Nyaaah~

J'ai cru que j'allais jamais le sortir celui-là, pfiou! Mais j'ai eu une semaine de ouf alors j'avais pas trop le temps d'écrire et je n'avais pas trop d'idée aussi. Donc pour me pardonner d'avoir du retard et tout ça, j'ai commencé un HS qui sera poster comme un chapitre dans le cours du week-end. Cela concernera Rin.

Bwef merci à ma correctrice, à vous tous mes lecteurs! Vous êtes adorables!

Réponse aux Guest:

Crazy Av : Awww merci, c'est trop gentils :3 ! Voici la suite (avec du retard oui je sais... _)

Guest : Ah mes oreilles! Héhé heureuse que ça te plaise et merci pour ta review :)

fandeKnB : Ah oui la glace, en fait c'est tiré de fait réel x") Bwef, merci merci :)

Bonne lecture \o/


Je fus réveillé par un corps accroché au mien. J'entrouvris les yeux et aperçus Alex, nue, allongée près de moi. Un peu trop près. Je soupire de désespoir. Je ne comptais plus le nombre de fois où Alex se retrouvait nue dans mon appartement. Je la repoussai sur le côté et me levai très lentement, j'avais fais un drôle de rêve, ça me perturbais. Dans ce rêve, il y avait Kise au début, sur un lit d'hôpital, blanc comme la neige et avec une mine affreuse. Il regardait par la fenêtre et évitait soigneusement mon regard, je devinais aisément les larmes au coins de ses yeux. j'étais de nouveau en homme. Dans cette pièce blanche, Il y avait aussi Kuroko dont le regard, si vide d'habitude, était empli de tristesse. La porte derrière moi s'est ouverte sur Aomine. Il m'a prit la main et l'a serré fort, une sorte de réconfort. On est sortit de la pièce tous les deux. Dans le couloir, le bleu a prit mon visage en coupe et m'a fixé de ses yeux profonds.

-Kise est fort, il va s'en sortir. Ne t'en fait pas ok?

Je n'ai pas répondu et il a ponctué sa phrase d'un baiser sur le front. Puis nous sommes partis main dans la main. J'ai re-découvert mon appartement, aménagé avec les affaires de la panthère. En parlant de panthère, Ao se dressait fièrement sur le canapé du salon. Avec Aomine, on s'était assis sur le canapé, je m'étais allongé sur ses genoux en serrant la peluche dans mes bras. Le bleu, au dessus de moi, s'était penché pour caresser mon visage et m'embrasser. Je m'étais réveillé sur cette image, le cœur battant.

Je me passai de l'eau sur le visage pour me réveiller totalement. Mon visage, dans le miroir, semblait plus fatigué qu'à l'habitude. Peut-être était-ce le fait que j'aie passé la nuit à penser à Kise et Aomine. Ces gars là, allaient me rendre dingue si ce n'était pas déjà fait. C'était des opposés et pourtant, en une nuit, j'étais arrivé à la conclusion qu'ils me plaisaient tous les deux. Déjà il avait fallu que je me fasse à l'idée que je n'étais peut être pas tout à fait hétéro puis que je suggère à mon esprit que les gars n'étaient pas si moches et si méchants que ça et j'en étais arrivé à la conclusion que, effectivement, ils me plaisaient. Et ça me foutaient les boules. Je m'habillais distraitement, il faisait encore assez chaud, ce qui m'obligeait à mettre un débardeur et une jupe noire (la seule jupe que j'ai avec celle de mon uniforme). Je me plantai sur le canapé avec Ao dans les bras, je l'avais définitivement adopté. Je n'avais pas faim, ni soif, rien, c'était inhabituel. Je changeais, sans le vouloir, sans m'en rendre compte, je devenais une réelle femme et ça ne me faisait même pas peur. Je devrais être effrayé mais non, je suis serein. Tout ce qui me perturbe, c'est ces foutus basketteurs à qui je n'ai rien demandé ! Je soupire de désespoir, c'est la deuxième fois de la matinée.

Bon, prenons un problème à la fois. D'abord Kise, que j'ai nommé le problème blond. Le problème est que: il m'aime, il m'a embrassé et que je lui ai dit que je réfléchirais à sa proposition de sortir avec lui. Je ne vois qu'une solution, lui dire la vérité et risquer de le blesser et de rompre notre amitié par la même occasion. Argh, l'angoisse.

Bon, second problème: Aomine. Le problème débile (on ne va pas se le cacher, il est débile). Lui, il a essayé de me violer puis il s'est excusé et ma avoué que je lui plaisais vraiment. Il y a eu la sortie à la fête foraine où on s'est pas mal rapproché et où il m'a offert une peluche de panthère. Résultat: je ne sais plus si je le déteste ou si je l'aime bien ou si plus. Laissons ça de côté et concentrons nous sur Kise. Je ne pourrais pas lui dire en face. Alors méthode lâche: le SMS.

A [Kise] à [08:43:25]

Je crois pas qu'on devrait être ensemble. T'es un super pote et je veux pas gâcher ça. J'espère qu'on continuera à se voir quand même.

Ça faisait un peu niais mais je ne savais pas quoi écrire d'autre sans risquer de blesser totalement Kise. Je ramassai mon téléphone dans ma poche et sortis sur le balcon, j'avais besoin d'air. Je posai mes avant-bras sur la barrière du balcon pour m'appuyer. En bas, dans la rue, quelques personnes se baladaient. Souvent des couples d'ailleurs. Mon portable vibra, mais je ne le sortis pas de ma poche. J'avais peur. Peur de blesser Kise. J'inspirai longuement puis sortis mon téléphone. C'était, en effet, un message de Kise. J'appuyai sur le petit icône et lu lentement le sms de mon ami.

De [Kise] à [08:47:14].

Je comprends, ne t'en fais pas mais je pense qu'on devrait justement arrêter de se voir un moment. C'est ma faute, j'aurais jamais du te dire que je t'aimais. Salut...

Mon cœur se serra dans ma poitrine. Je venais de perdre Kise. Lentement, une larme solitaire roula le long de ma joue. Je me sentais si mal. Une main se posa sur mon épaule. Je sursautai avant de me tourner vers Alex. Elle m'observait, inquiète de mon état. En voyant son visage si doux et ses cheveux blonds, je ne pu que penser à Kise et d'autres larmes rejoignirent la première. Je me jetai dans les bras grands ouverts de ma coach et me laissai aller. Je n'en pouvais plus. Depuis cette transformation, les problèmes s'enchaînaient sans que je ne puisse rien faire. La seule à pouvoir m'aider était repartie et je ne crois pas que mes problèmes s'arrêteront avant que je ne redevienne normal.

Je passai le reste de la journée à faire mes devoirs et à réviser, je n'en avais pas réellement envie mais au moins, je ne pensais plus à Kise. Vers 21h, je décidai de me coucher. Mais je ne m'endormis pas tout de suite. Des images de mon rêve revenaient et ça me faisait mal.

Le lendemain, je me réveillai à la bourre et je me dépêchai d'enfiler mon uniforme et de prendre un petit déj avant de filer. J'arrivai pile à l'heure et m'installai à ma place. Le cours se déroula lentement, peut-être un peu trop car je m'endormis et ce fut Kuroko qui du me réveiller.

-Kagami-chan. Réveille-toi!

-Qu-quoi?! Oh bon sang, Kuroko, mais t'es malade!

-Non, merci de t'inquiéter.

-C'était de l'ironie, Kuroko. I-ro-nie. Tu connais?!

Il ne me répondit pas, se contentant de pencher la tête sur le côté comme s'il observait une chose étrange.

-Quoi?

-Kagami-chan, pourquoi as-tu pleuré?

-Hein?

Je m'essuyai les joues instinctivement. Elles étaient mouillés. Je levai les yeux vers mon ami au visage sans expression et secoua la tête, il n'insista pas mais avant de partir il ajouta une dernière chose.

-Fille ou garçon, je suis toujours ton ombre. N'oublie pas ça.

Et il quitta la salle de classe.

Pour une fois, à l'entraînement de basket, je m'investis à fond dans mon rôle de manager. Et les garçons me regardent étrangement. Sûrement à cause du fait que je me comporte comme une femme. Les poings sur les hanches à les engueuler parce qu'ils se comportent comme des gamins: je ressemble vraiment à la coach. D'ailleurs, cette dernière semble totalement déconnectée, allez savoir pourquoi. Après l'entraînement, les garçons rejoignent les vestiaires sauf Hyuuga qui doit s'occuper de chose avec Riko. Je sors de la salle mais je me souviens que j'y ai oublié mon sac. Je fais demi-tour et… me stoppe. Devant moi, Riko et Hyuuga sont en train de s'embrasser passionnément (au point que Riko est plaqué au mur). Je sortis de la salle avant qu'ils ne me remarquent, je m'adossai à la porte, la main sur la bouche. Ah pour être choqué, je l'étais. Finalement, je décidai de laisser mon sac ici, ce n'était pas si grave. J'attendis les autres patiemment et ils finirent par sortir bientôt suivis du "couple" qui fit comme si de rien n'était. Riko me tend mon sac.

-Tu l'avais oublié.

-Merci…

Je suis totalement à côté de la plaque. Pourquoi ne disent-ils pas la vérité ? Je laisse tomber la question pour l'instant parce que j'ai le problème débile qui arrive juste devant moi, actuellement.

-Yo, Taiga, Tetsu!

Je me retins de plaquer fortement ma main sur mon front. Il n'est pas censé m'appeler Taiga, surtout devant l'équipe qui, à présent, me regarde tous de travers en sachant ce qu'il m'a fait.

-Qu'est-ce que tu fais là? demanda froidement notre coach.

-Je venais juste voir les gars, enfin je ne suis pas sur qu'on puisse toujours t'appeler gars, toi, sourit-il en me regardant.

Mais quel con. Quel con! Il tente de s'approcher mais Hyuuga et Teipei se placent devant moi.

-Casses-toi, ta rien à faire ici, grogne presque le capitaine.

Là, le bleu perd son sourire. Je décide de prendre la situation en main. J'esquive les deux garçons et saisis Aomine par le bras pour l'emmener plus loin, assez pour que les autres n'entendent pas mais assez proche pour qu'ils nous voient (je n'ai pas envie qu'ils se fassent de fausse idée).

-Ils ont quoi tes potes, là? demande-t-il, les sourcils froncés.

-Ils savent ce que tu m'as fais, ils veulent me protéger c'est tout. Parce que, t'avouera que c'est quand même bizarre que d'un coup tu vienne me voir en m'appelant par mon prénom alors que t'as failli me violer y a pas longtemps.

-Pas faux, mais tu peux leur expliquer qu'on est pote alors.

Je me pinçai l'arrête du nez.

-Non, on est pas pote et-

-On est quoi alors?

-Des rivaux, j'en sais rien moi! Il y a pas de nom pour notre relation.

-Donc on a quand même une relation, dit-il avec un fin sourire.

Ouh, je vais le taper, je vous jure. Je me retins fortement de le claquer et explique calmement.

-Tu as voulu me violer, tu t'es excusé, tu m'as dis que je te plaisais et là, c'est devenu super ambiguë. Alors oui, on a une relation mais elle pas forcément bonne.

-Je t'ai dis que tu me plaisais?

-En effet, à part si j'entends des voix, soupirais-je.

-C'est pas exactement ça, grimaca-t-il, j'y ai repensé et je crois que je t'a-

Je me bouchai les oreilles en criant.

-LA LA LA LA LA LA LA LA LA LA LA!

-Je t'aime.

-JE VEUX PAS SAVOIR! JE VEUX PAS SAVOIR! JE VEUX PAS SAVOIR! JE VEUX PAS SAVOIR!

-Taiga, arrête ça.

-Je n'entends rien! La vie est belle! LA LA LA LA!

Il m'enleva mes mains de mes oreilles et me fixa dans les yeux.

-Je t'aime Taiga, tu piges où faut que je te le dise en anglais?

-N-non, ça va aller. Tu peux… tu peux lâcher mes mains?

-Ah ouais, bah j'y vais de toute façon. A plus.

Il laissa mes mains et partit en sifflotant. L'équipe s'approcha.

-Kagami, que s'est-il passer? demanda Hyuuga. Tu avais l'air heu...bizarre.

Je lui lança un regard grave, Teipei continua.

-Vous aviez l'air bizarre tous les deux d'ailleurs.

Je ne sais pas trop, ce qui s'est passé ensuite. J'ai pété un câble, voila, c'est tout. Sans raison, ni prévention. Je me suis mis à gueuler.

-Mais j'en ai marre des mecs, ils me soûlent! Mais grave! J'en peux plus! Je vais devenir dingue avec leurs… Leurs…! Putain! Mais je vais mouriiiir, ma vie c'est du caca! Et puis, Rin elle est partie c'te connasse! Non mais j'en ai marre moi! Je comprends rien, tu comprends toi? Non? Bah moi non plus, tu piges! En plus, y a des tas de couples là, qui se cachent à moitié et ça me rend dépréssiiiif! Mais de ouf quoi! Et… et...et…

J'aurais pus continuer longtemps si je n'avais pas éclater en sanglot. Je n'avais aucune idée de comment j'en était arrivé à ce résultat minable. Je me jeta dans les bras de Kuroko qui me tapota le dos gentiment. Il fit signe au reste de l'équipe de nous laisser puis il me raccompagna jusque chez moi.

Quand je fus seul dans ma cuisine, je m'appuyai sur le plan de travail. Alex était partie pour la soirée à Akita. J'inspirai profondément. Je n'avais plus qu'une envie, que Rin revienne, que je puisse retrouver ma vie d'avant, ou au moins le basket. Quelques coups à la porte résonnèrent et je m'empressai d'aller ouvrir. Je me figea devant la personne présente dans l'encadrement de la porte. Cheveux blonds, yeux ambrés et sourire Colgate.

Kise Ryota était sur le pas de ma porte.

Un bouquet de roses à la main.

Oh oh.


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Maintenant go sur l'HS! Merci à vous :)