Hello les filles
Beaucoup de ..ménage et de rénovation dans ce chapitre que j'ai eu un plaisir immense à écrire..
Le retard était prévisible..Reprise du boulot ... donc impossibilité d'écrire...
On se retrouve en bas . Bonne lecture
Disclaimer : les personnages de Twilight appartiennent à Stéphanie MEYER. Je ne fais que remodeler leur histoire.
Chapitre 10 Pots de colle et de peintures
Partie 1 Pots de peintures
Seattle de nos jours
Bruno Mars -When I was your man
POV Bella
- Maman, tu feras un bisou à Garrett pour moi, me demanda Rose d'une petite voix timide que je ne lui connaissais pas.
- Oui mon p'tit cœur. J'y manquerai pas.
Je soupirai. A même pas cinq ans, mon bébé avait déjà un coup de foudre. Pour un Cullen.
J'embrassai Rose et Jasper après les avoir attachés dans le 4X4 d'Emmett. Il conduisait toujours un peu brutalement et je préférai vérifier leur sécurité même si j'avais confiance en lui.
Comme prévu les jumeaux allaient passer le dimanche chez Rosalie et Emmett et j'aurai le champ libre pour faire ce dont j'avais envie. C'était l'idée de départ entre nous lorsque Rosalie m'avait demandé il y a deux ans si elle pourrait prendre les petits au moins un dimanche par mois. Je savais qu'ils en avaient envie tous les deux, que cela ferait du bien aux enfants et que cela me permettrait de me consacrer à tout ce que je ne pouvais pas faire lorsqu'ils étaient là, comme passer la tondeuse, prendre un long bain chaud et parfumé tranquille ou aller flâner dans les galeries marchandes. Cette dernière option, proposée par mon amie, n'était jamais utilisée mais je ne l'avouerais pas à Rosalie.
J'embrassai mes deux jeunes monstres en leur recommandant un peu plus que d'ordinaire de ne pas faire enrager Rosalie. En regardant la voiture d'Emmet disparaitre au bout de la rue, je pensais que pour une fois, mon programme de la journée était déjà prêt et il me plaisait. J'avais été embauchée pour une rénovation de décoration. Pour être honnête je devais m'avouer que je m'étais proposée moi-même lorsque Garrett avait vendu la mèche hier soir.
Lors du petit diner improvisé chez moi auquel s'était joint Garrett et son père tout naturellement, après la journée au parc, lorsque les ventres affamés par le grand air furent remplis par des pizzas maison, Garrett annonça, en trépignant d'excitation que son père s'était enfin décidé à repeindre certaines pièces de leur nouvelle maison. Interrogeant Edward du regard pour avoir plus de précisions, il avait avoué qu'ils allaient commencer par la chambre de Garrett malgré leurs inexpériences.
Cela m'avait fait sourire car je me souvenais des efforts d'Emmett et de Jazz pour repeindre leur appartement avant de le remettre en location. Rosalie et moi les avions jetés dehors en voyant le résultat, avant de tout recommencer. C'est alors que je m'étais proposée, arguant de mes expériences et de ma liberté dominicale. Je ne m'attendais pas au soulagement intense lisible sur le visage d'Edward.
- Bella, tu me sauves, avait-il soufflé, je te serais toujours reconnaissant ! Demandes moi ce que tu voudras... je te l'offrirais !
- Mouais , on en reparlera, avais-je répondu regrettant presque de m'être jetée dans la gueule du loup.
L'émotion qui avait grandi dans mon ventre à ses mots ne me rassurait pas plus que celle que j'avais éprouvée dans l'après midi lors de ma « sieste ».
La nuit ne portait pas conseil. Le dicton était faux. Je ne savais toujours pas si j'avais eu raison ou pas proposer mon aide. Je savais juste que j'avais très bien dormi et que je mourais d'envie de découvrir la maison d'Edward.
Mais je tiendrais bon, j'avais besoin d'un ami pas d'une aventure et boule dans le ventre ou pas, Bella Swan resterait célibataire encore un bon moment. Elle avait déjà fait suffisamment de bêtises. Avec un certain Cullen et ensuite avec Newton.
Enfilant un vieux jean et un sweat ayant appartenu à Jazz, qu'il avait oublié dans notre ancien appartement, par-dessus mon débardeur blanc, je pris ma voiture pour faire les 500 mètres qui séparaient nos domiciles. Cette découverte m'avait troublée lorsqu'il m'avait donné son adresse. Je m'arrêtai devant chez lui et envoyai un message à Rosalie, lui demandant de m'appeler s'il y avait le moindre problème. Je ne voulais pas qu'elle se fatigue.
Il était 8h30 quand j'arrivais devant la grande maison grise et blanche, au design moderne qui correspondait à l'adresse donnée par Edward. J'hésitais à sonner lorsqu'Edward m'ouvrit la porte. Ma respiration se coupa. Il portait juste un bermuda gris et tenait une tasse de café odorante à la main.
- Salut Isabella, entre, dit-il en recula un peu pour me laisser passer.
Je dus me faufiler entre le chambranle de la porte et son corps tiède. Bien entendu il sortait de la douche et l'odeur d'après rasage se mélangeait à celle du gel douche et à la sienne, celle dont je me souvenais encore. Je serrai les dents, décidée à ne pas me laisser impressionner.
- Bonjour Edward . J'arrive trop tôt ? demandai-je
- Non. Pourquoi ? s'étonna t'il, avant de comprendre et de regarder sa tenue, euh je suis désolé pour ça je commence en général par le café. Va te servir à la cuisine tant que je termine de m'habiller. Garrett dort encore. Il était épuisé.
Va Cullen termine de t'habiller et si tu l'as fait exprès pour me troubler avec la vision de ton torse nu et musclé. Ca marche pas. Enfin presque pas , pensai-je
Je filai chercher une dose de caféine avant de me mettre à dire n'importe quoi.
J'en profitai pour examiner la maison. Dans le quartier, elles avaient toutes plus ou moins le même plan : un rez-de-chaussée pratique destiné à la journée avec un grand salon et une cuisine, jouxtant le garage. L'étage comprenait en général uniquement les chambres. Je fus agréablement surprise de la taille de la cuisine. Elle était immense comme je les aimais, donnant à la fois sur le jardin avant et arrière mais elle était vide. Tout était à faire dans cette pièce. Ma tasse de café à la main je revins vers le séjour ouvert sur la cuisine. Il donnait uniquement sur l'arrière et semblait tout aussi vide. Curieuse, je regardai rapidement un œil sur l'autre pièce du rez-de-chaussée, elle ne comprenait que quelques cartons empilés avec soin dans un coin de la pièce. .
Edward était redescendu être temps et je le regardais prudemment. Il avait enfilé un tee-shirt noir moulant. Je soupirais doucement. La journée allait être longue.
- Cullen ? Tu as des meubles quelque part ? lancai-je
- Bien sur, Bella regarde devant toi ce magnifique canapé d'époque et en haut ..deux lits …
Il était amusé de ma surprise.
- Mais pendant dix ans tu as bien dû, acheter des trucs, accumuler des souvenirs ? demandai-je étonnée.
- Surement, des tonnes, mais dans ma tête, et dans celle de Garrett. Je n'ai jamais été matérialiste. Et tu connais mon parcours professionnel, c'était plus facile de déménager ainsi, répondit-il.
En fredonnant une des dernières chansons de Bruno Mars, « When I was your man »; Edward commença à préparer le petit déjeuner de son fils avec l'aisance que confère une grande habitude. Je grimaçai à certaines des paroles de la chanson mais me contentai de m'asseoir sur le canapé comme il m'y avait invitée et d'observer ses gestes précis et élégants. La pâte pour les gaufres fut prête en un éclair et un chocolat chaud parfumé suivit presque aussi rapidement. Il me souriait de temps en temps sans me parler, ce qui me convenait tout à fait. J'avais besoin de temps pour savourer cet instant, regarder un homme préparer le petit déjeuner n'arrive pas tous les jours.
Dix minutes plus tard, Garrett était descendu et avait attaqué avec entrain les gaufres délicieuses avec son chocolat. Je ne résistai pas moi-même et dégustai un deuxième petit déjeuner.
- Pour te donner des forces et affronter le premier étage, dit Edward en clignant de l'œil.
- Bella pour ma chambre j'ai choisi du bleu et du gris .Je veux les murs de différentes couleurs. J'ai fait un dessin. Je te montrerais, articula difficilement Garrett entre deux bouchées.
- Avale, tu parleras après, gronda doucement son père.
Je rigolai doucement. Ca me rassurait de voir que je n'étais la seule à lutter pour tenter d'obtenir de « bonnes » manières à table.
Je me levai pour aider Edward à ranger la cuisine pendant que Garrett filait finir de débarrasser sa chambre.
- On monte ? suggerai-je lorsque la table fut nettoyée et la vaisselle faite.
- Après toi, Madame le chef de chantier, dit Edward en esquissant une sorte de révérence.
- Moque toi encore et je te laisse te débrouiller ! me moquai-je à mon tour.
L'escalier central était superbe, il avait juste besoin d'un décapage et d'un peu de vernis protecteur ce que j'indiquais à Edward en montant. Il me sourit sans rien dire. Je n'arrivais pas à comprendre ce qu'il pensait, ce qu'il voulait et me sentis légèrement gênée.
Sur le palier se trouvaient quatre portes. Edward entra dans une des pièces de gauche ou il avait stocké les pots de peintures et du matériel. Garrett surgit de la pièce qui faisait face à l'escalier juste devant moi et m'expliqua que ce serait sa chambre et il me prit par la main pour me faire visiter les trois autres.
- A coté de ma chambre, ça sera une salle de jeux. Ici , il était déjà ressorti en me tirant toujours derrière lui et me montrait la porte devant lui c'est une chambre pour les amis ou pour tatie Alice quand elle dormira ici. Et au fond du couloir, il m'entraîna vers la dernière porte, la chambre et la salle de bain de Papa. Il faut la peindre aussi mais il veut juste une couleur.
Je glissai rapidement ma tête pour regarder, cette pièce était comme les autres : blanche et vide.
- Vous vivez ici depuis combien de temps ? demandai- je, étonnée à Edward qui venait de nous rejoindre et se tenait juste derrière moi.
- Un mois, je crois, dit Edward après avoir réfléchi quelques secondes, avec le travail je n'ai pas eu le temps de m'en occuper et puis même si Alice, ma sœur, tu te souviens, et ma mère étaient prêtes à le faire. C'est un truc que je voulais partager avec Garrett.
Je me sentis soudain gênée et rougis. J'avais l'impression de m'être immiscée dans leur relation. Je reculai, pas très assurée de ce que je devais faire quand Edward m'attrapa le bras.
- Non Bella, je me suis mal exprimé. Je suis enchanté que tu sois là avec nous deux. Ça me plait. Vraiment.
Il avait l'air sincère et je me sentis instantanément mieux en écoutant sa voix. Malgré ou grâce au picotement sur ma peau à l'endroit où ses doigts me touchaient, je tentais de reculer d'un pas. Il regarda alors sa main et me relâcha comme à regret
- Allez les hommes au boulot, lancai-je après quelques secondes de silence gêné.
Deux heures plus tard, le plus gros du travail était achevé dans la chambre de Garrett. Il avait participé en chantonnant avec son père et en peignant tous les angles avec soin. Tout en travaillant j'avais observé encore une fois le lien très fort et la complicité qui les unissait. L'idée que mes enfants ne connaîtraient jamais cela avec leur propre père donnait une saveur amère à cette matinée. Cependant les pitreries du garçonnet qui avait discrètement envoyé de la peinture bleue sur le tee-shirt d'Edward m'avait fait oublié mes humeurs sombres, surtout quand je m'aperçus que les mèches cuivrés de mon ancien camarade d'université avaient elles aussi changé de couleur.
Je pouffai de rire discrètement jusqu'au moment où je compris que le jeune diable ne m'avait pas épargné en remarquant la mine amusée d'Edward. Je tirai devant mon visage une de mes mèches brunes pour m'apercevoir qu'elle était devenue grise et grimaçai. J'hésitai une seconde sur la conduite à tenir mais je ne pouvais pas laisser passer cela. Prenant mon air sévère d'institutrice, je m'approchai du jeune fautif qui perdit son air taquin. Il s'inquiétait tout à coup d'avoir dépassé les limites avec sa maîtresse d'école. Tant mieux. Un regard en coin à Edward ne fit comprendre qu'il avait compris mon intention et l'approuvait. Je me plaçais devant Garrett sans le quitter des yeux et après une longue minute de silence, je lui barbouillai le nez avec mon pinceau bleu.
Edward avait saisi dans la poche de son jean son téléphone portable et entre deux éclats de rire nous prit en photos.
Garrett et moi nous regardâmes et en même temps, comme deux enfants, je dois l'avouer avec honte, nous avons trempé nos doigts dans la peinture et avons posés nos mains sur Edward …qui se débattait en riant.
Quand notre minute de folie fut finie je reniflai en regardant les dégâts. Heureusement les murs et sol avaient été épargnés. Seuls nos vieux vêtements et notre peau étaient d'une couleur non prévue. Edward envoya son fils à la douche. Garrett partit en courant et Edward se retourna vers moi.
- Si j'avais su que peindre était aussi amusant j'aurais fait ca depuis longtemps, dit il en plaisantant
- Hum, c'est aussi la première fois que je me retrouve avec des cheveux gris. J'ai l'impression d'être … une grand- mère,
Il me regarda en plissant les yeux d'un air indéchiffrable avant de poursuivre d'un ton plus bas, s'approchant lentement de moi de sa démarche féline.
- Cela te va bien… Tu seras une magnifique grand-mère…
Je me sentais hypnotisée, paralysée par son regard vert qui s'était assombri et constituait soudain mon seul horizon. Ma respiration s'accéléra au rythme de mon cœur. Incapable de réagir, incapable de penser, je voulais seulement le sentir proche. Plus proche encore. Comme nous l'avions déjà été par le passé. Inexorablement la distance entre nous rétrécissaient et ma température augmentait. J'avais oublié toutes mes bonnes raisons de me garder loin d'Edward. J'avais besoin de sentir à nouveau ses bras autour de moi et …
La sonnerie au rez-de-chaussée retentit. Il jura entre ses dents et ferma les yeux.
- Alice … chuchota il doucement, je dois y aller.
Il soupira avant de me tourner le dos et de me laisser seule dans la pièce.
Alice ? Mon cerveau se remit doucement en marche.
Alice …sa sœur. Je ne l'avais jamais rencontré, elle était un peu plus jeune que lui et il y a dix ans il ne l'avait jamais amené à l'université. Je fis la moue, je n'étais pas sure de vouloir rencontrer Alice Cullen dans ma tenue actuelle et décidai courageusement de rester dans la chambre de Garrett reprenant mon pinceau pour faire les travaux de finition, me concentrant sur ma tache, bien décidée à oublier ce qui s'était passé ou aurait pu se passer entre Edward et moi..
Quinze minutes plus tard, j'entendis le pas de mon ami remonter l'escalier.
- Bon eh bien nous sommes…seuls..Alice m'a amené de quoi manger et a prit Garrett en otage. Ma mère soit disant voulait le voir, m'annonça t'il en me regardant du seuil de la pièce.
Je ne dis rien. Nous étions seuls. Chez lui. Je le regardai soupçonneuse mais son air gêné me convainquit qu'il n'avait pas prémédité cette situation.
Je regardais la pièce autour de moi. La première couche de peinture était finie. Je pouvais choisir de partir. Apres tout j'avais accepté de venir pour aider à repeindre la chambre de Garrett. Les mots sortirent de ma bouche sans que je sache exactement à quel moment mon choix s'était fait.
- Elle a apporté quoi pour le repas ta merveilleuse sœur ? Parce que si tu veux qu'on avance sur la peinture de ta chambre aussi, je compte que tu me nourrisses avant.
Ce n'est que parce que je l'observais attentivement que je détectai le léger soupir de soulagement qui franchit les lèvres d'Edward avant qu'il ne m'adresse son fameux sourire qui envoyait depuis toujours dans mon ventre des milliers de papillons.
Les paroles de la chanson de Bruno Mars me revinrent à ce moment en mémoire
« Je serai le premier à dire, Que j'avais tort, Je sais que c'est sans doute trop tard pour essayer et me faire pardonner mes erreurs » …
S'il essayait de se faire pardonner maintenant serait-ce vraiment trop tard ?
PARTIE 2 Pot de colle
Seattle 10 ans plus tôt
Alex Helpburn - Miss Misery
Bella avait froid. Elle était sortie de cours il y a plus d'une heure et flânait dans les rues glacées de Seattle. En marchant d'un bon pas, seule, elle espérait arriver à prendre une décision. Edward lui manquait. Beaucoup. Ses amis aussi. Elle ne les voyait plus guère depuis un mois. Rosalie invitait parfois son frère à la rejoindre à l'appartement et ils passaient un moment agréable tous les trois. Mais ce ne m'était pas comme avant. Edward n'était pas avec eux. Il n'était « que » son ami même si Rosalie s'obstinait à penser qu'il était plus que cela pour elle. Leurs discussions tranquilles au pub ou à la cafétéria lui semblaient malheureusement loin et un vide se créait en elle, un peu plus profond chaque jour.
Bella ne souhaitait plus rejoindre son groupe d'amis et elle en souffrait. Ce soir dans le froid, elle décida que cela devait changer. Cela ne pouvait plus durer.
Concrètement aucun des amis n'avaient envie de rejoindre leur lieu de rencontre habituel. Le « Wild Rover » ne leur apportait plus l'ambiance amusée et bon enfant du premier trimestre depuis que Miss « Glaçon Collant » comme l'appelait généreusement Rosalie, s'obstinait à se trouver dans les mêmes lieux qu'Edward de préférence accrochée à lui ou sur lui comme une moule sur un rocher.
Tanya Denali avait une qualité : elle savait ce qu'elle voulait et quand elle avait décidé quelque chose…elle se donnait les moyens de réussir. Même si Edward tentait visiblement de la fuir ou du moins de partir en l'entraînant derrière lui, elle s'obstinait. Chacun des membres observait le duo qu'ils formaient et Emmett prenait les paris.
Il avait voulu lui laisser une chance et avait tenté de la faire rire. Tanya l'avait toisé comme s'il était un insecte répugnant. Il avait donc décidé pour l'embêter de continuer à rire d'elle plus ou moins discrètement. Il restait lui. Emmett était sur que son ami trouverait une solution pour se dépêtrer de la situation dans laquelle Edward s'était embourbé.
Rosalie était définitivement hostile et désagréable envers la blonde amie d'Edward. Elles s'ignoraient mutuellement. Froid arctique entre elles. Rosalie était de plus en plus dégoûtée de les voir ensemble et avait peu d'espoir car elle savait reconnaître une garce psychopathe.
Jazz avait deux ou trois fois tenté d'expliquer à Tanya gentiment d'abord puis plus brutalement que elle ne pouvait être tout le temps avec eux, que leur groupe était formé et qu'elle ne s'intégrait pas à eux. La jeune fille avait répondu, égale à elle–même, et sincère qu'elle ne venait pas pour le groupe. Il compatissait avec Edward et il savait qu'il était trop gentil pour donner à Tanya ce qu'elle méritait.
Edward Cullen, qui se savait la cause de cette gène essayait depuis près d'un mois de faire comprendre à sa « conquête » d'un soir qu'elle n'était pas la femme de sa vie, qu'il ne voulait pas de femme dans sa vie. Il avait était d'abord gentil. Sans résultats
Il était très agacé, furieux même contre lui-même. Agacé d'avoir méconnu les intentions de Tanya : il l'avait rencontré l'été dernier et ils avaient passé un bon moment ensemble. Elle semblait à ce moment là, comme lui, décidée à profiter de la vie, d'une relation agréable sans lendemains, sans se poser de questions. Il l'avait revu les premiers jours de la rentrée, une ou deux fois.
Mais tout avait changé pendant les congés de fins d'année. C'est à ce moment là que son comportement vis-à-vis de lui s'était modifié. Elle s'accrochait à lui, persuadée d'avoir une sorte d'exclusivité. Edward lui avait expliqué alors clairement qu'il ne ressentait rien pour elle et que les bases avaient été claires entre eux dès le début de leur « relation ». Il avait été brutal et lui avait dit qu'il ne voulait plus sortir avec elle. Mais le lendemain elle les avait rejoint et s'était imposé à tous comme si de rien n'était. Quoiqu'il dise ou fasse elle semblait sourde à ses arguments et revenait toujours vers eux comme la harceleuse collante et inquiétante qu'elle était.
Furieux contre lui de cette erreur de jugement il s'était ensuite servi de la présence de son groupe d'amis pour essayer de l'éloigner mais sans résultats. Désolé alors de leur imposer cette compagnie, il choisissait depuis quelques jours de les laisser à chaque fois que Tanya approchait d'eux. Invariablement elle le suivait. Il devait donc la supporter mais au moins il libérait ses amis de la présence glaçante de Tanya.
Cette fille avait quelque chose de pénible, de réfrigérant et d'inquiétant. Il se demandait comment il avait pu être attiré par elle. Chaque rencontre finissait par une dispute lassante et inutile car il en connaissait le résultat. Il commençait à désespérer et à envisager l'exil. Loin de ses amis Loin de Bella. Il soupira.
Ce soir de février, le pub était plein, Tanya n'était pas arrivée mais Bella venait de les rejoindre ce qui était rare depuis plusieurs semaines, Edward sentait que son amie était malheureuse de la situation dans laquelle il s'était enfoncé mais ils n'avaient réussi jusqu'ici se retrouver seuls pour en parler…ou parler d'autre chose, Tanya veillait à ce que personne ne s'approche de lui.
Il se déplaça pour qu'elle s'assoit près de lui et l'embrassa gentiment sur la joue, repoussant gentiment une mèche de cheveux bruns qui s'était échappée de sa coiffure, derrière son oreille.
- Bonsoir Bella Comment vas-tu ? chuchota-t-il près de son oreille, soulager de la revoir.
Elle se tourna vers lui et le dévisagea attentivement. Depuis leur rencontre mémorable dans le parc, elle avait évité de lui parler et il avait compris qu'elle n'avait pas envie de faire la conversation. Elle hésita.
- Comment je vais ? Comme d'habitude. La routine. C'est plutôt à toi qu'il faut poser la question je pense ? répondit-elle
- Moi je n'ai que ce que je mérite, Tu ne crois pas ? tenta-t-il de plaisanter, mas l'amertume de sa voix traduisait ces sentiments.
Bella sut alors qu'il souffrait de la situation. Cette hypothèse ne lui avait jamais effleuré l'esprit, elle pensait jusqu'ici qu'il était heureux d'avoir son « fan club » à portée de main. Elle avait tellement fuit les rencontres entre Tanya et Edward qu'elle ne les avait pas vraiment vu interagir depuis la fameuse scène de la « pieuvre » dans le parc. Rosalie lui avait expliqué la situation, mais de son point de vue à elle pas de celui d'Edward.
- Iceberg en vue, dit Emmett de sa voix puissante.
Jazz ricana ironiquement. Rosalie soupira, se leva et disparut dans la foule. Edward ne se tourna même pas vers la porte pour vérifier, il baissa la tête se demandant s'il ne devait pas partir immédiatement comme Rosalie mais instinctivement son corps se déplaça plus près de Bella.
Chacun baissa les yeux sur sa consommation. Sauf Bella qui regarda Tanya avancer rapidement vers eux le regard froid et coléreux.. La brune et la blonde échangèrent un regard froid et Bella distingua dans le regard gris acier de Tanya une lueur de peur cachée derrière la colère… Une idée commença à germer dans le cerveau de Bella.
- Edward ? Tu veux te débarrasser d'elle ? chuchota-t-elle sans quitter des yeux la blonde.
- Oh oui ! répondit-il sur le même ton.
Il regarda son amie en se demandant ce qu'elle avait en tête car il était évident que quelque chose aller se passer. Il sentit que l'ambiance devenait électrique entre eux. Il tournait le dos à la porte et ne voyait pas le regard de Tanya mais il savait qu'elle regardait Bella. Celle-ci, elle même ne la lâchait pas.
Tanya n'était plus qu'à quelques tables de leur groupe. Emmett et Jazz, levèrent la tête en même temps. Ils n'avaient pas entendu la conversation entre Edward et Bella dans le brouhaha ambiant mais sentaient que quelque chose couvait. Ils se tinrent sur leurs gardes près à protéger Bella.
- Si tu me fais confiance, Cullen, laisse-moi faire, souffla doucement Bella tandis qu'un doux sourire étirait ses lèvres.
Elle baissa un peu la tète, quittant enfin le regard furieux de Tanya pour plonger ses yeux chocolat dans le vert éblouissant et interrogateur de ceux d'Edward.
- Je te fais confiance, dit-il immédiatement sur le même ton sans hésiter une seconde
Plusieurs événements se passèrent simultanément.
La main de Bella se leva doucement jusqu'à la joue d'Edward qu'elle effleura doucement, il arrêta de respirer, électrisé par le doux cheminement des doigts frais de Bella glissant sur sa peau. Elle s'approcha de lui tout en appuyant doucement sur la nuque d'Edward par une pression de sa main sur son cou pour lui faire baisser la tête vers elle.
Le bruit, les couleurs et le monde disparurent pour Edward lorsque Bella posa ses lèvres sur les siennes. Son cerveau arrêta de fonctionner quelques instants avant de reprendre du service et les mains du jeune étudiant en médecine saisirent la taille de la jeune fille pour la rapprocher de lui, et la serrer fermement contre son corps. Il prit alors les commandes en approfondissant leur baiser puis, lorsqu'ils durent répondre leur respiration, en dévorant son visage d'autres baisers lui rendant la torture de ses doigts sur sa joue quelques secondes plus tôt.
Bella n'avait pas prévu la réaction d'Edward mais elle savait que son propre corps la trahirait. Son cœur battait follement et semblait vouloir sortir de sa poitrine. Ses membres ne lui répondaient plus et elle avait l'impression d'être une poupée en pate à modeler que les doigts habiles d'Edward sculptaient à leur guise. Elle avait oublié le froid hivernal de l'extérieur et son corps la brûlait en particulier sur sa taille où les mains d'Edward avaient glissé entre ses vêtements et sa peau.
Elle était prête à perdre le contrôle d'elle-même pour aider son ami. Elle savait qu'à l'instant où elle poserait sa main sur Edward, ses lèvres sur les siennes, elle prenait un risque mais le jeu en valait la peine. Elle n'oubliait pas son but. Ouvrant à grand peine les yeux malgré l'assaut sensuel de la bouche d'Edward sur sa joue et son cou, elle croisa le regard outré et furieux de Tanya. Le gris de ses yeux lui promettait une vengeance terrible. Mais Bella n'avait pas peur. Elle savait.
Elle savait que Tanya avait compris. Elle se permit alors un petit sourire satisfait que Jazz intercepta.
Emmett et Jazz avaient assistaient, spectateurs abasourdis et heureux, à l'attaque d'Edward par Bella. Emmett regardait comment Tanya prenait les choses et Jazz s'était interrogé sur les motivations de la discrète Bella. Le sourire qu'il vit lui fit comprendre les motivations de la jeune fille. Il lui fit un clin d'œil qu'elle aperçut malgré ses difficultés de concentration.
Elle repoussa doucement mais fermement les mains d'Edward et lui chuchota dans l'oreille
- Tanya nous regarde, sois sage et laisse moi faire.
Il embrassa une nouvelle fois son cou doucement et posa son front contre sa joue, comprenant enfin pourquoi il avait eu le droit à ce sublime baiser.
Il décida d'écarter de ses pensées sa propre réaction à celui-ci et s'inquiéta immédiatement des conséquences que leur démonstration aurait sur l'humeur dangereuse de Tanya. Un instinct protecteur envers Bella se réveilla. Il la serra encore plus fort contre lui.
- Tu joues un jeu dangereux, Isabella.
- Pour sauver un ami, je suis prête à faire beaucoup de choses, répondit-elle, à voix basse toujours, en souriant, s'éloignant un peu de lui, souriant à l'ensemble de la table.
Tanya était là. Debout à quelques centimètres de leur couple. L'atmosphère refroidit en un instant. Seul le sourire de Bella s'élargit. Elle prit la parole
- Bonsoir Tanya. Je sais que toi et moi on a jamais été très amies mais je suis tellement heureuse ce soir que je suis prête à partager ça avec n'importe qui, lança-t-elle d'un ton aimable
- Ah oui ? siffla Tanya, entre ses dents serrées, je peux m'asseoir ?
La tension entre les deux filles était palpable mais c'était la première fois qu'elle posait la question. D'ordinaire elle s'installait sans aucune gêne sachant parfaitement qu'elle n'était pas la bienvenue. Emmett la regarda étonné. Tanya le glaçon semblait avoir perdu une partie de son assurance.
- Il n'y a plus de place à notre table, mais je tiens à ce que tu saches qu'Edward a enfin accepté de rendre notre relation publique. Il hésitait depuis trois semaines, il est assez secret. Mais je l'ai convaincu. Nous nous aimons. Et pour longtemps. Pourquoi le cacher ? Tu es bien d'accord : un amour partagé par les deux partenaires doit être montré…Alors que lorsqu'il n'est pas partagé...il doit se cacher.
Seule Bella savait à quel point ses mots étaient justes. Elle garda son sourire heureux et continua de se plaquer contre Edward. Il lui tenait chaud et sa main sur sa taille lui donnait la force de continuer. Elle ne quittait pas du regard la belle fille blonde qui lui faisait face; rompre une seconde le contact pouvait lui faire perdre l'avantage qu'elle avait obtenu. Elle avait de plus l'impression d'être face à dangereux reptile qui attaquerait à la moindre faiblesse de sa part.
Elle priait pour qu'Edward se taise et la laisse régler les choses à se manière. Elle voulait que Tanya croit qu'Edward était en son pouvoir, qu'il ne dirait rien, et qu'approuvait toutes ses paroles.
Tanya essayait d'assimiler la nouvelle que Bella Swan venait de lui apprendre et de lui montrer. Elle la croyait. Elle avait toujours senti qu'il y avait quelque chose entre eux. Elle sentit soudain qu'elle perdait sa proie. Bella était forte, beaucoup plus qu'elle ne l'avait jugé. En pestant contre cette erreur de jugement et sans lâcher le regard marron limpide et fier qui lui faisait face, ne lui cachant rien de son amour pour Edward, Tanya analysa la situation autour d'eux. Emmett et Jazz comme d'habitude respiraient la méfiance et n'étaient clairement pas de son coté. Leurs positions crispées et leurs regards décidés prouvaient qu'ils l'arrêteraient au moindre geste de sa part contre la brunette collée à Edward.
Edward, lui, semblait fasciné par celle qui était presque assise sur ses genoux. Son visage enfouit dans le cou de la fille il n'avait même pas relevé la tête pour la saluer. Ses grandes mains habiles voyageaient sur le visage et la taille de la fille Swann avec une douceur qu'elle, Tanya n'avait jamais connu avec lui. La jalousie lui mordit le cœur.
Elle se crispa, réfléchissant à toute allure. Elle ne pouvait rien faire maintenant. Elle avait résisté à toutes les rebuffades du groupe et pire à celles d'Edward Cullen, d'abord gentilles mais de plus en plus dures au fil du temps.
Elle s'était accrochée car le long jeune brun aux cheveux cuivrés l'attirait comme aucun homme ne l'avait jamais attiré. Il lui avait fait l'amour divinement mais il lui refusait ce plaisir depuis près d'un mois et sa patience avait des limites et s'il préférait les fades petites brunes à elle…il ne la méritait surement pas.
Mais sa fierté soudain se réveilla. Il était hors de question qu'elle abandonne la place ainsi.
- Hummm, je comprends. Je passais juste par ici…pour vous apprendre mon départ, je vais poursuivre mon cursus dans la ville de mes parents. Ici c'est …trop petit. Je m'ennuyais. Les gens sont …inintéressants. Mais je tiens à t'apprendre, Bella, que même si tu penses que ton amour est partagé, il ne l'est pas... du moins pas pour longtemps. Edward te quittera. Comme il quittera toutes les filles un jour ou l'autre. Il n'est pas capable de s'attacher. Il lui manque quelque chose.
Bella se raidit de colère sous l'injure lancée contre Edward, sentant que son ami avait tremblé en entendant les mots de Tanya. Avant qu'il ne prenne la parole et montre sans le vouloir ce qu'il ressentait, elle reprit la parole, se forçant au calme, serrant la main d'Edward sous la table.
- Généralement on reporte sur les autres ses propres défauts, Tanya. Il ne manque rien à Edward, en tout cas pas avec moi, ne sois pas inquiète et repars tranquillement chez toi. Adieu.
Bella avait parlé d'un ton calme et tranchant puis dès qu'elle eut terminé, elle tourna le dos à Tanya, s'appuyant contre Edward et souriant à ses amis.
- Que diriez-vous de rentrer chez moi finir la soirée tranquille ? Rosalie doit déjà nous attendre.
Emmett approuva bruyamment et se leva immédiatement voulant tirer derrière lui Bella en attrapant sa main libre. Mais Edward secoua la tête, retenant Bella près de lui.
- Allez-y les garçons Bella et moi, on vous rejoint dans dix minutes
Les deux jeunes hommes partirent avec un sourire entendu. Tanya se tenait toujours debout derrière le couple. Edward se leva lentement souriant tendrement à Bella et se retourna enfin vers Tanya qu'il toisa d'un regard froid et impénétrable.
- Bonsoir. Je pense que tu as compris le message. Je suis heureux qu'il m'ait manqué quelque chose pour m'attacher à toi. Je te souhaite plus de plaisir ailleurs. Loin d'ici, dit-il d'une voix froide et cassante, Bella, ma douce, on y va ?
La chaleur de sa voix rauque et tendre lorsqu'il prononça les mots s'adressa à Bella la fit frissonner de plaisir, son cœur reprenant immédiatement à un rythme irrégulier. Elle le suivit irradiant de plaisir sous le regard émeraude, ne sachant plus vraiment où était la frontière entre la réalité et la fiction.
Et voila.. j'en suis toute réjouie !
Bon les problèmes sont les suivants ... Va t'elle partir "pour de vrai" ? et surtout ...Bella est elle suffisamment intelligente pour craquer (enfin). Parfois j'ai des doutes... je la laisse sur la pelouse la tête sur les genoux d'Edward Cullen et je comprends ensuite que rien ne s'est passé.. Là Bella tu es SEULE avec un spécimen Cullen dans toute sa splendeur ...pour tout l'après midi...montre nous que tu sais agir ...
Allez je vous laisse . Laissez moi votre avis ... je retourne papoter ailleurs.
Merci à toutes celles qui me suivent ;)
Courage mlca66 tu vas trouver ...et Tied ...si je vais passer aux menaces si tu récupères pas ta connexion internet ;) Tu me manques mon chaton.
Petite annonce : Respire ! sera la ..dans la semaine
et le prochain chapitre de Et si ? dans 10 à 15 jours ... j'espère ..
Kiss
A bientôt
Nic Cullen15000
