Bonjour! Et oui c'est moi, je suis vivante. Dingue, hein? ^^

Je suis désolée pour le manque d'update, mais les examens de fin d'année ne sont pas exactement une partie de plaisir.

Bon à cause du retard, les updates ne devraient pas être aussi régulières qu'auparavant, mais elles seront là néanmoins. Et dès que mon retard sera rattrapé, je serais en passe de poster un chapitre tous les deux jours, parce que je suis SuperMama.

Quoi qu'il en soit, voici la suite. Hope you enjoy!


Wilson

"Nous n'avons pas le temps de discuter", fit remarquer Holmes.

"Pourquoi on n'a pas suivi Wiggins par la fenêtre?" fit House en jetant un coup d'œil plein d'espoir vers la fenêtre en question.

"Parce que dans la possibilité qu'ils voient Wiggins, s'ils nous voient courir derrière lui, ils vont deviner que le gamin est un des notres et l'arrêter. Si nous ne sommes pas sur le tableau, ce n'est qu'un enfant qui n'est d'aucune menace puor eux."

Nouveau coup, et cette fois la porte craqua et céda. Deux des criminels à la botte de Cyanide entrèrent et nous repérèrent directement, Watson, Holmes et moi, qui étions encore à moitié dans le couloir. Une espèce de sourire sorti tout droit d'un film de Super Héros –dont ils auraient été les Super Méchants- était affiché sur leur visage.

"Bonsoir", dit calmement Holmes en faisant un pas en arrière vers le salon.

"Bonsoir", répondit un autre que la voix posée du détective semblait faire rire. "Si vous voulez bien nous suivre, Mr Holmes, vous et vos amis êtes attendus. "

"Ouuui… ", dit Holmes lentement et pensivement. "Je crois qu'il va y avoir un petit problème dans votre plan."

"Lequel? Nous avons des moyens de persuasion."

Et ils sortirent tous les deux des pistolets. Mon cœur rata tellement de battements que je finis par me demander par quel miracle j'étais encore en vie.

"Le seul problème que je voie", continuai Holmes d'un air toujours aussi calme, "c'est que si on vous suit, nous allons terminer comme nourriture pour les vers après avoir, probablement, subi une torture quelconque. Si nous ne vous suivons pas, nous allons quand même terminer comme nourriture pour les vers, mais probablement en subissant beaucoup moins de souffrances. Vous nous comprendrez donc lorsque je vous dirais que nous choisissons l'option numéro deux."

Sur ce, il tira le revolver de Watson de sa poche et tira en balle dans le genou de l'un des deux autres. Comme s'ils avaient répété la scène, Watson se jeta aussitôt en avant et abattit la cane de House sur la tête du second. -La cane de House? A quel moment il s'en était emparé?-

Je n'eu pas le temps de méditer, on me poussait dehors. La rue était vide, mais glaciale et l'air froid me brûlait les poumons sous ma respiration rapide.

"Ils ne sont pas censés être une dizaine?" cria House.

"Ils ne sont sûrement pas tous venus nous chercher au même endroit, au cas où nous n'y serions pas," dit Holmes.

Et il couru en avant, nous guidant à travers la rue. On atterrit sur les quais de la Tamise, dont l'eau paraissait être du pétrole dans le noir de la nuit. L'endroit était désertique, même pas un chat.

Mais des bruits de pas qui se rapprochaient derrière nous, et des cris. Trois autres nous avaient repérés et couraient à notre suite.

Des tirs retentirent, des bouts du sol volèrent en éclats à nos pieds là où les balles avaient atterries. Je sursautais si fort que je faillis faire tomber House à la renverse.

"Ne vous inquiétez pas, ils ne nous visent pas, ils veulent juste nous faire peur", cria Holmes, ses yeux voletant dans toutes les directions pour essayer de trouver un moyen de s'échapper.

"Comment pouvez-vous en être sûr?" s'exclama Watson.

"Je ne le suis absolument pas. Watson, vous pourriez essayer de travailler avec moi et non contre moi. Nous sommes dans une situation critique …Venez!"

Et il se mit à courir le long des quais. N'ayant pas d'autres choix, je le suivis, mes muscles épuisés marchant uniquement à l'adrénaline. D'autres coups retentirent, touchant encore une fois le sol à quelques pas derrière nous. Et soudain, une balle se planta juste devant mes pieds.

Je poussais un cri et m'arrêtais brusquement, tombant à la renverse.

J'entendis plusieurs cris parmi lesquels je cru entendre celui de House, et deux mains m'attrapèrent les épaules et me forcèrent à m'asseoir avec très peu de douceur.

"Wilson? Vous êtes touché?" me demanda Watson en apparaissant dans mon champ de vision.

Mon cerveau était trop embrouillé pour que je puisse articuler une réponse précise, mais je secouai la tête négativement.

"On ne bouge plus!" hurla quelqu'un dans mon dos. "Je vous ai dans ma ligne de mire et je sais toucher mes proies."

Je dus faire une grimace horrible, parce que Watson me jeta un regard alarmé. Sa main me serra doucement l'épaule, comme pour essayer de me rassurer. Ca ne marchait pas vraiment.

Holmes apparu lui aussi et m'attrapa par les bras, me remettant de force sur mes pieds et me faisant me tourner pour que je fasse face aux trois hommes qui nous avaient poursuivis. Il n'y en avait qu'un qui avait un pistolet, mais les autres avaient une barre de fer, assez épaisse pour faire mal à un éléphant, qui tournait dans leurs mains.

"Vous allez nous suivre maintenant", nous lança celui qui avait le pistolet.

Il y eut un mouvement à ma droite, et l'autre pointa directement son revolver dans cette direction. Je m'aperçus que c'était House qui avait fait un pas sur le côté. Il était maintenant la cible directe d'une arme à feu. Bien joué, mon vieux.

"On ne bouge pas, nous prévint l'autre. "Le premier qui fait un mouvement suspect, il nous accompagnera quand même, mais dans un cercueil."

Ils avaient continué à s'avancer vers nous et ne s'arrêtèrent que lorsqu'ils furent assez prêts pour que je puisse leur envoyer mon pied là où j'en avais envie. Parce que maintenant que la peur commençait à s'effacer, une envie de les rouer de coups jusqu'à ce que même leur propre mère ait du mal à les reconnaitre montait en moi. Et était doublement renforcée par le canon d'un revolver pointé directement entre les deux yeux de House.

Holmes répondit quelque chose que je n'entendis pas, en fait je n'écoutais même pas. Leurs voix passèrent par-dessus ma tête sans que je ne les enregistre. J'étais concentré à faire un calcul trop savant pour me permettre de me déconcentrer.

Arrivant finalement à la conclusion de mes pensées, j'envoyais un poing dans l'estomac du mec au revolver.

Ce qui s'ensuivit, je ne saurais pas le dire. Tout se déroula comme si ça se passait au ralentis, et pourtant je semblais incapable de retenir la moindre information.

J'entendis soudain un cri à ma droite, et me tournais juste à temps pour voir Watson éviter un coup et, désiquilibré par sa mauvaise jambe, tomber dans la Tamise.

Holmes ne fit aucun geste pour aller le repêcher, mais envoya un uppercut à l'un des deux criminels devant lui, qui l'évita avec aisance malgré ses 3m50 et ses 350 kilos.

L'homme que moi et House essayions de contenir –ou plutôt, celui dont no essayait d'éviter les coups le plus possible- revint à la charge.

"HOLMES!" criai-je. "Watson est tombé!"

"Il sait nager!" me répondit Holmes d'un ton profondément irrité, évitant un nouveau coup.

Je dus me baisser in extremis pour éviter moi-même un poing. Je ne me croyais pas capable d'autant de souplesse ni de reflexes aussi rapides.

L'homme devant moi trébucha soudain sur quelque chose, et resta inconscient par terre.

Je le regardais bêtement pendant un moment, incapable de dire ce qu'il s'était passé exactement. Ce qui voulait dire que l'issue du combat était sans doutes due à House.

Lui me jeta un bref regard bleu glacé avant de poser sa cane sur le sol pour prendre lourdement appui dessus. J'aurais voulu lui demander s'il allait bien, mais mon esprit était trop occupé à s'inquiéter du fait que Watson n'était toujours pas réapparu.

Je me précipitais jusqu'aux bords de la Tamise, prenant soin de rester invisible au combat de Holmes.

"Tu es sûr qu'il est tombé?" me demanda la voix de House derrière moi, me faisant sursauter –je ne savais pas qu'il m'avait suivi.

"Mais oui!"

"Il sait nager", répéta calmement la voix de Holmes.

Je tournai vivement la tête. Ses deux opposants étaient tous les deux inconscients par terre, et lui était en train de fouiller leurs poches et de récolter leurs armes…

"Ne vous inquiétez pas ainsi, la Tamise n'est pas très profonde par ici, et Watson est un excellent nageur."

Je remontais mon regard le long du courant, espérant voir Watson se hisser sur le rebord de la rive, mais il n'y avait personne.

Et un gros 'plouf' attira mon attention autre part. House venait de plonger.

"House!" criai-je inutilement, il avait déjà filé sous l'eau noire.

Je regardais fixement la surface, le cœur battant beaucoup trop vite pour que ça soit bon, mais House revint quelques secondes plus tard. Il tirait un Watson inconscient derrière lui.

Holmes lui tendit ses mains et le tira sur la rive, prenant aussitôt le corps de Watson entre ses bras pour l'allonger doucement sur la rive.

"Il respire", annonça-t-il. "Watson?" appela-t-il en posant une main sur sa joue.

"Il vous répondra pas", annonça House, refusant mon aide pour se relever. "Il était en train de brûler de fièvre –le contact brutal avec l'eau glacée a dû le sonner complètement."

Holmes et moi lui lancèrent un regard alarmé.

"Me regardez pas comme ça! Depuis qu'on est partis de chez Cyanide il est en train de tomber malade sous vos yeux! "

"Q-quoi?" m'étouffai-je.

"Cette espèce de crétin, j'aurai pensé qu'il vous l'aurait dit de lui-même avant qu'il tombe dans une eau gelée", fit House d'un ton profondément dégoûté.

Il se remit rageusement sur ses pieds, m'éclaboussant d'eau froide, et me lança un regard énervé par-dessous ses mèches mouillées, avant de reporter ses yeux sur Holmes.

"Il faut qu'on aille autre part, ou nous allons geler tous les deux."

Holmes ne dit rien, les yeux fixés sur le visage de Watson, apparemment en train de réfléchir. Finalement, il enleva sa veste déchirée pour la passer autour de Watson, et le prit dans ses bras avec autant d'aisance que si le Docteur avait été un chaton.

Il se releva et nous jaugea un bref moment du regard.

"Je sais où nous pouvons aller. Suivez-moi."

Et avec un dernier coup d'oeil aux trois criminels toujours inconscients, on s'enfonça à nouveau dans la nuit.