait perdu son attitude condescendante coutumière, son teint était blafard et de longues traces sinueuses brillaient par intermittence sur ses joues qui en paraissaient étrangement moins rebondies. L'anxiété le prit à la gorge quand il comprit que son ainée, celle qui l'avait toujours protégé au mieux grâce à ses ruses des ires du paternel, était mal en point. Il courut à sa rencontre et s'exclama:

- Lorelei! Qu'est-ce qui se passe?

L'appelée ne releva pas la tête, elle tenta de se tourner tout en gardant appui sur le mur pour assécher ces traîtresses d'ondes qui ornaient sa figure.

- Lorelei… ne t'inquiète pas… raconte-moi, je peux t'aider… Qui t'as fait du mal? C'est cette peste de Knell, j'en suis sûre… murmura le preux garçon, tout en cherchant à ancrer son regard à celui de sa sœur. Il s'était approché, il voulut prendre la main de la septième année mais celle-ci le repoussa.

- Tu te trompes… c'est ma faute… Laisse Aoede tranquille… Tu peux m'accompagner à mon dortoir… Je ne me sens pas bien… Conséquence de mes bêtises d'hier soir… Tu en as entendu parlé, non? Souffla la frêle brune, discours entrecoupé de quelques silencieux sanglots, sa menotte cherchant à attraper sa tenue austère mais trop affaibli pour y arriver sans maladresse.

- Il faut que tu me guides. Tout ce que je sais, c'est que c'est pas loin des cachots…Ne préfères-tu pas aller à l'infirmerie, c'est plus près? Répondit le noble gryffondor, omettant d'affirmer qu'il connaissait les ignobles dires qui couraient sur sa parente la plus proche.

- Non, je préfère éviter de donner de quoi manger aux commères… N'as-tu pas envie d'apprendre la localisation de Serpentard ainsi que le mot de passe?… Tu es bizarre, j'aurais sauté sur l'occasion… Ne te laisse pas distraire pas ce genre d'émotions, Les gens pourront se jouer de toi plus facilement. Répliqua la serpentarde, délivrant son minois de l'épaisse chevelure, relevant la tête, le menton haut, un léger rictus railleur que quelques professeurs prodiguaient aux élèves trop pressés de parler pour que la réponse soit exacte et réfléchie…

Siegfried eut un tendre sourire… Lorelei serait toujours Lorelei… A lui faire de leçons à tout bout de champ…Il l'emmena jusqu'à la maison de Serpentard sans encombre, quelques personnes les avaient fixé… Rien de bien grave… Sa sœur allait bien.

Lorelei se sentait obligé de rassurer son petit frère, elle ne voulait pas à nouveau perdre une quelconque domination ou supériorité sur qui que ce soit. Elle convoitait sa place d'ainé et ne laisserait plus rien l'abaisser. Elle était vaniteuse… Oui, mais elle le savait… C'était son unique moteur dans la société actuelle… Dans l'intimité, par contre, elle serait humble et réfléchie… de tous les dangers, le plus grand serait de sous-estimer ses ennemis désormais… Mais eux l'ignoraient!


je vous avais prévenus. Il faut patienter pour le prochain chap qui aura plus d'actions et de Tom, pour les Fans ( c'est sur que tout de suite ça devient plus intéressant quand il est là!)

Aucune idée dans l'avenir de lorlelei et des relations avec Tom? ben va falloir attendre au moins le chap 12! bon courage!