Auteur : Sayuri Nobara
Base : Nightmare – Merry
Pairing : Sakito (Nightmare) x Gara (Merry) ; Hitsugi (Nightmare) x Nori
Disclaimer : On prend les mêmes et on recommence !
Genre : AU / Adolescence / Amitié / Romance…
Titre : Innocent Teens
Chapitre 10 : Beginning of story, over hate
Ses yeux glissaient du bol posé sur la table au petit sourire naturel accroché aux lèvres de Nori, assise devant lui, qui fixait la surface de son thé d'un air un peu rêveur. Ils n'avaient pas vraiment parlé depuis qu'ils s'étaient assis, et Hitsugi, bien qu'ayant tenté de faire le premier pas, ne se sentait vraiment pas à l'aise. Le tambourinement dans sa poitrine passé, il n'avait pas pu mettre de côté sa timidité amoureuse pour débuter une conversation intéressante.
- A... Ano...
Nori releva aussitôt la tête vers lui, et il fut tenté de baisser de nouveau la sienne. Mais il serra les poings sur son pantalon et continua courageusement sur sa lancée.
- Tu... Tu fais quoi en musique ?
Hitsugi regrettait d'avoir du ôter ses piercings les moins engageants. Pouvoir les triturer alors qu'il était si peu sûr de lui l'aurait sûrement apaisé quelque peu.
- Et bien en ce moment je joue l'Isle Joyeuse de Debussy. Si l'envie t'en prend, tu pourrais venir chez moi un jour et je te... je te montrerai. Le professeur dit que je ne me débrouille pas trop mal. Il faut quand même que j'en joue tous les jours pour me perfectionner.
Elle lui sourit amicalement mais le jeune garçon n'avait qu'un sentiment présent : il se sentait vraiment très con. C'est quoi Débushi ? Non, je peux pas lui demander... Elle va me prendre pour un idiot... Qu'est-ce que je dois répondre ?!
- Oh... O-oui, j'aime beaucoup aussi ce... ce...
- Ce compositeur ? C'est vrai ? Je ne savais pas que tu aimais le piano ! Tu es un garçon rempli de surprises...
Je sais pas comment je dois le prendre... Néanmoins, il rougit violemment et eut un petit rire gêné qu'elle reprit pour le mettre à l'aise.
- Tu aimes beaucoup la musique classique ?
- Et bien à vrai dire...
- Qui préfères-tu ? Mozart ou Beethoven ? Je dois avouer que j'ai une légère préférence pour Bach... Et Rachmaninov, tu connais ?
- Eto...
- Un compositeur que j'apprécie aussi beaucoup !
Elle s'en rendrait bien compte au bout d'un moment s'il continuait à lui mentir pour se rapprocher d'elle. Mieux valait ne pas s'engager dans cette voie là. Après tout, si elle devait l'aimer, ce n'était pas en temps qu'artifice mais comme l'homme qu'il était réellement. Si on pouvait déjà le qualifier d'homme.
- En vérité... Ce n'est pas vraiment mon truc... Disons que... Je préfère les sons beaucoup plus... agressifs...
Nori haussa les sourcils, un peu surprise qu'il lui dise les choses de cette manière. Tous les garçons qui cherchaient à la draguer étaient pareils. Curieusement, ils avaient tous les mêmes centres d'intérêts qu'elle ! Le piano, le volley, Ai Otsuka, certains étaient même allés jusqu'à affirmer adorer aller dans les salons de manucure ! Heureusement pour eux, le ridicule ne tuait pas.
- Agressifs ?...
Hitsugi respira un grand coup avant de se lancer.
- La guitare électrique... C'est un instrument qui me fait vibrer... C'est sûrement comme... Comme toi et ton piano... J'ai pas envie de te mentir... Je ne m'y connais pas du tout en musique classique. Je dois sûrement avoir l'air stupide, ne ?... Mais je voulais juste que tu saches que... que ma passion première c'est une planche à corde d'où on peut tirer tout un rêve...
Soufflée, Nori le regarde longuement avec des yeux ronds avant de se décider à parler.
- Toi, tu... tu aimes le Visual Kei, ne ?
- C'est vrai...
- Donc tu n'idolâtres ni Mozart ni Bach...
- Non. Dans mon cas, ce serait plutôt hide.
- Je vois... Le type aux cheveux roses ?
Hitsugi tiqua sur la description mais hocha la tête.
- C'est ça...
- Tes piercings... Je vois que tu les as changés.
Il se sentit un moment dérouté, ne sachant plus trop comment agir. Allait-elle lui demander d'en rester là ? Il n'avait fait que lui énoncer ses propres goûts musicaux...
- Je ne savais pas si tu trouverais ça trop... vulgaire ou...
- Pourtant tu les portes bien au lycée...
- C'est différent. Au lycée, je n'ai pas besoin de paraître comme les autres. Là, c'est différent... Enfin... Je ne veux pas dire qu'il faut que je fasse comme les autres types, mais disons que je ne voulais pas... te faire peur. C'est bête, je sais...
Nori fixa un instant les petits bouts de métal qui brillaient sur sa lèvre inférieure avant de se remettre à sourire.
- T'es honnête...
- Je t'ai quand même menti au début...
- Mais tu t'es rattrapé... Peu ont eu le cran de s'afficher tel qu'ils sont vraiment... Et puis... Toi t'es différent des autres... Tu es ce que tu veux... J'apprécie le fait que tu es changé de piercings tu sais... Enfin c'est pas vraiment qu'ils me gênent, mais c'est l'attention qui me touche. Sans nier ce que tu es, tu as cherché à me plaire...
Elle se mit à rougir à son tour et à imiter les mimiques timides d'Hitsugi sans s'en rendre compte.
- Nori... Il faut que... que je t'avoue quelque...
- Non ! Pas ici...
D'un geste, elle se leva en déposant quelques yens sur la table pour régler la note et attrapa la main du jeune garçon pour l'entraîner à sa suite. Surpris, il sentit ses doigts fins se glisser contre sa paume, et la chaleur de sa peau fut la seule chose à laquelle il pu penser sur le fait.
- Où est-ce qu'on... qu'on va ?
- Nulle part particulièrement...
Sur ces vagues informations, Nori continua de marcher d'un pas décidé mais pas vraiment brutal. Elle ne traînait pas, mais n'allait pas non plus trop vite, comme si la perspective de se rendre à l'endroit où elle comptait les arrêter lui faisait un peu peur.
- Nori... ça n'a pas de sens...
- Hein ?
Hitsugi cessa de la suivre mais la retint pour ne pas cesser ce contact qui avait presque quelque chose d'intime pour lui.
- C'est quelque chose qui aura toujours autant de valeur, où que je te le dise... Tu veux bien me regarder ?
La jeune fille esquissa une volte-face hésitante, ne sachant pas trop comment se tenir et où regarder vraiment. Elle opta finalement pour poser ses yeux sur le col défait de son camarade de classe, ouvert sur une médaille à son nom.
- Nori, je...
Il n'aimait pas vraiment entendre ces trois petits mots sortir de sa bouche... Non qu'il ait peur de le regretter par la suite, mais plutôt qu'il avait l'impression de devenir tout à coup sans défense aux yeux des autres, et surtout de lui-même.
- Je...
Bon t'accouches ! s'ordonna-t-il mentalement. Il n'avait pas fait tout ce chemin pour échouer lamentablement si près du but ! Juste un tout petit aveu de rien du tout à faire... Juste quelques mots et puis... Il sentait bien dans le comportement de la jeune fille qu'il y avait quelque chose ressemblant à une attirance mutuelle. Il n'était pas stupide au point de nier la vérité... De douter peut-être, mais pas se buter reconnaître l'inverse de l'évidence même ! Il ne pouvait pas se tromper comme ça... Elle aussi rougissait, elle aussi bafouillait, elle aussi était intimidée ! Nom de d... Hitsugi ! Bouge-toi ou elle va te filer entre les doigts !
- Je t'aime !
Merde, je suis con, pas la peine de le gueuler, elle est à quelques centimètres en face de moi... Comment se prendre la honte... Mais loin de s'attendre à une réaction aussi vive de la part de Nori, il ouvrit des yeux grands de surprise lorsque ses lèvres rencontrèrent la surface douce et tendre de leurs homologues. Elle s'était penchée vers lui sans prévenir, l'embrassant comme en remerciement de cette marque de courage, mais aussi quelque part parce qu'elle en avait envie. Se détachant à contrecoeur, celle-ci s'écarta légèrement pour reprendre la parole.
- Je suis d'accord.
Un peu perdu, Hitsugi battit des paupières et chercha un moment s'il lui avait posé une question un peu avant à laquelle elle venait juste de répondre.
- Euh... D'accord pour... pour quoi ?
Elle le fixa d'un air un peu perplexe, se sentant soudainement moins sûre d'elle.
- Hm... Qu'on sorte ensemble... C'est pas ce que tu veux ?
- S... Si ! Mais j'm'attendais pas à ce que... Enfin...
Il se tut et regarda le bout de ses chaussures avant d'oser relever la tête. Il croisa son regard et inexplicablement, ils se mirent à se sourire, puis à rire simultanément, comme si leur timidité en soit était hilarante.
- J'ai l'air bête hein ?...
- Moi aussi faut dire...
- D'accord, on a l'air bêtes alors !
- Ouais, voilà !
D'un geste plus sûr, il lui attrapa la main pour la serrer dans la sienne, glissant ses doigts entre les siens pour les entremêler. Instinctivement, Nori se rapprocha de lui, son épaule touchant la sienne.
- Et pour le piano...
- Hm ?
- Tu veux toujours m'entendre jouer ?
- Bien sûr !
- Alors... On peut y aller maintenant si tu veux...
Penchant son visage vers le sien, Hitsugi esquissa un sourire ravi et hocha la tête.
- Allons-y !
OoO
- Touche-la encore et c'est moi qui te crève ! prononça Ni-Ya d'une voix laborieuse.
Sa poitrine se soulevait douloureusement, les coups qu'il avait reçus le matin même l'ayant brutalisés un peu trop pour qu'il se sente à peu près d'attaque. Même en prononçant ces mots, il savait qu'il n'aurait pas la force de le faire. Non qu'il ne le veuille pas, mais plutôt que Tero était en pleine forme et plus âgé que lui, en une raclée il le mettrait KO. Il tenait à peine debout ! S'il avait réussi à retenir le poignet de son frère, c'était parce qu'il avait concentré toute sa volonté à arrêter le coup.
Tero le dévisagea longuement, sans qu'ils ne sortent de leur position, et pendant que la mère râlait au sol, il le détailla de la tête aux pieds.
- Ni-Ya... Tu...
- Quoi ? Qu'est-ce qui y a ? Qu'est-ce que tu viens foutre ici, hein ?! Qu'est-ce qui te permet de rentrer dans un appartement qui ne t'appartient plus et de venir battre ta propre mère ?!
- Attends, tu sais pas pour...
- Non, t'as raison ! Je sais pas ! Et je crois pas que la raison soit assez bonne pour excuser ton action !
- Oh si, elle l'est.
L'air très sérieux et sombre du roux décontenança un moment le plus jeune. Depuis qu'il l'avait revu, qu'il avait eu le temps de s'interroger sur la personnalité de son frère, il n'avait qu'une envie, celle de lui demander pourquoi il était parti, et pourquoi il avait agi toujours aussi violemment avec les autres.
- Ni-Ya, je t'en supplie, tu dois m'écouter ! Je sais que tu me détestes, que je te répugne, pense ce que tu veux de moi ! Mais laisse-moi t'aider... Tu ne peux pas rester ici, dans un tel état ! Tu vois pas qu'elle est en train de te tuer ?!
De la compassion ? Il lui semblait lire cet incroyable sentiment dans les yeux noirs de son aîné, et soufflé par cette découverte, il relâcha la pression sur le poignet. Tero en profita pour se relever calmement sans esquisser un regard en arrière. Prenant Ni-Ya par les épaules, il le fit doucement reculer et le soutint pour l'amener jusqu'à une chaise du salon.
- Il faut... Il faut que tu m'écoutes...
- Qu'est-ce que tu as à me dire ? Des mensonges ?
- Non, mais non ! Tu crois que je me serai déplacé exprès pour toi si je n'avais rien à foutre de ta condition ?!
Il avait haussé le ton, soudainement, exaspéré par l'entêtement du blond. Celui-ci n'ajouta rien, trop perturbé par l'attention soudaine que lui conférait Tero.
- Bien...
L'aîné passa une main nerveuse dans ses cheveux roux et se mordilla l'intérieur de la joue en concentrant son regard sur les genoux de son propre pantalon. Il ne prêtait plus du tout attention aux jérémiades provenant du couloir, où leur mère se remettait difficilement.
- Je sais pas vraiment pas où commencer...
- Pourquoi t'es parti ?
Tero releva la tête et déglutit avant de réfléchir un instant à la manière dont il allait s'exprimer.
- Parce que je voulais les fuir.
- Qui ça ?
- Nos... parents.
Il grimaça en crachant le mot comme si l'idée qu'ils puissent être à l'origine de sa vie le répugnait plus que tout.
- Pourquoi ?...
Prenant soudainement conscience que tout avait un rapport avec eux, Ni-Ya comprit soudainement que Tero avait du subir un grave traumatisme et qu'il avait tenté de se sauver en fuyant la famille.
- Tero, qu'est-ce qu'ils t'ont faits ?!
La question avait presque quelque chose de désespérément inquiet, comme s'il avait enfin compris que quelque chose de grave s'était passé dans son dos sans qu'il ne se doute de quoi que ce soit.
- Ils...
Le roux jeta un coup d'oeil vers le couloir et se déplaça à temps avant que la femme ne le percute.
- Tais-toi ! Tais-toi ! cria-t-elle d'une voix cassée, rendue rauque par l'alcool.
- Comment ça me taire ? Tu veux que je le laisse encore dans l'ignorance de vos exactions ignobles ?
Il l'attrapa vivement par les cheveux, son poing serré déjà prêt à la frapper de nouveau, mais lorsqu'il croisa le regard de son cadet, il se fit violence pour ne pas recommencer.
- Dis-lui.
- Noon !
- Dis-lui, j'ai dit !
Elle fondit lamentablement en larmes et pour la première fois, Ni-Ya détourna les yeux en combattant l'élan d'amour qui lui tordait les tripes. Il savait qu'il ne devait plus lui témoigner d'affection, même s'il ne savait pas encore pourquoi.
- Arrête de te lamenter ! Tout ce qui arrive aujourd'hui est ta faute ! Si tu avais réagi, on n'en serait pas là maintenant !
Il prit sa mâchoire de l'autre main pour tourner son visage vers le sien, dégoûté de devoir toucher cette peau molle et repoussante.
- T'entends ? Ouvre là pour une fois pour dire quelque chose d'intelligent ! Dis-lui ! Dis-lui ce qu'il m'a fait subir !
- Il ? Qui ça il ? demanda Ni-Ya sur un ton innocent.
- Il... Celui-ci qui était sensé être notre père... Hein, dis-lui ce qu'il m'a fait subir !
D'un geste, il retourna le visage émacié vers son frère. Elle n'osait pas lever les yeux vers celui qu'elle battait tous les jours. Elle continuait de sangloter lamentablement, reniflant comme la femme âgée qu'elle semblait être devenue en peu de temps, mais refusait de dire un mot.
- Ma patience a des limites... Tu vas parler, espèce d'ingrate ?!
Il lui envoya un coup dans le tibia, et elle poussa un cri de douleur en cherchant un peu d'appui dans le regard du plus jeune. Mais celui-ci ne voulait pas la regarder l'implorer alors qu'elle n'était jamais venue à son secours à lui. Pire même, c'était elle qui l'avait volontairement enfoncé.
- Allez, répète après moi... Il m'a... Il m'a...
- Il... Il t'a v...
- Oui c'est ça, allez, dis le mot !
Elle émit un gargouillis répugnant de gorge alors que les larmes roulaient sur ses joues creuses.
- Vi... Vio...
- Violé ?! s'écria Ni-Ya en se retournant vers eux deux.
- Oh non, il a fait bien plus que ça, pas vrai... Maman !
A l'entente de ce nom, elle tourna des yeux implorants vers son fils aîné.
- S'il te plaît...
- Oh que non ! Tu m'as aidé moi quand je t'ai suppliée de le faire arrêter ? Bien sûr que non, tu l'as laissé continuer... Et il abusé de moi... Quand il en avait envie... Et ça a duré si longtemps que j'ai perdu le fil du compte...
Serrant les dents, Tero détourna sommairement les yeux pour reprendre un peu contenance. Le cadet s'avança vers lui et soudainement se jeta contre lui pour pleurer contre son torse. Surpris, le roux en lâcha sa mère, qui s'écroula une énième fois à terre sans qu'il n'y fit attention et referma ses bras autour de son frère pour se laisser lui aussi un peu aller.
- Pardon... Pardon, Tero... J'ai rien vu... J'ai rien vu... J'ai rien fait... J'aurai pu... Je t'ai détesté parce que t'étais parti... J'avais rien compris... J'suis trop bête... Pardon...
L'aîné ne répondit rien, gardant son visage enfouit dans son cou, resserrant simplement son étreinte. Comme Sakito le lui avait dit, la solution de l'aveu douloureux était la seule envisageable. Et bien que devoir en parler lui avait rappelé certaines scènes qu'il s'était efforcé d'oublier, grâce à ça, il avait convaincu Ni-Ya de ne pas rester ici...
- S'il te plaît, viens avec moi...
Première fois depuis très longtemps qu'il employait cette formule de politesse. Dans son métier, et même dans la vie qu'il avait menée jusque là, il avait toujours ordonné, jamais demandé l'avis de qui que ce soit. Mais étrangement, il ne voulait pas jouer le même jeu avec son petit frère... Il ne voulait pas nier sa volonté comme les gens de sa soi-disant famille l'avaient fait avec lui. Et même si c'était pour son bien, il ne voulait pas lui imposer sa volonté... Mais il s'efforcerait de le sortir de là.
Ni-Ya s'écarta un peu de lui, puis tourna la tête vers le corps à ses pieds. Il avait tellement eu peur d'elle lorsqu'elle le battait... Mais depuis que Tero était arrivé, il la voyait enfin comme ce qu'elle était, une alcoolique qui s'accrochait à un passé où son mari était encore là, une vieille femme sans volonté qui ne trouvait de consolation que dans la bouteille et la violence. S'il la quittait, elle ne lui ferait plus de mal, et il aurait une chance de retrouver le goût pour la vie.
- Si... Si je la laisse... Qu'est-ce qui lui arrivera ?...
- Elle devra se débrouiller toute seule pour trouver son alcool, et comme elle n'y arrivera pas elle finira par se jeter du balcon...
- Quoi ?!
- Ni-Ya... Qu'est-ce que sa vie peut t'importer maintenant ?
- Mais je suis pas un criminel !
- Elle par contre si !
- Mais... C'est pas à moi de faire la loi...
- Qui t'as dit que tu la ferais ? T'es pas responsable de ses actes. Elle en revanche, c'est une adulte. Elle devrait être capable de différencier le bien et le mal à son âge ! C'est sa faute, tu ne fais que reprendre ta vie en main. Un nouveau départ, comme je m'en suis fait un.
- Mais... Oui... Vu sous cet angle...
Il regarda vers la porte et s'imagina en train de la franchir sans jamais y revenir. La liberté, la vie, une sorte de renaissance... Il prit alors la main de son frère dans la sienne et, sans regarder une dernière fois sa mère, hocha la tête en signe d'acceptation.
- Je te prendrai en charge et tu retrouveras une vie normale... Avec ta vraie famille.
- Ma vraie famille ?
Tero hocha la tête et esquissa un sourire bienveillant.
- Oui... Il me semble qu'il y a dehors deux jeunes garçons qui feraient n'importe quoi pour toi. Et pour qui tu comptes énormément.
- Saki et Hitsugi...
- Hai. Et... moi, si tu le veux bien...
- Merci, Tero ! Merci... 'Nii-chan...
L'aîné l'entraîna alors vers la porte d'entrée, lui évitant les bouts de verre pour ne pas qu'il blesse ses pieds nus, et attendit qu'il se chausse pour faire enfin le dernier pas vers l'extérieur.
- Ne regrette rien.
- Hai...
La main dans la main, les deux frères sortirent de l'appartement sans écouter les cris hystériques poussés dans leurs dos.
OoOoO
Note de fin : Punaise, sans déconner... J'ai encore faillit oublier...
A SUIVRE...
