Auteur : Cyzia.
Titre : Les Enfants du Destin.
Rating : Je me suis dit que je devais le mettre directement en M, même si pour l'instant ça restera très calme.
Disclaimer : Tous les personnages utilisés appartiennent à notre très estimée JKRowling. Donc, par conséquence, rien n'est à moi, exceptée l'histoire ici présente (ainsi que d'éventuels nouveaux personnages).
Dédicace : Je remercie Myschka, ma beta, pour ses corrections.
Résumé : Tour à tour, Harry et Drago se rendent compte de leur attirance soudaine l'un pour l'autre. Ils sont perdus et ne savent ce que leur a réservé la roue du destin...
LES ENFANTS DU DESTIN
Les pensées sont en italique.
Chapitre 10 – Comme quoi l'espoir est permis…
Oh, il vient s'asseoir à mes côtés ! Peut-être qu'il y a de l'espoir…
Je… je suis ridicule, je le sais, à me réjouir de la sorte pour des détails insignifiants … mais je préfère me raccrocher à cela au moins.
Je sais bien qu'Harry réagira mal à tout ça… Pourquoi le prendrait-il bien après tout ? Il vient juste d'apprendre qu'on a choisi à sa place la personne qui serait liée à lui le restant de son existence… et qu'en plus il s'agit de moi, son ennemi. Je suppose qu'il sait aussi bien que moi qu'un mariage sorcier est irréversible…
Je me tourne vers lui et le regarde discrètement. Il a l'air d'essayer de se calmer malgré tout. Tout cela doit lui paraître encore plus surréaliste qu'à moi, qui suis, admettons-le, bien plus au fait des traditions du monde magique.
Plus j'y repense et plus je me dis que tout cela ne me dérange pas en fait. A présent, j'ai l'impression de l'avoir toujours aimé, qu'il est une partie indissociable de moi.
Maintenant, reste à savoir s'il en va de même pour mon Harry…
Je me tourne vers lui à nouveau et suis surpris par le regard méprisant qu'il me renvoie.
- « Ne t'avise plus de penser que je suis 'ton Harry'… », grogne-t-il entre ses dents afin que les deux adultes ne l'entendent pas.
Il a lu dans mon esprit !Je… je ne me serai pas permis cela dans ces circonstances là… Chacun est encore libre de penser ce que bon lui semble et je le lui fais savoir vertement en entrant à mon tour dans ses pensées et en lui disant mentalement de se mêler de ses propres réflexions. Il grimace et secoue la tête. Ca n'a pas l'air très agréable, mais tant pis.
Nous en restons là de notre altercation muette, Maman et Severus nous rejoignent.
- « Bien, Severus m'a expliqué brièvement ce qu'il a eu le temps de vous dire jusqu'à présent. », Narcissa le remercia du regard et le laissa prendre place dans le fauteuil voisin. « Je vais prendre le relais. Peut-être arriverai-je à vous présenter les choses avec plus de tact que notre cher ami, ici présent. »
Le professeur acquiesça silencieusement et manifesta son contentement de s'être débarrassé de cette corvée en s'étalant avec leste un peu plus que nécessaire dans son siège, ce qui étonna même Harry, époustouflé de voir son professeur si rigide se dérider plus qu'il ne l'avait jamais fait.
- « Severus vous a donc fait part de sa découverte au sujet de cette prophétie. Il nous avait immédiatement prévenu mon mari et moi, et nous avions décidé de tenir cela pour nous, du moins, de ne pas en parler au Seigneur des Ténèbres. Ton parrain, Drago, m'a arrangé un rendez-vous avec Lily Potter, puisque Lucius n'avait pas pris au sérieux toute cette histoire. Cela n'a pas été évident pour elle de ne pas en parler à James, mais nous pensions que cela valait mieux. Il n'aurait jamais accepté que tu sois lié à mon fils, Harry, à un Malfoy… Sirius n'a pas été vraiment compréhensif au départ non plus, mais nous lui avions fait formuler le serment sorcier de ne pas en parler avant de lui révéler le contenu de la prophétie. Aussi n'a-t-il jamais pu le divulguer à qui que ce soit, même lorsque Lily décéda.
Je pense pouvoir dire que nous nous estimions beaucoup avec Lily, mais nous n'avons pas eu le temps de devenir amies. Nous avions étudié, tous les quatre, toutes les possibilités, avions tourné la prophétie en tout sens, mais nous nous sommes résolus à admettre qu'il fallait bel et bien vous lier pour toujours et le plus tôt était le mieux, puisque nous ne savions pas ce que le lendemain nous réservait. Nous aurions pu disparaître tous les quatre dans la guerre et nul n'aurait été là pour vous protéger du Seigneur des Ténèbres.
Nous avions sciemment décidé de ne pas en faire part à Dumbledore non plus. Nous voulions à tout prix que nos enfants vivent et échappent le plus longtemps possible à la guerre. Et devenir les pions de Dumbledore et du Seigneur des Ténèbres n'était pas ce que nous envisagions pour votre avenir.
Aussi, en tous les cas, par prudence, la pièce de cet appartement avait été enchantée pour vous amener ici-même lorsque l'anniversaire de votre mariage, l'année de votre majorité, aurait lieu.
Je suppose que vous avez subi maintes manifestations étranges depuis l'anniversaire d'Harry. », les garçons opinèrent et elle continua.
- « Drago a depuis son anniversaire des visions et des pressentiments qui lui seront bien utiles, comme moi-même j'en suis capable. Ne me regarde pas comme ça, Drago, je suis ta mère, pensais-tu pouvoir me cacher quelque chose ? », elle continua lorsqu'elle le vit se tortiller les joues rosées sur le sofa. « Bien sûr, d'autres pouvoirs apparaîtront encore, ceux des Malfoys et ceux qui te lieront de plus en plus avec ton mari…, mais je te laisse découvrir cela par toi-même pour ceux que tu ne connais pas déjà. » Elle se tourna vers Harry. « Et toi, Harry, veux-tu bien me dire les choses que tu as trouvé différentes en toi les derniers temps ? »
Il acquiesça.
- « Je fais bouger les choses par la pensée. Mais cela ne se passe que quand Malfoy est présent, ou alors juste après l'avoir vu, quand je suis énervé, le plus souvent. Mais depuis quelques jours, ça s'est empiré… Je le contrôle encore moins qu'avant. Je n'ai même plus besoin de me concentrer réellement, ni de le vouloir, les choses arrivent d'elles-mêmes simplement quand je pose mon regard dessus. Aussi, quelques fois je n'ai pas d'autre choix que de tout simplement fermer les yeux et de me laisser guider par mes amis dans le château. »
- « Ne t'inquiète pas, mon garçon. Cela s'arrangera avec le temps. Je pense que c'est quelque chose qui provient de votre union. Le fait que cela n'arrive qu'en présence de mon fils, le prouve bien. Je pense qu'à terme, tu pourras t'en servir comme bon te semblera, peut-être le jour où vous vous entendrez bien et que tu auras réussi à maîtriser cela… Autre chose ? »
- « Oui », répondit plus timidement le brun. « Je… nous pouvons en quelque sorte communiquer… nous ressentons les joies et les peines de l'autre, nous pouvons nous parler en pensées, plus ou moins… Quelquefois, j'arrive à lui interdire l'accès de mon esprit, mais le plus souvent c'est vain. Je suppose qu'il en va de même pour toi, Malfoy ? »
- « Oui, je te l'ai dit. Je vis à ton rythme depuis un mois maintenant. », le provoqua un peu Drago.
Narcissa, stupéfaite, regarda Severus qui lui aussi s'était redressé.
- « Aussi rapidement ? », parla-t-elle plus pour elle-même.
- « Comment ? Maman, y a-t-il un problème ? »
- « Non, Drago… C'est simplement très surprenant… La télépathie dans le couple est une chose relativement répandue dans les mariages sorciers, cependant… je n'ai jamais vu personne accomplir cela aussi rapidement, d'autant que c'est quelque chose que vous ne faites pas vraiment consciemment, semblerait-il, du moins pas au début… Je… C'est époustouflant. Il nous a fallu presque trois années pour y parvenir avec ton père, et nous y avons travaillé ardûment. »
Harry jeta un coup d'œil incertain au blond, qui souriait et se redressait comme un coq, ce qui l'agaça tout naturellement. Comment vais-je pouvoir supporter d'être 'marié' à un tel monceau de vanité ?Ca me fait froid dans le dos…
Drago lui renvoya un regard furieux. Bien, il l'avait 'entendu'…
Reprenant peu à peu pied suite à son étonnement, Narcissa reprit :
- « Bien. Y a-t-il autre chose encore, Harry ? »
- « Non, enfin pas que je sache… », il hésita un instant, puis se reprit. Il demanderait à Malfoy plus tard ce que contenaient ses visions. « Ah, si, il y a ce drôle de truc qui m'arrive à moi le plus souvent, je me mets à pulser et un drôle de brouillard doré m'entoure. J'ai du mal à respirer, je rougis à la limite du concevable et cela toujours quand je suis proche de Malfoy. Ca lui est arrivé tout à l'heure pour l'amener ici, tout comme moi, mais je ne l'ai pas vu le faire à un autre moment »
- « Si, cela s'est produit également la première fois que je t'ai vu monté dans le train le jour de la rentrée. Mais je ne crois pas que j'émettais vraiment ce truc de brouillard… , enfin aujourd'hui, le mien était argenté. Mais j'ai plus ou moins réussi à me calmer et à prendre sur moi dans le train. », répondit la blond.
- « Ca ne m'étonne pas venant d'un iceberg comme toi, toujours à contrôler la moindre émotion… »
- « Je ne te permets pas… Lequel d'entre nous a essayé de communiquer depuis plus d'un mois avec toi ? Qui a essayé de parler de ses sentiments et de tout aplanir ? Moi. Par contre, on sait très bien qui a pris la fuite à chaque fois… Pour le courage typique des Gryffondors, tu repasseras ! »
- « Je pensais qu'il s'agissait d'un piège, abruti ! et pour une fois, je ne voulais pas y plonger la tête la première… Je ne vois pas en quoi ça peut être répréhensible de vouloir se protéger un peu, et puis tu étais mon ennemi depuis six ans, je n'allais pas tout oublier d'un coup de vent ! », lâcha Harry.
Severus et Narcissa observaient l'échange d'un œil presque amusé.
- « Eh bien, que dire d'autre… je n'en reviens toujours pas, ils communiquent déjà par la pensée, mais ne sont pas capables de rester courtois en présence de l'autre… Mais vous y parviendrez, ne vous inquiétez pas…
Mes chéris, je pense que votre union sera véritablement exceptionnelle… Nul mariage sorcier n'avait accompli cela aussi rapidement. En ce qui concerne cette aura, car il doit plutôt s'agir de cela, je pense que c'est quelque chose qui a à voir avec votre union. Je n'en ai jamais entendu parler auparavant, mais après tout être marié aussi jeune et ne se le voir révélé qu'à la majorité n'arrive pas si souvent, aussi je présume qu'il s'agit là d'une manifestation de vos magies qui se cherchent l'une l'autre. Elles émettent cette aura qui porte la couleur de votre magie. Elle crépite en quelque sorte autour de vous pour appeler son âme sœur…
Harry, ne me regarde pas comme cela. J'aurais mille fois préféré que vous puissiez découvrir cela par vous-même, et vous connaître à votre rythme. La prophétie a tout simplement précipité les choses et nous a obligés à vous unir avant que vous ne le fassiez un jour vous-même. »
- « Pardon ? Mais qui vous dit que sans cette prophétie, je me serais marié à lui ? »
- « Harry,… Je sais bien que pour toi, cela est inconcevable pour l'instant, mais Drago et toi étiez destinés l'un à l'autre, et cela même sans la prophétie. C'est ainsi. Vous seriez peut-être simplement tombés amoureux un peu plus tard… »
- « Tomber amoureux ? Je ne veux pas être désobligeant, Mrs. Malfoy, mais je ne vois pas comment je pourrais tomber amoureux de la fouine par moi-même, sans l'aide d'une foutue prophétie… Ca relève du domaine du surnaturel… », nargua-t-il, avec un goût amer cependant en bouche. Il savait qu'il se mentait à lui-même, mais tout cela faisait beaucoup à digérer d'un seul coup et il ne se voyait pas vraiment dire amen à tout.
- « Potter ! Vous feriez bien de calmer un peu vos ardeurs. Nous gaspillons déjà assez de temps comme cela sur votre pauvre personne. Ne nous rendez pas la tâche plus difficile. Il est bien assez scandaleux qu'un cloporte de votre espèce soit destiné à mon filleul. », gronda le professeur de Potions.
- « Alors c'est pour ça que vous ne me supportez pas ! Je ne suis pas assez bien pour votre filleul… Je suis sans doute un poids mort collé à ses basques à vos yeux ! »
- « Allons, allons, calmons-nous. », les interrompit Narcissa. « Severus, refreinez vos ardeurs, s'il-vous-plaît.
Et Harry… Je ne vois pas quoi te dire… Nul ne pourra jamais te forcer à apprécier Drago, à l'aimer… Je pense cependant, qu'avec le temps, vous vous rapprocherez et découvrirez le lien magnifique qui vous unit.
Une dernière chose… Je crois qu'il est nécessaire de garder pour l'instant encore tout cela entre nous, si tu le veux bien, Harry. Il est évident que tu pourras en faire part à tes deux amis, si tu le souhaites, mais abstiens-toi autant que c'est possible d'en parler, si ce n'est au directeur bien sûr, il voudra savoir pourquoi vous étiez absents. »
- « D'accord… De toute façon, ce n'est pas comme si je voulais que cela s'ébruite… », finit-il avec un ton empli de rancoeur.
Narcissa et Severus se relevèrent et se dirigèrent vers la porte.
- « Nous vous laissons à présent. Cet appartement est le vôtre, il fait parti du manoir et est également relié à Godric's Hollow. Il vous appartient et sera votre refuge si vous le souhaitez et quand vous aurez besoin de rester seuls. La clé dans le livre sur la table basse en est le portoloin, gardez-la précieusement et servez-vous en quand bon vous semble. Le déclencheur du portoloin est 'les enfants du destin', cela vous ramènera ici, dans cette pièce, et annoncez 'Poudlard' pour retourner au château. A bientôt ! », elle embrassa Drago et lui donna une étreinte prolongée, lui murmurant un dernier 'bon courage'.
Elle se dirigea ensuite vers Harry, déposa un baiser délicat sur son front, puis quitta la pièce suivie de Severus.
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Drago s'était dirigé vers la grande baie vitrée qu'il n'avait pas approchée jusque là.
Mais c'est vrai… C'est le jardin ouest du château ! Je ne peux pas croire que je ne connaissais pas cet endroit…
Bon. Qu'est ce que je fais maintenant ?… Il ne va sûrement pas vouloir parler maintenant…Il va encore fu-…
- « Malfoy ? », il se retourna vers le brun. « … A quoi tu penses ? »
Drago s'étonna un instant, puis se dirigea vers la table basse, où il attrapa le livre délicatement ouvragé. Il l'ouvrit et contempla la clef.
- « Je me disais qu'il est temps de rentrer, ils doivent s'inquiéter… », il hésita et lui tendit le livre pour qu'Harry aussi la touche. « Poudl-… »
- « Attends ! »
Le blond le regarda stupéfait.
- « Je me disais,… enfin… », commença-t-il plutôt mal à l'aise, « … je ne suis pas sûr de vouloir et de pouvoir accepter tout cela, mais, pour commencer, j'aimerais assez qu'on passe un peu de temps ensemble, que… qu'on apprenne à se connaître… Qu'en dis-tu, … Drago ? »
- « Je… Ca me va ! », répondit le blond avec entrain, n'y réfléchissant pas davantage et profitant de l'aubaine.
- « Bien. », il amorça un geste à nouveau vers la clef, puis retint. « Cependant, j'apprécierais assez que tu évites de me refaire tes coups vaches dans le genre de l'épisode de la douche…, ou du moins, ne me le fais pas partager, s'il-te-plaît. Je ne suis pas prêt pour ce genre de trucs… »
- « Ok… J'essaierai. », répondit Drago avec malice.
Tout deux touchèrent la clef et Drago énonça le nom de l'école.
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- « Aoutch !… Mais où est-ce qu'on a atterri ? », s'écria le blond, quelque chose lui obstruant douloureusement le dos.
Harry était étalé de tout son long sur Drago, ce qui bien entendu était loin de déplaire au Serpentard, dont une certaine extrémité commença à réagir. Cependant ses jambes pendaient dans le vide, sa position était tout sauf confortable et le Gryffondor se faisait tout doucement de plus en plus lourd.
- « Harry ? … Harry !… Tu peux bouger, s'il-te-plait. Tu m'écrases ! »
- « Oh, chochotte ! Je suis trop lourd pour toi ! », se moqua le brun. Drago maugréa indistinctement quelque chose de certainement peu convenant, Harry réagit alors. Il jeta un œil par-dessus l'épaule du blond. « Eh merde, va falloir bouger vite, là… Drago, on est sur le saule cogneur ! »
- « QUOI ? … Eh merde ! »
Tout deux réagirent au quart de tour et dans un entremêlement de jambes et de bras, arrivèrent à se dégager de la branche sur laquelle ils reposaient.
A peine avaient-ils esquissé le premier geste, que l'arbre se mit en mouvement.
- « Oh non… Il se réveille, allez, viens on descend le plus vite possible. », cria Harry un peu trop fort pour couvrir le grondement du saule, visiblement vraiment contrarié. Il n'en suffit pas plus à l'arbre pour prendre le brun comme cible et en moins de temps qu'il n'en faut pour dire quidditch, une branche l'avait cogné dans les genoux et envoyé promener à plusieurs mètres au sol.
- « HARRY ! », s'écria le blond.
Il se faufila le long des dernières branches et arriva à atteindre enfin la pelouse qu'il parcourut rapidement. Il rejoignit son mari, qui gisait inconscient, en quelques enjambées.
Il entendit des craquements à l'arrière, se retourna et vit que l'arbre s'apprêtait à abattre sur eux une de ses plus longues et épaisses branches.
Drago n'hésita pas une seconde de plus et prit Harry dans ses bras.
- « Merlin, c'est qu'il est lourd en plus… »
Il s'éloigna le plus rapidement possible en direction du château. Il avait cependant été forcé de ralentir le rythme dès qu'il fut hors d'atteinte du saule. La soirée avait été épuisante en sensations et il se sentait vidé.
Harry papillonna des yeux quelques instants plus tard.
- « Harry ? Ca va ? », s'enquit-il.
- « Hein… Malfoy ? »
- « Drago. »
- « Ah oui… Le mariage, la prophétie, le saule… mais qu'est-ce que je fais dans tes bras ? »
- « Tu es tombé du saule, il t'a frappé et t'a projeté au loin. J'ai été obligé de te porter, il allait nous écrabouiller d'une seconde à l'autre… Ce qui est certain, c'est qu'il va falloir essayer de reprogrammer l'aire d'atterrissage du portoloin… », s'excusa-t-il hâtivement les joues rougissantes.
- « C'est bon, c'est pas grave… mais repose-moi, maintenant. »
- « Tu vas pouvoir marcher ? »
- « Oui… Il ne m'a pas non plus cassé les jambes, cet arbre de malheur… Je suis encore capable de marcher ! ».
Drago le reposa à terre lentement. Il le lâcha, mais dès que le brun se redressa, il perdit l'équilibre et s'écroula à nouveau dans ses bras.
- « Oups… », dit Harry, gêné, « je crois que je vais encore solliciter ton aide un petit moment, si ça ne te dérange pas… »
- « Mais bien sûr… », répondit Drago trop heureux de pouvoir encore être aussi proche du brun. « Ca va si je mets ma main là ? »
- « Malfoy, je ne suis pas en sucre ! »
- « Drago. »
- « Ok, Drago… », il maugréa dans sa barbe. « … Drago, t'aurais pas vu mes lunettes ? »
- « Non, je suis désolé, elles ont dû voler pendant ta chute. Tu ne vois vraiment rien sans ? »
- « Non, pas grand-chose… Enfin, un grand flou, avec des formes indistinctes… Toi, tu as l'air d'une grande tache blonde… »
- « Merci… », répondit-il amèrement, « Ca fait plaisir… C'est tout ce que tu trouves à dire à ton nouvel époux ? »
Harry se raidit instantanément dans sa marche à cloche-pied.
- « Humm… Drago, est-ce qu'on pourrait, pour l'instant, éviter en quelque sorte de sortir ça à tout bout de champs ?…Ne le prends pas mal… C'est un peu trop tout ça pour moi... »
Voyant la vague de tristesse envahir les yeux gris, qu'il n'avait jamais vu de la sorte, il continua :
- « Je… Que dirais-tu de devenir ami, pour l'instant ? C'est déjà pas si mal… une grande avancée pour un Potter et un Malfoy, non ? »
- « Si. », le blond retrouva le sourire. Bien sûr, il ne pouvait pas demander à Harry de changer toute sa vie et ses habitudes d'un moment à l'autre. Le temps aidant, peut-être Harry arriverait-il à le considérer comme plus qu'un ami…
Il lui sourit et le traîna encore sur les derniers mètres qui les séparaient du château.
A peine, avaient-ils passé les portes qu'ils furent assaillis par une horde de Gryffondors déchaînés. Harry lui fut pris des bras, le professeur McGonagall le faisant léviter jusqu'à l'infirmerie.
Il n'avait même pas pensé à sa baguette qu'il avait pourtant en poche. Mais après tout,… cela avait été bien plus agréable de porter le brun comme cela.
Sans savoir pourquoi, il suivit le groupe et finit par arriver dans l'infirmerie, où tous les Gryffondors de septième année attendait patiemment devant le rideau que Pomfresh avait dressé autour du patient.
Drago se sentait emprunté entouré de tous ces personnages papillonnant de joie de retrouver Harry, d'angoisse de le savoir un peu blessé, d'enthousiasme, aussi, à la vue de la présence du blond visiblement.
L'infirmière sortit à peine quelques secondes plus tard du rideau, l'ouvrant pour dévoiler un Potter presque au meilleur de sa forme se redressant déjà sur son lit.
« Il n'a que quelques ecchymoses et contusions qui devraient disparaître d'elles-mêmes dans la semaine. Monsieur Potter, passez cet onguent sur vos plaies matin et soir. Vous pouvez rentrer dans votre dortoir. Le directeur me fait vous dire que votre présence, ainsi que celle de Monsieur Malfoy, est requise demain matin, après le petit déjeuner dans son bureau. Vous pouvez disposer. »
Sur ce, tout le monde, Harry y compris, tournèrent leur regard vers le Serpentard. Il se sentait vraiment comme une proie dans la cage aux Lions. Il décida de ne pas s'attarder davantage.
- « Bonsoir, Harry, dors bien. »
- « Bonsoir, Drago », et il lui sourit au grand amusement des Gryffondors.
Le blond lui rendit son sourire, et s'en alla vers son dortoir, Harry lui manquant déjà, mais trop heureux d'avoir enfin eu une explication à toute cette histoire.
Et dans un brouhaha indescriptible, Harry retourna, boitillant encore légèrement, au dortoir des Gryffondors accompagné de ses amis. Une seule pensée ne cessait de tourner dans son esprit : Drago Malfoy a le plus beau sourire au Monde…
Et dans les cachots froids, cette pensée réchauffa le cœur du prince des Serpentards qui, allongé sur son lit, rêvait les yeux ouverts de son nouvel avenir.
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Eh bien voilà, j'espère que vous serez tous satisfaits par l'avancée des choses… Harry fait enfin un peu face à la situation et cela n'ira qu'en s'arrangeant… Je n'en dis pas plus, la suite au prochain épisode !
Si l'envie vous titille de me laisser un commentaire/une menace de mort/un compliment/… le petit bouton bleu en bas à gauche est fait pour vous.
Allez-y, appuyez, ça soulage !
Merci encore de me suivre toujours aussi nombreux.
Vos encouragements et compliments me comblent de joie et m'incitent vraiment à poster beaucoup plus vite, je n'en reviens pas moi-même !
Votre Cyz'.
Ps : Un petit mot pour vous faire partager le superbe chapeau de Catherinette en forme de pénis (en moquette, je précise…) que m'ont construit mes collègues et que j'ai du arborer toute la soirée de la Sainte Catherine… Je peux vous dire que dans les rues de Strasbourg et au resto, je dénotais grave… tout le monde me regardait, terrible… Rappelons simplement pour l'anecdote que les collègues sont sensés représenter sur le chapeau les traits de caractère, les centres d'intérêts, le milieu professionnel de la dite Catherinette… Je ne vous fais pas dire ce qu'on a pu penser de moi…
Les rars aux reviews anonymes :
Merci à Tama, j'espère que la suite t'aura plu !
Merci à Yohina, moi aussi j'ai bien aimé cette idée d'aimant à prophétie qu'est Harry (y a que lui pour se mettre dans la panade comme cela…) et aussi, j'ai frétillé comme une folle, j'adorais le tatouage de Drago, quelle dommage que cela n'existe pas en vrai, je m'en ferai bien faire un comme cela ! Je suppose que tu es à présent satisfaite par la réaction d'Harry, je pense qu'il commence à prendre les choses avec calme, ou du moins à doucement les accepter, j'espère que ça t'aura plu ! kisu !
Karli,… désolée de t'avoir laisser une fois de plus dans 'l'attente'… Mais j'espère m'être rattrapée dans ce chapitre-ci. J'ai été sage, j'ai fait une fin de chap normale, sans trop de suspens… Et oh oui, je suis d'accord avec toi ! une review par chap pour une fic de qualité, c'est ce que moi aussi je fais. Aussi suis-je d'autant plus heureuse de savoir que tu me comptes dans celles-ci ! L'idée du mariage était dans ma tête depuis le départ, je ne fais que broder autour depuis, et comme tu t'en apercevras, les povr chous ne st pas à la fin de leurs surprises ! Gros kisus et à très bientôt !
