C'était la dernière étape du plan de Russie, après ça ils seront tous libérés. Pour combien de temps ? Seul Allah connaît la réponse...
Mais pour l'instant, c'est comme si c'était le dernier jour.
Dernier jour mais toujours le même problème à savoir, Tchétchénie.
Ce dernier était obstiné à continuer sa grève jusqu'à nouvel ordre et Russie en a plus que marre.
Il est le principal pilier de son plan, sans lui, ça ne marchera pas !
« -Nej ! Arrête tes bêtises et va accomplir ta mission ! » S'énerva Ivan.
« -Même pas en rêve ! Surtout si c'est pour voir ce con !
-Mais il est gentil Croatie ! Bon ok, il a gâché mon plan de domination footbalistique et j'aurais dopé mes joueurs pour rien mais c'est du passé !
-J'ai dis NAN ! »
Ivan soupira, désespéré par ce comportement enfantin, puis tira la couverture qui recouvre sa république en proférant des menaces plus terribles les unes que les autres du genre « Je vais t'envoyer au goulag » , « Je vais donner tes terres à Adyguée » ou encore « Lève ton cul si tu veux pas que j'aille chercher Sibérie ! » ce qui eu l'effet escompté parce que Sibérie est terrifiant...
Le tchétchène accepta de se plier à la volonté de sa nation dont les menaces sont plus terrifiantes que les armes que normalement le traité de FNI lui interdit de concevoir.
Il se prépara puis se dirigea vers la sortie en essayant d'éviter Sibérie qui peut surgir de n'importe où.
« -Je ne serais pas là pour te surveiller mais je saurais TOUT, donc fais gaffe à toi ! » Ajouta le blond cendré.
Le noiraud ignora l'avertissement et sortit dans le froid de l'hiver russe sans oublier d'ajouter un « TA GUEULE » bien fort à l'encontre d'Ivan.
Et contrairement à ce qui était prévu, il décida de ne PAS se rendre à ce rendez-vous parce de un, il en a aucune envie, et de deux, il supporte pas Croatie.
Donc il s'engagea dans les rues de Moscou dans le but de faire passer le temps loin de ces idiots bruyant et insupportable.
Malgré ce que lui a dit Ivan, comment serait-il capables de savoir quels sont ses moindres faits et gestes ? Il n'a aucun moyen de le vérifier à part aller voir directement Croatie et lui demander mais c'est très peu probable que ça arrive vu "l'amour" que ces deux-là se portent.
Alors il est tranquille.
Il sortit son portable pour voir l'heure et soupira.
Franchement, le temps passe lentement. Encore deux heures et trois minutes avant vingt heures, il a intérêt à trouver de quoi s'occuper...
Il marcha en direction de la place rouge qui a la réputation d'être magnifique en hiver, avec la neige qui recouvre toute la place et les infrastructures.
La cathédrale Basile-Le-Bienheureux qui semble encore plus belle qu'à l'accoutumé.
Le Kremlin dont les couleurs vives ressortent bien avec la neige immaculée.
Moscou est une belle ville.
Mais une tache ingrate lui gacha cette vue de rêve.
« -Pourquoi t'es pas rentré chez toi ? » Grogna le tchétchène.
« -Nous étions censés nous voir pour au moins une heure mais comme tu n'es pas venu, j'ai décidé de me promener un peu. Quel heureux hasard de tomber sur toi. »
Il aurait aimé ne pas croiser Croatie qui a le don de titiller ses nerfs.
Peut-être que Russie garde vraiment un œil sur lui finalement...
Un soupir de désespoir franchit ses lèvres. Il continua sa promenade, maintenant suivit de Dragan qui a l'air determiné à passer cette heure en sa compagnie.
Leurs pas les menèrent au Bolshoy Kamenny sur lequel Nej s'attarda un peu pour observer le paysage.
L'eau qui passe sous le pont, les bateaux, la bûche qui dérive lentement sur la côte.
Le seul détail gênant est le croate à des côtés.
Mais bon, ça peut se régler très facilement, l'eau semble plutôt profonde et froide pour que quelqu'un s'y noie.
« -Si non, comment ça va depuis le dernier meeting ? » Demanda le brun dans une tentative de d'étendre l'atmosphère car il a l'étrange impression que l'eau se rapproche dangereusement de lui.
« -Bof, j'arrive pas à oublier leurs reproches, surtout ceux de États-Unis...
-Tu le connais, il ne réfléchit jamais avant de parler mais il n'est pas bien méchant.
-Ça c'est toi qui le dit. »
Un silence s'installa de nouveau entre eux, chacun se rappelant de ce meeting où tout avait dérapé. Plus que d'habitude.
« -Alfred calme toi !-Non ! J'en ai marre de ces putains de ruskies qui foutent la merde partout où ils passent ! Ça s'entre-tue entre eux, tuent des innocents dont le seul crime était d'aimer ! »C'en fût trop pour Tchétchénie qui ne supportait pas que le sujet de l'homophobie chez lui soit évoqué.« -Je t'interdis de nous parler sur ce ton ! Parmi nous tous, t'es qu'un sale gosse pourri-gâté qui mérite qu'on le remette à sa place avec un bon gros coup de pied au cul ! » S'était énervé Russie.« -Moi au moins je flippe pas devant une de mes misérables républiques de terroristes ! »Et personne n'avait réfléchit. Russie et Daghestan s'étaient jetés sur l'américain qui fût aidé par Danemark et Angleterre. Les autres essayaient de les séparer du mieux qu'ils pouvaient mais le slave et le caucasien étaient determinés à faire disparaître États-Unis de la surface de la terre.Un peu plus à l'écart, loin des regards trop curieux, Croatie essayait de calmer celui qu'il considère comme un ami.Nej n'avait pas eu le courage de rester parmi eux, toutes les accusations portées sur lui l'avaient complètement brisé. Juste le fait d'évoquer la répression de la liberté chez lui était trop douloureux à entendre.« -Shhh, calme toi...-J'en ai marre... Ivan aurait mieux fait de me laisser partir, je ne lui attire que des ennuis !-Ce n'est pas vrai, si il a fait une guerre pour te garder c'est bien qu'il le voulait non ? Et puis tout ça n'est pas ta faute tu m'entend ? »"Ce n'est pas de ta faute."
« -N'y pensons plus, d'accord ? »
La voix du Balkan le sortit de sa rêverie.
Et effectivement, il préfère ne pas y penser.
Déjà car les accusations des occidentaux lui faisaient toujours autant mal. Ensuite, il a toujours honte de s'être montré dans un état de faiblesse à Dragan.
Vraiment honte, même si il a l'impression qu'il peut lui faire confiance.
Ils quittèrent le pont pour se promener encore un peu, avant de se rendre compte qu'ils ont passés quand même pas mal de temps dehors.
« -Comment on est arrivés là ? » S'étonna Nej en fixant la grande mosquée.
« -Aucune idée...»
La lumière de la mosquée illuminait la place, donnant l'impression que celui qu'ils appellent Allah leur envoyait un message de par la lumière sainte du lieu sacré.
Tchétchénie s'avança face a l'un des symbole de sa religion et plaça ses mains face lui en récitant une quelconque prière.
À nouveau, Dragan avait l'impression de le voir sous un nouveau jour. Bien qu'il ne soit pas en très bon termes avec les musulmans, il n'arrive pas à en vouloir à Tchétchénie ou même à ses frères de l'être.
Et c'est la première qu'il le remarque, en fait non, il n'y avait jamais fait attention avant mais...
Les musulmans sont fascinants quand ils prient.
Surtout devant une mosquée aussi belle et lumineuse que celle de Moscou.
La lumière et les couleurs donnent à ceux qui prient, un air plus doux, comme si ils étaient en contact avec dieu lui-même. Certes c'est pareil chez les autres religions, mais ça se remarque plus dans l'islam.
Là, Nej avait abandonné son air renfrogné et colérique pour parler un peu avec Dieu, lui faire part de ses craintes, de ses souhaits, de ses joies, de ses peurs ou de ses peines.
C'est la première fois qu'il le voit aussi... Calme. Serein.
Lorsqu'il finit sa prière, il retourna auprès du croate qui le raccompagna jusqu'à la grande maison qui fut anciennement celle de l'URSS, puis il retourna dans son propre foyer.
« -NEJ ! Tu m'as fais payer un restau pour rien ! » S'énerva Russie contre la république qui venait à peine de franchir le seuil du salon.
« -J'ai une gueule à dîner au restau avec un con ?! J'suis pas marié à Croatie hein !
-Et heureusement d'ailleurs, MAIS CE N'EST PAS LE SUJET ! Tu me fais perdre de l'argent que j'aurais pu dépenser dans la fabrication d'armes !
-Et le traité de FNI, t'en fais quoi ? » Intervient Arménie.
« -Ai-je l'air de me soucier des désirs de ces faux amis que sont les occidentaux ? » Dit ironiquement le russe.
« -Non en effet, c'est pour ça qu'on est financièrement dans la merde » , grogna le tchétchène.
« -Tu n'as rien à dire, tu prend tout mon argent !
-Dédommagement de guerre, ça t'apprendra à vouloir me faire disparaître enculé ! »
À côté d'eux, l'autoproclamé grand frère du Caucase qu'est Daghestan, soupira face à leurs enfantillages.
Et sans savoir pourquoi, il avait un mauvais pressentiment.
Qu'est-ce que Russie leur a encore prévu...
