Titre : La Lune, le Soleil et l'enfant
Disclaimer : Les personnages appartiennent à Rick Riordan
Personnages : Apollon, Artémis, les Chasseresses
Rating : K+
Thalia était de garde, attentive à chaque bruit de la forêt, à chaque mouvement dans la nuit. Elle aurait aimé laisser sa place à quelqu'un d'autre pour prendre un peu de repos mais, en tant que responsable des Chasseresses, elle se devait de montrer l'exemple en restant éveillée, peu importait son niveau de fatigue. Elle regrettait qu'Artémis ne soit pas là, d'une part pour lui donner des conseils sur la manière de mieux protéger ses suivantes, et d'autre part pour qu'elle soit moins seule. La saison était fraîche et elle sentait le vent souffler dans ses cheveux, lui tirant des frissons causés par le froid. Elle préférait l'été quand le soleil était bien haut dans le ciel et quand il réchauffait les gens par ses doux rayons. Mais, pour rien au monde, elle ne l'aurait avoué à Apollon. Le Dieu de la Musique faisait souvent des paris avec sa sœur, se demandant si les mortels et les sang-mêlés préféraient la nuit et la lune ou le jour et le soleil. Les réponses étaient variées mais les Chasseresses gardaient du respect pour leur maîtresse, décidant souvent de mentir au Dieu des Arts. Thalia se fichait bien de savoir si le frère d'Artémis leur en voulait ou non, s'étant habituée à ses poèmes sans sens et à ses blagues idiotes.
- Nous ne pouvons pas l'abandonner dans le froid ! s'exclama une voix masculine. Imagine que notre mère eut fait la même chose, nous ne serions même pas là !
- Apollon, réfléchis deux petites minutes ! Je ne vais pas m'en occuper et mes Chasseresses non plus. Quant à toi, étant donné que tu vis la plupart du temps sur l'Olympe, tu ne vas pas l'emmener là-bas !
La sang-mêlé tourna son regard vers l'endroit d'où provenaient les voix des deux Dieux. Elle les vit sortir de l'ombre, Apollon tenant un nourrisson dans ses bras. Le nouveau-né pleurait à s'en déchirer les cordes vocales, ce qui réveilla le reste des Chasseresses. Elles rejoignirent toutes Thalia et observèrent avec surprise l'enfant. Celui-ci s'était calmé quand le Dieu avait commencé à fredonner une berceuse, émerveillé par le son musical.
- Il est mignon, souffla une Chasseresse en regardant le bébé. Qui peut être assez cruel pour abandonner un nourrisson ?
- Sûrement une mère qui ne voulait pas s'encombrer d'un enfant, rétorqua la Déesse d'une voix coupante.
Malgré cela, Apollon vit dans les yeux de sa jumelle une expression attendrie. Elle finit par accepter que ses suivantes se chargent de la garde du nouveau-né, tirant un sourire à son jumeau. Il aperçut une lueur troublée dans les yeux de sa sœur, comme si elle prenait conscience de quelque chose. Quand allait-elle enfin se rendre compte qui lui manquait l'essentiel dans sa vie ? Un essentiel important : l'amour d'un compagnon et d'un enfant …
