Hey ! Comment ça va ?
Oui, je sais, j'avais dit qu'il me faudrait un mois pour écrire ce chapitre, et ça en fait déjà deux. Mais avec la réécriture de l'Académie des Magnolias, l'écriture de mon texte annuel d'Halloween et le boulot IRL, j'ai été un chouia prise.
Bref, nous retrouvons la vie de famille de nos protagonistes juste après la petite chronologie qui va bien :
Septembre 2013 : Arrivée des Sasaki à l'académie
Mars 2017 : Premier Festival des magnolias
Juin 2019 : Retraite d'Hiruzen, Chiyami devient sénatrice, décès de l'empereur du Japon
Mars 2021 : Cinquième festival des magnolias et couronnement de Yuna et Sasuke
25/05/21 : Mariage de Nagato et Konan
Novembre 2022 : L'Akatsuki apprend la formation de son unité
27/03/2023 : Les 20 ans d'Hanabi
Avril 2023 : Formation de l'Akatsuki militaire
Avril 2024 : Yuna Raikage, Naruto Hokage, Minato sénateur et Chiyami au parlement
Avril 2025 : Formation de la Garde, soutenance de thèse de Zetsu
Mars 2026 : Soutenance de thèse de Karin, Sakura, Shino et Kin
Juillet 2026 : Karin quitte l'hôpital des magnolias pour Tokyo
Janvier 2027 : Sakura perd un patient
Mars 2027 : Décennie du Festival des Magnolias, soutenance de thèse de Yagura
01/03/27 : Naissance d'Hajime Akasuna no et décès de Yûki Sasaki
04/03/27 : Décès d'Arame Sasaki
04/05/27 : Décès de Danzo Shimura
Juin 2027 : Inauguration du quartier Hizashi à Wakai
Septembre 2027 : Yuna rectrice, A entre au ministère de l'éducation
Octobre 2027 : Tenten met fin à sa carrière de judoka suite à une grave blessure
Bonne lecture !
Bonjour belle-maman... (01/28 à 08/30)
À la fin du mois de janvier, les Sasaki avaient fini de trier les affaires de Yûki et Arame. Cela leur avait d'ailleurs permis de reprendre contact avec la famille de Yûki. Ou tout du moins en partie.
- Pourquoi est-ce que tu ne me l'as jamais dit ? Soupira Yuna. Ça fait pourtant un moment qu'on se connaît...
- Qu'est-ce que tu voulais que je te dises ? Ils sont fâchés depuis le mariage de Yûki, grommela Yagura.
- Mais pourquoi ? Insista la métisse.
- Je sais pas exactement. Personne n'en parle. Mais ça à sans doute à voir avec le statut social. La famille Irino c'est... c'est une petite famille. Pas comme le clan Sasaki...
- Oh...
Yuna ne savait pas trop quoi dire. Elle se demanda alors ce que ça signifiait pour Yagura d'être installé ici, dans le domaine Sasaki à parler à quelqu'un qu'on l'avait enjoint à détester. La belle-famille d'Arame restait encore pas mal ancrée dans ses préjugés.
- Mais, Yûki, c'est le seul qui me soit venu en aide quand j'ai commencé à partir en vrille, murmura le jeune homme. Je lui dois tout...
- Et moi donc, soupira Yuna.
- Yuna ! Tu connais pas la dernière ?
L'irruption fracassante de Ren fit sursauter les plus jeunes.
- Yahiko est papa ! Une petite fille qu'ils ont appelé Kaede !
Il sembla soudain apercevoir leur invité.
- Bonjour... euh... Yagi c'est ça ?
- Yagura, le corrigea le docteur en astrophysique.
- Notre cousin au second degré, compléta Yuna.
Les sourcils de Ren montèrent haut de stupéfaction.
- D'accord, et si tu reprenais l'histoire depuis le début ?
Floraison
C'est particulièrement fière d'elle que Karui se présenta fin mars chez ses beaux-parents au retour de son voyage de noce avec Choji. Les Yamanaka et les Nara étaient également de la partie dans ce grand repas de famille. Les trois clans entretenaient depuis des siècles une grande amitié qui se renouvelait à chaque génération. Après deux semaines en partie coupés du monde à Hawaii, le couple fit le plein de potins grâce à Ino. Ils apprirent donc que :
* Hana Inuzuka (Hamawari depuis son mariage) avait porté plainte contre l'hôpital où elle avait accouché de sa fille Kaede (une sombre histoire de gynécologue adepte du point du mari).
* Ren Sasaki avait remué ciel et terre pour lui trouver le meilleur des avocats.
* D'ailleurs, la petite Kaede Himawari était résolument adorable.
* Yuna et Gaara, ça semblait vraiment être du sérieux.
* Si on lui demandait son avis, elle trouvait cependant que Kiba et Yuna avaient toujours eu une aura bien plus glamour.
* Mais elle reconnaissait que le Sabaku no avait un capital muscle plus qu'appréciable.
Et encore plein d'autres trucs que Karui ne retint pas. En bref, Ino en avait des trucs à leur raconter !
Floraison
En mai 2028, le quartier Madara fut inauguré à Wakai. Ce fut également à cette période que l'Akatsuki et la Garde furent déployés en mer pour lutter contre la piraterie. Ils furent, fort heureusement, de retour pour le mariage de Kin et Sakon début juillet. La jeune femme ayant été très explicite quand à ce qui arriverait aux absents. À cette occasion, Ukon pris à parti son frère, histoire d'avoir le fin mot de l'histoire.
- T'as fréquenté Kin pendant des années. Pourquoi t'intéresser à elle seulement maintenant ?
- Encore cette discussion... On n'avait pas dit que le sujet était clos ? Soupira le cadet des jumeaux.
- Non, tu as tourné autour du pot avec un brio peu commun, lui rétorqua Ukon.
- Tu ne me lâchera pas sans une vraie réponse, hein ? Grogna Sakon en lissant nerveusement sa veste de costume.
- Non.
Pendant quelques secondes, Sakon refusa de croiser le regard de son frère.
- Tu sais, c'est en tant qu'amie qu'elle m'a présenté son père. Pour développer mon réseau, commença Sakon. Tu savais qu'elle accompagnait ses parents à des dîners et des galas ? Moi non plus... J'ai découvert toute une facette de sa vie qu'elle n'a jamais vraiment dévoilé à Oto.
Sakon se tut.
- Et... Comment est-ce que tu as compris que c'était la femme de ta vie ? Insista Ukon.
- C'était à un gala, elle était superbe de sa robe rouge, déclara rêveusement le Nakamura. Mais le plus fou, c'était de la voir décrypter tous ses interlocuteurs. Elle a une capacité d'observation qui est bluffante.
Sakon regarda son frère droit dans les yeux.
- Kin est une magnifique femme, et elle est très intelligente. Comment est-ce que je n'aurais pas pu tomber amoureux d'elle ?
Ukon avait bien quelques idées en tête, mais la vénération dans la voix de son frère le retint.
Plus tard, les vœux échangés et les invités occupés à se trémousser sur la piste de danse, Ukon en discuta avec Tayuya.
- Tu ne comprends pas parce que tu es gentil et naïf, trancha Tayuya.
Son mari grimaça, sans protester, il savait bien que son frère évoluait dans des sphères plus sombres que les siennes.
- C'est pour ça aussi que Suigetsu et Kin ont rompu il y a huit ans, poursuivit la rose. Elle n'a peur de rien, et prends tout pour acquis. Et si ça ne l'est pas, elle fait en sorte que ça le soit. Tu te doute bien qu'un esprit libre comme Suigetsu n'était pas taillé pour une femme telle que Kin...
Ukon acquiesça, songeur.
- Et puis... Oh bordel ! Faut que j'aille voir Yuna !
Sans laisser le temps à son cher et tendre de protester, la jeune femme fila ventre à terre. Enfin, autant que sa robe et ses talons lui permettaient. Elle avait fini par s'habituer au dressing code qu'imposait les mariages et célébrations. Même si elle retrouverait ses bien-aimés jeans dès la fin de la fête.
- Yuna !
D'un geste vif, Tayuya attrapa le coude de son amie et la fit pivoter vers la piste. Ignorant superbement le regard outré de Lee d'être interrompu dans une explication enflammée des bienfaits des brocolis.
- Sur la piste, là, c'est bien Fû et Kiba ? Souffla la rose.
- Ouais... En quoi ça …
Yuna percuta.
- Oh putain, mon ex et l'ex de Gaara...
Les deux filles échangèrent un regard. Puis Yuna éclata de rire, rassurant définitivement Tayuya sur son état d'esprit.
- Faut qu'on aille chercher Hinata, ce soir, ces deux-là repartent ensembles ! Décida la brune. À plus Lee ! Lança-t-elle par-dessus son épaule.
Floraison
L'été apporta une nouvelle édition des jeux olympiques. Le Japon brilla à Los Angeles grâce à la médaille d'or en karaté de Temari, celles d'argent d'Hinata en équitation et Suigetsu en natation. Haku remporta le bronze en escrime. À cette occasion, les deux jeunes femmes annoncèrent se retirer de la compétition, l'une comme l'autre pour avoir des enfants.
- Vous auriez-vu la tête de Shikamaru quand Temari a déclaré ça au journaliste, raconta Naruto lors d'un repas de famille en septembre. J'ai cru qu'il allait faire une attaque !
- Pas tout à fait prêt à devenir papa ? Interrogea Suigetsu, tout en faisant des grimaces à Ryu.
- J'ai pas l'impression, ricana le blond.
- Donc, Ryu aura bientôt des petits cousins, recentra Minato.
- Absolument, répliqua Karin. J'ai même plutôt intérêt à me dépêcher. Le chirurgien en chef de mon hôpital part en retraite dans cinq ans.
- Tu envisages déjà de reprendre son poste ? S'étonna Takeo.
- Je n'aurais pas d'autres occasions.
- Et vous deux ? Reprit Takara vers Hinata et Naruto.
Ils rougirent en cœur.
- J'ai quelques affaires à régler avant, répondit Hinata, mais c'est dans nos projets.
Kushina et Takeo échangèrent un sourire satisfait, le clan Uzumaki n'était pas prêt de s'éteindre.
Floraison
La fin d'année 2028 fut difficile pour les Sarutobi. Le mariage en novembre de Konohamaru et Hanabi les avaient remplis de joie, mais peu avant Noël, Hiruzen décéda dans son sommeil. Ses funérailles donnèrent lieu à un immense rassemblement. Il avait été très apprécié au cours de son mandat de sénateur. En tant qu'ancien recteur de l'académie, il fut enterré aux côtés de Danzo, Arame et Yûki. (Maintenant que Yuna en tenait les rênes, elle faisait vraiment ce qu'elle voulait).
- Ça fait tellement bizarre, soupira Zenji le soir de Noël.
La célébration ne s'annonçait guère joyeuse. Depuis le décès de son époux, Biwako avait perdu de sa vivacité. Seuls Miraï et Rei, neuf et six ans arrivaient à lui tirer quelques sourires. Presque qu'inconsciemment, tout le monde évitait de parler du défunt.
- Il faut qu'on ait un enfant, déclara tout de go Konohamaru en allant se coucher.
Hanabi lui jeta un regard étonné avant de comprendre ses raisons.
- Ce n'est pas une bonne chose, raisonna-t-elle. On ne fait pas un enfant juste pour le présenter à son arrière-grand-mère avant qu'elle ne décède. Et puis, on commence à peine à partager quelques moments d'intimité, laissons nous le temps
Leur décision de rester vierges jusqu'au mariage avait surpris leurs proches. Mais ils avaient tous accepté ce choix.
- Cinq ans, c'est long quand même, avait insisté Hinata. On n'a pas tenu aussi longtemps avec Naruto.
- Ça c'est parce que vous étiez des chauds lapins qui s'ignoraient, avait répondu Hanabi.
Hinata avait levé un sourcil et toisé sa sœur jusqu'à ce qu'elle cède.
- Bon OK, confessa Hanabi, c'était Konohamaru qui y tenait. Il aime pas en parler, mais je pense que pas mal de monde l'a harcelé avec le fait que ses parents ne soient pas mariés.
Floraison
- Tenten a été prise de douleur ! Claironna Hinata à la mi-février 2029 en débarquant chez son père.
Hiashi releva la tête de son livre, un léger sourire sur les lèvres.
- J'espère que tout ira pour le mieux, souhaita-t-il.
- Je l'espère également.
- Je suis heureux que les meubles soient déjà arrivés. Tenten aurait été bien embêtée sinon.
L'aînée de ses filles soupira. Après son accident quelques mois avant les jeux olympiques de 2028, le couple de Neji et Tenten était passé par quelques mauvaises passes. Surtout quand quelques jours après l'accident l'état de l'athlète s'était dégradé, et qu'elle avait définitivement perdu l'usage de ses jambes. Ils étaient sur le point de se séparer définitivement quand la jeune femme avait découvert qu'elle était enceinte. Personne dans la famille n'avait osé demander dans quelles circonstances l'enfant avait été conçu, et ils ne voulaient pas vraiment savoir. Tenten comme Neji avaient décidé d'utiliser cet enfant pour se donner une nouvelle chance. Et les choses s'étaient bel et bien améliorées au fur et à mesure que le ventre de la jeune femme s'arrondissait.
- Ils ne sont pourtant pas sortis de l'auberge, soupira Hinata.
Hiashi soupira, la vie ne l'avait pas vraiment rendu optimiste.
- Tout ce que nous pouvons faire c'est les soutenir de notre mieux, conclut le Hyuga.
Floraison
En avril 2029, peu de temps après qu'Omoï soit sortit de son coma, l'Akatsuki et la Garde furent sur le pied de guerre après la réélection de Minato au poste de sénateur de Nagano. Le clan Uchiha prit tout de même le temps de se rassembler en fin de mois pour fêter l'arrivée de Takeru et Saradai dans la famille.
- Ils n'ont que quinze jours d'écart, ils pourront jouer ensembles facilement, déclara Chizuru, ravie.
- En espérant qu'un autre petit cousin les rejoindra rapidement, ajouta Mikoto en jetant un regard sévère à son aîné.
Itachi ignora superbement sa mère tandis que Yumi se mettait à glousser.
- Vous comptez reprendre le travail ? S'enquit Fugaku.
- Absolument, mais pas avant huit semaines, les informa Sakura. Et j'éviterai les gardes de nuit au moins jusqu'à ses six mois.
- Je vais me faire une pause jusqu'en mai, et ensuite je travaillerai de la maison, déclara Chizuru. J'espère pouvoir reprendre au bureau avant juillet.
- Vous n'allaitez pas je suppose, se désola Mikoto.
Les deux jeunes femmes acquiescèrent en cœur.
- C'est beaucoup trop contraignant d'un point de vue professionnel, explicita Sakura.
- Dommage, j'aurais aimé voir tes seins grossir, se moqua Sasuke.
- Tu n'as qu'à me payer des implants, trésor, si ça te déplaît tant. Et si en passant tu pouvais te faire refaire la...
- Pas devant Obito voyons ! Intervint Chizuru, vous allez choquer ses innocentes petites oreilles !
La famille éclata de rire, et revint ensuite à la préparation du futur mariage d'Itachi et Yumi.
Floraison
Tout le monde fut bien occupé jusqu'au mois de juin 2029, mais Oto prit le temps de se retrouver pour fêter la naissance de la première née de Suigetsu et Karin, le poste d'attaché parlementaire de Sakon, et l'inauguration du quartier Arame à Wakai.
- C'est quand même l'année de la ponte, nota Kidomaru en zyeutant sur le ventre gravide de Tayuya.
- Mais tu me casses les couilles ! Lui rétorqua la rose, encore plus hargneuse depuis qu'elle était enceinte.
- Il n'a pas tort mon amour, nota Ukon. Ino, Midori et la nana du gros sont également enceintes.
- C'est Karui ! Intervint Kimimaro, peu enclin à entendre un membre de son unité être dénigrée.
Son épouse à la chevelure de jade leur renvoya un sourire ravit tout en caressant son gros ventre.
- Et tu veux apprendre une grand nouvelle ? Glissa Kin à Kidomaru.
- Non, toi aussi ? Se lamenta-t-il, mais t'es encore mince comme une feuille !
- Vache, vous avez fait vite ! S'éberlua Karin. Vous vous êtes mariés que l'année dernière !
- C'est prévu pour février, fit Sakon, un sourire très fier plaqué sur le visage.
- Mais c'est Emi l'aînée d'Oto, hein ma toute belle, gazouilla Suigetsu en babillant avec sa fille de deux semaines
Jirobou fit semblant de vomir derrière le dos des (futurs) parents.
- Tout le monde s'enchaîne en ce moment, c'est déprimant, nota Juugo. Même Itachi s'est marié le mois dernier.
- Y'a le frère de Yuna qui s'est séparé de son mec, si ça te rassure, persifla Tayuya.
- Mais elle trouvera bien un moyen de les remettre ensemble, ricana Kin.
Floraison
- Bien, merci à tous d'être ici, déclara Kakuzu, il est plus que temps de parler des deux imbéciles.
L'Akatsuki, sans Ren ni Deidara, mais complétée de Yuna, Ayame, Shiho, Hana, Chizuru et Yumi levèrent leur verre en signe d'assentiment. Takeru, Kade, Nakatsu, Ryu et Hajime étaient déjà couchés. Avec cinq enfants âgé de trois mois à deux ans, le repas d'avant conseil de guerre avait été chaotique.
- Il faut qu'on fasse quelque chose, ils nous pourrissent la vie ! Déclara Yuna.
Sasori et Ayame acquiescèrent avec force.
- On est d'accord qu'il faut qu'on les pousse à se faire face, au moins qu'ils se parlent, déclara Sasori.
- Parce qu'il est totalement hors de question qu'ils nous fassent le coup du mois dernier ! Renchérit Kakuzu, mon plafond en garde encore les traces !
Machinalement, tout le monde jeta un œil sur l'impact de balle.
- Tu imagines mon amour, si tu n'avais pas séparé la célébration officielle de passation de la fête entre amis, ils auraient fait une scène devant tous les actionnaires de la société, souligna Shiho.
L'air horrifié, Kakuzu sembla imaginer à quelque désastre il avait échappé.
- Les forcer à se remettre ensemble n'est pas forcément une bonne idée, fit Zetsu.
Il défendait ce point de vue depuis la rupture du couple.
- Il n'a pas tort, intervint Yumi, certains couples ne durent pas. C'est l'amour fou. On croit qu'on va passer toute notre vie avec cette personne. Et au final, on se retrouve tout seul...
- Fait gaffe Itachi, elle va te larguer, se moqua Kisame.
- C'est pas d'Itachi dont elle parle, le coupa Ayame, une lueur dangereuse dans le regard.
Après haussements de sourcils et d'épaules, le groupe décida de laisser tomber le sujet de revenir au problème principal.
- Dans tous les cas, il faut laisser la vapeur retomber, nota Nagato.
- Et surtout ne les forcer en rien, insista Konan.
- On fait quoi ? On attend ? Soupira Yuna. J'ai déjà calé la date de mon mariage. Je ne peux quand même pas ne pas inviter Deidara alors que vous l'êtes tous... Ils sont aussi malheureux l'un que l'autre, il faut qu'ils se revoient !
- Soit patiente Yuna. Il faut laisser faire le temps, la tempéra Obito.
Floraison
Le mois de décembre et les première neiges rassemblèrent les familles. Les Yamanaka, les Nara, les Sabaku no et les Akimichi se retrouvèrent ensembles à cette occasion. C'était également les quatre mois d'Inojin Yamanaka, et les trois mois de Chouchou Akimichi. Temari présentait également un joli ventre arrondi par ses six mois de grossesse.
- Et voilà, nous sommes entré dans la case grand-parents, déclara avec humour et amour Choza, sa petite-fille dans les bras.
- Il y a pire comme changement de statut, argua Inoichi, faisant un poutou à Inojin.
Un brin envieux, Shikaku jeta un regard tendre au ventre rond de sa belle-fille.
- Et tes cours de gestion par correspondance, c'est pas trop compliqué ? S'enquit Ino.
- J'adore, c'est vraiment bien plus agréable que les cours classiques, répondit Temari. Je peux travailler à mon rythme, et bien installée !
Un peu plus loin, c'étaient Saï, Karui et Yuna qui discutaient.
- Le travail de A pour remettre l'académie à son niveau d'antan était exceptionnel, déclarait la Sasaki. Il lui a fallut quasiment dix ans pour qu'on atteigne enfin un effectif et un seuil de rentabilité acceptable. Mais maintenant, il faut que j'enclenche plusieurs projets, surtout concernant la modernisation des infrastructures.
- C'est très ambitieux, nota Saï.
- Il le faut, contra Yuna, ou on périclitera.
- T'as intérêt à amener l'académie à un top niveau ! La défia Karui, ou t'auras pas nos gosses !
La Sasaki éclata de rire.
- C'est vrai qu'ils commencent à être nombreux, fit Saï.
- Dans les derniers nés y'a Inojin, Kohaku, c'est le fils de Kimimaro, ma fille... Énuméra Karui.
- Et Tayuya, Kin, Temari et Hinata sont enceintes ! Ajouta Yuna.
- C'est quand même étonnant qu'on ait tous des enfants aussi tard, nota Saï.
- Après vingt-cinq ans tu veux dire ? S'enquit Yuna. Pas tellement, on vient pour la plupart de milieux sociaux élevés. Et ceux qui sont ensembles depuis longtemps ont eu des carrières à gérer...
Sans avoir le temps de débattre plus en avant, on sonna à la porte. Kankuro se leva comme une flèche, et il fallut plusieurs minutes avant qu'il n'autorise Matsuri à rejoindre le reste du groupe.
Floraison
- Tu es sûre de toi ? S'inquiéta Neji.
- Plus que jamais, rétorqua Tenten.
Le Hyuga soupira mais ne contesta pas plus. Il sortit du coffre le fauteuil roulant de son épouse. Pendant qu'elle s'installait dedans, il prit Natsume dans ses bras. Il installa son fils de sept mois dans le porte-bébé accroché au torse de Tenten. Engoncé dans un manteau pour le protéger du froid de janvier, Natsume dormait sans se soucier de son environnement.
- Allô ? Samui, je suis en bas, tu peux m'ouvrir ? Fit Tenten au téléphone tout envoyant un baiser à son époux.
Après réponse positive, la jeune femme avança jusqu'à la porte d'entrée, sans l'aide de Neji. Ils s'étaient suffisamment pris la tête à ce sujet.
- Bien, Omoï, on va se promener ! Gueula l'ancienne judoka en faisant irruption dans l'appartement.
Peu à l'aise à l'idée de se faire dévisager par les passants, Omoï installa tout de même Nagatsuki, de trois jours plus vieille que Natsume, dans son landau et descendit en compagnie de Tenten. Il avait promis de faire des efforts.
- Merci beaucoup, souffla Samui à Neji alors qu'ils prenaient un café ensembles.
- C'est tout naturel, répondit le Hyuga. Je sais que ça à beaucoup manqué à Tenten, quelqu'un qui comprenne à quel point c'est dur de se faire déposséder d'une partie de son corps.
Samui baissa les yeux et acquiesça.
- Je suis déjà très heureuse qu'Hanzo l'ait repris au sein de la base, confia la jeune femme, ça lui permet d'avancer.
- J'espère qu'il poussera Tenten a en faire autant. Elle tourne en rond à la maison. Et elle n'arrive pas à envisager une carrière dans un autre domaine que le judo.
Floraison
Le début d'année 2030 fut chargé. À la grande satisfaction de Yuna et Sasori, Ren et Deidara décidèrent de se donner une nouvelle chance. Le mois de février donna lieu à une avalanche de naissance. Sakon et Kin accueillirent la petite Ginko chez eux, Naruto et Hinata devinrent les heureux parents de Boruto, et Shikamaru dit adieu à son sommeil quand Shikadai débarqua dans son foyer. Tout le monde fêta cela dans la joie et la bonne humeur, jusqu'à ce que...
- Ça va bien se passer, ça va bien se passer, marmonna Kiba.
- T'es sûr ? Lui demanda suspicieusement Fû.
L'air hagard, il continua de marmonner son mantra jusqu'à être devant la porte de sa mère.
- Bonjour Fû, c'est un plaisir ! S'exclama Tsume, entrez, Hana et Yahiko sont déjà là !
C'est à cet instant que Kiba craqua nerveusement.
- Pardonjevoulaispasjetejurejevoulaispasc'estpasfaitexprèsjetejurequ'onavaitpristouteslesprécautionspardonpardonpardon...
Médusée, Tsume vit son fils se prosterner à ses pieds.
- Qu'est-ce que c'est que cette histoire ? S'éberlua-t-elle.
- Euh... je suis enceinte ? Tenta Fû.
L'ambiance changea du tout au tout.
- HANA ! Hurla Tsume.
- Quoi encore ? Rouspéta la maître-chien, mais en apparaissant avec diligence et promptitude.
- Emmène Fû à l'intérieur. Elle ne doit pas se surmener.
La voix glaciale, le visage figé, les yeux fous, Tsume fut obéit promptement.
- FILS INDIGNE ! Furent la seule chose qu'entendirent Hana et Fû avant de fermer la porte.
Le sermon qui suivit appris à Kiba à quel point sa mère trouvait les hommes irresponsables et promptes à prendre la fuite.
- Maintenant ça suffit ! Surgit soudain Fû, sans laisser Hana et Yahiko la retenir. Ça suffit ! Je ne vous permets pas de traiter Kiba ainsi !
- Il... Commença Tsume.
- Rien du tout ! Nous en avons parlé et avons décidé de garder l'enfant et de l'élever ensemble. Vous devriez plutôt le féliciter de prendre ses responsabilité à cœur ! Tempêta la jeune Ogawa. Et il n'y a pas que les responsabilités qui comptent, l'amour est important !
Ce fut au tour de la jeune femme de sermonner, coupant proprement le sifflet à Tsume.
- Toi, je t'aime bien, déclara finalement la matriarche des Inuzuka. Avec un tel caractère, je sais que mon fils va être bien tenu !
Et aussi vite qu'il était apparut, le problème disparu, et la famille Inuzuka se réjouit de cette future naissance.
Floraison
Le vingt huit avril 2030, c'est sous un soleil radieux que Yuna et Gaara s'unirent. Un certain nombre de leurs camarades persiflèrent joyeusement sur qui portait la culotte chez Madame et Monsieur Sasaki. Naruto, Kiba, Tayuya et Karin pour ne pas les citer.
- C'est vraiment étonnant, nota Naruto, je pensais que tes parents feraient plus la gueule...
- Ils ont eu deux ans pour s'y faire, répondit sereinement Yuna.
- La première rencontre a pas dû être détendue, insista Naruto.
- Ha ha... Ricana Yuna. Tu crois ? J'ai bien crû que ma mère allait en faire une attaque. Elle a toujours eu du mal avec le fait que ma chute n'ait été qu'un accident. Elle m'a même dit, et je cite : « Quand tu finiras à l'hôpital par sa faute se sera encore un accident ? ».
- Ah ouais, bonne ambiance...
- Mon père l'a mieux pris. Je crois qu'il avait compris depuis longtemps que je n'en ferai qu'à ma tête...
- Ta mère a fini par s'y faire ?
- Je sais qu'elle a discuté seule à seul avec Gaara, mais j'ai aucune idée de ce qu'ils se sont dit. Je suppose qu'il l'a convaincu qu'il ne me ferait plus jamais de mal.
Naruto acquiesça, et enchaîna sur des sujets plus légers.
- Tu sais qu'Hinata a encore hurlé au scandale quand elle a reçu ton mail lui proposant de travailler à l'académie ?
Yuna éclata de rire.
- Encore ? Elle me place en tant que despote démoniaque contrôlant le monde depuis le lycée !
- C'est de plus en plus vrai quand même, nota Naruto.
La métisse grimaça.
- C'est pas faux, avoua-t-elle. Et Tenten, j'ai pas eu le temps de beaucoup la voir ces derniers mois, mais j'ai entendu qu'elle avait trouvé un travail...
- C'est pas vraiment un travail, nota Naruto, en acceptant le changement de sujet. Le groupe Uchiha l'a embauchée en tant que consultante pour tester les accès handicapés chez eux.
- Ça sent le piston ! Chantonna Yuna.
- Bien sûr ! Renifla dédaigneusement Naruto. Si tu veux tout savoir, Sakura a menacé Sasuke de grève du sexe s'il n'appuyait pas la candidature de Tenten.
- On dirait pas comme ça, mais il est vachement soumis l'autre con ! S'esclaffa la brune
Floraison
Bonjour Beau-papa... (05/30 à 03/34)
Le mois de mai amorça la prise de poste d'Hinata au centre équestre de l'académie, et celle de Tenten auprès des Uchiha. Ce fut également une dispersion en mission pour l'Akatsuki et la Garde. Personne n'eut le temps de s'ennuyer, et surtout pas les Sasaki, les Hyuga et les Uchiha qui inaugurèrent le quartier Mitsusora à Wakai en juin. Ce fut l'occasion pour les familles de déjeuner ensembles
- Encore deux quartiers et le projet sera achevé, déclara Sasuke en s'étirant longuement.
Afin de l'amener à prendre plus de responsabilités dans l'entreprise, son père lui avait confié la réalisation des trois derniers quartier de la ville. Ce projet titanesque occupait plus de la moitié des ressources de l'entreprise.
- Ne pense pas avoir le temps de te reposer ! Lui lança Yuna, je compte bien mettre les Hyuga et les Uchiha à la tâche pour l'amélioration de l'académie.
- Ouh, mollo Yuna, on se voit que le mois prochain pour discuter du projet ! La tempéra Hanabi.
Sasuke balança une vacherie, Yuna répliqua, Hinata essaya de pondérer la discussion, Naruto ajouta de l'huile sur le feu, qui prit avec une intensité rare. Assis à une autre table, leurs parents les regardaient avec amusement.
- Ils vont faire de grandes choses ensembles... Fit Fugaku.
- Grandes, je ne sais pas, pondéra Hiashi, mémorables, c'est sûr !
- Si Yuna et Sasuke ne se sont pas entre-tués avant, ajouta Haruna
- Ils ne le feront pas, observa finement Mikoto. Leur manière de s'engueuler est tellement naturelle qu'on dirait un vieux couple ou une fratrie.
- C'est vrai qu'il n'y a rien de plus naturel que de se prendre la tête en famille, nota rêveusement Ren.
- Qu'est-ce que tu fais là toi ? Se moqua son père. Retourne avec les jeunes, fils ingrat !
Floraison
C'est quasi en sautillant de joie que Karui retrouva le terrain en septembre. Choji tut son angoisse, couvant sa fille d'un an d'attention en compensation. Il passa également plus de temps avec Ino et Shikamaru et leurs enfants. Il fallait bien continuer le trio légendaire. Autant Inojin et Chouchou n'avaient qu'un mois de différence, Shikadai était plus jeune qu'eux de cinq mois.
- Ils ne joueront pas ensembles tout de suite, c'est sûr, abonda Ino. Ils ne seront pas dans la même classe. Mais on ne détruit pas une tradition centenaire comme ça !
- Galère, marmonna Shikamaru.
- D'ailleurs, les nouveaux locaux de Wakai te conviennent ? S'enquit Choji.
Il n'en fallut pas plus pour qu'Ino parte dans des divagations commerciales.
Floraison
Fin Octobre, les Inuzuka accueillirent une nouvelle petite-fille que Kiba et Fû décidèrent d'appeler Yui. Une petite fête fût organisée pour l'occasion, réunissant les familles.
- Elle est adorable, déclara Maki.
La petite Yui présentait déjà une peau foncée, héritage de sa mère, et une touffe de cheveux bruns et hirsutes, héritage de son père.
- Heureusement que je t'ai toi, continua la militaire. S'il fallait compter sur Hidan pour me faire des petits-enfants !
Le concerné grommela dans son coin.
- Bui ! Gazouilla Kaede, penchée sur le berceau.
- Je ne sais pas de qui ils tiennent ça, mais mes enfants font des enfants adorables, confia Tsume à Maki.
- Baba ! Babilla Kaede en marchant vers son papa.
Floraison
Le mois de novembre apporta une nouvelle petite Uchiha. C'est avec calme et maîtrise que Yumi donna naissance à Nami le neuf novembre. Fugaku et Mikoto se montrèrent absolument ravis de cette nouvelle et pouponnèrent leur deuxième petite-fille avec joie. Tout en rappelant à leur aîné à quel point il était un fils indigne pour s'être marié aussi tard et avoir tant tardé pour leur donner une petite-fille. Du haut de ses trente-trois ans, Itachi se laissa admonester sans réagir.
Floraison
L'année 2031 commença sur les chapeaux de roues quand Omoï prévint la survenue d'un attentat terroriste grâce à des mots croisés. Mais le mois d'avril et un heureux événement arrivèrent bien vite pour les Akasuna no.
- Bonjour ma toute belle ! Déclara Teuchi, débarquant dans la chambre d'hôpital, un bouquet de fleur à la main.
- Maman ! S'écria Hajime, quatre ans, qui l'accompagnait.
Sans s'outrer de la préférence marquée de son fils, Sasori le prit dans ses bras et l'amena jusqu'à sa mère.
- Et voilà ton petit frère Mamoru ! Présenta fièrement Ayame.
On s'extasia sur l'enfant, et les hommes laissèrent la mère et l'enfant se reposer pour aller se sustenter.
- Vous n'êtes pas trop déçu que ce soit encore un garçon ? S'enquit Teuchi quand Hajime fut occupé à jouer dans la structure pour enfant.
- Peu m'importait, déclara Sasori. Et Ayame a été claire sur ce point, deux enfants, pas plus.
- Qu'auriez-vous fait s'il s'était s'agit de jumeaux ? Fit Teuchi avec une pointe d'humour.
- Il aurait fallut plaider pour une dérogation, répondit le militaire, sérieux comme un pape.
Après un regard complices, les deux hommes rirent en cœur.
Floraison
En fin de mois d'avril, sous un timide soleil, un petit rassemblement apportait de l'agitation.
- Il n'y a vraiment pas grand monde, souffla Hanabi.
- Ils ne rigolaient pas quand ils disaient qu'ils voulaient un mariage simple, répondit Konohamaru sur le même ton.
- Va rejoindre Udon, l'enjoignit son épouse, il doit mourir de stress !
Konohamaru lui vola un baiser avant de filer soutenir son meilleur ami pour son mariage. Hanabi rejoignit Atsui et sa compagne, Matsuri et Kankuro qui discutaient non loin de là.
- De retour au Japon ? Se moqua Hanabi en étreignant Matsuri.
- Il faut bien, répondit la jeune femme sur le même ton.
- Alors, vous avez fixé la date ou vous comptez repousser encore ? Ajouta Atsui.
Matsuri leva les yeux au ciel.
- Ce sera en octobre, les cartons d'invitation partiront d'ici un ou deux mois, répondit Kankuro.
- Fait gaffe, c'est un esprit libre, glissa encore Atsui, elle sera jamais à la maison !
Floraison
Le mois de mai et ses premières fleurs embaumaient le jardin des Haruno. Assis à table, les parents de Sakura recevaient leur fille, leur gendre, et leur petite-fille d'un an autour d'un barbecue.
- C'est tout toi au même âge, fit avec ravissement Mebuki.
Debout dans l'herbe, la petite Saradai marchait sur ses petites jambes dodues à la poursuite d'un papillon. Elle trébuchait tous les dix pas, mais ne se décourageait pas. Sakura échangea un regard avec son époux. Avec ses yeux et cheveux bruns, on ne voyait pas vraiment la ressemblance avec la rose.
- Il n'y a pas à dire, c'est le meilleur âge, abonda Kizashi. Après, ils deviennent ingrats !
Il appuya sa remarque d'un gros clin d'œil. Sakura laissa échapper un rire. À la fin du repas, Sasuke n'y tint plus, et posa la question qui lui brûlait les lèvres.
- Vous ne nous demandez pas d'en faire un autre ? S'étonna-t-il.
Mebuki et Kizashi se regardèrent avant d'éclater de rire. Sasuke croisa les bras, vexé.
- Vos parents insistent, n'est-ce pas, fit Mebuki avec un sourire jusqu'aux oreilles. Les notre faisaient pareil !
- Et pourtant, on n'a eu que Sakura, et ça nous a apporté tout le bonheur du monde, appuya Kizashi.
- Faîtes comme vous l'entendez, ça ne concerne que vous, et personne d'autre, assura Mebuki.
- Ils sont vraiment cool tes parents déclara Sasuke le soir-même.
- Que veux-tu, fit Sakura avec fatalisme, ils m'ont tout transmis !
Floraison
Le journal ouvert sur la table de la cuisine, Hinata lisait les dernières nouvelles. Avec l'inauguration du quartier Izuna à Wakai, le développement de la ville occupait toutes les lèvres. Certains militants écologistes contestaient encore à ce sujet qui avait impliqué l'abatage d'un grand nombre d'hectares de forêt. La fenêtre ouverte apportait la brise de cet ensoleillé mois de juin. Assis dans son parc, Boruto mastiquait avec acharnement un anneau dédié à cet usage. À un an, c'était un enfant joueur et plein d'énergie. La sonnerie du téléphone n'interrompit pas la jeune femme dans sa lecture. Deux bras l'enlaçant y parvinrent.
- Takara vient d'appeler, Karin et Suigetsu viennent de partir à l'hôpital, l'informa Naruto.
- Le repas chez eux de ce midi est donc annulé.
- Ils n'auraient pas dû en prévoir un de base, marmonna le blond. Mais tu connais ma cousine, plus têtue tu meurs...
- Ou tu t'appelles Yuna, ricana Hinata.
- Hou, vilaine...
- Tu crois qu'ils en feront un autre vu que c'est encore une fille ? S'intéressa la brune.
- Aucune idée, marmonna Naruto en enfouissant le nez dans son cou.
Il inspira profondément l'odeur de la brune.
- On en fait un deuxième ? Proposa-t-il.
- Hm, pourquoi pas... Mais pas tout de suite, J'aimerai bien que Boruto aille sur le pot tout seul... Et cela ne fait que quatre mois que je suis à l'académie, ça m'ennuierait de lâcher Yuna si vite... à partir de janvier 2032 ça te va ?
- C'est noté !
Floraison
Assise dans son parc, Shimuzu Nakamura, dix-huit mois, jetait de grands regards langoureux à ses grand-parents. Sa cousine Ginko Tsuchi, de trois mois plus jeune, tentait avec entrain de mettre son pied dans sa bouche. Au grand désespoir de la fille d'Ukon et Tayuya, personne ne semblait décider à lui apporter beaucoup d'attention. Assis à tables, les adultes discutaient cordialement des sujets d'actualité. Et plus particulièrement de la promotion d'Ukon au poste de directeur général de son entreprise.
- Trente-deux ans et déjà si échelonnée, déclarait Yae Nakamura avec fierté.
- Les journées doivent être longue, nota le père de Tayuya.
- Assez, répondit Ukon, mais je fais en sorte de rentrer assez tôt pour voir Shimizu avant qu'elle n'aille se coucher.
Mais également de la nouvelle grossesse de Kin.
- Ils auront deux ans de différence, c'est idéal pour jouer en semble, déclarait Kin à Tayuya.
- Et moi qui croyais que tu voulais retourner bosser sur le terrain, s'étonna la rose.
Tayuya ricana sous le regard noir de Kin. La flûtiste jeta un regard amusé à Sakon qui faisait comme de rien. Y'en avait deux qu'avait sous-estimé dame nature !
Floraison
À la mi-décembre, Kiba et Fû s'unirent sous le regard satisfait de Tsume, Maki et Hidan. Le grand frère adoptif de la marié portait d'ailleurs fièrement sa nièce d'un an. Adorable dans sa petite robe, Yui faisait de grands sourires à tous ceux qui passaient à sa portée.
- Hey ! Mais c'est qu'il y a un rassemblement de fous ! Se moqua Kiba en voyant les anciens colocataires de l'Asile assis ensembles.
- Va te faire bouffer par tes chiens ! Lui lança Yuna, enceinte jusqu'aux oreilles.
- Complètement siphonnés ! Rigola le brun, tout en s'éloignant.
- Alors, c'est vrai que Yuna est aussi ta patronne ? S'enquit Fû.
- Yup, répondit Lee. C'est génial ! C'est juste dommage qu'Haku ne puisse quitter Tokyo pour le moment...
- Les jeux olympiques sont l'année prochaine, non ? Fit Naruto.
- Hu hu, acquiesça Lee. Mais bon, en-dehors de ses périodes de compétition, il viendra habiter avec moi à Wakai.
- Lee, tu aurait pu refuser, fit Yuna, soucieuse. Je ne veux pas que ton couple pâtisse à cause de moi.
- J'ai de la chance d'avoir cet emploi, la coupa Lee. Et tu sais bien qu'aucun établissement de Tokyo ne me fera de place avec toute cette histoire.
- C'est dégueulasse ! S'énerva Fû, et proprement discriminatoire !
- La vie est ainsi faîte, soupira Lee.
- Je vais organiser une manif ! Tu vas voir ! S'enflamma la mariée !
- Ouh, Fû sort les griffes ! Rigola Naruto.
- Je suis organisatrice d'événementiels oui ou non ? Scanda-t-elle.
- Ouais ! Lui répondit la tablée en levant les poings au ciel.
- Complètement siphonnés, marmonna Sasuke assit deux tables plus loin.
Floraison
C'est en famille, sous le timide soleil d'avril 2032, que Temari fêta son diplôme en marketing et gestion. Sa formation allait lui permettre de reprendre une activité professionnelle. La jeune femme pensait au départ offrir ses services en tant que professeur. Les dojos s'arracheraient une médaillée olympique. Elle avait cependant décidé de s'orienter différemment. Ayant toujours été mature pour son âge, elle n'avait jamais eu de mal à traiter avec les agents afin de ne pas se faire avoir. Mais beaucoup d'athlètes commençaient jeunes, sans voir tous les enjeux économiques. Honnête jusqu'au bout des ongles, la blonde comptait monter une start-up afin d'aider ces jeunes athlètes. Et aussi rassurer leurs parents.
- C'est très ambitieux, nota Rasa, tu es sûre que tu auras le temps ? Shikadai est encore très petit.
- Il a deux ans, protesta Temari, dans un an il rentrera à l'école. Et il va encore me falloir du temps pour monter mon projet. Tu crois que Yuna s'est beaucoup reposée avant de retourner au travail ?
La concernée ne les entendit même pas, beaucoup trop occupée à parler de son dernier voyage avec Matsuri. La jeune brune présentait d'ailleurs un joli ventre arrondi par ses six mois de grossesse. Quand on savait que son mariage avec Kankuro datait d'il y a sept mois, ils avaient fait vite les bougres ! Allongé dans son cosy, Hanabusa, trois mois, dormait profondément.
- Et de toute façon, intervint Yoshino, Shikamaru sera là pour l'aider, n'est-ce pas !
Le concerné sursauta, se détournant de Gaara avec qui il s'inquiétait de la soudaine attention de l'ONU envers l'Akatsuki et la Garde.
Floraison
En septembre, le couperet de l'ONU était tombé sur la Garde et l'Akatsuki. Dans tout le Japon, ce fut le choc.
- Mon dieu, mon dieu, s'horrifia Kin devant sa télé.
Allongées sur le tapis à ses pieds, Ginko, deux ans et demi, et Eirin, six mois, la regardèrent d'un air curieux. Kin se précipita sur le téléphone.
- Il faut que j'aille à New York, déclara-t-elle tout de go à Sakon.
Floraison
Son fils de trois mois endormi dans les bras, Kankuro faisait les cents pas. Le téléphone collé à l'oreille, il essayait depuis plus d'une heure de contacter Gaara, ou bien son père, voir même Obito avec qui il avait traversé sa scolarité à Konoha. Matsuri faisait de même avec ses contacts au sein de la presse. Ils devaient en savoir plus.
Floraison
Un grand sourire aux lèvres, Moegi sonna à la porte du couple Sarutobi-Hyuga. C'est un Konohamaru assez paniqué qui vint lui ouvrir.
- Entrez, entrez, souffla-t-il.
Plus qu'intrigués, Moegi, Udon, et Junko, leur fille de deux mois passèrent la porte.
- Il y a un problème ? Hanabi est tombé ? Le bébé va bien ? S'inquiéta Moegi.
- Vous avez eu le temps de lire la presse ? S'informa Konohamaru.
- Non, on s'est totalement coupé du monde pendant nos vacances, répondit Udon, qui commençait à s'inquiéter.
Konohamaru poussa un profond soupir. Une Hanabi en pleine conversation téléphonique faisait les cents pas dans le salon, une main caressant distraitement son ventre arrondi par ses cinq mois de grossesse.
Floraison
Installés chez eux, les Uzumaki discutaient en essayant de garder un ton léger. Mais ils ne trompaient pas Ryu qui baladait son grand regard triste partout.
- L'attente est le plus dur, murmura Hinata.
Kokoro et Shin, âgés de dix-huit ans écoutaient silencieusement les conversations. Ils n'étaient plus des enfants, mais pas encore des adultes. Mais ils étaient des Uzumaki. Ils n'avaient pas affronteraient l'adversité. Plus particulièrement pour protéger les plus jeunes. Ryu, Emi, Boruto, Akiko, et la petite fille qui grandissait quand le ventre d'Hinata.
Floraison
Le téléphone collé à l'oreille, Sasuke donnait des instructions d'une voix lapidaire. Le groupe Uchiha n'avait même pas eu le temps de se féliciter de l'inauguration du quartier Yûki à Wakai en juillet dernier. Ni même du très juteux contrat passé avec l'académie des magnolias pour moderniser ses installations. La situation géopolitique actuelle avait fait tomber en chute libre les actions de la société. Entre septembre et novembre, la descente avait été si rude que plusieurs dizaines d'employés s'étaient suicidés à l'idée de perdre leur emploi. Avec un claquement de doigt péremptoire, Sasuke fit entrer le conseil de gestion de crise dans la salle de réunion. Son père les y attendait déjà, soucieusement penché sur son téléphone. Plusieurs jours furent nécessaires afin d'envisager le plus de scénarios possibles. Et à la surprise générale, Fugaku décida de ne pas repousser la nomination de Sasuke à la tête d'Uchiha Corps.
- Je commence à me faire vieux pour ça, confia-t-il à son fils plus tard. Je ne veux plus que profiter de mes petits enfants. Mais il n'y aura pas de grande cérémonie. On ne peut pas se le permettre en cette période.
Sasuke acquiesça. Il était bien d'accord avec son père sur ce point.
Floraison
La gorge serrée, Midori suivit Suigetsu dans son appartement. La jeune femme serra plus fortement dans ses bras la petite Oki, à peine âgée de trois mois. Depuis que Kimimaro était partit à New York, la jeune femme périclitait. Passer les fêtes de Noël seule avec ses deux enfants l'avait profondément secouée. C'était Ayame et Yumi, habitant dans le même quartier qu'elle qui avaient fini par fortement s'inquiéter de ne plus la voir. Au vu de son état, elle avaient refusé de la laisser seule. Mais Ayame devait déjà gérer seule ses deux fils. Yumi avait le petit Hiro, né plus tôt en décembre qui demandait beaucoup d'attention. C'était le cas de toutes les épouses et époux laissés avec un ou plusieurs enfants à charge au Japon.
Le groupe avait tiré les ficelles du réseau afin de s'assurer que personne ne reste seul dans son coin. Ayame et Yumi comptaient sur elles-même, et Teuchi ainsi que les Uchiha passaient régulièrement leur rendre visite. Chizuru refusa de se laisser abattre, et continua à mener sa vie d'avant. Elle passait cependant beaucoup plus régulièrement rendre visite à ses parents ou à Fugaku et Mikoto. Choji pouvait bien évidemment s'appuyer sur les deux autres membres du trio Ino-Shika-Cho. Même si Shikamaru était très pris par la petite Temiko, née dix jours après Hiro. Samui s'appuya beaucoup sur ses parents. Surtout quand elle s'aperçut qu'elle attendait un nouveau bébé. Yuna passa encore plus souvent chez ses parents ou chez son frère. Par solidarité avec Kimimaro, Suigetsu et Karin s'étaient proposés d'accueillir Midori dans leur foyer, au moins pendant quelques semaines.
- Je dépose tes affaires dans la chambre d'ami, on t'a préparé le lit, lui indiqua Suigetsu. Emi et Kohaku ont le même âge, on va les faire dormir dans la même chambre. On t'a mis le berceau dans ta chambre pour Oki.
- Merci, c'est vraiment gentil à vous, murmura la jeune femme.
- Mais nan, c'est normal ! Lui répondit Suigetsu.
Le regard de la verte dériva sur les médailles olympiques accrochées au mur.
- C'est vraiment dommage qu'avec les tensions personne n'ait vraiment profité des jeux olympiques, nota-t-elle, en ôtant son manteau.
- Moi j'en ai profité ! Protesta-t-il, j'ai même gagné une médaille d'or !
Suigetsu paya la baby-sitter, embrassa ses deux filles, Emi et Akiko, et alla ouvrir quand on sonna à la porte.
- J'espère que tu n'es pas trop fatiguée, lança-t-il à son invité. Lee et Haku sont là pour dîner ce soir. Lui aussi a bien profité des jeux olympiques avec l'argent ! S'esclaffa le Hozuki.
Cela arracha un sourire à la verte.
- On commence sans Karin ? S'enquit le premier des fils adoptifs de Zabuza.
- Ouais, même pas sûr qu'elle arrive avant le dessert, l'hôpital l'a rappelée d'urgence, une opération délicate dont je n'ai pas compris un traître mot.
- Heureusement que la paye suit le travail, nota Lee en contemplant l'appartement luxueux du couple.
Floraison
Avec délicatesse, Hanabi déposa la petite Byakuren dans les bras squelettiques de Biwako. Le bébé joufflu âgé d'une quinzaine de jour en apparaissait encore plus bien portant. L'état de la grand-mère de Konohamaru n'avait cessé de se dégrader depuis la mort de son époux cinq ans auparavant. Elle était entrée à l'hôpital fin juillet suite à une insolation, et n'en était plus sortie depuis. Noël, puis le nouvel an avait passé, et la mi-janvier approchait.
- Bonjour grand-mère, souffla doucement Konohamaru.
- Voyons Zeiji, je ne suis pas si vieille, protesta-t-elle.
En plus de sa santé, la vieille dame perdait son esprit, confondant ses fils, petits-fils et petite-fille.
- Grand-mère, c'est Byakuren, ma fille, insista le jeune homme. Je l'ai appelée comme ma tante, tu sais, ta fille...
- Byakuren, mon bébé, ma fille... Murmura Biwako en berçant l'enfant.
- Oui, Byakuren, la petite Byakuren, continua Konohamaru, la gorge serrée par l'émotion. Papa ne voulait pas, il disait que ça te ferait du mal...
- Ma fille, ma toute petite...
- Mais moi je sais que Byakuren ne mérite pas de rester une éternelle enfant de douze ans. Elle a le droit de grandir...
Konohamaru retenait difficilement des sanglots désormais. Avec une force surprenante, Biwako lui saisit le bras.
- Elle aurait fait de grandes choses.
Les yeux clairs, Biwako semblait parfaitement lucide. Mais ses pupilles étaient un peu trop dilatées pour que ce soit vrai.
- Elle était si intelligente, si jolie, si gentille... Elle aurait fait de grandes choses...
Biwako lâcha Konohamaru, et caressa doucement le visage endormi de Byakuren.
- Elle fera de grandes choses, murmura-t-elle.
La vieille dame se mit à chantonner une berceuse. À la fin, elle ferma les yeux.
- Grand-mère ?
Konohamaru tendit le bras vers elle dans un geste vain. Il saisit une de ses mains, et éclata en sanglots.
Floraison
Les Sarutobi pleuraient leur perte quand l'ONU attaqua plus fort, et accusa l'académie de créer des assassins. Les Sasaki débarquèrent aux États-Unis le lendemain matin. Il y eut un conseil de guerre réunissant Hanzo, Kin, Nagato, Itachi, Gaara, Kimimaro, Haruna, Ren et Yuna.
- Je compte bien continuer à me défendre seul, argua Hanzo.
- Et c'est tout à fait votre droit, déclara Ren. Mais la situation s'aggrave.
- Je suis capable de me défendre, rétorqua le général.
- Sur un champ de bataille, recadra Haruna, et sur la scène politique japonaise à la limite. Mais nous sommes aux États-Unis. Le procès est mené à leur façon. Et jusqu'à preuve du contraire, Ren et moi somment mieux préparés à ce genre d'adversaire.
- Et je dois rentrer au Japon, regretta Kin, je vous ai aidé du mieux que je peux. Et on a besoin de moi là-bas...
La jeune femme avait offert ses capacités de profilage afin d'analyser les membres de la Cour Internationale de Justice. Ses rapports étaient entre les mains du général, et elle ne pouvait effectivement pas faire plus ici. Son mari avait cependant quelques soucis de campagne au Japon. Ses rivaux tournés vers la fermeture du pays rencontraient un plus grand succès que son programme ouvert sur l'échange.
Floraison
Grâce à l'aide de son épouse, Sakon emporta les élections de justesse, et obtint une place de député. Assis dans le salon, il jouait avec ses filles. C'était au tour de Kin de travailler dans le bureau.
- Et Boruto il a fait tomber le verre sur sa sœur ! Expliquait la petite Ginko de sa voix fluette d'enfant de trois ans.
- Bobo, acquiesça Eirin, un an.
- Ouah, c'est déjà une terreur, persifla Kin en surgissant dans le salon.
- Tout le fils de son père, ricana Sakon.
- Oui, et... Oh, un nouveau faire-parts ? S'étonna la jeune femme en notant le carton sur la table.
- Oui, Shuichi Hamawari, né la semaine dernière.
- Hamawari... Yahiko et Hana ? Le secrétaire du ministre des affaires étrangères ?
- Exactement.
- C'est dingue, marmonna la jeune femme en parcourant le faire-part. Depuis bientôt six ans ça n'arrête pas, tout le monde a des enfants, et plein ! Tu savais que Yuna a un grand album plein de trucs comme ça ?
- Non, elle veut en faire quoi ? Un tableau comme avec les photos de ses anciens élèves ?
- Peut être, tu sais bien qu'elle est spécialisée en idées tordues et loufoques !
Floraison
Enfin, après un an de procès, les unités d'Hanzo furent lavées de tout soupçon. Cela soulagea durablement le Japon. Il y avait encore des affaires mineures à régler, mais les choses s'amélioraient. Ce fut également au cours de ce mois de septembre que Suigetsu mit fin à sa carrière de nageur international. Il devint à cette occasion entraîneur de natation au complexe olympique de Tokyo. Chacun des compagnons des unités retrouva son conjoint. Et Omoï fut ravi de pouvoir s'occuper de son fils Seichi né trois mois plus tôt. Yahiko eut à peine le temps de fêter le retour de l'Akatsuki que son épouse l'entraînait chez sa belle-mère pour accueillir Miroku, leur neveu. Et bien évidemment, en janvier, Chizuru et Obito accueillirent la petite Matsuko, et Zetsu leur offrit une bien obligeante aide afin de planter son arbre-cadeau.
Floraison
Une bien jolie famille (04/34 à 09/37)
C'est sans grande surprise que Minato renouvela son mandat de sénateur en avril 2034. Les Uzumaki fêtèrent tout de même cela dignement en famille. Et Kushina et Takeo de poser un regard extrêmement satisfait sur leur famille. Yahiko, qui après quelques égarement de jeunesse leur était revenu. Voix de la raison au sein de son couple, il tempérait efficacement le tempérament enflammé de Hana. Si Shuichi, âgé de un an restait un bambin assez docile, la petite Kaede, six ans, courait à perdre haleine derrière Ryu, bientôt sept ans. Emi et Boruto, cinq et quatre ans les suivaient de leur mieux. À trois ans, Akiko préférait rester assise à dessiner. Himawari, âgée de quelques semaines de plus que Shuichi, jouait avec le collier de sa mère qui la tenait dans ses bras. Une scène familiale si paisible ne pouvait amener qu'un sourire satisfait aux lèvres des grands-parents. Et les différentes teintes de cheveux apportaient un sublime arc-en-ciel aux cheveux des enfants.
- Dire que vous repartez déjà le mois prochain, soupira Takara.
- Pas le choix, avec le procès, notre image a été pas mal entamée, soupiré Nagato.
- J'ai repris l'entraînement, et j'espère bien pouvoir retourner en compétition dès septembre, annonça Hinata.
- Yuna va râler que tu t'en ailles, nota Karin.
- Ouais, c'est vrai qu'un petit gars... Fit pensivement Suigetsu.
- Ce sera mieux pour la diversité des jouets de tes filles, assura Hana. Kaede arrête pas de piquer les jouets de son frère et de lui donner ses poupées.
Assis un peu à l'écart, Tsunade et Jiraya se tenaient la main. Au centre des discutions croisées Kushina et Takeo échangèrent un regard. Le clan Uzumaki ne s'effondrerait pas. Jamais.
Floraison
Juste avant son départ en Afghanistan, Obito rendit visite à ses beaux-parents avec sa petite famille. Takeru, âgé de cinq ans était désormais un petit garçon plein de vie qui traumatisa durablement le mur de la salle à manger en dessinant dessus en compagnie de ses cousins. Le frère aîné de Chizuru avait eu deux garçons qui avaient à peu près le même âge. Avec ses trois mois, Matsuko fut bichonnée par ses grands-parents, ravis d'avoir enfin une petite-fille.
- Quelle vie, soupira la belle-mère d'Obito.
Elle s'attristait de voir son beau-fils risquer ainsi sa vie. Elle avait toujours été proche de Fugaku, et leurs enfants et neveu avaient été élevés ensembles. Obito était comme un second fils pour elle.
- C'est dangereux, soupira le père de Chizuru. Jusqu'à quand devrez-vous aller dans zones si risquées ?
- Enfin papa ! Oserais-tu insinuer que mon mari est trop vieux ! S'indigna Chizuru sous forme de plaisanterie.
Mais la blague tomba à plat.
- Un grade de sous-lieutenant, c'est officier, insista le beau-père d'Obito. Tu devrais être derrière un bureau à l'heure qu'il est.
- Mais Obito fait parti de l'élite, intervint le beau-frère, les règles classiques ne s'applique pas !
La discussion tourna un moment en rond jusqu'à ce que Madame Kurosawa ne propose du café à tout le monde. Ils décidèrent tacitement de revenir à des sujets plus neutres.
Floraison
La tragique tournure que prit la mission de la Garde et de l'Akatsuki en compagnie de Matsuri choqua tout leur entourage. Beaucoup de messages de soutien furent transmis à Kankuro. Mais il restait empli de colère envers son frère. Au cours d'une dispute mémorable, Yuna s'était retrouvée à utiliser sa fille de deux mois en tant que bouclier à l'humeur de son beau-frère. Quelques jours plus tard, Matsuri se réveillait, au grand soulagement de toute la famille.
- Pourquoi vous fait-il repartir si vite ? Se désola Yuna quand elle appris que son époux partait en Syrie dès février 2035.
- Il n'a pas le choix, nos unités partiront bientôt du terrain. Il est déjà en train de rechercher de nouveaux membres pour une nouvelle unité. Une fois qu'il l'aura auditionnée, il la laissera sans doute sous la direction de Nagato. Il est lieutenant-colonel, et ça m'étonnerait pas qu'il passe général quand Hanzo prendra sa retraite.
- Je m'y perds dans tous ces grades, avoua Yuna, c'est bien plus simple au sein de la racine...
- Laisse-moi deviner, tu parles et ils obéissent ?
Yuna lui donna un coup sur le crâne avec la cuillère en bois avec laquelle elle touillait l'eau des pâtes. Gaara ricana en continuant à nourrir adroitement sa fille.
- N'anticipons pas trop, déclara-t-il. Nous avons déjà l'intronisation d'Hanabi en janvier.
- Ouais, par contre, en-dehors de ma protection personnelle, pas question que je vous file des anbus. J'ai pas envie de finir encore devant les tribunaux pour création d'organisation para-militaire.
- Tu as raison, il vaut mieux que ça reste entre nous...
La jeune femme éclata de rire.
Floraison
En février, la Syrie fit face au débarquement des unités d'élite japonaises. Mais ceux restés au Japon n'eurent pas vraiment le temps de s'en inquiéter. Yumi devait gérer sa petite Satsuki en plus de Nami et d'Hiro. Heureusement qu'Ayame était là pour l'aider. Hanabi songea à Juugo, tout en passant beaucoup trop de temps dans son bureau à son goût. Jusqu'à ce que Konohamaru lui rende visite dans son bureau, déployant les multiples utilisations possibles de ce mobilier. Yuna quant à elle, inaugura en mars, à l'occasion des soixante-dix ans de l'académie, l'esplanade des magnolias, destinée à servir de parc, de lieu de rassemblement et d'organisation d'événements.
Floraison
Peu après que les deux unités soient revenues de Syrie, Tsunade décida de prendre sa retraite, et Sakura obtint sa place en tant que directrice de l'hôpital des magnolias. Karin débarqua chez les Uchiha le week-end suivant la nomination. Elle laissa Suigetsu, leurs filles, et le petit Irie âgé de quatre mois avec Sasuke et Saradai, et emmena Sakura faire la tournée des bars. Aucune des deux ne garda un souvenir très clair de la soirée, mais les photos parlaient d'elles-même. Elles s'étaient bien amusé !
- Mais enfin Sasuke, à votre âge, ce n'est plus raisonnable ! S'exclama Mikoto quand elle pris son fils à part. Surtout au vu de vos responsabilités respectives ! Quel exemple donnez-vous à Saradai ?!
- Sakura et moi... On n'est pas ensembles parce qu'on se complète, qu'on a besoin l'un de l'autre, ou je ne sais quoi. On est ensemble parce qu'on laisse chacun l'autre vivre comme il le souhaite.
- Sans aucune limite ? Fit Mikotot, dubitative.
- Bien évidemment que non, répliqua-t-il. Il n'y a que deux règles. On ne se trompe pas, et Saradai passe avant tout.
- Vous ne comptiez pas avoir d'enfants, hein ? Interrogea Mikoto.
- Bien sûr que si. Mais il faut être réaliste maman, avec nos travail respectifs on n'a pas suffisamment de temps pour gérer plus d'un enfant. Ne t'en déplaise.
- Ton père et moi en avons bien eu deux ! Et regarde ton frère qui est souvent absent, il a eu trois enfants ! Obito en a eu deux
Mikoto leva un sourcil scrutateur, et Sasuke soupira, avant de fermer la porte de la cuisine afin de s'assurer qu'on ne les entendraient pas.
- Sakura est une brillante chirurgienne. Ce serait criminel de saboter sa carrière. Et même si maintenant on est encore assez jeunes pour avoir des enfants, nous n'en aurons pas d'autre.
- Si c'est votre choix, abdiqua Mikoto.
- Ne t'en fait pas, répliqua Sasuke. Yumi ne lâchera pas l'affaire, et tu auras assez de petits enfants pour créer une usine de gâteau.
Floraison
Kankuro et Matsuri étaient des parents expérimentés. Après tout, ils avaient fait leurs premières armes avec Ganta. Ils se rendirent tout de même bien vite compte qu'avoir des jumeaux multipliait par bien plus que deux la charge de travail. C'est avec des cernes d'un violet très sombre qu'ils débarquèrent chez Rasa début février 2036 pour un repas de famille. Le beau-père de Matsuri tira une drôle de tête en voyant son fils et sa belle-fille chargés comme des ânes, les jumeaux dans le double landau, et Ganta fermement accroché à la main de sa mère. Les deux concernés s'endormirent sur le canapé quand le reste de la famille prit le café.
- Ils ont peut être besoin d'aide ? Risqua Temari, que la situation inquiétait.
Les regards se portèrent sur les enfants. Les jumeaux et Akisa étaient à la sieste. Mais les autres jouaient sur le tapis du salon. Shikadai montait des tours de légos tout seul dans son coin. Hanabusa, Ganta et Temiko essayaient de grappiller des pièces pour construire un château.
- C'est sûr que trois enfants c'est une autre barrière, nota Shikamaru. Moins facile de se les répartir quand il faut les occuper...
- Quand je te demande de les occuper tu te contente de les mettre devant la télé, siffla sa femme.
Laissant le couple s'embrouiller, Gaara, Yuna et Rasa se tournèrent vers le problème actuel.
- Même si Matsuri va mieux, Kankuro n'a toujours pas digéré ce qui lui est arrivé, soupira Gaara. Il m'en veut encore un peu.
- Et avec son projet professionnel, Temari est très occupée, ajouta Yuna. Et il n'a sans doute pas osé se tourner vers vous. Fierté masculine, de fils aîné ou que sais-je encore...
Rasa acquiesça quand sa belle-fille et patronne se tourna vers lui.
- J'irai leur rendre une visite la semaine prochaine, fit Rasa. Peut être que seul à seul il acceptera de s'ouvrir plus.
Temari et Shikamaru revinrent alors dans la conversation.
- D'ailleurs Yuna, c'est quoi cette histoire de Yakuzas que t'a arrêté aux portes de l'académie ? Fit le Nara.
- C'est Omoï qui a tout fait ! Protesta la rectrice.
Floraison
Le mois de juillet apporta une nouvelle édition des jeux olympiques. Haku, toujours fidèle au poste, y remporta une médaille d'or. Et ce fut également le retour d'Hinata dans le domaine de la compétition à haut niveau. Au contraire de ses collègues, elle pratiquait un sport qui lui permettait de continuer au moins jusqu'à ses cinquante ans, voir largement plus ! Et sa pause n'avait pas durablement impacté ses capacités. Elle se rendit tout de même compte qu'elle avait perdu de sa souplesse. Mais réussit avec son équipe à décrocher la médaille de bronze en équipe. Rassemblés chez les Hyuga, Hanabi sauta du canapé en hurlant et applaudissant quand sa sœur monta sur le podium. Mauvaise idée, cela réveilla brutalement le petit Masaru Sarutobi-Hyuga âgé de cinq mois qui fit montre de son impressionnante capacité pulmonaire.
- Shh, shh, fit Konohamaru pour calmer son fils.
Sur le tapis du salon, Byakuren et Himawari sautillaient de joie en piaillant. Hiashi couvait d'un regard tendre ses petites-filles âgées de trois ans.
- Où sont Boruto et Natsume ? S'inquiéta soudain Naruto.
Un fauteuil roulant passa à toute vitesse dans le couloir, surmonté d'une tête brune et d'une tête blonde. Avec un fracas monstrueux, celui-ci alla s'encastrer dans une commode, faisant chuter au passage plusieurs éléments décoratifs fragiles.
- Mais qu'est-ce que c'est que ce vacarme ? Rugit Neji en sortant du bureau dans lequel il travaillait sur son livre.
Après inspection, les deux garçonnets ne souffraient que de plaies superficielles. Le fauteuil de Tenten par contre...
- Complètement foutu, grommela-t-elle quand on lui apporta.
- Encore heureux que tu te sois installée dans le canapé, nota Konohamaru. Ils auraient bien été foutu de faire la même chose que l'année dernière.
Le groupe rit franchement en se rappelant la fois où Tenten avait finit dans l'étang à poissons à cause des deux garnements.
- Et moi qui pensais qu'être en internat à Kirir le responsabiliserait un peu, soupira Neji.
- Je craint qu'il ne faille nous faire une raison mon cœur, fit Tenten, il tient beaucoup trop de moi !
Floraison
Au mois de septembre, la Garde et l'Akatsuki décollèrent pour une mission en Corée du Nord. Ce fut également à cette période que Neji publia son premier livre. Tous ses amis et connaissances l'achetèrent, et ça fit déjà un paquet de monde. Et à l'approche de décembre, son livre des contes modernes connu un certain succès. Une séance de dédicace fut même organisée par l'éditeur juste avant les fêtes de fin d'année. Fin novembre, Lee et Haku se présentèrent chez la mère du professeur des magnolia pour fêter Thanksgiving. Ils y retrouvèrent Gaï. Si son sourire étincelait toujours autant, ses cheveux laissaient voir quelques mèches grises. Et depuis son accident de voiture l'année dernière, il avait des difficultés à se déplacer.
- Merci Madame Rock, c'était très bon, fit Haku, l'estomac au bord des lèvres.
- Ah, mais voyons, tu reprendras bien un peu de tarte !
Le visage du brun vira au vert quand il fut resservit. Courageusement, il prit une nouvelle bouchée. Au fond de lui-même, il supposait sa belle-mère avait décidée à le tuer par gavage.
Floraison
- J'en peux plus, geignit Tayuya, vautrée sur le canapé comme une baleine échouée.
Assis à ses côtés, son époux lui massait les épaules comme il le pouvait. Enceinte de neuf mois, la rose était plus proche que jamais de l'accouchement. Et ce trente-et-un décembre 2036 était un calvaire. À cause de l'imminence de la naissance, ils ne s'étaient pas rendus au Nouvel an des Uchiha comme tous les autres membres d'Oto, sauf ceux qui étaient en Corée du Nord, bien évidemment.
- Il a pas intérêt à venir avant le deux, râla Tayuya, avec tous le personnel en congé, ce serait affreux...
- On a bien fait de confier Shimizu à Kin et Sakon, elle peut profiter de la fête, fit Ukon sans l'écouter.
- On devrait la leur laisser jusqu'à la naissance, proposa la rose, ça nous permettrait d'accueillir Hisao en toute quiétude.
- Et si c'est trop compliqué, on voit avec tes parents ou les miens, ajouta Ukon.
La jeune femme lui sourit. Après dix ans de mariage, et vingt de relation, ils se comprenaient mieux que jamais.
Floraison
Le mois de mars ramena au Japon les unités spéciales. Tout le monde fêta également la double décennie du festival. À cette période, Haku raccrocha définitivement son fleuret de compétition, et vint enseigner à l'académie. Lee en fut particulièrement ravi, ils déménagèrent de Wakai afin de se rapprocher de leur lieu de travail. Leur génération s'aperçut également à cette période qu'ils vieillissaient vraiment. Le fait que la moitié de leurs enfant se trouvent en internat à Kiri y était bien pour quelque chose ! Profitant de leur installation à l'académie, Haku et Lee rendirent visite à Zabuza. Ce fut l'occasion d'un repas de famille puisque Suigetsu, Karin et leurs enfants les rejoignirent.
- C'est dingue quand même le nombre d'anciens élèves qui viennent enseigner ici, nota Suigetsu.
- Hum hum, absolument, fit sarcastiquement Karin, merci pour l'information détective Hozuki.
Ils eurent ensuite droit à une grande scène de théâtre telle que Suigetsu savait les faire. Il n'y récolta que les rires de ses enfants, l'indifférence de sa femme et de son père adoptif, ainsi que l'amusement d'Haku et Lee.
- Dit papy, fit la petite Emi de sa voix flûtée d'enfant de six ans, pourquoi papa il est bizarre, maman dit qu'il a été élevé par un ours. Tu l'as vraiment donné à un ours ?
Tout le monde sentit que Zabuza se retenait de rire.
- Pas du tout.
- Oh... Et moi, je peux avoir un ours ?
- Non plus.
- Oh...
Toute déçue, la petite baissa la tête, ses cheveux bleus clairs vinrent cacher son petit visage. Avec un sourire et un clin d'œil, Lee vint l'attraper par derrière en grognant.
- C'est moi l'ours ! Et je mange les petits enfants !
- Non ! S'écria la petite en rigolant.
Elle se tortilla, Lee la reposa, et s'ensuivit une course poursuite endiablée à laquelle se joignit Akiko. Bien que plus posée que son aînée, elle n'en restait pas moins la fille de l'explosive Karin et de l'actif Suigetsu. Assis sur les genoux de Haku, Irie, dix-huit mois, babillait sans se soucier de rien. Zabuza intercepta le regard songeur d'Haku posé sur lui. Le désormais vieil homme laissa échapper un sourire. Il avait vraiment une très belle famille.
Floraison
Haruna sortit de son bureau sous le choc. Elle se servit un verre de saké et le but cul sec. Michel, Ren, Deidara, Yuna, Gaara, Yagura, Hanabusa et Akisa lui jetèrent un regard surpris.
- Vous pouvez aller jouer à côté, déclara Yuna à ses enfants.
Hanabusa sourit jusqu'au oreilles et entraîna sa petite sœur jusqu'à leur construction de légo inachevée.
- C'était un notaire, coassa Haruna. Mon grand-père, Toya...
Les autres échangèrent un regard. Le père d'Arame était mort d'un cancer du pancréas peu après la fondation de l'académie. Aucun d'eux ne l'avait connu. Haruna avala un nouveau verre
- Il a eu un fils...
Un autre verre, cul-sec.
- Non légitime...
Encore un autre verre. Michel attrapa le bras d'Haruna quand elle sembla bien partie pour boire un cinquième verre. Elle souffla lourdement avant de reprendre.
- En bref, ce fils a eu un fils, qui a eu une fille, qui a eu trois enfants...
- Et quoi ? Ils veulent de l'argent ? Fit Ren, le nez plissé. C'est un peu tard non ?
Il trouvait ça un peu facile qu'on vienne leur réclamer de l'argent alors que tous les concernés de première main étaient morts.
- Non, le frère de ma mère est décédé il y a des années, comme son fils. Et ma... cousine ? Ou je ne sais quoi... Vient aussi de décéder...
- Oh, souffla Ren, soudainement honteux de ses pensées.
- C'est pour les enfants ? Interrogea Michel.
- Oui, soupira Haruna, nous sommes leurs parents les plus proches. Il y a deux filles, et un petit garçon. Je sais que l'aînée à six ans, mais je ne sais pas pour les deux autres...
- On va les prendre, intervint Ren. Pas vrai Dei ?
Depuis leur désastreuse aventure de l'adoption sept ans plus tôt, ils n'avaient jamais réessayé d'adopter. Mais cette envie d'être père avait continué de les habiter tous les deux.
- Alors belle-sœur, ça fait quoi se savoir qu'on vient de barrer la voie de direction du clan à tes gosses, ricana Deidara en direction de Yuna.
- Rira bien qui rira le dernier, lui répliqua-t-elle.
Floraison
Avant la fin du mois de mai, Wakana, Chami et Toya emménagèrent dans le nouvel appartement de Ren et Deidara. Afin d'accueillir les trois enfants, le couple avait acheté un bien comportant plus de chambres. Les débuts furent bien évidemment difficiles. Mais s'être régulièrement occupés d'Hanbusa et Akisa avait donné une petite expérience parentale aux deux hommes.
- Wakana veut dire jeune plante, expliquait Ren à la petite, Chami, thé et fruit, et Toya fleur de pêcher. Le clan Sasaki a toujours donné des noms de fleur à ses enfants.
- Mais moi c'est Kudo ! Wakana Kudo ! Fit la fillette.
- Mais ton arrière-arrière-grand-père était un Sasaki. On fait partit de la même famille, fit-il doucement.
Deidara passa d'un air pressé derrière eux, le petit Toya âgé d'un an, sanglotant dans les bras. Chami, quatre ans, regardait la télé en suçant son pouce.
Floraison
L'été fut une période propice pour Iruka, Shizune et Chiaki pour rendre visite à Tsunade et Jiraya. Avec leurs soixante-dix ans bien tassés, ils n'avaient plus autant d'énergie qu'avant. Mais ça leur faisait toujours aussi plaisir de voir leur petite-fille rien qu'à eux venir les voir. Âgée de dix-sept ans, Chiaki était entrée dans sa dernière année de lycée en avril. Elle pensait s'orienter dans un cursus d'économie et de gestion à l'université. Tsunade et Jiraya ne purent s'empêcher de remarquer que le nom de Daiki revenait très souvent dans le récit de la jeune fille. Nul doute qu'elle aimait vraiment beaucoup son petit-ami.
- Tu lui as parlé concernant les précautions à prendre ? Interrogea Tsunade quand elle eut isolé Shizune.
- Bien sûr ! Fit l'infirmière en levant les yeux au ciel. Je m'en suis occupée quand elle avait quinze ans. Mais une petite piqûre de rappel ne pourra pas faire de mal.
- Mieux veut prévenir que guérir, abonda Tsunade.
- Après, ça ne doit pas être si mal d'être jeune grand-mère, fit rêveusement Shizune.
- Chacun son opinion, fit prudemment la sexagénaire.
- Je rigole ! Gloussa la brune. Et ils sont sérieux ces deux-là ! De toute façon, Daiki ne survivrait pas à ce genre de chose. Anko le tuerait dès l'annonce de la nouvelle !
- Pas faux, ricana Tsunade.
Floraison
Sasuke essaya de retenir le rire. Il essaya. Pendant au moins trente seconde. Ensuite, il s'effondra en hurlant son hilarité aux visages vexés de Yumi et Yuna. Les deux femmes croisèrent leurs bras au-dessus de leurs abdomens arrondis.
- Je te déteste, siffla Yuna. Tu vas mourir, dans d'atroces souffrance !
- Moi d'abord, gronda Yumi.
- Il n'a pas tout à fait tord, fit distraitement Naruto.
- Fait gaffe, c'est moi qui te paye, lui lança venimeusement Yuna.
- Vous êtes terribles toutes les deux, intervint Ayame. Yumi, je te rappelle que c'est toi qui l'a voulu ce quatrième bébé. Alors qu'Itachi disait clairement qu'à quarante ans vous commenciez à vous faire vieux pour ce genre d'aventure. Tu n'as qu'à t'en prendre à dame nature d'avoir cinq enfants au lieu de quatre !
- Et toi Yuna, si toi et Gaara ne vouliez vraiment pas d'autres enfants vous n'aviez qu'à « couper », fit Hinata, en accompagnant son geste de guillemets.
- Parce que vous avez fait ça vous ? Bougonna la métisse.
- Bien sûr, répliqua Naruto.
Cela moucha définitivement Yuna. Assis à une autre table, Mikoto et Fugaku fêtaient dignement les onze ans de mariage de Sakura et Sasuke en ce beau mois de septembre. Ils félicitaient aussi Itachi pour sa diligence à apporter une nouvelle jeunesse au Japon. Du haut de ses quarante-et-un ans, le brun se rendit soudain compte qu'il était définitivement passé de l'autre côté de la barrière. Ses premiers cheveux blancs n'y étaient pas pour rien.
- Je suis sûr qu'elle a fait exprès, argua Deidara, elle ne voulait pas qu'on ait plus d'enfants qu'elle !
Ren leva les yeux au ciel sans répondre. Dans le domaine Uchiha, les cris et les rires résonnaient. Assis ensembles, Saï, Shino et Zetsu contemplaient le groupe. Il était encore un peu tôt, certes, mais bientôt, cette nouvelle génération marcherait sur Konoha, et advienne que pourra.
Et voilà ! Oui, tout ce que vous n'avez pas su avant était prévu. Oui, y compris Tenten qui fini en fauteuil roulant. Et la plus grande surprise que je voulais vous faire, c'était bien Ren et Deidara réussissant enfin à adopter ! (Oui, il était prévu de longue date que le père d'Arame ait déshonoré la famille en faisant un enfant à une autre dans le dos de son épouse).
Voilà, la grande majorité des protagonistes vont s'effacer pour ne revenir qu'au dernier chapitre. Au prochain, nous retournons aux Magnolias pour y retrouver quelques adolescents qui ont bien grandit depuis le chapitre deux...
Kissoux !
