C'est avec plaisir que je reviens après tant d'absence. Ce chapitre a été très long à traduire et je m'en excuse, la motivation part souvent aussi soudainement qu'elle arrive. Toutes vos reviews m'ont fait immensément plaisir. Je suis ravie de voir que vous êtes pour la plupart d'accord avec moi, le chapitre 9 était une tuerie, et le meilleur de tous ! Malheureusement la suite n'est pas aussi drôle, du moins à mon avis, mais elle vous plaira quand même j'espère.

Disclaimer : Le monde d'Harry Potter appartient à JK Rowling, la fic et cet humour incroyable appartiennent à Procrastinator-starting2moro, le livre 'James et la Grosse Pêche' appartient à Roald Dahl, seule la traduction est mienne.

Avant de vous souhaiter une bonne lecture, je vous souhaite de bonnes vacances, un bon Noël, un bon nouvel an, mes meilleurs voeux pour l'année prochaine, et puis une bonne fin du monde :P.

Bonne lecture !


James et James et la Grosse Pêche

Lily

Je savais que je n'aurais pas dû me lever aujourd'hui. Je le savais. Je le savais, je le savais, je le savais.

« Miss Evans ! »

C'est bizarre. Quand je me suis précipitée hors de la Grande Salle j'aurais cru que James m'aurait suivi comme un petit chien, mais il semblerait que le professeur McGonagall a décidé de me pourchasser à la place (bouh McGonagall). Je ferais mieux de l'informer que James Potter m'a récemment embrassé pour qu'elle puisse prendre ses distances, et la conseiller de ne pas me suivre avec tant d'acharnement ou Dumbledore se fera des idées et je ne veux pas qu'on croit que je suis dans la compétition pour gagner l'affection d'un certain professeur de Métamorphose.

« Miss Evans »

Je pivote pour faire face à McGonagall. Pense à faire ton Visage Intéressé, Lily. Absorbé. Fasciné.

« Vous avez besoin d'aller aux toilettes ? »

Pas encore... J'ai utilisé mon visage 'J'ai-besoin-de-faire-pipi'. Ma faute.

« Vous vouliez quelque chose, professeur ? » je fais avancer la conversation. Elle a soudain un air désapprobateur.

« Ce que je veux, Miss Evans, c'est que vous rendiez ce bocal de chocolat »

Oh oh. Je préfère le professeur sous sa forme de chat.

J'ai cru que j'allais pouvoir m'en tirer sans problèmes avec mon chocolat. Tout à l'heure, ça ne m'aidait pas vraiment finalement de lancer des croissants sur la tête de Sirius Black alors j'ai voulu aller en Sortilèges (j'essayais de les jeter sur James, mais vous connaissez les conflits qui existent entre mes yeux et ma main - sans oublier que j'ai attrapé une sorte de peste bubonique comme la fièvre espagnole, renommée la fièvre Potter, parce qu'embrasser James Potter a ruiné ma santé, enfin pas vraiment physiquement parce que mon rhume est parti mais mentalement j'ai pété un câble. J'ai pété un câble et j'ai les fils qui se touchent).

J'imaginais, pour pas mal de raisons tirées par les cheveux, que je pouvais voler du chocolat (mélangé à une quantité impressionnante de sucre) et que je pourrais l'inhaler de temps en temps pour me garder en vie, parce que mon taux de survie en sachant que j'ai embrassé James Potter avoisine le zéro. Mais, hélas, McGonagall m'a démasquée. Peut-être à cause du chocolat tout autour de ma bouche. Je ressemble à un de ces clowns étranges, sauf que mon rouge à lèvres est marron, comme si ma bouche avait été plongé dans de répugnantes toilettes desquelles on n'aurait pas tiré la chasse d'eau.

Je suppose qu'il est mieux de jouer la carte 'non coupable' comme d'habitude.

« Quel bocal de chocolat, professeur ? »

« Cette bosse que vous portez sous votre chemise » McGonagall descend ses lunettes sur son nez en me scrutant.

FAIS LUI CROIRE QUE TU AS PRIS DU POIDS.

... Aucune idée d'où est venue cette voix (mon subconscient, peut-être ?), mais je vais faire ce qu'elle dit.

« C'est mon estomac, professeur »

Ce mensonge a un bon et un mauvais côté. Elle va maintenant penser que je suis enceinte... ou... elle va penser que je suis enceinte - j'ai fait une terrible erreur, il n'y a pas de bon côté. À partir de ce jour, on va m'appeler 'La Préfète-En-Cloque'. 'Lily Evans l'Engrossée'. 'Lily-avec-un-polichinelle-dans-le-tiroir'. 'Evans et son chiard'...

« Je m'excuse » McGonagall a l'air un peu troublé. Elle a intérêt à l'être pour m'avoir rappelé que je suis grosse parce que je porte le bébé de James - oh Merlin, maintenant mon esprit déséquilibré s'est lui-même convaincu que je porte l'enfant de James !

McGonagall me dit « Vous feriez mieux de vous presser d'aller en cours... Tout compte fait, ne courrez pas, prenez votre temps » En serrant une dernière fois mon épaule, elle me laisse dans le couloir, bouche bée et tenant mon bébé en chocolat contre mon abdomen.

Je savais que je n'aurais pas dû me lever aujourd'hui. Je le savais. Je le savais, je le savais, je le savais.

« Hey Lily ! »

Argh. Pourquoi on ne peut pas juste me laisser tranquille avec ma réserve de chocolat ? Les Maraudeurs ont décidé de me gracier de leur présence étant donné qu'ils m'ont malheureusement rattrapée dans le couloir. J'évite en particulier le regard de James, mais les quatre garçons ont l'air de regarder avec insistance mon... estomac.

« Coucou » commence un James tout joyeux, jusqu'à ce que ses yeux se baissent sur mon bidon tout rond.

« Est-ce que c'est bien toi, Préfète-En-Cloque ? » dit Sirius d'une voix incertaine. Remus se frappe le front.

« Je ne suis pas enceinte, espèce d'imbécile ! C'est un bocal de chocolat » je réponds, sans révéler le bocal au cas où l'un de ces voleurs potentiels décident de me le voler.

« Oh évidemment » dit Peter, pas convaincu. « Et la mère de Sirius est une femme charmante qui fait des gâteaux »

James se met délibérément sur mon chemin. « Tu veux que je t'accompagne jusqu'en Sortilèges ? »

« Si par 'Sortilèges' tu parle d'une immense falaise donnant sur un gigantesque vide, alors dans ce cas oui, James, rien ne me ferait plus plaisir »

Merlin, que je suis douée.

« Si vous n'avez rien d'autre à dire, mon bébé chocolaté et moi vous quittons. Et ne t'avise pas de me suivre » je préviens James avec un doigt menaçant.

« Mais je suis obligé de te suivre... C'est le seul chemin pour aller en Sortilèges »

« Alors t'as intérêt à marcher à au moins dix pas derrière moi. Et pas de minuscules pas, je parle d'enjambées genre je-désarticule-mes-jambes-pour-éviter-les-immenses-dépots-d'excrément-de-cheval-qui-ont-giclé-sur-le-pavé »

Ajoutez un petit mouvement de mèche personnalisé, un regard de folle furieuse et je repars pour les Sortilèges. Il apparaît que Sirius est en train de se marrer derrière moi, mais il est toujours en train de rire pour rien. Son dernier éclat de rire en public a eu lieu alors qu'il regardait son lacet de chaussure (1).

Dès que j'entre dans la salle de cours, je repère une place vide à côté de Carly, bien qu'on dirait qu'elle veut garder la place libre. Comment je le sais ?

Elle se cache de moi sous sa chaise.

La subtilité n'a jamais été son point fort.

« Carly » je la salue sans beaucoup de chaleur, assise sur sa chaise et l'empêchant d'en sortir.

« Lily, je suis coincée »

« Elle craint ta vie, hein ? »

« Lily, s'il te plaît laisse moi sortir »

Je libère la chaise de mon postérieur et elle réussit à démêler son corps pour sortir. Assise sur la chaise à côté de moi, elle décide de ne pas fixer avec curiosité mon ventre enflé qui porte toujours mon bébé chocolaté, mais mon... front.

« J'ai embrassé James Potter » murmure-t-elle, son souffle balayant curieusement le haut de mon visage.

« Non, c'est moi qui ai embrassé James Potter, tu te souviens ? » je réponds

« Oh, je sais » Elle continue de regarder mon front.

Je cligne des yeux. Peut-être que la fièvre Potter a commencé et ma tête a gonflé jusqu'à prendre une taille surnaturelle. Avant que je puisse me regarder dans un miroir de poche, Flitwick s'avance devant nous dans la classe. Les Maraudeurs parviennent à s'asseoir au fond à la seconde où les portes se ferment. Flitwick inspire profondément. Ce qu'il s'apprête à dire sera une introduction à la leçon au contenu profond et appelant à la réflexion, mais alors qu'il observe la classe, ses yeux se posent sur les miens et j'ai visiblement fait quelque chose de mal puisqu'il fronce les sourcils sans me quitter de son regard.

Cache le bébé en chocolat, Lily.

« Miss Evans » Ses yeux se plissent dangereusement « Laver votre visage immédiatement »

... Je ne sais pas trop ce que je dois répondre. Qu'est-ce que je dois laver exactement sur mon visage ? Du maquillage ? Je n'en ai presque pas mis aujourd'hui...

« Professeur » je commence.

« Vous êtes Préfète-En-Chef. Ne m'obligez pas à me répéter » me prévient-il.

On dirait qu'un petit voyage aux toilettes s'impose.

Tout en sentant le regard de la classe entière sur moi, je fais racler ma chaise sur le sol et sort de la classe accompagnée par des... gloussements ? Qui me visent ? Mes oreilles parfaitement formées ont intérêt à me jouer un tour ou j'enlève un million de point à tout le monde !

Lorsque j'arrive dans les toilettes de Mimi Geignarde, qui sont malheureusement les toilettes les plus proches que mes jambes paresseuses peuvent rejoindre, je m'avance vers un évier et...

Oh, bordel non.

Pas de crise, Lily.

« AAAAAAAAAAAAAAARGH ! »

« Mimi ! » je hurle. « Arrête de crier ! »

« AAAAAAAAAAAAAAARGH ! »

« Pour l'amour de Merlin, Mimi, LA FERME ! »

« C'était toi qui criais cette fois »

« Désolée »

Les mots 'J'AI EMBRASSE JAMES POTTER' sont inscrits sur mon front en lettres claires et noires.

« SIRIUS BLACK ! »

Jame

Vous voyez, j'aurais volontiers dit à Lily que Sirius, cet homme rusé, lui avait secrétement jeté un sort pour marquer 'J'AI EMBRASSE JAMES POTTER' sur son front lors de notre petite conversation sur le chemin de la classe de Sortilèges, mais elle a fait son mémorable mouvement de cheveux, et son regard de folle furieuse, puis elle est partie devant nous et son fessier joliment arrondi s'est tortillé au rythme de ses pas et aucun homme ne peut résister au tortillement d'un fessier de femme. Vous voyez, tout est dans la Théorie du Tortillement de Fessier-

« Par le caleçon de Merlin James, je ne veux pas entendre ta théorie sur le Tremblement de la Fesse- »

« Ça s'appelle la Théorie du Tortillement de Fessier » je corrige Remus.

« Je m'en fiche. J'essaye de prendre des notes sur le cours et tout ce que j'entends c'est le mot 'fesse' que tu marmonnes, ce qui est du coup est la seule chose que j'ai écrite sur mon parchemin puisqu'on dirait que tu as gravé le mot 'fesse' dans mon cerveau- »

« En fait, je marmonnais le mot fessier »

Remus me lance un regard exaspéré. J'ai touché une des cordes sensibles de Lunard.

« Est-ce que l'un de vous trois a un peu de laine sur vous ? » je demande promptement.

Je reçois des regards vides de Remus, Sirius et Peter.

« Quelqu'un ? N'importe qui ? Un peu de laine ? Quelqu'un ? Un peu de laine ? »

« NON » les garçons répondent en chœur, recevant d'étranges coups d'œil du reste de la classe.

« En fait » un sourire machiavélique se forme sur le visage de Sirius « Je connais quelqu'un qui pourrait avoir de la laine... »

« C'est vrai ? » dis-je avec excitation.

« Ouais, elle s'appelle Mary »

Mon enthousiasme fane un peu. « C'est vrai ? »

« Ouais, cherche-la, elle doit être avec son petit agneau »

Connard.

« James » commence gentiment Remus « Tu te rends compte de ce qu'il se passe, n'est-ce pas ? »

« Tu vas devoir le dire à haute voix pour moi, Lunard »

Remus entrelace ses doigts et soupire. « Tu ne vas vraiment pas aimer ce que je vais dire mais... Tu as remplacé ton obsession pour le Quidditch par le tricot. Je suis désolé » Il lâche la mauvaise nouvelle comme si un parent aimé était mort, tapotant mon épaule avec compassion.

Je renifle « Je n'ai pas remplacé mon amour pour le Quidditch par le tri- c'est bien le grattement d'aiguilles à tricoter que je viens d'entendre ? »

« Non, c'était moi qui me grattais le talon contre le pied de ma chaise » dit Peter.

« Oh » Je baisse les yeux pour regarder mes pieds. Peut-être que Remus a raison... quoique ; si Remus Lupin était un accro du tricot, qu'est-ce qu'il dirait dans ce cas ?

... Oh Merlin, qu'est-ce qu'il m'arrive ?

« Potter » Le professeur obtient mon attention en claquant des doigts devant moi. « La Préfète-En-Chef semble s'attarder aux toilettes. Allez la chercher, s'il vous plaît »

Toi va la chercher, espèce de flemmard de prof.

« Oui, monsieur »

Je suis une vraie mauviette.

Lily

Oh non. Oh non, oh non, oh non.

Ça ne part pas.

Mais il faut que ça parte.

« Plus tu frottes les lettres, plus leur relief devient- »

« LA FERME, MIMI ! »

C'est peut-être la chose la plus humiliante qui me soit jamais arrivée. Il faut que je félicite Sirius pour celle-là, après que j'ai, vous voyez, arraché sa petite tête, que je l'ai trempée dans mon bocal de chocolat et mangée avec quelques biscuits.

Mon front est d'un rouge douloureux puisque je l'ai durement frotté et les lettres 'J'AI EMBRASSE JAMES POTTER' semblent être plus en relief qu'avant, comme Mimi l'a poliment fait remarquer.

« Est-ce que tu serais complètement contre l'idée d'échanger ta place avec moi pour une journée, Mimi ? Tu as toujours été ma préférée parmi tous les fantômes » dis-je rapidement, puisqu'on peut tout obtenir par la flatterie. « Je peux devenir un fantôme qui hante comme toi. Je peux faire les bruits d'un fantôme. Regarde » Je prends mon inspiration. « WAAAAAAAAAH ! Comment c'était ? »

« C'est pas vraiment un 'waaaah' » Mimi jette un coup d'oeil depuis l'un des cabinets vides. « C'est plus un 'aaaaaaaaaaaaaaaaugh', si tu vois ce que je veux dire »

« D'accord » j'acquiesce. « Aaaaaaaaaargh » j'essaye de nouveau.

« Non, aaaaaaaaaugh »

Je tousse pour éclaircir ma gorge. « Aaaaaaaaaaaaugh »

« C'est mieux »

« Pourquoi est-ce que vous gémissez comme pendant un rapport sexuel ? » demande derrière moi la voix du Sexy Diable. Je me retourne et-

« Oh Merlin, pourquoi est-ce que ton front a la même couleur que ceux des gants rouges de boxe moldue ? »

Merci beaucoup, James. Tu sais vraiment comment complimenter une fille.

« N'importe quelle personne normale aurait demandé pourquoi bon sang il y a 'J'ai embrassé James Potter' écrit sur mon front ! »

« ... Parce que tu as embrassé James Potter ? »

Je plains sa mère. Je la plains vraiment.

« Jaaaaaaaames » Je regarde Mimi ronronner et ça file véritablement la chair de poule. « Ça fait un moment que je ne t'ai pas vu ici »

Il fait un immense pas en arrière et se cache derrière moi, ce qui est un peu... mignon, ugh. Ça ne m'a pas pris longtemps avant de réaliser qu'il m'utilisait comme bouclier comme le lâche qu'il est, comme si Mimi allait soudainement et fantomatiquement le violer.

« Il y a une raison » crache-t-il à Mimi. Je lui jette un coup d'œil, dans l'attente d'une explication. « En cinquième année je cherchais désespérément des toilettes et c'était les plus proches. Elle m'a sauté dessus sur les chiottes et je suis plutôt certain d'avoir été violé par un fantôme » me chuchote-t-il à l'oreille.

« Il faisait nuit noire ! » proteste Mimi. « Je n'avais pas vu que tu étais là ! »

« Il était trois heures de l'après-midi ! »

« S'il vous plaît » je coupe, levant mes mains en l'air. « Nous ne sommes pas obligés de savoir qui a violé qui dans cette situation »

« Ce n'était bien sûr pas moi » toussote Mimi. « Je n'ai pas d'organes »

Elle n'a pas tort là.

« Qu'est-ce que tu veux, James ? » je demande, espérant qu'il ait oublié le traumatisme de son agression sexuelle par un fantôme.

« Le professeur se demandait ce qui te prenait tant de temps... Tu te recoiffes ou un truc du genre ? »

... vraiment de la peine pour sa mère.

« Qu'est-ce qu'il est écrit sur mon front, James ? » je demande avec une voix meurtrière.

Je le vois avoir un mouvement de recul. « Tu vois, j'étais sur le point de te le dire tout à l'heure, mais... voilà, laisse moi t'expliquer, il y a cette Théorie du Tortillement de Fessier- »

« Est-ce que cette Théorie du Tortillement de Fessier parle de mon fessier, par hasard ? »

« En réalité, oui »

« Alors ne m'en parle pas »

La vue de son visage déçu me plaît.

« Allez » James tire mon coude et je laisse sa main chaude y rester le temps d'une seconde « On devrait retourner en cours »

« En fait, Mimi et moi avons décidé de changer de vie »

James fixe Mimi d'un regard interrogateur. Je vois sa bouche former les mots 'ELLE EST FOLLE' alors qu'elle me pointe du doigt, avant qu'elle ne disparaisse de ses toilettes.

« Changer de vie, t'es sûre ? » dit James d'un ton inquiet.

« Oui, j'ai appris à faire les bruitages comme il faut. Regarde » Je prends une autre inspiration « Aaaaaaaargh »

« C'est aaaaaaaaugh- »

« LA FERME, MIMI. Comme je disais : aaaaaaaaugh »

« Stop » supplie James. « Vraiment. Tes gémissements irradient de sensualité »

« Tu es étrange » dis-je sans détours.

« Dit la folle furieuse qui gémit comme lorsqu'elle fait l'amour dans des chiottes et qui veut changer de vie avec un fantôme »

Il n'a pas tort.

« Ton coude et très doux- »

« Dégage de mon coude » je le repousse finalement.

« Lily, on devrait vraiment aller en cours »

Je le fixe « Je n'y retourne pas tant que ça- » Je pointe mon front « -n'est pas parti de mon visage »

« Mais je ne sais pas comment l'enlever ! »

« Et bien, on dirait que je vais vivre dans des toilettes jusqu'à ce que ça disparaisse, alors »

James me regarde avec incrédulité. « Mais ça sent la pisse ici » murmure-t-il, comme si nous étions dans une salle bondée et que 'pisse' est un mot interdit.

« Je m'y habituerai. En plus, l'odeur me rappellera ma grand-mère »

« C'est charmant » dit James pour commenter sur le fait que ma mamie sentait l'urine. « J'aimerais juste mentionner que je ne pense pas que ce soit hygiénique de faire nos bébés ici »

Il ne réfléchit jamais avant de parler.

« Tu portes l'écharpe que je t'ai tricoté » se ragaillardit-il soudain, désignant le vêtement rouge autour de mon cou. Il est plutôt lent à repérer les choses, n'est-ce pas.

« Ne t'emballe pas » je le préviens. « Ça ne veut rien dire. Ne t'excite pas »

Wow, son corps est réellement parcouru de tics tandis qu'il se retient de fêter ça.

« D'accord » j'abandonne « Tu peux- »

« OUAIS ! » il brandit le poing en l'air, un sourire jusqu'aux oreilles. Porter l'écharpe qu'il m'a tricoté a tant d'importance que ça pour lui. Intéressant.

« J'ai un plan » annonce-t-il subitement, fixant mon écharpe.

« Tu vas me dire d'enrouler mon écharpe comme un turban pour couvrir mon front, j'en suis sûre »

« Seulement si tu ne me frappes pas dans l'entrejambe juste après »

James

Le mucus a comme un goût de poulet. Ou ça pourrait être juste parce que j'ai mangé du poulet au dîner.

... Désolé pour avoir mentionné plus haut le mot mucus. Je crois que j'en vois beaucoup trop aujourd'hui. C'est parce que j'ai attrapé un rhume. Par Lily. Un baiser et elle m'a fait entrer dans sa transe pleine de mucosité, de reniflements, de mouchoirs et de frissons.

Je dois dire... Que je suis terriblement fier de moi. Pour avoir attrapé un rhume grâce à Lily, je veux dire. C'est mieux d'avoir un rhume parce qu'on a embrassé une fille plutôt que... vous savez... par la voie normale.

« Arrête de renifler, arrête de renifler, pour l'amour de Merlin arrête de renifler » dit Sirius, et je me plie à ses ordres... mais renifle une seconde plus tard. Il émet un gémissement ennuyé, appelle Peter et les deux se lèvent de leur place devant le feu de la salle commune pour se rendre dans les dortoirs. Mes reniflements ne sont sûrement pas si agaçants...

« Est-ce que tu prévois d'avoir toujours deux narines demain matin ? Parce que si tu renifles encore je vais juste t'en désintégrer une »

On dirait que Remus persiste à vouloir me tenir compagnie.

« Ha ha » je remarque, et puis je me souviens que j'ai besoin de ses conseils alors je prends un visage attendrissant, un visage attendrissant plein de mucus. « J'ai besoin de ton aide, Moony. Tu avais raison tout à l'heure. Au lieu de penser au Quidditch, tout ce à quoi je pense c'est au postérieur frémissant de Lily - ce qui est normal, évidemment » Remus lève les yeux au ciel « Mais plus grave, je ne peux pas arrêter de penser... au tricot »

« J'ai la solution, James » m'informe Remus, et je remercie le ciel. « Ce dont tu as besoin c'est une autre distraction, une distraction qui ne causera pas de mal à toi ou aux autres »

« Et bien, je n'avais jamais pensé à m'habiller comme une femme jusqu'à maintenant - »

« Je ne suis pas en train de suggérer de s'habiller comme des femmes, James »

« ... Oh » je souffle, et renifle.

« Je suggère » Remus se penche plus près de moi et sur ses lèvres se forme un sourire sincère. Oh non. Faites attention à la musique qui fait dun-dun-duuun. « La lecture »

Le loup-garou est officiellement devenu fou.

« Tu essayes de me jouer un mauvais tour ? » je demande sans prendre de gants. Oh, je sais ce qu'il se passe ! « Hahaha, je suis dans une de ces émissions télévisées moldues, c'est ça ? Je suis filmé et c'est une caméra-cachée ! » Je ris de tout cœur tout en me frappant les genoux.

« Je suis totalement sérieux, Prongs. Lire. Pour le fun »

« C'est possible de lire pour le fun ? »

Remus se lève d'un bond, visiblement offensé.

« Je rigole, andouille. Assieds-toi » je l'oblige à se rasseoir sur son siège.

« Si tu ne comptes pas prendre ça au sérieux, James- »

« Si, si, je te promets » Mes doigts sont bien évidemment croisés. Je suis un Maraudeur, après tout. « Continue »

« La lecture, d'après les croyances populaires et les miennes, est un passe-temps intéressant qui non seulement te permet d'étendre ta culture générale et élargir ton vocabulaire- »

Rooooooooonfle.

« Je n'apprécie vraiment pas que tu dises le mot ronfler, James »

Zut, je dois vraiment arrêter de dire ce que je pense tout haut.

« Comme je disais tout à l'heure avant que je sois impoliment interrompu » grince Remus à travers ses dents. « Lire t'apporterait beaucoup. Vraiment beaucoup. Mais je sais que rien qu'y penser est un peu intimidant pour toi, alors j'ai pensé que je t'y initierai avec quelque chose de facile » Wow, il s'est réellement préparé puisqu'il révèle un livre caché derrière son dos. Je fixe le livre qu'il me tend.

« Moony... C'est un livre d'image »

Je me sens plutôt insulté.

« Et alors si c'en est un ? J'ai commencé avec Sirius avec le même livre d'image et maintenant il lit du Shakespeare tous les jours ! »

« C'est un mensonge »

« C'était bien plus facile de t'entuber la semaine dernière. Le baiser de Lily t'a transformé en un homme légèrement sage »

« Je sais » Soupirant, je lui rends son livre d'image. « Donne moi un autre livre, je crois que je te l'ai volé l'année dernière et que je l'ai lu. Il a des images très colorées »

Je peux voir Remus se retenir de rire de moi. « D'accord, j'ai un autre livre en tête que je pense que tu apprécieras peut-être... Et c'est principalement parce que le titre comporte ton nom »

« Wowza, il y a un livre qui parle de moi ? »

« Pas un livre sur toi, un livre sur un garçon qui a le même prénom que toi » rectifie Remus. C'est la même chose pour moi. Il sort le petit livre et je repère sur la couverture une image d'un petit garçon... qui se repose sur une grosse... pêche.

« C'est un garçon sur une grosse pêche ? » je demande avec curiosité, en me rapprochant.

« Quelle coïncidence, le livre s'appelle 'James et la Grosse Pêche' » m'informe-t-il. « James Henry Trotter »

« Ça rime avec Potter » je remarque à haute voix. Je feuillette entièrement le livre et puisque j'ai un peu chaud, je l'utilise pour m'éventer le visage, ce que Remus remarque avec un air renfrogné. Je renifle parce que j'en avais besoin et Remus regarde le livre avec inquiétude, redoutant que je puisse l'attaquer en éternuant.

« Et qu'est-ce qu'il fait, ce James ? C'est un héros ? Est-ce qu'il sauve la demoiselle rousse en détresse ? Est-ce qu'ils ont plein de bébés ? »

« Il a sept ans, James »

« Je ne crois plus que ce livre parle de moi à présent » dis-je après maintes images mentales horrifiantes.

« Je pense que tu vas aimer ce livre, James » sourit Remus « Il est bizarre, comme toi » Charmant, Moony. Charmant. « En plus, il devrait faire l'affaire jusqu'à demain matin et t'empêcher de penser au Quidditch, au tricot et à Lily » Il se lève de son siège et me tapote l'épaule tandis que je fixe cet étrange livre dans mes mains. « Je te laisse lire tranquille. Je vais à la bibliothèque. On se voit tout à l'heure »

Je lui fais un signe de la main, examinant toujours la couverture d'un petit enfant assis sur un énorme fauteuil en forme de poire qui est en fait un gigantesque fruit. J'imagine que s'asseoir sur une banane est plus confortable. Ce serait comme un toboggan géant en fruit.

... Je ferais mieux de lire, donc.

Page Un...

Lily

Celui qui a inventé les baisers devrait être assassiné.

Je n'exagère pas.

Sérieusement, on serait moins contaminé par des maladies comme le rhume si on se débarrassait de cette habitude d'embrasser ; on aurait moins de boutons de fièvre. Enfin, est-ce qu'il est vraiment nécessaire d'embrasser ? Les humains peuvent sûrement... se reproduire, sans toucher leurs bouches... n'est-ce pas ?

Oui, je dis ça uniquement parce que j'ai porté mon écharpe autour de ma tête, pour qu'elle couvre le récent tatouage sur mon front à savoir 'J'AI EMBRASSE JAMES POTTER', comme un turban, toute la foutue journée. Je n'ai pas encore vu Sirius alors je n'ai pas eu la chance de le manger. Le bocal de chocolat est prêt dans ma chambre pour mon repas constitué de la tête de Sirius étalé sur un délicieux biscuit. Sirius ne sera pas délicieux, seulement le biscuit.

Il a fait froid aujourd'hui, donc le bon côté c'est que ma tête a été gardée au chaud. J'essaye de penser à l'avantage de la température idéale de ma tête, mais je n'arrive pas à me remettre du fait que l'entière population du château s'est moquée de moi, devant moi ou derrière mon dos, puisque je porte une écharpe-turban. Peut-être que porter un turban n'aurait pas été si hilarant, mais le fait que j'utilise une écharpe tricotée rouge pour créer une sorte de turban empire la situation.

« Ça a été le pire jour de ma vie » je me plains à Carly et Lauren dans la bibliothèque.

« Tu es juste un peu stressée » dit Lauren.

Carly fixe mon écharpe-turban depuis vingt minutes. « Tu es jolie » lâche-t-elle, en me tapotant la tête comme si j'étais un chien. L'écharpe-turban se desserre et je la dénoue, l'entourant ensuite autour de mon cou. J'ignore les ricanements de mes camarades présents dans la librairie et adresse une mine boudeuse à mes amies, en essayant d'oublier que mon tatouage au front était toujours là.

« Comment je... détresse, alors ? » je demande.

Lauren hausse les épaules. « Frappe quelque chose ? »

Je frappe immédiatement quelque chose.

« Ce n'était pas une invitation pour me frapper dans la jambe sous la table »

Je tire la langue à Lauren. « Tu n'as pas précisé ce que je pouvais frapper ou non »

Je me tourne vers Carly pour trouver une autre réponse, mais elle s'est replongée dans les plans du mariage de Potter et moi au lieu de faire ses devoirs. Peut-être qu'elle n'est pas la personne vers qui il faut se tourner si on est à la recherche de réponse.

« Je suggérerais bien une activité déstressante mais tu vas aussi me frapper à la jambe »

« Carly, si tu suggères de bécoter James je t'ajouterais sur ma liste de gens à dévorer sur des biscuits, juste derrière Sirius Black »

« En fait, ce n'est pas ce que j'allais dire » réplique Carly d'un air suffisant. « Mais oooh, c'était une bonne suggestion ! » Je lui donne un coup de pied dans le tibia « Aïe pour ça. Mais bref, ma suggestion c'est le Quidditch »

« Tu es sur ma liste ! »

« Oh non, Lily, s'il te plaît ! C'était une bonne suggestion »

« C'en était réellement une bonne » ajoute Lauren avec un autre haussement d'épaule. Je la fusille du regard à son tour.

« Vous connaissez très bien toutes les deux mes sentiments pour le Quidditch »

« Allez Lily, une heure de vol sur un balai te ferait probablement du bien » m'encourage Lauren. « Je sais qu'en première année le balai n'avait pas vraiment fait l'affaire, mais peut-être que tu devrais réessayer »

Carly sourit d'un air mauvais « Si tu ne le fais pas, ça prouvera juste qu'il existe quelque chose que Lily Evans ne peut pas faire »

« Mais je peux tout faire ! » je proteste.

« Sauf voler » dit immédiatement Lauren.

« Je sais voler ! Je n'ai juste pas eu de chance en première année. C'est facile de voler, surtout si James Potter peut le faire »

« Vas-y alors » me pousse Carly.

« D'accord ! » je dresse la tête fièrement « Je vais voler tout de suite ! Au revoir ! »

Après m'être rendue à la tour des Préfets, j'ai ce sentiment troublant que Carly et Lauren m'ont piégée...

James

Roald Dahl prend officiellement du crack.

Je lisais James et Son Gros Pénis - Pêche, attendez. Désolé, James et LA Grosse Pêche. C'est un titre compliqué, honnêtement. J'aime les livres qui ont titre avec juste un mot, pour être totalement franc. C'est plus facile de s'en souvenir.

Mais bref, je lisais James et Son Gros Pénis - wow, est-ce que je viens de faire deux fois la même erreur en trente secondes ? Cela faisait trois minutes que je lisais le livre et je ne l'aime pas. Remus dit que le livre me ressemble. Je prends apparemment du crack selon lui.

Lorsque ce garçon James (nom génial, au fait) avait quatre ans, il est devenu orphelin parce qu'apparemment ses parents ont été avalés par un rhinocéros.

La folie ne s'arrête pas là.

L'enfant vit avec ses deux tantes, Spiker et Eponge. Eponge. Une éponge, c'est ce qu'on utilise pour nettoyer une assiette sale. Je veux dire, qu'est-ce que c'est que ce prénom bizarre ? Ce n'est pas comme si mes amis et moi avions des noms étranges comme Wormtail et - oh, attendez, c'est le cas...

Lily

Dans mon dortoir, je suis en train de fixer le balai de James dans le coffre en bois au pied de mon lit que j'ai verrouillé quelques jours plus tôt par sécurité. Je ne possède pas moi-même de balai, Carly et Lauren non plus, donc on dirait que je devrais me contenter de celui de James...

Ai-je vraiment envie de monter sur quelque chose que James a déjà monté ? Peut-être que je devrais lui demander la permission d'abord...

HAHAH. Ouais, bien sûr. Il ne m'a pas demandé la permission de m'embrasser hier soir, ou pour parler de manière si peu compréhensible. Je n'ai pas besoin de lui demander quoi que ce soit !

Avec le balai (que j'ai d'abord nettoyé, je ne veux pas des germes de son entrejambe) sur mon épaule, je lève la tête et sort de ma chambre. Je ne mets pas longtemps à sortir du château et rejoindre le terrain de Quidditch. Il fait un peu frais, mais on ne peut pas gagner contre la météo.

Je pose le balai sur la pelouse et tends mon bras avec élégance.

Réglons cette affaire de vol une bonne fois pour toute. Je suis probablement géniale dans ce domaine en plus.

JE PEUX TOUT FAIRE.

« Debout ! »

... Ou pas.

« Debout, espèce d'enfoiré de balai ! »

... Wow, je ne pensais vraiment pas que ça, ça marcherait.

James

Je trouve le livre un peu ennuyant à présent. J'ai décidé de lire seulement le résumé et de poser des questions à quelques nés-moldus dans la salle commune sur l'histoire du livre au cas où Remus vérifierait si je l'ai vraiment lu ou pas.

James vole jusqu'à New York sur la pêche. Sur cette putain de grosse pêche.

Ça a juste... fait exploser ma tête.

Pas seulement ça, mais il y a des insectes dans la grosse pêche. Ils écrasent les deux tantes avec les deux noms bizarres, à mon soulagement. Mais quand même, des fruits géants qui volent. Je pense toujours que si l'énorme fruit était une banane, plus de choses marrantes pourraient arriver. Sans oublier qu'on pourrait transformer la banane géante en une rivière de milk-shake à la banane, et, comme je l'ai mentionné plus tôt, la banane pourrait faire un toboggan idéal-

« Prongs, j'étais en train d'utiliser mes jumelles pour espionner - je veux dire, pour regarder les oiseaux, et j'ai vu quelqu'un sur le terrain de Quidditch avec ton balai »

- et pourquoi une pêche géante ? Est-ce que ce Roald Dahl a un faible pour les pêches ou quelque chose dans ce genre ? Je ne suis pas particulièrement fan des pêches. C'est le noyau complètement inutile au milieu qui m'embête. Avec les bananes, il n'y en a pas, et en plus on a la peau après : l'arme idéal pour un blagueur qui peut faire tomber des citoyens malchanceux, et -

Attendez, quoi ?

Quelqu'un, autre que moi, a mon balai ?

« J'y vais tout de suite » dis-je à Sirius, qui est descendu dans la salle commune tout spécialement pour dénoncer le voleur. Je tends à Sirius James et la Grosse Pêche en me levant, et il me crie alors que je m'en vais, « Quelqu'un a écrit un livre sur toi ? » Mais je ne lui réponds pas.

J'ai un cul à botter.

Lily

Je le déteste, mais pas vraiment.

Je suis en train de voler sur son balai et je le déteste (mais pas vraiment) parce qu'il avait raison depuis le début sur le fait de voler.

Une fois je lui ai demandé ce qu'il y avait d'attrayant dans le Quidditch, pourquoi bon sang ça suscitait tant l'intérêt, et il a répondu quelque chose d'incohérent sur Le Sentiment qu'on a lorsqu'on vole et n'arrêtait pas de bavarder sur cela jusqu'à que je crie « POITRINE ! » et il s'est immédiatement tu.

Je crois que je comprends finalement où il voulait en venir. D'ici, des nuages qu'on remarque à peine habituellement, tout a l'air si insignifiant. Les problèmes qu'on pensait gigantesques, comme mon front tatoué qui a intérêt à être temporaire, ne semblent plus si problématiques. Bien sûr, un front tatoué est quelque chose dont on se soucie, mais c'est quelque chose dont je me soucierai plus tard. Tous les problèmes peuvent être remis à plus tard. Tout ce à quoi il faut penser maintenant est de rester sur le balai pour ne pas succomber à une épouvantable et spectaculaire mort.

Je n'ai pas eu ce sentiment depuis que le dentiste m'a retiré plusieurs dents et que j'ai dû vivre de glaces pendant deux jours. Quand vous mangez de la crème glacée au petit-déjeuner, au déjeuner, au goûter et au dîner, vous entrez dans une sorte d'état d'esprit de chimère où vous vous sentez comme si vous flottiez sur des nuages au-dessus d'un château entièrement fait de glace au double chocolat recouvert de chocolat fondu.

Je ressens Le Sentiment dont il parle.

Je le déteste, mais pas vraiment.

Je suis en train de voler sur son balai et je le déteste (mais pas vraiment) parce qu'il avait raison depuis le début sur le fait de voler.

James

Je me tiens sur le terrain de Quidditch, lève les yeux et repère une figure inconnue qui zigzag parmi les nuages. Qui vole plutôt bien, pourrais-je ajouter.

Sur mon balai. Je pourrais repérer Suzie n'importe où.

... Vous devez nommer vos biens les plus chers ou bien leur performance ne sera jamais le reflet de leur véritable potentiel. J'ai appris ça de ma mère.

Allez James, ne panique pas. Demande juste gentiment à la personne de se poser et -

« OH, TOI ! »

... Je n'ai jamais obéi mes pensées.

La figure dans les airs s'arrête momentanément pour me regarder, et alors qu'il ou elle planne, j'arrive presque à deviner de qui il s'agit, je vois une écharpe familière et...

Oh par mon étourdissante tante Eponge, c'est Lily ! Qui vole sur mon balai. Qui monte quelque chose que j'ai déjà monté.

Lily, planant sur mon balai, ses cheveux qui volent derrière elle de manière à ce qu'ils n'encadrent plus son visage et vous pouvez voir les courbes parfaites de ses joues, et mon écharpe flotte sans bouger dans le vent comme si elle était plantée dans un château de sable... Elle dans cette position... On dirait la photo salivante de la page soixante-deux de mon magazine Quidditch Girls.

Comme c'est Lily, je peux l'appeler plus poliment -

« OH, TOI ! »

Merlin James, REFLECHIS.

Je la regarde voler vers le sol dans d'étroits tournoiements jusqu'à ce qu'elle se pose soigneusement sur l'herbe comme si elle volait depuis qu'elle était sortie de l'utérus de sa mère.

« Hey » Elle a l'air un peu prudente, comme si elle s'attendait à ce que j'explose de colère contre elle. Mais tout ce à quoi je peux penser c'est...

« Tu m'as donné un rhume »

Je me frappe le front.

« Je t'ai donné un rhume » répète Lily dans un reniflement. « Ouin ouin James. J'ai la fièvre Potter à cause de toi ! »

La fièvre P-Potter ?

... Aw elle a inventé sa propre maladie ? C'est tellement adorable.

« Vas-y » dit Lily. Je la regarde, confus. « Vas-y, gronde-moi. J'ai utilisé ton précieux balai sans ta permission. Vas-y. Crie-moi dessus »

Je...

« Fais quelque chose, James »

Elle me regarde avec inquiétude alors que je lui bredouille « Je » pathétiquement.

« Je... Je crois que je n'ai jamais rien vu de plus sexy que toi montant sur mon balai »

Elle va te gifler pour ça, Potter.

Ouep, elle a posé ton balai sur l'herbe, ma pauvre Suzie, et maintenant elle marche vers moi avec une séduisante lueur dans le regard et - oh.

Oh.

Je n'aurais pas pensé qu'un baiser serait mentionné dans cette conversation. Un peu choqué qu'elle ait décidé de m'assaillir de ses lèvres, je tombe dans l'herbe humide avec elle sur moi. Mes mains enlace sa taille tandis que les siens s'enroulent autour de mon cou, m'approchant d'elle pour approfondir le baiser. Il y a une brise et nous frissonnons et elle a un goût merveilleux après avoir volé.

« Ça va nous rendre incroyablement malade » murmure Lily entre deux baisers.

Je renifle pour montrer mon acquiescement.


(1) : On pourrait croire que Sirius est complètement débile pour se marrer en regardant son lacet de chaussure, mais si vous vous souvenez bien, dans le chapitre 8 je crois, Sirius essaye d'hypnotiser James pour qu'il renonce au tricot avec un pendule composé de son lacet de chaussure et d'une pomme.