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91. Météo capricieuse

-Ben alors Mme Cuddy, on dirait bien que le temps va m'empêcher de mon montrer à Dieu, tel qu'il m'a fait, dit-il, avec un ton de regret sur joué, alors qu'il actionne les essuie-glaces de le voiture.

-Bof, c'est pas très grave pour moi, mais penses à la perte tragique que c'est pour toutes les autres personnes de la plage !

- Rohh, les pauvres, je ne sais pas s'ils vont s'en remettre un jour…

-Et du coup, je pense que pour les bimbos en maillots de bain sexy, c'est raté aussi, désolée.

-Je vais devoir me contenter de toi alors, t'as bien calculé ton coup en fait ajoute—t-il, avec un sourire narquois, en lui caressant tendrement la cuisse.

92. Parapluie

-Décidément, c'est typique qu'il pleuve, pile le jour où on fait une sortie à la plage, râle-t-elle, en dépliant le parapluie qu'elle vient de sortir du coffre.

-Typique pour quoi ?

-Typique pour nous. Il n'y a jamais rien de conventionnel avec nous, jamais rien ne se passe comme ça devrait se passer !

-Ben, on aime tous les deux la pluie, c'est déjà un bon point pour cette journée, dit-il, en haussant les épaules.

-Ouai, t'es juste content de ne pas avoir à me partager avec tous les regards intéressés des autres gens.

-Les regards tu les as quand même, vu la taille et la couleur du parapluie. T'avais vraiment rien d'autre que jaune canard ?

93. Rien ne va plus

-T'aurais pas un pantalon de rechange pour moi aussi, demande-t-il, amuse, en regardant la tache de glace au chocolat sur son pantalon blanc.

-Si t'es gentil, peut-être qu'elle te prêtera le sien, rie-elle joyeusement, en lui montrant Rachel que le regarde avec un regard mi- étonné, mi- moqueur.

-J'aime pas les shorts !

-De la pluie, de la glace sur le pantalon, et pas de bimbos en bikini, on pourrait pas faire pire, dit-elle d'un ton théâtral.

-Oh allez, tu fais honte à ma réputation là, tu sais bien que je peux TOUJOURS faire pire !

94. Doloris causa

-Je te jure que si tu fais ça, je ne te parle plus jamais, le menace-t-elle, en essayant de rester sérieuse, et de se libérer de ses bras.

-Ah bon ? Mais on continuera à coucher ensemble quand même, non ?

-Ca, faut d'abord que je réfléchisse.

-Je prends ça pour un oui, conclu-t-il, en la poussant un peu plus en direction de l'eau froide.

-Je te jure que tu risques de le regretter, le menace-t-elle encore.

Elle a à peine le temps de finir sa phrase, qu'elle est déjà dans l'eau. Avant d'être engloutie par une vague, elle entend :

-J'aime les risques, tu le sais bien !

95. Dernières volontés

-Qu'est-ce que tu ferais s'il ne te restait plus qu'une heure à vivre ?

-On a pas au moins un jour ou une semaine, en général, pour pouvoir réfléchir à pleins de choses pathétique qu'on ne fera jamais ?

-Non, chez moi, tu n'as plus qu'une heure.

-Dans ce cas, je prendrais congé de ta petite personne.

Perplexe, il demande :

-Pourquoi donc ?

-Parsque je pars du principe que mon décès aura forcément un lien avec toi. Soit tu m'auras encore une fois jeté dans l'eau gelée, soit, j'aurai fait un infarctus à force de m'être énervée à cause d'une de tes conneries, explique-t-elle, lapidaire, mais tout de même avec un grand sourire.

96. Ultimatum

-Dis-moi ce que tu aimes chez moi, lui demande-t-il, en la regardant sérieusement.

-Seulement si tu me dis ce que tu aimes chez moi. Et la réponse ne doit pas contenir les ''seins'', ni ''fesses''.

-Mince ! jure-t-il.

-Tu vois, ça devient compliqué, n'est-ce pas ?

-Si on laisse toutes ces magnifiques choses hors compétitions, oui, vraiment difficile.

-Oh, je suis touchée ! lui répond-elle, ironique, en lui tirant la langue.

-Sérieux ?

-Non, mais si dans la demi-heure qui suit, tu n'as rien trouvé, tu rentres à pied, et tu te trouves un autre job ! lui lance-elle, en lui jetant une poignée de sable.

97. Persuasion

-Alors, t'as trouvé quelque chose ? demande-t-elle, après un moment, en espérant une réponse positive.

-J'ai au moins le droit au mot ''sein'' au singulier ? Sinon, je dois choisir entre un des deux, et ça, j'y arrive vraiment pas.

-Non, répond-elle vivement et légèrement indignée.

-En fait, ce que j'aime chez toi, c'est que tu sois assise, ici aujourd'hui avec moi, sur cette plage, malgrés après toutes les bêtises que j'ai pu faire, tente-t-il de lui expliquer, car il n'arrive pas à mettre de mots, sur toutes ces petites choses qu'il aime plus que tout chez elle.

Touchée, Cuddy se radoucie, et lui répond d'une voix douce :

-Tu sais, tu peux dire des choses très gentilles des fois. Enfin, du moins, tu le laisses supposer.

98. Jeu de mots

-Et moi, j'ai droit à mon compliment maintenant ?veut-il savoir, grognon.

Elle quitte l'horizon de regard, pour se tourner vers lui, attendrie. Elle lui fait penser à Rachel, quand elle n'obtient pas l'attention qu'elle voudrait. House, son grand enfant…

-J'aime ton humour, et avec ça, tous tes commentaires indicibles, que je ne devrais pas aimer, admet-elle. D'une manière ou d'une autre, tu arrives toujours à me faire rire, même si je ne veux pas toujours te le montrer.

-Je le savais, clame-t-il, triomphant.

-Et tu sais quoi ? J'aime aussi simplement quand tu la fermes !

-Comme maintenant ?

-Oui, comme maintenant, si tu n'avais pas encore eu le dernier mot.

99. Conversation sur l'oreiller

-Il y a vraiment des choses que tu aimes chez moi, demande-t-il, d'un ton étonnement incertain, dans l'obscurité de leur chambre à coucher, en effleurant sa cuisse.

-Tu crois que je serai là, s'il n'y avait rien, lui répond-elle dans un murmure, en se tournant vers lui.

Elle trouve cela très touchant. Non pas le fait qu'il ait ce genre de crainte, mais le fait qu'il lui fasse assez confiance pour les exprimer.

-Mouai, peut-être que tu trouves juste personne d'autres, suppose-t-il, en souraint dans le noir, et en haussant les épaules.

-Oui, j'avoue, c'est tout à fait ça.

-Ohhh, mon cœur saigne.

-Mais non, mais non, il a l'air d'aller bien, dit-elle, en passant sa main sur son torse, et en sentant les battements réguliers de son cœur.

-Ouf, heureusement que j'ai un médecin dans mon lit.

100. Autre langage

Elle avait mis du temps à comprendre que son ''je t'aime'', s'était traduit par, '' envie d'une virée casse-cou, tous les deux en moto ?''.

Tout simplement mit du temps aussi à comprendre ses silences, milles fois plus expressifs que ses paroles. Avec son art à lui des mots, il peut être blessant, alors que par ses actes, il exprime beaucoup plus de choses, et beaucoup plus sincèrement.

Ayant enfin compris cela, le besoin d'entendre ces fameux trois mots est devenu moins grand, même si il restera présent, jusqu'à qu'il les prononce un jour.

-Quoi ?demande-t-il soudain, la sortant de sa reflexion.

Elle l'observait depuis quelques minutes, et souriait, les yeux brillants.

-J'ai envie de notre virée casse-cou en moto, tous les deux.

Cela veut dire, dans son langage : ''je t'aime''.