Bonsoir à tous !
Et voilà, une suite un peu étrange, plutôt courte, mais je ne voulais pas tout mettre dans le même chapitre ^o^
Je remercie encore Chocokangoo et les autres pour leur soutient, en espérant que cela continue à vous plaire o/

Chapitre 10 :
Comptine.

Le paysage défilait, encore et encore, c'était comme un éternel recommencement, elle se sentait happée par ce tourbillon, sans aucun moyen de se défaire de ses liens. Aucun moyen ?
Son regard grenat se posa sur la jeune femme brune qui conduisait à côté d'elle, visiblement concentrée sur la route. Certes, leur décision avait été précipité, mais quelque chose lui hurlait qu'elle seule pourrait faire revenir Cloud à la raison, sans doutes l'unique lien qu'il restait entre le jeune homme et sa raison visiblement perdue. Quant à son propre rôle, elle n'était pas encore certaine de quelle démarche suivre, mais elle savait pertinemment qu'elle devrait y mettre fin d'elle-même. L'issue lui semblait étrangement funeste. Et c'était cette impression étrange qui l'avait poussée à ne pas demander de l'aide à Vincent, ce dernier aurait empêché cela, et aurait peut être eu à souffrir, ce n'était pas vraiment ce qu'elle souhaitait, ce n'était pas le genre de remerciement qu'elle espérait lui donner.

« Alors, où allons nous ? » La voix d'Esther coupa le silence qui s'était instauré depuis maintenant plusieurs heures. Tifa lui jeta une oeillade en souriant, puis se mordit la lèvre inférieure :

« Je ne suis pas certaine, enfin, je ….
- C'est le lieux qui te vient à l'esprit non ?
-Oui, là où tout à commencé, mais es-tu certaine que ?... » Esther fronça légèrement les sourcils, Nibelheim... mais c'était évident, Nibelheim avait été la ville qui avait vue toute cette histoire commencer, tous ces troubles, depuis que cette Jenova avait été réveillée... Elle-même avait une partie de son histoire liée à ce lieu, et elle se sentit stupide de ne pas y avoir pensé plus tôt.
« Certaine, tu es un génie Tifa... » Cette dernière me sourit, alors que je détournais de nouveau mes yeux d'elle. C'était gênant toute cette amitié, surtout avec une femme... je n'étais guère accoutumée à les côtoyer et ce depuis mon plus jeune âge.

« HAAAAAAAAA ! » le cri retentit dans les couloirs du qg principal du soldat de Midgard, un cri féminin, une voix enfantine encore qui ne tarda pas à ameuter certaines personnes par là.
« Esther mais qu'est ce qu'il se passe ? » Sephiroth avait gardé un calme olympien, comme à son habitude, mais son regard trahissait quelques questionnements plutôt compréhensibles face à ce déploiement de vocalises de sa petite protégée. Cette dernière sortit la tête, sur laquelle un visage paniqué se dépeignait.
« Je coirs... je crois que je vais mourir Seph... - Il ferma les yeux un instant, réfléchissant à ses paroles avec une attention toute particulière, puis, face à ce spectacle grotesque que lui offrait la panique de la jeune fille, laissa échapper un soupire.
- Ne dis pas de bêtises...
- Je te jure ! Je vais me vider de mon sang et mourir- fit-elle avec une voix dramatique.
- Comment cela tu saignes ? - le cerveau du soldat commença à bouillonner à 100 à l'heure.
- MAIS OUI PUISQUE JE TE LE DIS , JE SAIGNE !- si quelqu'un dans le bâtiment n'avait pas encore compris cela, maintenant, c'était fait. Esther retira la serviette qu'elle avait mise autour de sa taille et qui cachait son pantalon anciennement blanc, désormais rouge. - LA TU VOIS ! »
Il y eut un grand blanc, durant lequel la jeune fille passa par toutes les expressions possibles et inimaginables, elle se voyait déjà mourir, dans d'atroces souffrances, y compris celle de son petit ventre douloureux depuis maintenant trop longtemps. Elle s'enroula de nouveau dans sa serviette, et ainsi fagotée, se recroquevilla à terre :

« JE SUIS TROP JEUNE POUR MOURIR ! Ça fait mal merde ! »
Sephiroth se passa une main sur le visage , il n'avait jamais, ho grand jamais été préparé à devoir, ne serait-ce qu'une seule seconde devoir expliquer ce genre de chose à une gamine... Il regarda à gauche, vit deux soldats partir en fou rire, puis à droite : un bleu qui faisait semblant de passer, juste pour passer... pourquoi fallait-il qu'il n'y ait aucune autre femme chez le soldat ?
Et pendant ce temps-là, Esther continuait de se rouler à terre avec un air dramatico-comique.
Le général pris son portable, alors que la petiote s'agrippait à son pied en chouignant « je vais mourir ! Buhuhuuuuu ! ».
« C'est moi... envoyez moi une Turk... oui une... peu.. peu importe... mais... on s'en fiche, une turk, une secrétaire, une femme de ménage, PEU IMPORTE ! Tant que c'est féminin ! » Il raccrocha et regarda enfin à terre le spectacle pitoyable que lui offrait l'enfant aux yeux rouges. IL était peu ordinaire qu'elle se laisse aller à pareille chose, et il soupira de nouveau en la voyant lui jeter un regard digne d'un cocker malheureux.
« Décidément, si je ne les avais pas déjà gris, tu me les rendrais blanc en un rien de temps... »

Parties.
Vincent regardait la lettre laissée par Tifa, quelque peu déstabilisé. Elles étaient parties ainsi, pour on ne sait quelle destination, et cela le mettait en colère d'avoir été mis à l'écart ainsi. Pourquoi ? Il avait pris Esther sous son aile, et cette dernière s'échinait à essayer de s'envoler...Devrait-il encore voir une perte alors qu'il essayait de préserver ces vies envers et contre tout ?
Sur un certain point, elle n'avait pas tord, il s'était décarcassé à voir en elle une sorte de Lucrézia, une autre personne à protéger. Certes Esther était fragile, mais il oubliait bien facilement que cette dernière avait été entraînée toute sa vie et présentait des qualité au combat, et cet esprit que partagent tout guerrier digne de ce nom : avancer, continuer, faire face à la mort inexorable qui se présentait.
Il soupira, pris son portable … il n'était pas vraiment décidé à laisser les choses aller de cette manière là.

Cette sensation étrange les pris subitement. Genesis disait que cela ressemblait à une sorte de poison qui s'insinue dans les veines, jusqu'à marquer chair et âme au plus profond. Au début, ils avaient tous mis cela sur le compte de sa perpétuelle mélancolie, et Esther adorait le taquiner sur ce point-là relançant ainsi leur petite guéguerre bien innocente. Depuis son arrivée parmi eux, il s'était instauré une sorte d'ambiance plus légère, et les facéties de la jeune femme, couplées au caractère entier et quelque peu gamin de Zack ne manquait pas d'égayer leurs vies, mais pour une raison qui lui échappait encore, le courant ne passait pas vraiment entre elle et Génésis... tout du moins, ils devaient s'apprécier en se chamaillant et en se battant constamment, ce qui n'était pas sans causer quelques soucis de logistique. Mais cela restait néanmoins bon enfant.
Sephiroth s'efforçait de garder un œil sur sa disciple, sachant pertinemment que cette dernière, malgré son corps grandit, sa joyeuse mine, était d'une fragilité parfois déconcertante... mais il y avait autre chose.
Puis, les choses avaient changé, Esther paraissait de jour en jour plus perturbée, ses yeux ne reflétaient plus cette innocence, juste une peur sourde qu'elle ne réussissait plus à contrôler.
Il avait essayé de la rassurer comme il le pouvait, jour après jour, les joyeuses heures passées ensembles, entre amis s'envolèrent.
« C'est de ma faute.. » avait-elle murmuré entre deux sanglots. « Il est partit par ma faute... »
Que dire ? Esther s'en voulait d'avoir eu des paroles aussi dures à l'encontre de Genesis... elle ne le haïssait pourtant pas, alors pourquoi à ce moment-là sentait-elle une colère lui déchirer les entrailles ? Pourquoi avait-elle dit des mots qu'elle savait blessants ?
Ce dernier était partit, créant par la même occasion le début d'une guerre profonde qui marqua la planète, et sa santé déclina peu à peu. Au début, personne n'avait fait le lien, personne même pas lui... pourtant, ils étaient évidents, mais absorbé par ses propres démons,par son devoir, il n'avait fait qu'être un soutient silencieux.
Puis, ce fut le tour d'Angeal de sombrer à son tour, et disparaître.
Ses voix devenaient de plus en plus présentes, le regard d'Esther reflétait encore et encore cette souffrance qui refaisait surface peu à peu. Pourquoi n'avait-il pas partagé cela avec elle ? Peut être parce qu'il imagina d'abord être le seul, l'unique que l'on appelait, mais elle les entendait, elle les entendait malgré tout. Ces murmures étranges, et son sang lui donnait le sentiment de bouillir, son corps tout entier s'engourdissait pour se réveiller de nouveau.
Comment décrire les sensations que son contact procurait ? Une sorte de réconfort, de sérénité, les voix se taisaient, un court instant. La Shinra avait fait l'erreur d'éloigner ce sanctuaire vivant qu'elle se révélait être.
C'était elle qui avait raison, ils se perdaient peu à peu...
Quelque chose le tira de son sommeil éternel.

« Avec ça, avec ça j'éliminerai cette menace ! Et avec ça ! Avec ça... » Il délirait toujours autant.
Il avait eu quelques instant de lucidité, durant lesquels il s'était réveillé dans les ténèbres, des ténèbres moites et étranges, il avait appelé Tifa, espérant que cette dernière n'entre avec son sourire lumineux et chasse enfin ce cauchemar. Puis, il sombrait de nouveau dans un tourbillon de folie. La voix continuait à susurrer inlassablement, remplissant tout son crâne de ses injonctions, de ses ordres, de ses grincements, de ses doutes... Sa tête semblait exploser face à tant de pression, et il se sentait de nouveau partir au fils des litanies, des divagations. Il le savait pourtant que ce qu'il effectuait n'était pas bon, il savait pertinemment ce que cela voudrait dire : elle n'était pas encore morte, et elle souhaitait revenir.
Il avait été bien candide, fou de penser qu'elle serait si facilement vaincue, tant que des cellules subsistaient, elle garderait un pied bien présent sur la planète.
Il aurait dû mourir, au même titre que les autres...
Ses gestes se firent mécaniques, et peu à peu, tout commença à prendre forme.
Sur la table de travail, le corps malmené d'une jeune fille d'une 15aine d'années, un visage si semblable à celui d'Esther, des cheveux longs et lisses d'une teinte argent, un peau blafarde. Elle n'avait pas bougé lorsqu'il l'avait sortie de son sarcophage, son corps même ne battait plus, mais c'était un réceptacle parfaitement convenable, faute de mieux, il faudrait faire avec.

Celle-ci montrera moins de résistance...

Il recommença son travail, malgré son corps meurtri par la fatigue qui se faisait de nouveau sentir. Les cellules de Jenova implantées dans son corps s'étaient réveillées plus déterminées que jamais à reprendre le dessus. Pourquoi un tel acharnement à tout détruire ?

Vite... plus vite...

Ses mains se mouvaient comme si elles savaient ce qu'elles devaient faire, puis, un halo lumineux l'engloba, l'aveuglant par la même occasion.

J'ai réussis !

Une silhouette féminine se dessina peu à peu alors que la lumière s'estompait, ses longs cheveux clairs recouvrant les parties intimes de sa personne, et un sourire étrange s'étira sur ses lèvres. Mais elle ne ressemblait plus vraiment à la jeune fille d'origine.
Elle jubilait, elle jubilait car elle retrouvait ses sens, ses mouvements, elle avait déjà essayé de prendre possession d'un corps, mais jusqu'à présent, aucun ne semblait l'accepter. Enfin elle avait trouvé un réceptacle convenable, enfin ! Et finalement, son pantin cassé lui avait servit.
Jenova se pencha vers ce dernier qui semblait reprendre un court instant ses esprit, se maudissant pour sa faiblesse, et d'une main glaciale, caressa sa joue.

C'est bien, mon fils...

Il sentit la chair de poule l'envahir avant de sombrer de nouveau dans un sorte de folie palpable, il se sentait au bord du gouffre et pourrait-il seulement revenir s'il tombait ? Il le savait, la chose serait difficile, impossible même.

« CLOUD ! »
Une voix le fit revenir, une voix connue, reconnue, et si réconfortante. Mais l'avait-il simplement rêvée ?
« Cloud ! Accroche toi ! » Des bras l'enlacèrent, une chevelure brune retomba le long de ses joues, comme un voile, une barrière le protégeant de cette créature.
« Ti... Tifa ?...- il réussit à prononcer son nom, comme une prière qu'il récitait enfin. Sa voix était enraillée, cassée.
- Oui... oui... c'est moi... ne... ne t'en fais pas ! »

Parce que tu t'imagines pouvoir me le retirer aussi facilement ?

Elle tendit une main, et des filaments étranges d'une couleur indéterminée fusèrent d'elle arrivant à vive allure sur Cloud. Tifa ouvrit grands les yeux, puis, en prévision du choc les ferma, serrant fort contre elle son ami de toujours. Mais rien... rien n'arriva.

Sale petite...

La belle brune leva la tête, et vit le dos d'Esther. Cette dernière bien droite, campée sur sa position avait repoussé les fils d'un geste de la main qui lui avait valut une blessure sanguinolente.
C'était étrange de la voir ainsi. Depuis plusieurs semaines, elle avait donné l'image d'une personne fragile, dont le corps la portait à peine, maladive et sensible, et aujourd'hui, devant ses yeux ébahis, elle faisait montre d'une puissance qu'elle ne soupçonnait pas.
« Tu as oublié... Tifa... Esther... Esther a été Soldat de première classe... » La voix de Cloud la ramena sur terre. Oui, il avait raison, mais pourrait-elle seulement faire face à cette chose seule ? Combien de temps son corps fragile tiendrait-il avant de lâcher définitivement ?
Esther fit un geste de sa main blessée. Le sang qui avait coulé de sa blessure remonta étrangement avant de former dans sa main une sorte de lame fine.

Je te reconnais... tu es la fille de l'autre fois...

La fille de l'autre fois ? De quoi voulait-elle parler ? Esther et Jenova s'étaient déjà rencontrées ?
Cette dernière pencha la tête sur le côté.
« Il m'a sauvée... »
Jenova eu un rictus mauvais.
« Tifa... mettez vous à couvert... s'il vous plait... »
Cette dernière leva des yeux amplis d'horreur à la demoiselle aux yeux de sang, qui lui adressa un sourire. Un sourire confiant, doux même, elle n'avait jamais vu cela chez elle auparavant.
« Faites moi confiance, pour une fois. » Malgré la douceur du ton, celui-ci ne souffrait d'aucune forme de contestation, et Tifa ne put que s'exécuter non sans lancer un : « Sois prudente ! »

Charmant tableau...
La voix moqueuse de Jenova , encore. Esther en profita pour se jeter sur elle, lame en avant, cette dernière para un coup, puis deux, mais la jeune femme aux yeux rouges ne semblait pas prête à s'arrêter en si bon chemin. Elle se baissa, fit un croc en jambe que la créature eu du mal à esquiver, et bientôt elle se retrouva à terre, maudissant ce corps peu souple, enraillé qu'elle avait écopé. Ho oui, celui de la petite soldat aurait été plus approprié, de plus, elle semblait avoir retrouvé un semblant de pouvoirs.
Les choses n'étaient pas gagnées pour autant, et Esther le savait. Depuis plusieurs semaines, ses pouvoirs faisaient la girouette, arrivant, repartant au gré de leur bon vouloir pourquoi ? Elle ne savait pas combien de temps sa lame et son contrôle de son sang resterait, aussi, elle ne rata pas l'occasion de se jeter sur Jenova encore à terre, et de planter sa lame dans son bras.
Une explosion retentit, Tifa protégea de son corps menu Cloud qui s'agrippait à elle comme à une bouée de sauvetage.

Elle se sentait bercée, entourée de bras chaud et rassurant. Une douce odeur de vanille arriva jusqu'à son nez, et elle pouvait sentir les cheveux fins et soyeux qu'elle entortillait sur son index. Une voix mélodieuse lui chantonnait une petite berceuse ancienne, du passé. Un conte d'une jeune princesse que l'on prenait pour une sorcière, car elle transformait malgré elle ses prétendants en pierre. Triste et malheureuse, elle se sentait condamnée à rester pour toujours seule, mais arriva ce chevalier...
Dehors, les vents soufflaient, l'orage tonnait.
Esther leva son visage poupin, et les traits de sa mère se dessinèrent doucement, alors qu'un sourire tendre l'accueillait.

Esther revint de sa stupeur.
Au dessus du corps de sa sœur défunte changé, elle s'était apprêtée à donner le coup de grâce et son geste fut stoppé. L'épée de sang se liquéfia entre ses doigts.
« Tu ne devrais pas hésiter, Esther... » cette voix ? La jeune fille se retourna.
« Sephiroth ? » Tifa restait bouche bée alors que la voix de Cloud avait crié ce nom. C'était un mauvais rêve !
La petite albinos le fixa un instant, puis se retournant posa ses yeux de sang sur le visage de la femme qui se trouvait sous elle, cette dernière tentait de se défaire de cette poigne qui m'immobilisait. Elle se mordit la lèvre inférieure, puis, tournant de nouveau sa tête vers son ancien mentor, elle fit un geste de non de la tête, les larmes aux yeux.
« Tu ne me reconnais pas ? Vraiment pas ? »
Jenova eut un rictus étonné, de quoi parlait cette pimbêche ?
Il fallut un moment à Esther pour reprendre son souffle, avant d'entonner de sa voix trop fine cette chansonnette qui lui revenait en tête. Fredonnant tout d'abord, puis peu à peu, les paroles revenaient, coulant de ses lèvres comme le faisaient les larmes qui glissaient le long de son visage.
« Esth... » Sephiroth ne semblait pas vraiment savoir quoi penser, et il jeta un rapide coup d'oeil au couple qui se tenait toujours là. Visiblement, ils partageaient ce sentiment. Etrange.

Que ?...co...qui es-t... non...
Un sentiment étrange étreignit Jenova aux entrailles, et pour la première fois depuis des décennies, des larmes réussirent à se frayer un chemin jusqu'à ses yeux. Elle avait tant haïs ce monde dans lequel elle s'était retrouvée, seule. Elle avait tout perdu, ses enfants, son époux, et comble de l'ironie, on en lui faisait pas confiance, la voyant comme un fléau, responsable de tout. Elle avait fait murir cette haine au creux de son sein, et puisqu'elle ne serait jamais heureuse, personne n'avait le droit de l'être. Devenue un cobaye de laboratoire après avoir détruit un peuple ancien, ele avait souffert milles tourments avant de se reconstituer une famille par dépit...
Ses certitudes venaient de voler en éclat.

« Tu as dû souffrir, tellement souffrir pour devenir comme cela... nous oublier... tu n'avais pas le droit ! » Elle sentait les larmes chaudes d'Esther tomber sur son visage, ébahie.
Es...Esther... ?
Cette dernière fit un geste de la tête, elle acquiesçait. La voix de Jenova s'était faite plus douce, étrangement douce.
Tu... as tellement grandis...
Elle acquiesça de nouveau. Les larmes coulaient, coulaient, irrémédiablement. Jenova venait de comprendre qu'elle avait entraîné la petite dans le tourbillon de ses souffrance, et elle avait dû souffrir...
Ce n'était pas... ce n'était pas ce que je voulais pour vous...
Esther ne réussissait pas à prononcer le moindre mot. Rien ne sortait à part ses sanglots silencieux.
Sephiroth soupira, visiblement soulagé, et il disparut.
Jenova porta sa main sur la joue de l'enfant aux yeux rouges, la caressa doucement.
Merci ma fille... merci...
« Non ! » Esther ne put réagir, sa lame de sang était réapparut, et Jenova l'avait saisit rapidement, se la plantant droit dans le cœur. « Non... maman... »
La main de Jen tomba inerte, un sourire aux lèvres elle était partie. Son corps se désintégra lentement, montant lentement vers les cieux.

Tifa n'était pas certaine, cette scène était improbable, improbable. Elle se leva, les jambes tremblantes, levant une main vers la petite albinos qui semblait bien mal vivre la chose : encore à genoux, elle pleurait, pleurait, puis, elle se mit à crier. Un hurlement déchirant, comme si elle expulsait des années de souffrance.