SASUKEXGAARAXSHIKA
Quand la sonnette de son appartement arriva à ses oreilles, Sasuke se glissa hors de son lit, déposant un baiser sur le front chaud de Naruto, qui dormait toujours.
Il s'habilla rapidement d'un short de sport blanc et d'un t-shirt bleu marine, avant d'aller ouvrir à Sakura. Elle le salua d'un bisou sur la joue, avant de s'enquérir de l'état du malade. Sasuke lui fit un rapide topo de la nuit, avant de lui indiquer la chambre.
Sakura lui injecta un produit dans le bras qu'elle avait récupéré à l'hôpital et qui était censé le booster.
Ils sortirent de la chambre, retournant au salon et elle lui laissa des médicaments à lui donner à son réveil. Sasuke la remercia, attendant qu'elle reparte, mais elle resta plantée devant lui.
- Un problème ?
- Gaara et Shikamaru sont en bas.
Sasuke se dirigea vers la fenêtre du salon qui donnait sur la rue. Effectivement, les beaux-frères étaient devant l'allée. Il comprit qu'ils avaient à lui parler. Le garde du corps fit un signe de tête à Sakura, qui lui dit au revoir.
Les garçons arrivèrent une petite minute plus tard. Il les fit entrer, les invitant à s'asseoir.
- Je n'interdirai jamais les amis de Naruto de le voir, précisa-t-il, même si je préférerais que vous ne restiez pas longtemps, il a besoin de se reposer.
Shikamaru et Gaara se regardèrent avant que l'avocat lance :
- Nous sommes, avant tout, venus pour te parler.
Le brun les invita à continuer.
-Sasuke, tu dois prendre une décision. Si tu ne le fais pas pour toi, fais-le, au moins, pour Naruto.
Gaara le coupa quand il voulut rétorquer :
- On a entendu ce que tu nous as dit hier, mais Naruto est en train de se rendre malade, à cause de la situation.
- Comment ça ? demanda-t-il aussitôt.
- Ça n'a rien à voir avec les enfants, s'il est dans cet état. Naruto n'a été malade que trois fois dans sa vie. La première, c'est Sakura qui le sait de la bouche de Tsunade, c'est quand cette dernière l'a retrouvé dans le berceau. La deuxième fois, c'est quand Sora est morte et la troisième…
- C'est hier, quand je lui ai dit, qu'il allait devoir faire un choix… répondit Sasuke doucement, plus pour lui que pour donner une raison aux autres.
Sasuke se passa une main sur le visage, comprenant à quel point Naruto intériorisait tout et, surtout, à quel point cette situation était néfaste.
Son téléphone vibra, il répondit sans faire attention à son interlocuteur. Il resta un instant, silencieux, surpris d'entendre Neji, réclamer son mari.
Quand il raccrocha, la voix de Naruto lui parvint de loin.
- Je vais faire ce qu'il faut, mais pas aujourd'hui.
- Ce ne sera jamais le bon moment Sasuke, l'avertit Shikamaru.
- Naruto n'a jamais su ce qui était bon pour lui, c'est à nous de faire ce qu'il faut pour lui ouvrir les yeux, lui avoua Gaara.
Gaara avoua, mal à l'aise, qu'il n'était pas innocent à sa séparation avec Naruto et la mise en couple avec Neji. Il n'avait rien fait pour arrêter les deux hommes. Il ne s'était pas battu pour Naruto, là où il l'aimait encore et se savait incapable de le rendre complètement heureux, pas dans sa situation de sobriété précaire.
Malgré tout, il s'en voulait. Neji n'était pas celui qui le rendait heureux et il se maudit pour avoir pensé que Neji valait mieux que lui pour Naruto.
Sasuke resta silencieux, mais les regards insistants eurent raison de lui.
- Je le ferais, mais j'ai dit : Pas. Maintenant.
Sasuke était catégorique. Il refusait d'aggraver la santé de Naruto. Il attendrait qu'il se remette correctement.
Sans un mot de plus, il congédia du regard Shikamaru et Gaara. Ces derniers partirent, laissant Sasuke seul. À contre cœur, il se dirigea dans la chambre, il devait ramener Naruto auprès de son mari.
- Sa…su…ke…
Sasuke lui demanda de garder ses forces.
- Ton mari est rentré, je dois-
- Non… gémit douloureusement Naruto. Tes…bras…je...
Sasuke l'obligea à prendre ses médicaments avec un verre d'eau. Ça eut pour effet de le renvoyer dans le pays des songes. Cependant, il ne pouvait pas le renvoyer chez lui après cette confession sans y répondre.
Sasuke le pris dans ses bras. Lui, non plus, ne voulait pas le rendre à Neji.
- Je vais trouver une solution, pour que tu puisses revenir quand tu veux.
Naruto ne répondit pas et Sasuke s'arracha difficilement de son protégé pour faire son travail.
INOXNEJI
Neji raccrocha avant de se retourner vers Ino, encore nue dans le lit.
- Pourquoi tu pars ?
- Pour sauver les apparences.
Neji sortit du lit, récupérant ses vêtements au pied pour se rhabiller.
- Tu t'inquiètes pour lui, le contredit-elle. C'est normal, je suppose…
- C'est toujours mon mari, lui rappela-t-il.
Ino ne comprenait pas Neji, quelquefois. Il était tellement contradictoire.
- Naruto est sûrement en train de te tromper.
- Il ne me trompe pas encore.
- Pourtant, il est revenu avec un suçon la dernière fois, qu'est-ce qui te fait dire qu'il n'a toujours pas franchi le pas ?
Neji ne répondit pas. Il le savait, car il couchait encore avec Naruto, beaucoup moins qu'avant, mais toujours. Et son mari était un homme bien, trop bien pour partager son lit avec deux personnes différentes, pas comme lui. Quand il s'était rendu compte du suçon, il avait été partagé entre la colère et la satisfaction, mais sans jamais laisser ses sentiments transparaître.
- Franchement, je ne te comprends pas, Neji. Tu n'as pas engagé Sasuke pour ses compétences, mais pour son passé. Tu savais que Naruto s'y attacherait. Nous concernant, c'est limite si tu ne lui dessines pas dans le ciel. Tu as tout fait pour le pousser dans les bras du garde du corps, mais quand il y est, tu reviens vers lui, l'empêchant de franchir la limite. C'est insensé. Si tu l'aimes encore, dis-le-moi, c'est tout et on arrête.
Ino masqua difficilement sa tristesse derrière sa colère. Elle n'avait pas prévu de trahir son ami, mais Neji lui avait offert un poste quand elle avait besoin d'argent pour aider son père malade. Dans le même temps, le père de Neji mourrait à petit feu, ils s'étaient aidés mutuellement jusqu'à coucher ensemble à la mort de ce dernier.
Depuis, elle était devenue sa maîtresse et malgré la pointe de culpabilité qu'elle ressentait envers Naruto, tout était balayé par les avantages de la vie que lui offraient son amant et patron. Elle ne pouvait pas nier qu'elle ait sincèrement fini par s'attacher à Neji.
- Je l'aime, mais je le hais encore plus. S'il reste, j'y gagne. S'il me trompe, j'y gagne aussi, sauf que lui aura une part de bonheur et ça ne me plaît pas, ainsi. Je tiens à continuer à le faire payer.
- Ainsi quoi ? Je vais rester ta maîtresse toute ta vie.
Neji se pencha sur les lèvres d'Ino, les emprisonnant dans un baiser sensuel.
- Non, un jour, je t'épouserai. Quand J'estimerai que Naruto aura assez payé. Sois patiente, je t'offrirai tout ce que tu désires le moment venu.
Ino reprit la bouche de Neji, essayant de le faire rester, mais sans succès, il la laissa dans le lit de la chambre d'hôtel, seule, avec ses propres doigts pour se satisfaire.
UDONXKONOHAMARU
Allongé sur le dos, la tête en dehors du lit et un livre sur son visage, Konohamaru soupira de désespoir.
- Rappelle-moi pourquoi on doit réviser autant ? Le bac est seulement l'année prochaine.
Udon s'approcha à quatre pattes du lit, il retira le manuel de physique qu'il déposa à terre avant de donner un baiser spider-man à son amant.
- Parce que ça t'entraîne et ça t'aidera pour l'année prochaine, tu apprends les bases, c'est important.
Konohamaru grogna avant d'attraper la nuque d'Udon pour avoir un autre baiser. Il ne se lassait pas d'échanger sa salive avec son amant. Il le faisait naturellement, peut-être trop. Une fille du lycée les avait surpris dans un coin peu fréquenté derrière l'école et à la récréation du matin, tout le lycée était au courant. Dire que, l'espace d'un instant, il n'avait pas envisagé de prendre la fuite, serait mentir, mais Udon s'était dressé à ses côtés. Maintenant, il supportait les insultes dans les couloirs, les bousculades et tout ce que les adolescents imaginaient pour faire vivre un enfer à ceux qu'ils jugeaient différents. Konohamaru avait décidé d'être fort, pour que Naruto soit fier de lui, pour garder Udon à ses côtés et surtout pour lui-même. Même s'il devait le reconnaître, certains jours étaient difficilement supportables, heureusement les moments de bonheur avec son amant l'aidaient beaucoup.
- Je dois y aller, marmonna Udon entre deux baisers langoureux.
- Tu ne veux pas rester cette nuit ?
Udon, surpris par l'invitation, se redressa. Bien qu'ils dormissent toujours l'un chez l'autre quand ils étaient meilleurs amis, depuis qu'ils s'étaient mis en couple, Konohamaru n'avait jamais montré un quelconque désir de passer la nuit ensemble.
- Iruka et les enfants vont rentrer.
Konohamaru secoue la tête.
- Après le cinéma, ils vont dormir dans un train. C'est un nouveau concept. Ils ont gagné ça je ne sais pas trop où et j'ai demandé si je pouvais rester ici, ce soir, avec toi. Iruka n'y a pas vu d'inconvénients.
Udon ne dit rien alors son amant insista :
- Tu ne veux pas ?
- Si, si bien sûr que si, je vais juste prévenir mes parents.
XxX
Après avoir mangé des pizzas décongelées au four, Udon et Konohamaru s'allongèrent dans le lit pour profiter d'un bon film d'action. Udon se blottit contre Konohamaru, profitant de sa chaleur.
Le cœur de Konohamaru battait vite, trop vite. Il savait que cette nuit n'engageait à rien. Ils n'étaient pas obligés de franchir le pas ce soir, mais quelque part, au fond de lui, il en avait envie. Ce n'est pas comme s'il se connaissait que depuis une semaine. Leur couple ne datait pas de longtemps, mais ils étaient meilleurs amis depuis l'enfance.
De plus, Udon avait toujours été très actif sexuellement, depuis un an, qu'il avait fait sa première fois et l'abstinence qu'il lui imposait, devait devenir une torture. Certes, Udon ne réclamait pas, mais Konohamaru ne loupait pas les érections contre son bassin quand ils s'embrassaient un peu trop passionnément.
De son côté, il n'était pas puceau, Moegi avait été sa première fois, mais après, il n'avait couché avec personne d'autres. Souvent, son désir se manifestait contre celui d'Udon, mais, à part se frotter, ils n'étaient pas encore allés plus loin.
Konohamaru espérait seulement pouvoir le faire.
Quand le film toucha à sa fin, Konohamaru se rendit compte qu'il n'avait rien regardé et que son amant s'était endormi contre lui, ses lunettes de travers. Cette vision l'attendrit. En couple ou non, le brun restait toujours le même, Udon s'endormait avec ses lunettes, Konohamaru lui retirait pour qu'elles ne s'abîment pas dans la nuit.
C'est ce qu'il fit ce soir en le posant sur la table de chevet. Udon bougea dans son sommeil et Konohamaru craqua devant la petite moue d'Udon. Quand il était enfant, Konohamaru trouvait qu'il ressemblait à ce sorcier célèbre avec ses lunettes rondes et ses cheveux mi-longs sur son visage, mais, avec le temps, son meilleur ami s'était bonifié.
Un jour, ils eussent rendez-vous pour passer une journée dans une fête foraine et Konohamaru avait été agréablement surpris de le voir avec les cheveux raccourcis et brossés en arrière, des lunettes carrés et plus adapté à son visage.
« Tu es super beau Udon. » avait-il dit sans se retenir.
À bien y réfléchir, c'est à partir de ce jour-là que Konohamaru se rendit compte que quelque chose était différent avec son meilleur ami. Que ce dernier avait des sentiments autres qu'amicaux pour lui. Les gestes n'étaient plus si innocents, les toucher non plus, les insinuations encore moins. Puis il y avait eu le coming-out qui avait tout confirmé et son mec, Sansho, qu'il lui avait présenté.
Iruka pensât que ses crises étaient dues au fait qu'il ne l'avait pas vu venir, mais c'était tout le contraire, il l'avait compris, il n'était juste pas prêt à y faire face. Il aurait préféré, à ce moment-là, continué à jouer les aveugles et profiter des attentions de son meilleur ami. Il se rendait compte maintenant, que ça aurait été idiot.
Il se pencha pour l'embrasser. Un chaste baiser puis un deuxième, il continua sans pouvoir s'arrêter, jusqu'à sentir les lèvres de son amant se mouvoir dans un rictus amusé.
- Tu sais que profiter de quelqu'un dans son sommeil est condamnable ?
- Mmh, Mmh, répondit Konohamaru en continuant de l'embrasser.
Udon passa ses bras autour du cou de son petit copain, répondant franchement au baiser. Il se réveilla complètement, tout comme son entrejambe et celle de Konohamaru. Udon laissa échapper un gémissement d'anticipation. Il rêvait de ce moment depuis des années, surtout, qu'il pouvait sentir contre lui le sexe de son amant.
Udon savait que la nature avait été généreuse avec son ancien meilleur ami et l'imaginer dans son corps, le mettait dans tous ses états.
- Attends Udon, attends s'il te plaît, l'arrêta brusquement Konohamaru quand Udon glissa sa main dans le short de nuit.
Udon garda les yeux fermés, pour masquer sa déception. Son amant n'était pas encore prêt et ça le frustra, mais il refusait de le forcer. C'était déjà un miracle que Konohamaru soit simplement avec lui.
- Pardon, je ne voulais pas te brusquer.
- Non, cette… Écoute Udon, je te jure que j'ai envie de toi. Te toucher m'excite, te caresser intimement, je sais que ça sera aussi le cas et t'embrasser, je ne t'en parle même pas-
- Mais ? le coupa Udon en plongeant dans le regard de son amant.
- Mais quand je vais plus loin… Imaginer un sexe dans ma bouche, ce n'est pas possible, je n'y arrive pas.
Udon posa aussitôt une main sur la joue de Konohamaru, lui intime de se calmer. Son amant paniquait, mais il était heureux qu'il soit assez en confiance pour lui dire ce qu'il n'allait pas.
- Nous ne sommes pas obligés de faire ce préliminaire, tu sais beaucoup d'hommes et de femmes s'y refusent et leurs partenaires respectent.
- Oui, mais tu adores ça.
Cela fit plaisir à Udon de se rendre compte que son amant avait retenu, lors de leurs nombreuses discussions entre meilleurs amis, ce qu'il aimait. À l'époque, il n'avait pas dit que ce préliminaire était fait par des hommes.
- Peut-être, mais je t'adore encore plus. Je peux me passer d'une pipe, mais je ne peux pas me passer de toi.
Konohamaru se mordit la lèvre inférieure et Udon trouva cela extrêmement sexy. Il se mit à califourchon sur lui. Il se pencha sur les lèvres pour les embrasser avant de créer un chemin sur le torse découvert.
- Par contre, moi, je peux te sucer.
Avec un petit sourire, Udon se glissa entre les jambes de Konohamaru, retirant son short et boxer au passage.
- Udon, non, tu n'es pas-
Udon mit un coup de langue sur son gland et Konohamaru termina sa phrase dans un gémissement de bien-être. Il continua plusieurs secondes, jaugeant entièrement de sa longueur. Udon saliva de désir. Il prit la base du sexe dans sa main droite, comblant le déficit que sa bouche allait créer.
- Bon sang, haleta Konohamaru quand son sexe fut pris dans une chaleur humide.
Udon fit des va-et-vient, lents et calculés avant de se laisser emporter. Il s'arrêta d'un coup, faisait grogner son amant de frustration.
- Tu as ce qu'il faut au moins ? demanda Udon dans un élan de lucidité.
Konohamaru tendit la main jusqu'à sa table de chevet qu'il ouvrit, récupérant un tube de lubrifiant et des capotes.
- Parfait, sourit Udon en se versant une noisette sur ses doigts.
- Qu'est-ce -
- Ne panique pas, c'est pour moi, le rassura-t-il aussitôt.
Udon retira son short de nuit et redescendit entre les jambes de son amant, reprenant son sexe dans sa bouche tandis que ses doigts vinrent rejoindra sa propre intimité. À aucun moment, il avait imaginé prendre Konohamaru pour leur première fois. Il se prépara ardemment, s'écartant le plus possible pour ne pas avoir mal.
- Je vais venir si tu continues, l'informa Konohamaru entre deux respirations saccadées.
Udon se redressa, récupérant un carré d'aluminium. Il le déchira et sortit une capote qu'il déroula sur le sexe dressé de son amant. Tout en le déroulant, il planta son regard dans celui face à lui, puis il se suréleva, le membre à l'entrée de son corps. Il s'arrêta néanmoins avant.
- Est-ce que tu es sûr ? s'enquit-il, sincèrement prêt à tout arrêter si Konohamaru hésitait.
Ce dernier posa ses mains sur les hanches.
- Je n'ai jamais été aussi sûr de toute ma vie.
Udon s'ouvrit pour son amant. Il frissonna de la tête aux pieds sous l'intrusion imposante. Quand Konohamaru le combla, il n'était plus que tremblement. Il se cacha dans son cou, embrassant, suçotant et mordant la peau à portée de sa bouche.
- Je peux ? demanda Konohamaru.
Konohamaru était au paradis. Udon l'avait accueilli parfaitement. Son corps était délicieusement refermé autour de sa queue dans une chaleur bienfaitrice. Ça n'avait rien avoir avec la chaleur humide d'une femme. C'était meilleur. Il n'en pouvait plus, surtout après la pipe et la vue d'Udon se préparant. Il devait bouger. Ça devenait vital.
Udon lui accorda ce privilège. Il bougea des hanches tandis qu'il ramenait celles de son amant plus contre lui, s'enfonçant profondément jusqu'à la garde.
- Mon Dieu, gémit indécemment Udon.
S'il continuait comme ça, Konohamaru ne donnait pas cher de sa prestation. Sa fierté en prendrait un coup, sans aucun doute.
- J'attends ça depuis toujours… Je t'aime tellement Konohamaru.
Konohamaru se figea instantanément, mais au lieu de lui faire peur, ses mots remplirent son cœur de bonheur. Il n'était pas encore prêt à retourner les sentiments d'Udon, surtout pendant cette étreinte, il la regrettait après coup, mais il savait que son amant ne s'en formaliserait pas.
Son meilleur ami était en avance sur leurs relations, car il s'était rendu compte de ses sentiments depuis plusieurs années, mais Konohamaru ne doutait pas, qu'un jour, les siens l'égaleraient. Il happa ses lèvres, avalant tous les gémissements d'Udon pendant qu'il se fendait dans son corps.
Ce dernier passa une main entre eux, prenant son sexe, le pompant. Quelques minutes plus tard, Konohamaru jouit dans la capote, ralentissant ses mouvements. Udon le suivi de près, éjaculant sur son torse. Ils restèrent un instant silencieux avant que Konohamaru demande :
- Est-ce que…
Il s'éclaircit la gorge, mal à l'aise.
- Est-ce que tu as aimé ?
Udon lui répondit d'un baiser assoiffé. Il comprit immédiatement, soulagé.
XxX
Konohamaru se réveilla en sursaut quand Naruto rentra dans sa chambre au petit matin. Il jura comme un chartier contre lui avant de s'arrêter devant le sourire immense qui lui faisait face.
- Quoi ? s'exclama-t-il énervé, le cœur battant fort contre sa cage thoracique.
Udon se releva, à moitié endormi avant de poser sa tête contre le torse de son amant, un bras entourant la taille.
- Je vois que j'ai eu raison de t'offrir de quoi t'amuser.
Konohamaru regarda dans la direction que son ainé désignait et il vit le lubrifiant et les capotes. Sans pouvoir se contrôler, il rougit avant de le dégager sans ménagement. Udon attira son attention avec un baiser, le radoucissant puis Sasuke arriva à son tour, sûrement attiré par les cris.
- Ce n'est pas vrai, tout le monde va se ramener ou quoi ? C'est privé, interdit de rentrer marquer en gros sur la porte, vous ne savez pas lire !?
Il n'était pas vraiment énervé contre eux, mais il était un adolescent en pleine crise et se faire surprendre comme ça, l'avait embarrassé.
- Nous étions justes venus voir si tout allait bien, M. Umino n'arrivait pas à vous joindre les jeunes, répondit Sasuke. On va vous laisser. Allons-y, Naruto.
Udon fronça des sourcils quand Naruto ne répondit pas, ignorant presque Sasuke. C'était étrange entre eux. Naruto salua les jeunes en leur demandant de rappeler Iruka rapidement pour le rassurer.
Konohamaru se pencha par terre pour récupérer son portable tandis qu'Udon observait Naruto éviter le regard de son garde du corps et son contact en sortant de la chambre.
Ça lui fit de la peine pour Sasuke. Il aimait bien cet homme. Ce dernier dévia un instant le regard sur Konohamaru, lui faisant un clin d'œil complice avant de fermer la porte. Udon comprit, l'adulte le félicitait. Il aurait aimé lui dire que lui aussi arriverait à être avec Naruto, mais il n'en savait rien.
- Mince, je n'ai plus de batterie, ronchonna Konohamaru.
- C'est bon, connaissant Naruto, il va appeler Iruka pour tout lui raconter. Profitons encore un peu avant que la cavalerie rentre et qu'on soit envahi de questions embarrassantes.
Udon lui vola un baiser, s'allongeant de tout son long sur son amant, mais Konohamaru ne lui rendait pas vraiment ses baisers.
- Un problème ? s'enquit-il, la peur au ventre que son amant regrette ou ressente de la honte suite à l'interruption des adultes.
- Naruto n'allait pas bien.
Udon soupira presque de soulagement que ça ne les concerne pas.
- Ça fait quand même plusieurs jours qu'il n'est plus malade et en plus, Sakura m'a dit que c'était Sasuke qui s'était occupé de lui contrairement à ce connard de Neji.
Konohamaru lui expliqua vaguement être allé à l'hôpital et l'avoir vu là-bas.
- Merde, ça devrait être une preuve suffisante pour choisir Sasuke.
- Surtout, qu'il est carrément plus sexy, laissa échapper Udon, mais pas aussi sexy que toi, se rattrapa-t-il aussitôt.
Konohamaru fit une moue contrariée, peu convaincu, mais en réalité ça le faisait rire. Il savait qu'Udon parlait en toute objectivité.
- Sérieux, je ne sais pas ce qu'il attend. Il est en train de réagir comme moi avec toi.
- Naruto a peut-être besoin que Sasuke le fasse réagir, comme je l'ai fait en coupant les ponts avec toi, bien que j'en avais réellement l'intention…
Konohamaru le coupa d'un baiser, il n'avait pas envie d'entendre qu'il avait failli perdre Udon pour de bon.
- Sauf qu'ils ne sont plus des adolescents, poursuivit-il. Sasuke n'est, peut-être, pas aussi patient que toi, Udon. Et puis Naruto est marié, s'il décrète que c'est terminé, je ne suis pas sûr qu'il revienne sur sa décision, si un jour Naruto revient vers lui.
- Il ne l'est pas. Patient, précisa Udon.
Konohamaru haussa un sourcil interrogateur, mais Udon n'avoua pas leur petite conversation dans la boîte, il aimait penser que c'était entre lui et Sasuke.
- Il finira par partir, si Naruto ne se décide pas, indiqua Udon, j'en suis sûr, mais le pire, c'est si son cœur appartient à un autre quand Naruto se rendra compte de son erreur.
- Fais chier ! s'exclama Konohamaru. Naruto n'a pas déjà assez souffert dans son enfance pour encore subir tout ça. Il n'est pas heureux, il se contente de vivre pour que les autres le soient et finalement, il s'est perdu, oubliant son propre bonheur. Je ne sais pas quoi faire.
Udon lui caressa la joue pour l'apaiser.
- Malheureusement, tu ne peux rien faire. Naruto est très têtu, ses amis ont déjà essayé, j'en suis sûr, il doit s'en rendre compte tout seul, mais tu peux être là pour lui.
- Oui… Je ne l'abandonnerai pas.
Le sourire aux lèvres, Udon embrassa Konohamaru avant de revenir sur le sujet de l'hôpital. Difficilement, il fit avouer à son amant que ce dernier avait fait des tests de dépistage et qu'il attendait les résultats. Aussitôt, le désir d'Udon se manifesta. Savoir que Konohamaru avait, bien avant cette nuit, imaginé faire l'amour avec lui et surtout sans protection, l'embrasa. Sans lui laisser le temps de respirer, Udon se jeta sur Konohamaru qui se mit à rire de bonheur.
SASUKEXNARUTO
Depuis qu'il n'était plus malade, Naruto avait remarqué que Sasuke se comportait, légèrement, différemment, surtout aujourd'hui. Naruto évitait intentionnellement ses regards. Chaque fois qu'il fixait les onyx, il avait l'impression que Sasuke allait lancer le sujet, mais Naruto n'était pas encore prêt.
Tandis que Naruto demandât à Sasuke de le conduire dans un bar, ce dernier se gara sur un parking vide.
Naruto avait l'impression d'être pris au piège. Dans cette Jeep teintée, les portes verrouillées, il ne pouvait pas s'échapper.
- S'il te plaît, Sasuke, pas ce soir. Je ne suis pas prêt, avoua-t-il la voix tremblante, regardant dans la direction opposée, par la fenêtre.
- Je ne le suis pas non plus mais-
- Ne peut-on pas simplement rester ainsi ? murmura Naruto en le coupant dans son élan.
Sasuke tendit la main pour caresser sa joue.
- Non, on ne peut pas, répondit-il sur le même ton.
Il l'incita à le regarder.
- Alors, tu vas me poser un ultimatum ?
Naruto sentit la main de Sasuke se crisper sur sa peau.
- C'est ainsi que tu le vois ?
- Comment pourrais-je le voir autrement ? Si je choisis Neji, tu me quittes et si je te choisis, je perds.
Sasuke se recula rapidement, mais pas assez pour que Naruto ne se rende pas compte que les mots qu'il avait employés firent mal à son garde du corps. Ça lui compressa le cœur. Naruto ne voulait pas que Sasuke souffre de cette situation, plus qu'il ne souffrait déjà. Seulement, il n'arrivait pas à se décider. Pour la première fois, il était égoïste, gardant Sasuke à ses côtés car il lui faisait vraiment du bien mais ça allait à l'encontre de la vie qu'il menait. Naruto ne devait pas continuer.
- Alors, pour toi, si tu me choisis, tu perds…
- Ce n'est pas ce que je voulais dire, s'excusa à demi-mot Naruto. Neji n'est pas seulement mon petit copain, c'est mon mari. Le mariage, même si je n'en voulais pas, c'est censé être une réussite, pas un échec. Ma vie… je ne veux pas qu'elle soit un échec. J'ai besoin de réussir quelque chose, pour moi.
Sasuke serait hypocrite de dire qu'il ne comprenait pas ce que ressentait Naruto. Il était passé par là.
- Être heureux est la plus belle réussite d'une vie.
Naruto ravala la boule d'émotion dans la gorge. Il savait où Sasuke voulait l'amener à réfléchir. Est-ce qu'il serait plus heureux en restant avec Neji ou le quittant pour se mettre avec Sasuke ? Le bonheur était un chemin semé d'embuches. La vraie question était : Devait-il rester sur ce chemin en espérant toucher le bonheur au bout ou devait-il en prendre un autre ?
- Si tu choisis Neji, je comprendrai, assura Sasuke, et je saurais rester à ma place. Je ferais taire mes sentiments, mais je ne t'abandonnerai pas Naruto, pas tant que, tu auras besoin de moi.
- Tu pourrais, vraiment, le faire ? demanda Naruto.
Sasuke hésita avant de hocher la tête. Cependant, il fallait que ce soit très clair entre eux. Pour Naruto, il serait prêt à tout, même vivre une vie sans lui, s'il était sûr que c'était ce que Naruto voulait et que ça le rendrait heureux. Il respecterait son choix et se construirait une autre vie.
Un silence emplit l'habitacle avant que Naruto revienne sur les mots de Sasuke, prononcés au début de la conversation.
- Quand te sentiras-tu prêt ? De me demander de faire un choix, précisa-t-il.
Le garde du corps remit le contact et sortit du parking, il se dirigea vers le bar où Naruto lui avait demandé de le conduire plus tôt.
- Quand je serais amoureux de toi.
Naruto ferma les yeux, comme pour chasser cette pensée car ce soir, elle frappait à la porte de Sasuke. Il le savait, il l'avait comprit. Son garde du corps ne l'avait pas laissé entrer mais peut-être que demain, il lui ouvrirait la porte...
Petite note de l'auteur :
Bon et bien voilà, je pense que déjà vous comprendrez un peu mieux pourquoi Neji est aussi infect avec Naruto, il le dit, il le hait ! Bien que vous allez apprendre que ce week-end pourquoi Neji ressent de la haine et veut faire payer Naruto.
J'ai adoré écrire sur Udon et Konohamaru. Pour Sasuke et les beaux frères, c'était un plus pour mettre en avant les 2 personnes qui comptent font plus pour Naruto dans cette histoire, la dernière partie entre Sasuke et Naruto, j'ai vraiment hésité à la mettre mais mon bêta m'a dit que ça donnait plus d'impact à l'histoire donc je l'ai laissé. J'espère que ça vous aura plu !
Du coup, le prochain chp sera plutôt dimanche après-midi je pense. Je bosse samedi et j'ai tous mes cousins/cousines qui dorment à la maison et vont s'incruster le dimanche une bonne partie donc la publication va trainer. Sauf si tous les lecteurs habituels ont réussi à commenter avant vendredi, j'essayerai ( sans vous promettre car j'ai une semaine très chargée au magasin ) de me libérer un créneaux vendredi pour le poster sinon je laisserais le temps à tout le monde de lire cet extra.
Petite réponse à Ninita : Ah d'accord merci pour la précision je n'étais pas sûre ^^
Petite réponse à Hiroki-chan : oh, ça, je ne sais pas si tu l'auras vu la tournure que j'ai donné à l'histoire =s
Petite réponse à Mimily : Mdr désolée mais non Sasuke ne profitera pas de l'état de Naruto ! Bon du coup, est-ce que tu comprends mieux pk Neji agis comme ça ? En même ce n'est pas difficile d'être mieux pour Naruto que Neji lol. Merci en tout cas ^^
Petite réponse à Tsuna : tu as bien rattrapé ton retard xD
Petite réponse à Cosmo : Tu as adoré Shika et Gaara ici aussi du coup ?
Petite réponse à Jbk: Ptdr, j'ai lu ton review, ( la première phrase ) genre j'avais la voix d'un présentateur dans la tête qui criait
Petite réponse à Tita: Je viens de me rendre compte que je n'avais pas terminé ma phrase d'en la dernière réponse lol. Oui le Sasuke de cette histoire est un amour !
Petite réponse à Beebee: Le pire c'est que j'ai hésité à lui faire dire mais il le fallait pour amener la réflexion de Naruto après dans le chp
Petite réponse à Appy : Il devrait l'écouter mais il ne le fait pas c'est pour ça que dans cet extra ses amis essayent pour lui
Petite réponse à Monce : Non tkt je ne coupe pas toujours à des moments horribles ? Ici ça va ? ?
Petite réponse à Steva : Il le deviendra peut-être plus tard ou tu trouveras juste qu'il a mérité ce qu'il va lui arriver… tu me diras. Oui pour le moment, tu es la seule à relever cette utilisation, il le fait car il sait que c'est le seul moyen pour que Sasuke l'écoute vraiment. En tout cas, j'espère qu'elle finir par plus te frustrer à la longue… même si j'en doute xD
Petite réponse à Kenzafan : C'est vrai, j'ai fais bcp l'inverse du manga dans cette histoire, Sasuke continue d'être avec Naruto, s'en abandonner alors que Naruto tente de fuir.
Petite réponse à Mila18 : Haha bah là, il fallait encore attendre 2 chp
Petite réponse à Izumika : Sauf que personne a remarqué que Naruto n'est même pas sûr de ce qu'il dit, il n'est pas convaincu quand il dit à Sasuke qu'il pense que c'est à cause de Neji qu'il le délaisse, en vrai il veut se convaincre que c'est la raison au lieu d'affronter ses vrais sentiments
Petite réponse à Luciiie : Mdr alors il est doué notre petit Konohamaru, il a posé la question après tout. Un mari qui en veut, voilà quel genre de mari laisse souffrir son « amour »
Petite réponse à Alix : Exactement merci ! tout le monde s'en prend à Naruto mais ils oublient qu'il est le cul entre 2 chaises et qu'il souffre tout autant du mal qu'il fait à Sasuke. Il est partagé !
Petite réponse à Thea R : Tu parles dans le fantasme ?De très bonnes personnes ! ça aurait été trop facile d'accepter le baiser facilement. Comme tu as pu le voir le NejiIno n'était pas du sexe mais plus pour amener pk neji est comme ça avec naruto
Petite réponse à Otakuweird :Ah c'est cool parce que bcp restent bloqué sur un pairing sans essayer les autres et ils passent à côté de super histoire ( je ne parle pas forcement des miennes x) Ola alors franchement non désolé je ne connais pas d'histoire sur ce couple, ni même en second plan.
