Repartons chez nous.
Lucius et Severus étaient heureux de savoir Harry hors de danger, ils étaient également heureux de circuler librement dans le grand château d'Eléric. La première nuit où Severus était sorti pour respirer l'air du dehors il faisait un clair de lune magnifique, on y voyait presque comme en plein jour.
D'un pas tranquille le professeur de potions flâna dans le parc sans aucune intention de fuir, toute velléité d'échapper à cet endroit avait disparu en lui. Il renifla sans y penser vraiment toutes les senteurs de fleurs et de plantes qu'il connaissait si bien et qui lui manquaient tant. Toutes ses odeurs se réveillaient sous la légère fraîcheur de l'air et embaumaient les alentours.
L'homme arriva dans un petit endroit bien caché à l'abri du regard des autres et s'assit sur un banc de pierre fait pour proposer un repos aux promeneurs fatigués. L'endroit était entouré de hautes haies fait de buis et de cyprès. Severus Snape réfléchissait, et plus il y pensait, plus sa raison lui disait de s'assagir et d'accepter Lucius dans sa relation avec Harry.
Snape ne pouvait plus se cacher l'attirance qu'il avait pour le beau Lucius, il se leurrait quand il pensait qu'ils resteraient de simples amis. Il avait terriblement envie de son corps et probablement que cela ne datait pas d'hier, mais il avait essayé de se fourvoyer en le reniant de toute son âme. Pourquoi ? Parce qu'ils se connaissaient depuis longtemps ? Balivernes !
Le vampire aux yeux sombres ne se rendit pas compte de suite que justement le blond l'observait depuis l'ouverture de la haie tellement ses réflexions étaient intenses. Les yeux du Serpentard blond étaient fatalistes mais il ne pouvait s'empêcher de le dévorer du regard. Bientôt il allait partir, à moins que Severus ait changé, mais ça, hein !
Quand Snape aperçut Lucius il ne bougea pas mais ses yeux ancrés dans les siens exprimaient tant de choses que son ami s'avança sans peur et se planta à un pas de lui.
-Je ne t'ai pas entendu arriver, dit le professeur en murmurant.
-Ca ne m'étonne pas, tu étais trop absorbé par tes pensées, Severus, puis-je savoir ce qui te captivait autant pour que tu n'aies pas senti ma présence de suite ?
-Je concevais un nous, répondit Snape en hésitant.
Pas qu'il hésitait sur le nous, non, il avait pris sa décision maintenant et il ne changerait pas d'avis. Mais si Lucius, lui, avait changé d'idée et qu'il partait vraiment !
-Je me disais que finalement, vous aviez raison, Harry et toi.
-A quel sujet ? Interrogea le blond curieux, parce que là un Severus Snape qui reconnaissait ses torts avait de quoi surprendre. Tu n'as jamais fait machine arrière pour quoi que ce soit, ni pour qui que ce soit d'ailleurs.
-Je l'ai bien fait pour un certain Griffondor têtu je te le rappelle !
-Exact, et je me demande encore comment tu en es arrivé là, mais là n'est pas le problème. Le problème est à quoi pensais-tu avant que tu ne m'aperçoives ?
-Je pensais à nous trois… à notre avenir et ce que nous allons en faire.
-Quel avenir avons-nous ensemble, Severus, puisque tu nous rejettes constamment !
-Je viens de te le dire, j'ai réfléchi et je vous donne raison à tous les deux, enfin, surtout à toi puisque je te reniais.
-Renié ! Puff ! Tu es bien gentil avec tes mots, tu m'as carrément rejeté, agressé, insulté, et encore, j'en passe.
-Je sais Lucius, disons que j'ai perdu la tête et je ne suis pas le seul, si je me souviens bien, nous étions deux pour ça.
-Tu m'attaquais et j'ai réagi, c'est simple non !
-En te vengeant sur Harry ?
-Je voulais te faire mal à travers lui, c'est vrai. Mais maintenant c'est fini tout ça, je vais partir, c'est le mieux que je puisse faire pour vous deux.
-Non, Lucius ! Harry ne le supportera pas et moi sans toi je ne suis plus rien non plus, ne pars pas nous avons besoin de toi.
-Notre calice à besoin de moi, mais toi je ne crois pas, non.
Le brun se leva de son banc et raccourcit en une fraction de seconde la distance qui les séparait, il fallait qu'il agisse et vite. Leurs torses se frôlèrent et leurs souffles saccadés se mélangèrent.
-Et si je te le demande, tu resteras ? Chuchota le professeur en déposant ses lèvres sur la joue du blond qui en tressaillit de bonheur et qui voulait tellement croire en Severus.
-Pourquoi as-tu changé d'avis ? Je ne sais plus quoi en penser là. Tu me troubles, Severus, et par Salazar j'aime ça.
Snape prit la main de Lucius et les fit directement transplaner dans sa chambre. Après avoir apposé un sort de fermeture sur la porte sans lâcher le blond, il l'attira vers lui et le colla contre son corps, lui faisant sentir son érection qui déformait son pantalon et dont le gland sensible frottait durement contre son boxer.
-J'ai envie de toi, lui susurra-t-il dans le creux de l'oreille. J'ai envie de sentir mon corps dans le tien et de goûter l'odeur de ta peau, apprends-moi à t'aimer, Lucius.
Le Serpentard aux yeux gris et aux longs cheveux blonds qui s'étalaient sur ses épaules ne fit pas un geste, il resta là comme un idiot à essayer d'assimiler les informations surprenantes qu'il venait d'entendre. Les paroles de Severus l'avaient électrisé et renversé à un point incroyable, il n'osait supposer un rapprochement entre eux, c'était trop beau pour être vrai.
Alors avec tendresse, chose que ne faisait pas souvent le maître des potions, il enleva un par un les boutons de la robe de Lucius puis sa chemise qui se retrouvèrent à terre à leur pieds et là le brun ne put résister il posa ses lèvres sur le torse pâle et en goûta la peau avec délectation tandis que Lucius gémissait en plongeant ses mains dans les cheveux noirs comme de l'ébène.
Le brun tortura de sa bouche les tétons qui se tendaient sous le désir grandissant entre les deux hommes. Là il ne s'agissait plus de faire l'amour, il y avait aussi un besoin impérieux de se donner l'un à l'autre, comme ils auraient dû le faire il y avait des semaines de ça.
Les virilités encore prisonnières devenaient très douloureuses, les mains se cherchaient, se caressaient, le genou de Severus se fraya un passage entre les jambes de Lucius et les deux hommes gémirent de concert quand leurs sexes on ne peut plus durs se touchèrent et électrisèrent le bas de leurs reins.
Lucius étaient aux anges, sa bouche n'arrivait pas à se départir d'un sourire qu'il ne pouvait contrôler. Il était heureux, et pour rien au monde il n'aurait changé de place avec quelqu'un d'autre. Sauf avec Harry bien sûr.
Severus embrassa l'autre Serpentard avec ardeur, ses inhibitions envers le blond s'étaient envolées et plus rien n'avait d'importance que ce moment où ils étaient là, tous les deux, à rattraper le temps perdu.
L'homme aux prunelles grises passa une main impatiente sur l'entrejambe de Severus qui poussa un grondement de plaisir, ses yeux s'assombrirent et il bougea des hanches dans une invite silencieuse, son sexe palpitait et prenait encore de l'ampleur, son désir était si fort, si puissant que c'en devenait vital pour lui de posséder Lucius, de se mouvoir dans son corps et de laisser sa semence se répandre en lui.
Le brun attira son compagnon sur le lit, il finit de le déshabiller et se dévêtit lui-même pour enfin s'allonger de tout son long sur un Lucius terriblement extatique et consentant.
L'homme suçota le cou de son amant et descendit progressivement tout le long du corps en mordillant, suçant, embrassant, et parvint enfin devant le sexe gonflé qui suintait déjà d'un liquide translucide qu'il s'empressa de lécher afin d'en goûter la saveur exquise.
Lucius arqua ses hanches sous le plaisir mais il voulait plus et ça Severus le compris et dans un sourire il avala complètement la verge qu'il se mit à embrasser. Il passa sa langue autour imaginant que c'était celle de Lucius, il titilla par moment le gland le mordillant et l'aspirant comme un amant qui embrasse avec volupté, assoiffé qu'il serait de l'autre.
Lucius ne tint pas longtemps et éjacula dans un cri dans la bouche du brun qui n'en perdit pas une seul goutte. Le blond qui ne s'était pas rendu compte qu'il était appuyé sur ses coudes se recoucha sur les oreillers le souffle tremblant avec un maître des potions toujours entre ses jambes.
C'est quand Severus inséra le deuxième doigt que Lucius reprit de la vigueur et que ses reins s'embrasèrent de nouveau. Le brun, sans attendre davantage, les retira, se positionna entre les jambes écartées et entra en une seule fois pendant que Lucius s'accrochait à ses bras pour endiguer la douleur passagère.
Snape se pencha et reprit les lèvres de Lucius pour lui faire oublier la gêne que la pénétration pouvait occasionner, mais vu les râles du blond, il pouvait dire sans se tromper que l'homme avait apprécié aussi. Il amorça de puissants coups de reins, faisant perdre le souffle à son compagnon qui accompagnait chaque poussée de ses hanches par des geignements d'extase.
Les deux Serpentards s'aimèrent à en perdre haleine, alternant la vigueur et la douceur. Les va-et-vient de Severus se faisaient plus profonds, le plaisir leur faisait perdre la tête et les coups devinrent frénétiques et désordonnés. L'homme brun cria tandis que son plaisir envahissait le derrière tant convoité de Lucius alors que pendant ce temps il malmenait sa verge douloureuse qui emplissait ses doigts d'un liquide chaud et poisseux.
Les vampires, repus, tombèrent l'un sur l'autre en reprenant leur souffle. Severus se retira et se coucha près du blond qui souriait toujours.
-Tu restes ? S'inquiéta Snape.
-Oui, répondit l'homme aux yeux gris, tu ne me feras pas sortir de ton lit ce soir, Severus, je crois bien que tu as du temps à rattraper.
-Je n'ai pas l'intention de te faire partir, rassure-toi, tout ce que je te demande, c'est de te tenir contre moi et sentir ta peau contre la mienne, et de te refaire l'amour et toute la nuit s'il le faut pour te prouver que je tiens à toi autant qu'à Harry.
Le dénommé Harry dans sa chambre sourit, les émotions et les sensations que ses deux vampires ressentaient passaient par son corps grâce au lien qui les unissait. C'était si intense que le jeune homme eut l'envie subite de les rejoindre et de se mêler à leurs jeux audacieux mais il se retint avec force. Ce moment n'appartenait qu'à eux et rien qu'à eux.
Harry ne devait pas interférer, pas aujourd'hui. Demain peut-être. Et puis il avait ce désir impérieux et urgent de sentir leur morsure, il le désirait si fort, si profondément, que Jewell dut lui donner une potion pour le calmer afin qu'il n'aille pas se jeter aux cous de ses vampires. Ou plutôt pour que ceux-ci ne se jettent sur le sien.
Le jeune sorcier aux yeux verts et aux cheveux plus en bataille que jamais se sentait bien. Il posa son front sur la vitre pour en rechercher un peu de fraîcheur, les ébats des deux Serpentards lui avaient donné chaud et à vrai dire, ce n'était pas au front qu'il avait le plus chaud, se fit-il la réflexion en pouffant contre la fenêtre. Mais plutôt à une partie de son anatomie qui se trouvait bien réveillée, elle !
-Pourquoi riez-vous, Harry ? Demanda Eléric en entrant dans la chambre du Griffondor.
-Severus et Lucius, admit le jeune homme en se retournant.
-Qu'ont-ils fait ces deux idiots ? Sourit faussement sévère le vampire.
-Pour l'instant, je dirais qu'ils font connaissance intimement, avoua Harry en se détachant de la fenêtre.
-Oh ! Severus c'est donc décidé ?
-Il faut croire. Je suis heureux qu'il ait enfin compris qu'il nous perdrait s'il n'agissait pas au plus vite maintenant.
-Demain vous pourrez les voir dans ce cas, allez-vous tenir le coup ? Demanda Eléric un peu inquiet.
-Oui, je crois que ça ira. Je me sens plus fort et cette fois-ci je pense qu'ils ont enfin compris que nous n'étions pas loin du désastre.
-Ils voudront vous mordre pour raffermir le lien, lui dit comme une évidence Eléric. Vous ne pourrez pas refuser vous vous en rendez compte ?
-Je sais ! J'en ai besoin moi aussi.
-Ils vous feront l'amour aussi, tous les deux !
-Ca aussi j'en ai besoin, et je les veux autant l'un que l'autre, ajouta Harry nullement gêner de l'avouer au vampire. Ils sont ma raison de vivre maintenant et je crois qu'ils ont enfin compris tout ce que cela impliquait.
-Alors je n'ai plus rien à ajouter, vous êtes libres tous les trois et je vous suggère de vous y rendre maintenant puisque vous êtes prêt.
-Aujourd'hui ! Là tout de suite ? S'étonna le calice ravi.
-Oui, Harry, sourit Eléric Dalianis. C'est ce que je viens de dire.
-Mais heu !
-D'après ce que je vois, ricana le vampire en baissant son regard qui se posa sur l'intimité du jeune homme. Je crois que tu ne pourras pas attendre demain pour soulager tes envies. En sortant de cette chambre tourne à droite c'est la deuxième porte sur ta gauche.
Le calice sourit, un sourire qui lui allait jusqu'aux oreilles. Sans attendre davantage et sans rien enfiler sur son dos juste le bas de pyjama qu'il avait déjà, il se dépêcha de sortir de la pièce et courut jusqu'à la porte où deux vampires l'avaient entendu approcher juste en humant son odeur délicieuse à travers les battants en bois.
Severus et Lucius se levèrent aussitôt et allèrent le cueillir juste au moment où Harry entra en expirant fortement. Les deux hommes nus et aux yeux rouges le fixèrent attentivement et retinrent un pas en sa direction.
Le jeune sorcier portait encore les stigmates de leurs folies. La fatigue était imprimée sur ses traits, la perte de poids conséquente était également bien visible, ils auraient fallu qu'ils soient sots pour ne pas le voir. Sa peau était pâle mais à côté de ça ses yeux émeraudes étaient si brillants et son sourire si éclatant que les deux vampires se jetèrent sur lui en riant, le prenant dans leurs bras, et l'attirèrent dans leur lit bien au milieu pour que chacun puisse se serrer contre lui.
Severus semblait rayonner et Harry sentit son cœur se gonfler de joie. Aucun des deux ne lui sauta dessus pour le mordre et se gorger de sang et pour ça il leur en fut reconnaissant même si sa qualité de calice faisait qu'en son for intérieur il hurlait pour avoir ses morsures. Harry pensait « ses » morsures car elles lui appartenaient, il était leur calice et lui seul avait ce droit de les nourrir.
Là, Lucius et Severus attendaient visiblement l'autorisation. Le jeune homme pouvait sentir leur impatience et leur faim, alors il se dégagea de l'emprise des deux hommes et souleva sa tête puis se tourna vers Lucius qui, lui, jeta un regard à Severus.
-Qu'est-ce que tu attends ! Bougonna le maître des potions après le blond sans animosité en posant sa main sur celle d'Harry tout en entrelaçant leurs doigts.
Le Serpentard aux longs cheveux soyeux sortit ses canines et plongea vers la gorge offerte, ses crocs s'enfoncèrent en profondeur et les yeux de Harry et de Lucius se fermèrent sous le plaisir qu'ils ressentirent dans la morsure.
Severus ne resta pas en reste et en voyant le sexe du plus jeune se gonfler de nouveau, il lui ôta son pyjama et y pratiqua de voluptueuses caresses qui firent pousser au calice des gémissements se répercutant directement dans la virilité de ses deux amants. Le jeune homme remua ses hanches, il allait venir là, et quand le brun le suça langoureusement, il perdit pied et éjacula dans sa bouche tandis que Lucius refermait la plaie avec soin.
Le calice prit bien cinq minutes pour récupérer de l'orgasme foudroyant qu'il venait d'avoir, ses jambes en tremblaient encore et son cœur dansait la samba. Severus attendit qu'il aille mieux avant de se positionner sur lui et quand il vit le Griffondor retendre sa gorge il se baissa, lécha le cou où l'artère l'appelait désespérément et y planta ses canines pour aspirer ce sang si délectable que c'en était incroyable.
Harry geignit de nouveau, les morsures le mettaient toujours dans cet état-là, un état proche de la jouissance, ses sens étaient grandement sollicités. Tout son corps se mettait au diapason de ce sang qui quittait son corps et les crocs plantaient dans sa gorge lui procuraient de si délicieux frissons que c'en était étourdissant.
Heureusement Severus devenu plus raisonnable cessa de le ponctionner et lécha lui aussi la plaie avec grand soin, pas question de recommencer leurs bêtises et de laisser Harry épuisé et la gorge ouverte.
Les deux vampires s'allongèrent et prirent leurs aises en se collant au plus près de leur calice qui les regarda faire avec un air révolté sur le visage. Severus et Lucius virent le jeune homme qui se mit à bouder et se demandèrent ce qu'ils avaient pu faire de mal pour que leur calice fasse ainsi la tête.
C'est Lucius qui prit la parole et qui attira le Griffondor face à lui alors que Severus le regardait faire sans rien dire mais se posait des questions sur le soudain mutisme de leur calice.
-Harry ? L'interpella le blond en glissant une de ses mains coquines sur son dos en une exquise caresse. A-t-on fait quelque chose, Severus ou moi, qui t'ait déplut ?
-Non, répondit le survivant. Mais est-ce que vous avez vraiment l'intention de dormir ?
-Ben oui, essaya de le rassurer Severus en lui confirmant ce qu'ils voulaient faire Lucius et lui. On ne veut pas te fatiguer plus que nécessaire, on peut très bien se retenir tu sais !
-Ben justement, râla le jeune homme boudeur en décrochant ses yeux verts de ceux de Lucius.
-Ben justement quoi ? Souffla le blond qui devinait ce que Harry attendait d'eux. Que veux-tu nous dire ou nous demander ? Ajouta-t-il taquin. Peut-être veux-tu dormir seul !
-Non ! C'est pas ça idiot ! Je veux que vous me fassiez l'amour, hurla Harry excédé des jeux des deux hommes. Je veux que nous renforcions le lien, c'est pas dur à comprendre quand même !
-Ben non c'est pas dur, on attendait simplement que tu nous le demandes, amour, lui expliqua le maître des potions en le tournant vers lui. Nous, nous ne demandons pas mieux, mais on attendait que tu sois prêt.
-Si je vous dis que je suis prêt, hein !
-Alors il n'y a plus rien qui nous empêche de te faire voir à quel point tu nous as manqué, susurra le blond Serpentard en mettant derechef Harry sur lui et en prenant ses lèvres pour un baiser torride et savoureux qui les rendirent complètement durs alors que Severus Snape caressait le dos de son calice.
L'homme blond redécouvrit le goût d'Harry, il fouilla sa bouche sans fausse pudeur suçotant ses lèvres, aspirant sa langue, mordillant son menton et le lobe de son oreille pour revenir sur sa bouche et en savourer la texture tout en tétant ce petit bout de chair rose qui le rendait fou.
Harry souffla quand Lucius le lâcha. Il cria quand Severus, derrière lui, posa ses mains sur ses fesses, pressa contre son intimité un sexe volumineux et lubrifié, et qu'il y entra juste le gland tandis que le blond lui pinçait les tétons qui pointaient, sombres et durs, entre ses doigts experts.
-Severus, qu'est-ce que tu attends ? Rouspéta le plus jeune en commençant à bouger des hanches. Enfonce-toi, bordel !
L'homme sourit de l'impatience du calice et du langage employé. Il attrapa les hanches du Griffondor et entra en une seule poussée en grognant du plaisir qui traversa ses reins et qui se propagea dans tout son corps. Les coups se firent rapides, longs et puissants, le calice en aurait pleuré de joie de sentir enfin Severus en lui après ces semaines d'abstinences forcées.
L'homme au regard noir ramena Harry vers lui et laissa ainsi à Lucius tout loisir d'apprécier la virilité du calice qui le narguait. Le blond se pencha et l'engloutit alors que les va-et-vient de Severus se faisaient courts et rapide. Le maître des potions n'allait pas tarder à venir dans ce corps chaud et moite à souhait.
Aussitôt qu'il sentit Harry se répandre dans la gorge de Lucius en rejetant la tête en arrière, Snape éjacula entre les fesses du survivant en grondant sourdement, laissant ses crocs ressortir et son vampire exprimer son contentement de raffermir un lien qu'il savait être faible. La créature prouva ainsi le plaisir de retrouver son calice.
Mais le plaisir du jeune homme ne s'arrêta pas là, oh non ! Un Lucius au sexe plus que tendu n'en pouvait plus d'attendre. En une demande muette, alors que le Serpentard brun se rallongeait sur le côté, le blond prit sa place et après l'acceptation d'Harry, l'ancien mangemort le pénétra et soupira de bien-être.
Lucius se trouvait à sa place dans cet antre si chaud, plongeant et replongeant jusqu'à ce que la jouissance lui enflamme les reins et se libère par à-coups en faisant crier les deux hommes. Le blond sentit aussitôt ses canines sortir, lui aussi sentait le vampire heureux de raffermir un lien qu'il savait trop fragile.
Les trois amants soupirèrent de bonheur, ils se sentaient bien mieux qu'ils ne l'avaient été jusqu'à présent. Après toutes ces semaines de douleurs, enfin, ils sortaient la tête du gouffre où leurs bêtises les avaient conduits.
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Relu et corrigé par RosedeVelours.
