Merci à tous ceux qui lisent cette fic et en particulier à Jubei/Kazuki que j'adore.
N'hésitez pas à m'envoyer vos remarques !
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Chapitre 9.
Malheureusement pour Sam, ses amis n'étaient pas du tout d'accord avec sa bonne résolution. Et cette fois-ci, c'est Tristan qui fut le plus pénible. Dès le lundi matin, celui-ci l'aborda en lui indiquant qu'il avait « un truc énorme à lui demander ». Il s'avéra que le truc énorme était un service impossible à rendre pour le plus jeune.
-Mais pourquoi tu refuses ? La seule chose que j'te demande c'est d'être présent au cas où ça dégénère. Mais je t'assure que ça va bien se passer. J'ai déjà tout organisé. Avec un peu de chance tu n'auras rien à faire. Et c'est une professionnelle qui les appellera … Et si ça peut te rassurer, j'tiendrai Dereck en laisse.
- Hé ! S'offusqua l'intéressé.
- Moi ce que je ne comprends pas, c'est que vous ayez envie de recommencer après ce qui s'est passé hier soir.
- Mais, on s'en est tous bien sorti. Et tu as dit que tu y étais retourné avec ton frère et qu'il n'y a plus rien. C'est bien la preuve que t'as bien bossé.
Sam secoua la tête désespéré : le plus vieux de la bande n'allait pas lâcher le morceau aussi facilement. Dereck devait avoir des consignes car il n'ouvrait pas la bouche et il les laissait débattre tranquillement. Le jeune Winchester essaya d'argumenter.
- Et si la vieille Mc Allister nous a vu ! Vous ne l'avez pas trouvée bizarre tout à l'heure, quand elle est passée à côté de nous ?
- Alors là, y a rien à craindre ! Non seulement ses collègues pensent qu'elle est sénile mais en plus, telle que je la connais elle ne nous balancera pas. Elle met un point d'honneur à être « à l'écoute des jeunes ». Dereck et moi, on est ses préférés. Un peu comme si on était un défi personnel à relever ! L'été on va même dans son jardin pour lui piquer des fruits ! Comment tu crois que je connaisse si bien ce quartier ?! Et puis, elle n'arrête pas de nous demander comment on va, nos ambitions pour l'avenir… et elle conclut toujours par « si vous avez besoin de quoi que ce soit, je dis bien de quoi que ce soit, vous pouvez venir me voir. »
L'imitation de son ami fit sourire Sam mais il revint à la charge.
- Moi je dis qu'on est sûr de rien. Et même si vous ne me croyez pas, je vous rappelle que c'est dangereux.
- Et moi je te dis que j'ai tout prévu. T'as pas confiance en moi ou quoi ?
- C'est pas ça, mais … Et si quelqu'un apprenait c'qu'on fait ?
- Ben, on serait élu les mecs les plus cool du bahut ! J'vois pas c'qui t'gène, Winchester. T'as peur que QUI apprenne notre secret ? Ton paternel n'est pas là et Dean est déjà au courant, non ?
- Non mais ça va pas ! Explosa-t-il. S'il apprenait ce que j'ai fait il me l'ferait payer cher. Je vous interdis de parler de ça à Dean !
- Oh là ! Pas la peine de t'énerver comme ça ! On ne lui dira rien. C'est juré. On est pote, ne l'oublie pas. Mais ça m'étonne de lui, il a plutôt l'air tranquille comme mec. Pas prise de tête, quoi.
- Ouais, et ben on voit bien que tu ne le connais pas comme moi. Et je refuse de participer à ta séance. Appeler des esprits … Et deux en même temps en plus. Vous êtes complètement tarés !
Il s'éloigna, fier d'avoir réussi à résister. Mais ce n'était que provisoire. Et surtout, c'était sans compter la détermination de Tristan. Toute la semaine, ce dernier exposa ses arguments, supplia, s'énerva … allant jusqu'à le menacer de tout dévoiler à son aîné. Mais il se ravisa rapidement, s'excusant de son attitude. Cela ne se faisait pas entre amis. Il décréta qu'il ferait malgré tout la séance, même si le chasseur refusait toujours de l'aider. Il ajouta qu'il s'en voudrait toute sa vie s'il leur arrivait quelque chose. Ce à quoi, Sam répondit qu'ils n'avaient qu'à pas le faire. Tristan joua alors la corde sensible de l'amitié. Mais le plus jeune persévéra et se tint à sa décision jusqu'au vendredi. Ce jour-là, il avait pensé que le plus vieux de la bande avait adopté une nouvelle stratégie : toute la journée, celui-ci l'avait regardé sans dire un mot. S'il croyait que le fait de bouder allait le faire changer d'avis, il avait d'ores et déjà perdu. A côté de lui, c'était un amateur !
Mais après les cours, son ami le coinça dans un coin. Il le regarda droit dans les yeux, soupira et lui avoua :
- Sam. Je comprends ta position mais là j'ai vraiment besoin de toi. Tu sais, ce ne sont pas n'importe quels esprits que je veux ramener … Ses yeux se mirent à briller. Il prit une grande inspiration avant de poursuivre. Ce sont mes parents … Je ne me rappelle presque plus d'eux. Mais je sais que tout le monde les aimait beaucoup. Alors je suis sûr que s'ils reviennent, ça se passera bien. Tu comprends ? Mais, tu sais, je t'ai écouté quand tu disais que c'était dangereux et c'est pour ça que je me suis préparé. Si tu veux je peux tout t'expliquer en détails … Et pour plus de sécurité, il faut que tu viennes. Tu es le seul à en savoir aussi long sur les fantômes et tous ces trucs … Je te le demande une dernière fois, s'il te plaît, viens avec nous.
C'était la première fois que Sam voyait son ami dans cet état. Il sentait qu'il était à deux doigts de craquer donc il ne répondit pas. Il compris soudain l'intérêt de Tristan pour toutes ces histoires. La dernière séance n'avait été qu'une expérience avant de passer aux choses sérieuses. Devant son mutisme, Tristan poursuivit :
- Ecoute, c'est vraiment important pour moi sinon je n'insisterai pas autant. Je veux juste les revoir, une dernière fois. Leur dire qu'ils me manquent. Tu ne voudrais pas revoir ta mère, toi, si tu en avais l'occasion ?
Le jeune adolescent restait silencieux mais tout se bousculait dans sa tête : D'accord, il pouvait faire ça pour lui. Mais s'ils réussissaient à ramener ses parents, comment reviendraient-ils ? Ne prenait-il pas le risque de choquer son pote à vie ? Ou pire de le blesser gravement ?
- Ecoute, Sam. D'accord, c'est bon. Je n'insiste pas. Je crois que j'aurais tout essayé, là. Je veux juste te dire que … même si tu ne veux pas venir, ce que je comprends … je vais le faire quand même. Et pas plus tard que ce week-end et … ne t'inquiète pas, je te promets d'être prudent.
Le plus vieux avait accompagné ses propos d'une moue déçue. Il partit lentement, les larmes aux yeux quand Sam l'interpella :
- Tristan, attends ! Il souffla. C'est d'accord. Mais j'ai deux conditions : la première, c'est qu'on le fera quand je l'aurais décidé et la deuxième, c'est que Dean ne devra jamais apprendre cette histoire.
Ils scellèrent l'accord d'une poignée de mains. Puis ils partirent rejoindre Dereck qui les attendait à la sortie du lycée. Ils se rendirent dans un petit café et examinèrent les détails de leur projet. Sam fut surpris de constater que l'ancienne demeure de son ami était à proximité de celle où Dean et lui avaient exorcisé le poltergeist invoqué par Cindy.
- Et comment vous comptez y allés ? Elle a une bagnole votre « professionnelle du spiritisme » ?
- Non et elle n'a pas le permis, elle n'a que quinze ans. Avoua Tristan qui ne voulait rien cacher à son ami. Il s'empressa de reprendre. Mais son don de médium est reconnu. Il paraît qu'elle tient ça de sa mère.
- Et on prendra la caisse du mec de ma vieille. Si tout va bien, il la récupère demain. C'est Tristan qui conduira. Ce sera pas la première fois qu'on se fait une petite virée, hein ?
- Ce n'est pas une « petite virée » ! S'énerva Sam. Si c'est pour faire le con comme la dernière fois, tu ne viens pas. C'est clair ?
- Ouais, c'est bon. J'ai compris. Répondit-il d'un ton boudeur.
Le jeune chasseur estima, qu'effectivement, Tristan avait parfaitement bien préparé la séance et qu'il avait pris grand soin de prendre toutes les précautions possibles et imaginables. De son côté, il se rappela que Dean avait un rendez-vous le soir même, ainsi que le dimanche. Pour la soirée, ça lui paraissait trop juste. Il n'avait aucun souvenir de ce qui était prévu pour le samedi. Le dernier rencard du week-end devait débuter à seize heures. Il opta donc pour cette solution. Ils se donnèrent rendez-vous chez Dereck, le dimanche vers seize heures trente.
