Disclaimer : Rien n'est à moi, tout est à JK Rowling... sauf l'histoire … et quelques personnages que j'ai dû inventer …
Bon samedi ! vous je ne sais pas mais moi je suis contente d'être en week-end! parce que d'habitude moi le samedi, je bosse 10h (ma plus grosse journée de la semaine) et qu'aujourd'hui je bosse pas! Non pas de congé, juste un échange d'emploi du temps avec une collègue pour la dépaner mais du coup, ça me fait tout drole. Mais assez parlé de moi, découvrons ce que Pansy et Tracey vont encore inventer pour passer leurs journées! Surtout maintenant que Mama est dans la confidence de leur secrets!
à demain pour la suite!
Chapitre 10 : Et plus si affinité.
Une nouvelle année scolaire s'était passée. Tracey avait assisté avec joie à la fête que Jessy avait organisée pour ses dix huit ans. Certes, elle l'avait fait de façon assez clandestine, cachée sous la table. Mais elle y était. Elle avait rigolé lorsque deux des amis de son frère, pris dans un pari très viril, se retrouvèrent ronds comme des queues de pelle après avoir descendu deux bouteilles de vodka cul-sec. Jessy et un autre garçon les trainèrent jusqu'à l'abreuvoir des chevaux où ils les balancèrent dedans, veillant bien qu'ils ne se noient pas quand même.
Un peu plus tard, Jess' sut qu'il était espionné par sa friponne de sœur, lorsqu'un ricanement retentit de sous la table alors qu'il embrassait sa petite amie. Et comme il l'avait pensé, pendant plusieurs jours il dut entendre Tracey chanter à tue-tête : « Jessy est amoureux ! Jessy est amoureux ! ». Refrain vite repris par Pansy lorsque son amie lui raconta en détail comme le garçon avait joué les ventouses avec sa copine.
-Tu crois que Jessy va se marier maintenant ? Demanda Pansy alors qu'elles jouaient tranquillement sur la terrasse de la bâtisse Parkinson.
-Je sais pas, répondit Tracey en se perdant dans ses réflexions.
-Oh Trac' arrête ça !
-Quoi ? Demanda celle-ci perdue.
-Arrête de réfléchir comme ça, ça fait trop peur, rigola Pansy.
-Pfff, n'importe quoi. En tout cas, moi je voudrais bien qu'il se marie avec Méliane car elle est trop belle et elle est très gentille. Mais il a pas intérêt à m'oublier sinon moi je vais me fâcher et il va le regretter !
-Il risque pas de t'oublier ! T'es sa petite sœur chérie, sa petite Louloute adorée, bouda Pansy.
-Bah qu'est-ce qui t'arrive ?
-Moi aussi j'aimerais bien un grand frère comme Jess' …
-Bah je te le prête si tu veux. En plus il t'aime bien, t'es sa Princesse, c'est pas rien ça !
-C'est vrai … bon, je vais demander à Mama si on peut aller dans le grenier. On passera par le cellier pour récupérer quelques cookies et on ira s'installer dans notre salon.
Ce salon était un endroit qu'elles s'étaient aménagées toutes les deux avec les meubles stockés dans le grenier, qu'elles avaient recouverts de vieux rideaux. Dessous, elles avaient entreposé des coussins miteux et de vieilles couvertures. C'était un peu leur refuge. Elles adoraient y venir pour se raconter des secrets, lire les livres de sorciers qu'il y avait dans la malle mystérieuse, imaginer la vie qu'elles auraient plus tard, lorsqu'elles seraient des vraies sorcières. D'ailleurs Tracey avait réussi à arranger la baguette cassée et elles s'amusaient parfois à faire apparaître des étincelles.
Oh jamais beaucoup et pas à tous les coups, mais elles en étaient fières … jusqu'au jour où un coussin commença en s'embraser suite à une mauvaise manipulation et du coup elles abandonnèrent l'idée de se resservir de ce bout de bois avant de savoir correctement l'utiliser. Evidement, si quelqu'un avait pu leur dire qu'une baguette cassée ne se réparait pas et que si malgré tout elle fonctionnait, ça finissait en catastrophes, peut-être que rien ne serait arrivé … mais le feu fut rapidement éteint par une couverture et l'incident bien vite oublié. Après avoir eu l'autorisation de Mama et avoir fait le plein de provisions, elles se dirigèrent discrètement vers le grenier lorsqu'un mouvement dans une pièce attira leur attention.
- C'était quoi ? Demanda Tracey.
- Je sais pas, il n'y a jamais rien ici. C'était l'ancien salon de musique mais comme on a mis le piano dans le salon pour que maman nous joue de la musique, on l'utilise plus. C'est bizarre qu'il y ait quelque chose là dedans. Viens allons voir.
Prudemment elles entrèrent dans le salon de musique. Elles avaient posé leur nourriture dans le couloir pour avoir les mains libres au cas où. Mais il n'y avait rien ni personne dans ce salon. Elles firent le tour en regardant bien partout avant que Pansy ne pousse un cri. Elle se recula et buta dans une chaise ancienne avant de la renverser et de se retrouver elle aussi à terre. Tracey arriva vite à ses côtés pour l'aider à se relever quand son amie lui montra quelque chose derrière elle d'un doigt tremblant.
- Tracey attention derrière toi !
- Quoi ? où ? Demanda celle-ci en se retournant sans rien voir.
- Au sol, par terre ! Là ! Attention il arrive !
- Où ç… oh.
Au sol, juste derrière Tracey, un immense serpent vert les regardait, sa langue frétillant nerveusement. Pansy toujours par terre se recula frénétiquement en disant à Tracey de l'écraser avec quelque chose comme elle l'avait déjà fait avant avec l'araignée.
- Non attends. Il est pas méchant.
- Comment ça pas méchant ? Trac' ! C'est un serpent ! Un gros et vert ! Bien sûr qu'il est méchant !
- Non, c'est une couleuvre, elle n'est pas venimeuse. Et puis elle a peur, alors calme-toi et arrête de crier.
- Elle a peur ? Elle a peur ? Et moi alors, j'ai pas peur peut-être ? Répondit Pansy devenant légèrement hystérique.
- Pansy, calme-toi. C'est toi qui lui fais peur, bourrique !
Puis sans plus se préoccuper de son amie vexée, Tracey se rapprocha doucement du serpent en lui parlant gentiment comme pour le calmer. Pansy était sidérée que la brune ne lui accorde pas plus de crédit et regarda la scène médusée. Le serpent semblait comprendre ce que Tracey lui disait, ou du moins se calmait aux intonations de sa voix.
- Elle s'est perdue et elle n'arrive plus à ressortir de la maison.
- Comment tu sais ça toi ?
- Je sais pas. C'est comme ça, je le sens c'est tout.
- T'es pas normale Trac' ! Moi tout ce que je sens c'est que si cette bête reste là je vais faire un malheur !
- Rho ! Elle a des œufs, regarde, elle va être maman. Elle cherchait un endroit pour pondre c'est tout. Toi tu vas dans le grenier. Moi je m'occupe de faire sortir la serpente et je te rejoins après. Et tu arrêtes de discuter pour une fois ! Roula des yeux Tracey.
Pansy se releva tant bien que mal et sortit de la pièce à reculons pour être sûre que le serpent ne l'attaquait pas. Tracey avança doucement la main vers le reptile qui siffla étrangement. Elle lui parla tendrement comme pour rassurer. Finalement la brunette réussit à attraper le serpent qu'elle apporta délicatement serré contre son torse, dans un coin calme à proximité de la terrasse. Mama la regarda passer bouche baie, sidérée du tableau qu'elle offrait.
- Tracey, Chaton, tu sais qu'un serpent c'est dangereux. Tu ne dois surtout pas t'en approcher et encore moins les attraper !
- Mais non, c'est une future maman qui s'était perdue et elle avait peur. Elle était pas méchante, elle voulait juste un endroit pour pondre ses œufs.
- Tracey, je sais que tu aimes les animaux mais ils ne sont pas tous gentils.
- Non bien sûr. Mais cette serpente elle voulait pas faire de mal.
- Tu ne peux pas en être sûre mon Chaton …
- Bien sûr que si, elle me l'a fait comprendre.
- Un serpent ne parle pas.
- Non mais je sais. Je le sais c'est tout ! C'est comme ça et c'est tout ! S'énerva Tracey.
- D'accord, d'accord. On n'en parle plus. Mais je t'en prie, la prochaine fois fais bien attention de ne pas t'approcher trop près d'un serpent. Certains sont vraiment très dangereux.
- Oui ben les serpents ils ont toujours étaient gentils avec moi. Ils m'ont jamais rien fait et pourtant il y en a toujours dans le foin. Je sais pas s'ils comprennent quand je leur parle et je ne comprends pas leurs sifflements, mais on se comprend quand même. Alors c'est pas parce que toi tu les comprends pas que moi je dois pas les aider s'ils en ont besoin.
Enervée que Mama ne comprenne pas, Tracey partit en courant en direction du grenier. Pansy s'était calmée et regarda son amie claquer la porte et s'asseoir rageusement à ses côtés.
- Pourquoi personne ne veut jamais comprendre ?
- Moi je comprends Trac'. Toi et moi on fait de la magie et pas les autres. Alors pourquoi toi tu serais pas l'amie des serpents ? Et puis c'est super, comme ça je suis sûre qu'en restant avec toi je me ferais pas mordre par ces reptiles.
- Merci Pans', t'es vraiment ma meilleure amie. Et tu sais moi je suis sûre que t'es aussi l'amie d'un animal. Pas des lapins car tu n'arrives jamais à t'occuper de Pompon comme il faut mais je suis sûre qu'un jour on trouvera … t'es peut-être l'amie des araignées, rigola Tracey avant de se prendre un coussin sur la figure.
- Oh toi tu m'agaces !
- Oui oui, je sais…
o0o
Le lendemain, Mama regardait les deux amies faire de la balançoire tout en se murmurant pleins de secrets dont personne n'aurait eu l'idée. Le temps passait si vite. Elle se rappelait comme si c'était la veille, le jour où une petite brune en larme lui avait foncé dedans. Quatre ans étaient passés et une amitié sans faille s'était créée. La magie était quelque chose de merveilleux, après tout, elle était certaine que c'tait grâce à elle que Tracey était si à l'aise avec les animaux. Mais cette amitié là était bien plus forte que la magie elle-même et emmènerait les deux fillettes très loin, elle en était sûre.
La gouvernante savait très bien qu'un jour elles partiraient pour cette école lointaine. Un jour très proche … car dans moins d'un mois Tracey fêterait ses onze ans. Elles auraient alors à s'acclimater à leur nouvel environnement, elles seraient peut-être aussi séparées dans des quartiers différents. Pansy devrait peut-être enfin montrer qu'elle est d'une famille importante et pas que lorsqu'elle avait envie de jouer à la princesse. Tracey devrait peut-être apprendre à être une demoiselle et non un garçon manqué. Toutes deux auraient peut-être à cacher leurs origines. Leur amitié serait peut-être bousculée par les apparences à tenir, mais Mama était certaine qu'au final, Pansy et Tracey feraient front ensemble.
Elle secoua la tête et repoussa au loin sa nostalgie car après tout, elles étaient encore là pour l'instant. Les deux, inconscientes des réflexions de leur surveillante, étaient en train de préparer une expédition nocturne dans leur grenier. Cela faisait très longtemps qu'elles n'y avaient plus été de nuit et elles avaient envie de retrouver cette ambiance surnaturelle. Car de nuit, le grenier se transformait et devenait un monde à part … dans l'imagination de deux enfants.
o0o
Deux jours plus tard, enfin deux nuits plus tard, Pansy et Tracey étaient dans leur salon, un gros paquet de cookies et une bouteille de soda sur la grosse valise qui leur servait de table. Elles appréhendaient la prochaine rentrée scolaire. Tracey allait faire son entrée au collège alors que Pansy devrait attendre un an encore. Celle-ci râla d'avoir un an de retard par rapport à son amie tout ça parce qu'elle était née en janvier et pas avant. La brune, elle, pensait à tout autre chose. Son frère lui avait dit que leur mère était allée dans une école pour sorciers à onze ans. Elle allait avoir cet âge peu de temps plus tard et pourtant elle devrait aller au collège. Pourquoi ? Elle était bien une sorcière non ? Elles étaient en train de méditer ou pester sur leur sujet de gêne quand un hurlement menaçant résonna.
- C'était quoi ça ? Demanda Pansy en se levant d'un bond.
- C'était pas un chat en tout cas. Ça venait de dehors … viens, allons à la lucarne là-bas pour voir si on voit quelque chose.
- On est la nuit on verra rien, Tracey !
- Non mais c'est la pleine lune, regarde, on voit très clair, répondit Tracey en lui montrant par la lucarne le parc éclairé.
- La pleine lune ? Tu crois que c'est un loup garou ? Demanda Pansy, mi-affolée mi-passionnée.
- Je sais pas. Normalement les loups garou ça n'existent que dans les contes de fée mais comme la magie existe aussi que dans les contes et qu'on est pas dans un conte de fée et que ça existe, je sais pas. C'est possible que ça existe.
- J'aimerais bien aller voir ! S'écria son amie, d'un coup intriguée.
- T'es dingue ? Il fait nuit ! Si c'est vraiment un loup-garou tu vas faire quoi ? Lui dire « tu m'agaces » et souffler un grand coup ? C'est n'importe quoi !
- Et toi t'es qu'une peureuse.
- Non j'en suis pas une et tu le sais très bien ! Mais sérieux, vaut mieux qu'on attende demain matin et qu'on aille voir si on trouve des indices sur ce que c'était.
- Tu apprivoises les serpents et tu crains un loup-garou, se moqua Pansy.
- Oui ben un serpent s'il devient méchant je lui pose mon pied dessus au bon endroit et plus de serpent ! Alors qu'un loup garou pour lui mettre le pied dessus c'est pas gagné-gagné.
- Tu l'écraseras mieux avec ta masse ça c'est sûr. Mais ok, on attend demain alors, rigola Pansy, prise d'un fou rire en imaginant Tracey avec une jambe télescopique essayant d'écraser un gros loup-garou avec son pied.
Le lendemain matin, dès qu'elles furent prêtes, elles coururent dehors en bousculant Mama et partirent en direction des bois. Elles essayèrent de repérer où elles avaient entendu le hurlement. Elles cherchèrent un moment avant que Tracey n'appelle son amie.
- Pansy ! Viens voir ! J'ai trouvé !
- C'était quoi ? Demanda Pansy qui arrivait en courant.
- Regarde, c'est une tanière, et il y a un louveteau dedans.
- Un bébé loup ? Oh, qu'il est mignon … mais c'est pas lui qui a hurlé cette nuit, il est trop petit pour un cri comme ça.
- Non, c'était ça maman. Elle s'est faite attaquer. Je sais pas par quoi mais ça devait vraiment être une méchante bête. En tout cas, elle est là-bas et elle est morte.
- Oh non … mais alors ce bébé loup il est orphelin ! Il va mourir si on le laisse là !
- Il faudrait s'occuper de lui le temps qu'il sache se nourrir tout seul.
- Je vais le ramener à la maison et demander à papa et maman si je peux m'occuper de lui.
Pansy s'avança doucement du bébé loup et l'attrapa dans ses bras. Le louveteau jappa de peur mais se calma lorsqu'une main lui gratouilla derrière les oreilles. Mama fut horrifiée de les voir revenir avec un loup. Elle refusa tout net que cet animal s'approche de la maison. Mais elle ne put les empêcher de fuir pour s'en occuper près des dépendances domestiques. Le soir, au repas, Pansy supplia ses parents pour garder la boule de poils et Tracey appuya fermement son amie. Au bout de longues négociations très rythmées, le louveteau fut adopté dans la famille … du moins le temps qu'il aurait besoin pour survivre seul. Après, s'il montrait des signes de vouloir partir, Pansy devrait le laisser retourner auprès des siens.
Plus tard, alors qu'elles étaient assises sur leur lit, Pansy caressant son loup endormi, Tracey lui murmura avant de se prendre une peluche sur la tête :
-Tu vois, toi tu as un don avec les loups … quel dommage que ce ne soit pas avec les araignées finalement.
