Nous voudrions remercier tout le monde pour les review encourageants.
De plus nous adressons des félicitations toutes particulières à sarah. Npus vous citons son commentaire plein de pertinence.
"J'adore la fic que je trouve bien écrite et pleine d'exellentes idée. J'adore aussi la solidité du couple bella/edward que rien ne peut séparer même pas deux petites garces. Mais quelque chose m'intrigue: pourquoi lors des prsentations edward s'est raidis quand carlisle a presenté sa femme? Je sais je suis bizarre de m'attarder sur ce détail mais bon c'est tout moi."
OUI !!!!!!!
Depuis le temps qu'on attend que quelqu'un s'en rende compte et nous pose cette question ! Pour, te répondre, sarah, tu n'est pas du tout bizarre. Voilà la vérité :
Quand les Cullen ont demandé aux Edenson quels étaient leurs pouvoirs, ils n'ont pas dit toute la vérité. Eléna en a un. Il ne s'agit pas vraiment d'un don de séduction, mais plutôt de magnétisme. Elle peut amener les homes émotionnellement faibles (célibataires, veufs, volages, cocu, etc) à accomplir tous ses désirs. Elle pensait jeter son dévolu sur Carlisle, vu que physiquement parlant, il a à peu près le même âge qu'elle. C'était raté. Edward a vu tout cela, mais il n'a pas choisi d'en faire part à sa famille. Après tout, ils ne courraient aucun risque.
Nous voulions développer ce pouvoir dans les chapitres suivants, mais nous ne l'avons pas fait. Trop compliqué.
Encore bravo à sarah. Vu que tu n'est pas inscrite sur , nous ne pouvons pas te joindre. Si tu pouvais nous donner un moyen de te contacter (mail, par exemple), ce serait sympa, car nous t'avons concocté une petite récompense...
Pour continuer sur une note moins joyeuse, nous avons le regret de vous avons perdu tout à la fois notre grand père et la quasi-totalité du chapitre 10. Face à es évènements, nous avons décidé de ralentir un peu la cadence. Attention ! Nous n'arrêtons pas cette fiction, nous ne la mettons même pas en pause ! Sachez juste qu'il faudra attendre quelques temps avant de voir de nouveaux chapitres se poster.
Encore merci à toutes.
Les personnages (sauf les Edenson) et le contexte appartiennent à Stephenie Meyer.
Chapitre 10 : Les Malheurs d'Angela
Après cet épisode, je ne revis plus April Edenson. Elle ne venait plus au lycée depuis déjà trois jours. D'après ce qu'Edward avait lu dans l'esprit de ses frères, elle se terrait dans sa chambre, ne sortant que pour chasser. Elle devait être furieuse, et je devais avouer que ça ne m'enchantait guère. Une vampire normale peut déjà faire des ravages, alors une vampire en colère et jalouse...
Mais pour l'instant, j'avais d'autres problèmes en tête.
- Bella, il faut qu'on parle.
Charlie avait pris un ton qu'il jugeait surement paternel et autoritaire, mais qui ne m'impressionna pas le moins du monde.
- Parler de quoi ? demandais-je.
Je ne trichais pas. Je ne savais pas du tout de quoi il allait me parler. Je ne lui avait pas servi de restes réchauffés depuis une semaine, mes notes étaient satisfaisantes, j'étais en principe toujours de bonne humeur. Qu'avait-il à me reprocher ?
- Tu te souviens, commença-t-il, de la conversation que nous avons eu à propos de tes amis que tu voyais moins depuis le retour d'Edward. Et bien je trouve que tu es de nouveau trop proche de lui.
- Mais, enfin, Charlie, il est normal que sois proche de lui. Edward est mon petit ami !
J'étais choquée par le vocabulaire qu'il avait utilisé. « Trop proche de lui », et puis quoi encore ?
- Et tu remarquera, continua mon père, imperturbable, que je ne t'ai pas demandé de rompre avec lui.
- Encore heureux, marmonnais-je. Je suis allé voir Jacob lorsqu'il est parti en randonnée, ajoutais-je plus fort.
C'était ma version humaine de leurs parties de chasse : ils partaient en randonnées.
- Oui, admit-il, mais depuis, tu ne le lâches pas d'une semelle. Qu'est ce qui se passe, Bella ? On dirait que tu as peur qu'il s'envole.
Mon cerveau tournait à toute vitesse pour trouver une explication logique à mon comportement, explication qui exclurait toute vampire jalouse et assoiffée de sang.
- Et bien... commençais-je sans conviction, il y a eu un problème avec April Edenson.
- La nouvelle ?
- Oui.
- Qu'est-ce qui se passe ?
- ... Jecroisquellesintéresseaedward.
- Tu... quoi ?
- Je crois qu'elle s'intéresse à Edward. Tu comprends que, dans ces conditions, il est hors de question que je le laisse tout seul.
Très bonne explication. Très plausible. Je ne savais pas que j'étais capable de mentir comme ça.
- Tu n'as pas confiance en Edward ? demanda-t-il.
- Si, démentis-je avec véhémence. Bien sûr que si. C'est d'April que je me méfie.
Charlie soupira.
- Nous nous éloignons du sujet de la conversation. Ce que je voulais dire, c'est que tu devrais...
- Je comptais inviter Angela, le coupais-je. Pour réviser un contrôle de maths.
C'était faux. Je n'avais absolument rien prévu. Mais ça me semblait être un bon moyen de calmer les foudres de mon géniteur.
Ce qui marcha très bien.
- Ah... Eh bien... Si tu comptais l'inviter... Tout va bien.
Apparemment, Charlie ne s'attendait pas à ce que je cède si vite.
- Et Edward, il... continua-t-il.
- Faut que j'y aille, le coupais-je. Je vais être en retard au lycée.
Edward – fidele à son poste – m'attendait devant la maison, avec sa Volvo.
- Alors, comme ça, tu passes trop de temps avec moi ? demanda-t-il, rieur.
- Tu triches, l'accusai-je. Ne lis pas dans les pensées de Charlie.
- Même si je ne l'avais pas fait, je vous aurai entendu, se défendis-t-il.
- Ces accusation son injustes et infondées. Je ne dirai rien de plus avant d'avoir vu mon avocat, claironnais-je.
Edward éclata de rire, et j'esquissai moi-même un sourire.
- Quand vas-tu inviter Angela ?
- Le plus tôt sera le mieux, marmonnais-je. Je l'inviterai sûrement demain.
- Donc on ne passe pas la journée ensemble.
Je me figeai, appuyée contre la porte côté passager.
- Oh non ! m'horrifiai-je, réalisant ma bêtise.
- Et si, annonça-t-il, fataliste. Et après tu oses dire que ces accusations sont infondées, ajouta-t-il, dans un vain effort pour me dérider.
J'ouvris rageusement la portière et m'installai. Passer un samedi entier sans Edward ! Je me maudissais pour ma stupidité.
- Ne t'inquiète pas, susurra-t-il. Je passerai le matin et tu aura toute l'après midi avec Angela.
Je me détendis et soupirai. Il avait raison. Plus vite je m'occuperai de rassurer Charlie, mieux ça vaudrai.
Nous arrivâmes rapidement a lycée. Je notai sans surprise que April n'était pas là. Colin et Thomas me lancèrent des regards peu amènes. Je frissonnai, mais depuis le temps, je m'y étais habituée. Avant le cours d'anglais, je rattrapai Angela.
- Salut Angela !
- Bonjour Bella ! Comment vas-tu ?
- Bien, et toi ?
- Bien aussi.
- Dis moi, ça va bien aussi en maths ?
- Ca va... assez mal. J'ai besoin d'aide.
- Moi je me débrouille. Tu veux passer chez moi demain pour que je t'explique ?
- Oh, tu es sûre que ça ne te dérange pas ?
- Pas le moins du monde !
- Alors c'est d'accord ! Tu veux que je passe à quelle heure ?
- Vers une heure, comme ça j'aurai le temps de manger avant.
- OK. Merci encore Bella.
- De rien, c'est normal.
La sonnerie des cours nous empêcha de poursuivre la conversation.
La journée passa tranquillement. Je n'eu pas à essuyer que les regards des Edenson, mais aussi celui de Mike. Nous lui avions en partie révélé le plan de Tanya et April, et il l'avait très mal pris. Bonne conséquence, il sortait maintenant avec Jessica. Je le soupçonnais d'essayer de me rendre jalouse. Qu'il compte là dessus !
D'un autre côté, la défaite de Mike, loin de rebuter mes précédents prétendants, les avaient encouragés. J'avais renoncé à comprendre leur logique et je devais maintenant supporter les piètres tentatives de drague de Eric et Tyler. À mon grand soulagement, Edward avait le chic pour apparaître au bout de quelques minutes et de me ravir à mes soupirants. Je ne le remercierai jamais assez. J'ajoutai donc à ma liste de regards qui tuent celui de Lauren. Mais elle, ce n'était pas nouveau.
Edward me raccompagna chez moi. Cela ne manqua pas de me rappeler mon samedi gâché. Je me renfrognai de nouveau. Edward perçu surement mon humeur, car une de ses mains quitta le volant pour se poser sur la mienne.
- Ton père à raison.
- Quoi ?!? m'écriai-je en me tournant vivement vers lui.
Une pensée affreuse me vint à l'esprit. Et si il me trouvait trop collante ? Et si il en avait assez d'être avec moi ? Devais-je lui laisser plus de liberté ? En serais-je capable ?
- Je veux être avec toi, dit il en voyant mon air catastrophé. Je désire ta compagnie au moins autant que tu désire la mienne. Cependant...
Ses yeux se tournèrent à nouveau vers la route.
- Je ne veux pas que tu lèses tes amis pour moi. Je veux que tu profites pleinement de ton humanité. Que tu vives.
Que je profite de mon humanité ?
- Tu me laisserais voir Jacob ?
Prends ça dans les dents Edward !
Pourtant, à ma grande surprise, il resta impassible. Après un instant de ce qui me semblait être une intense réflexion, il me répondit.
- Oui.
- Je te demande pardon ?
J'allais de surprise en surprise.
Il soupira, puis il riva ses yeux dans les miens.
- Tu veux vraiment le voir, n'est-ce pas.
- Oui.
Je ne voulais pas le blesser, juste qu'il me comprenne. Néanmoins, je me sentis coupable de lui avoir répondu aussi directement.
- Alors je te laisserai faire. Je veux que tu sois heureuse. J'aimerai que ton bonheur ne passe pas par une bande de loups garous juvéniles, mais si c'est ce que tu souhaites...
J'étais vraiment touchée. Je savais combien il lui coûtait de prononcer ces mots. Puis, je me demandai si finalement, ce serait la meilleure chose à faire. Voir mes amis, m'attacher à eux pour ensuite...
- A quoi penses tu ? me demanda-t-il.
- Je me pose des questions par apport à l'après.
- L'après ?
- L'après transformation.
Il tressaillit. Ce sujet aussi était sensible pour lui.
- Après que tu m'ais transformé, je ne pourrai plus voire Angela, ni les autres. Je me demande s'il est bien raisonnable de m'attacher à eux alors que je serai transformée dans quelques mois.
- Je n'ai jamais dit que je te transformerai.
J'étais tellement outré que je restai sans voix. Ma réaction eu l'air de l'amuser.
- Il faudrait que tu respectes quelques conditions...
- Le mariage, crachais-je. C'est stupide !
- Pourquoi ?
- Pourquoi quoi ?
- Pourquoi est-ce que tu ne veux pas m'épouser.
Sa voix était assez tendue. Mais je n'arrivais pas à calmer ma rage.
- Parce que nous sommes trop jeunes ! Enfin, je suis trop jeune, rectifiais-je. Et puis, j'ai été élevée par Renée, qui à une sainte terreur des mariages avant la trentaine. Tu imagines sa réaction si je lui annonçai que je me mariais à dix-huit ans à peine ? Et celle de Charlie ! Il nous ferait une attaque. Je ne suis pas le genre de fille qui se marie sur un coup de tête après le lycée. Je refuse qu'on parle de moi de cette façon.
Ses prunelles dorées m'observèrent, circonspectes.
- Tu as fini, me demanda-t-il.
- Oui.
- Bien. Moi, tu vois, j'ai toujours été ce genre de garçons. Quand j'étais encore humain, je ne pensais qu'a la guerre. Je n'étais jamais tombé amoureux. Mais si je t'avais rencontré à l'époque, j'aurai tout fait pour te séduire. Je n'aurai eu de cesse de te passer la bague au doigt. Et j'aurai été l'homme le plus heureux du monde si tu avais accepté.
J'étais incapable de parler, perdue dans la lave en fusion de ses yeux. Il détourna le regard et je pus enfin parler :
- Je ne veux pas te blesser. Mais pour moi, le mariage est une épreuve. Je ne comprends pas pourquoi tu y tiens tant.
Il hésita, puis me demanda :
- Tu as été sincère quand tu m'as dit les raisons qui te poussent à me refuser ta main ?
- Où veux-tu en venir ?
- Tu ne préfèrerai pas l'immortalité à moi ?
J'éclatai de rire. C'était donc ça qu'il avait derrière la tête ! J'arrivai enfin à me calmer.
- Non. L'éternité sans toi ne m'intéresse pas.
Il parut nettement soulagé.
- A mon tour, dis-je.
- Quoi ?
- Moi aussi j'ai une question.
Il me regarda, apparemment surpris. Puis un air de franche curiosité se peignit sur son visage. Tout à coup gênée, je tirai nerveusement sur la fermeture éclair de mon blouson.
- Alors ? m'encouragea-t-il.
- Ca te dérange autant de me transformer ?
- Oui.
Sa réponse me blessa plus que je ne m'y attendais. Mes yeux se remplient de larmes. Je détournai la tête pour ne pas qu'il ne les voit. Je remarquai alors que nous étions arrivés. Mais avant que je n'aie pu faire un seul geste pour ouvrir la portière, Edward me retourna. Quand il vit les larmes qui coulaient à présent le long de mes joues, il arbora une expression horrifiée. Puis il me plaqua contre son torse.
- Excuse moi Bella, je t'en prie. Je n'ai pas voulu te blesser, je suis vraiment désolé.
Il enfouis sa tête dans mes cheveux en continuant à se confondre en excuses. J'attendis de pouvoir parler normalement avant de lui demander :
- Pourquoi ?
Zut, il ya avait encore des trémolos dans ma voix. Je m'éclaircis discrètement la gorge. Edward sembla réfléchir puis se lança :
- Tu pourrais avoir une vie tellement meilleure que ça. Je sais que tu penses que j'ai une âme. Personnellement, j'en doute, alors comprends que je répugne de mettre la tienne en danger. Ce serait tellement égoïste. Il serait plus facile pour moi que tu deviennes un vampire, mais pour toi je veux plus. Il y a tellement de choses que je ne pourrai jamais t'offrir. Te priver de ton humanité serai le pire crime que j'aurai jamais commis. Si seulement je pouvais redevenir humain pour toi... Je donnerai tout l'or du monde pour ça.
Je sentis un sourie béat étirer mes lèvres.
- Alors... ce n'est pas parce que tu crois que tu ne m'aimeras plus une fois que j'aurais... changé ?
Il me pris par épaules, me repoussa légèrement et riva ses yeux dans les miens.
- Tu... tu... balbutia-t-il.
Puis il partit d'un grand éclat de rire.
- Tu pensais vraiment... je ne t'aimerai plus ! hoqueta-t-il.
Je baissai la tête. Il plaça un doigt sous mon menton et me la releva.
- Bella, je t'aimerai même si tu avais un œil au milieu du front.
Mon sourire s'étira encore. Edward effaça les dernières traces de larmes sur mes joues.
- Tu vas mieux ?
- Oui.
Il jeta un rapide coup d'œil dehors, puis annonça :
- Charlie arrive.
Je grimaçai. Je savais qu'il ne serai pas content s'il voyait Edward ici, pas après la discutions que nous avions eu ce matin.
- Il vaut mieux que je parte, murmura Edward
J'acquiesçai. Mon vampire déposa un rapide baiser sur mes lèvres. J'ouvris la porte et descendis. Je regardai la voiture jusqu'a ce qu'elle disparaisse avant de me tourner vers la maison.
Je restais la tête dans les nuages un bon moment avant que le téléphone ne sonne. Je décrochai :
- Allo ?
- Allo Bella ? C'est Angela.
- Oh ! Salut.
- Je ne dérange pas ?
- Non, pas du tout ! Qu'est-ce qu'il y a ?
- Est-ce que je peux venir un peu plus tôt demain ? On mangera ensemble et on travaillera après.
Je me mordis les lèvres, hésitante. En temps normal, j'aurai dit oui, mais plus de temps avec Angela signifiait du temps en moins avec Edward.
- C'est que Ben m'a invité à dîner, reprit elle, et je me disais que si je venais plus tôt chez toi, je pourrais repartir en avance...
- Évidemment que tu peux ! Je prépare le repas.
- Oh, merci Bella ! C'est très gentil.
- C'est surtout normal. A demain.
- A demain.
Je raccrochai, puis me ruai vers la cuisine. Si le diner n'étais pas près quand Charlie rentrerai, il allait se poser des questions.
*
Edward venait de partir. Comme promis, il avait passé toute la matinée avec moi. Il ne m'avait quitté qu'en entendant la voiture d'Angela tourner au coin de la rue. En effet, quelques minutes plus tard, des coups furtifs furent frappés à ma porte. Je me dirigeai vers elle et je l'ouvris en souriant. Angela se tenait derrière, un paquet dans une main, un sac à dos dans l'autre.
- Bonjour Bella ! dit-elle. Je me suis permise d'apporter le dessert.
- Bonjour Angela. Qu'est-ce que c'est ?
- Du crumble aux fruits rouges.
- Merci beaucoup. Désolée, ajoutais-je, je n'ai pas fini de préparer le repas.
- Ce n'est pas grave. Je peux t'aider ?
- Si tu veux. Entre !
Nous étions en effet restées sur le pas de la porte.
Je délestai rapidement Angela de son manteau et du crumble que j'apportai dans la cuisine, elle sur mes tallons.
Mon amie huma l'air, ravie.
- Qu'est-ce que tu prépares ? demanda-t-elle.
- Des omelettes au fromage, répondis-je en versant les œufs que j'avais battus avant qu'elle n'arrive.
Angela m'adressa un sourire resplendissant.
- J'adore ça. Je peux t'aider ?
- Tu peux mettre la table si tu veux. Les assiettes sont dans le placard de droite avec les verres et les couverts dans le tiroir juste en dessous.
- OK, chef.
Nous continuâmes en riant. J'allais retirer les omelettes du feu et les mettre dans des assiettes quand trois coups frappés à ma porte m'interrompirent. J'échangeai un regard surpris avec Angela et allai ouvrir la porte. A peine eus-je le temps de l'entrebâiller que deux bras m'enserrèrent, tandis qu'un rire familier m'arrivait aux oreilles.
- Jake ! hoquetais-je. Tu m'étouffes !
Il me lâcha. Je m'éloignai en titubant légèrement.
- Qu'est-ce que tu fais là ?
Jake haussa les épaules
- Mon père est allé pêcher avec Charlie et j'ai la flemme de cuisiner. Emily est malade, ajouta-t-il, voyant que j'allais protester.
- Donc tu t'invites, complétais-je.
- Exactement ! répondit-il avec un sourire joyeux. J'avais peur que ta sangsue soit là, ajouta-t-il à voix basse.
Il eu raison de le faire car à peine eut-il fini de prononcer ces mots qu'Angela surgit de la cuisine.
- Oh, bonjour, dit-elle.
- Angela, je ne sais pas si tu as reconnu Jacob. Tu l'as vu il y a un an, quand on est allés à la plage. La Push, tu sais...
Elle écarquilla les yeux avant de se tourner vers le loup garou.
- Tu as grandis dis donc !
Pour toute réponse, Jake éclata de rire. Je ne pus moi même m'empêcher de sourire.
Si elle savait...
Jacob s'affala sur le canapé pour regarder un énième match de base-ball pendant que je retournais à la cuisine. J'achevai de transvaser les omelettes, refis fondre du fromage et commençai à faire cuire deux autres omelettes.
- Deux, me demanda Angela, perplexe.
- Jake pourrait manger une vache entière, grognais-je. Une seule omelette ne suffirait pas.
- Oh. Tu n'exagères pas un peu ?
- À peine, rigolais-je.
La voix de Jacob nous parvint du salon :
- J'AI TOUT ENTENDU !
- Et tu n'as rien démenti, rétorquais-je.
Je dus pour toute réponse me contenter d'un grognement. Pas celui d'un loup, juste celui d'un gamin excédé. Je vis Angela pincer les lèvres, comme si elle se retenait de rire.
- Vous ressemblez beaucoup à mes frères quand ils se chamaillent, commenta-t-elle.
- Jake a toujours été un gamin, répondis-je en ignorant les protestations qui s'élevaient du canapé.
- Tu n'es pas en reste.
- Il déteint sur moi, grimaçais-je. Tu peux ajouter un couvert ? J'ai presque fini.
- Tout de suite, s'écria-t-elle.
Nous passâmes rapidement à table. Jacob, bien évidemment, se goinfra comme s'il n'avait rien mangé depuis plusieurs jours, en ignorant toutes les règles de la bienséance.
Charmant. Vraiment charmant.
- Alors, réussit-il à marmonner entre deux bouchées, qu'est-ce que tu fais ici, Angela.
- Et bien, avant que tu ne t'invites, on était censé réviser un cours de maths. Mais maintenant que tu es là...
Jacob avala bruyamment une énième bouchée.
- Je me ferais tout petit, protesta-t-il. Je ne vous dérangerais pas. Je ne veux pas que tu annules tes plans pour moi.
- Tu as intérêt à te tenir à carreau, le menaçais-je.
Je ne récoltai qu'un sourire.
J'allais lui lancer une remarque selon quoi on devait attendre d'avoir complètement avalé sa bouchée avant de sourire, mais je fus interrompu par trois coups discrets frappés à la porte.
Je fronçai les sourcils. Je n'attendais personne. Ça devait être Quil ou Embry, venus chercher Jake.
- Je vais ouvrir, dis-je en me levant.
Je me dirigeai rapidement vers la porte d'entrée et l'ouvris.
Ce n'était pas Quil. Ni Embry.
J'étais très, très loin de la vérité.
Devant la porte d'entrée se tenaient, l'air un peu embarrassés, Thomas et Colin Edenson.
Je restai bouche bé. Mais que diable faisaient-ils ici ?
Je pensai à Jake dans la cuisine qui n'allait pas tarder à sentir leurs odeurs. Ils fallait que je trouve un moyen de les faire déguerpir, et vite.
Thomas me coupa l'herbe sous le pied.
- Est-ce que Edward est ici ?
- Non, répondis-je, légèrement agressive. Pourquoi ?
Thomas ouvris la bouche pour répondre. Au même moment, Angela sortit de la cuisine, et se dirigea vers la porte en demandant :
- C'est qui ?
Tout se passa si vite que je ne saisit que la moitié de se qui se passa. Trop vite pour que je le voie, Thomas se jeta sur Angela. A cet instant, un mouvement brusque de la porte de la cuisine m'indiqua que Jake était sortit. Une seconde plus tard –seconde qui me sembla être une éternité –je vis le corps d'Angela percuter la rampe de l'escalier. Un craquement sourd se fit entendre.
La scène qui s'offrait à mes yeux était cauchemardesque. Au font de la pièce se trouvait Jacob, en position de défense devant une Angela étendue sur le sol, inerte. De l'autre côté, Thomas était ceinturé par Colin. Il se débâtait comme un diable. Il était probable qu'il arrive bientôt à ses fins, sachant que Colin ne le retenait que d'un bras, l'autre cachant sa bouche et son nez, surement pour se protéger de l'odeur du sang qui commençait à s'écouler lentement du bras de mon amie.
Je restai un moment figée, puis, comme Angela commençait à gémir, je me précipitai sur elle, en faisant attention à respirer par la bouche. Je la relevai en tirant sur son bras valide –le gauche –et l'entrainai aussi vite que possible en dehors de la pièce. J'attrapai au passage les clefs de ma Chevrolet. Une fois sortie de la maison, je jetai presque Angela dans la voiture, sans me formaliser de ses hurlements de douleur. Avant d'y entrer à mon tour, je tachai de me composer un visage assuré.
Comment pouvais-je le faire !? Ma meilleure amie humaine était blessée et se vidait de son sang dans ma voiture !
J'ouvris la portière et grimpai rapidement dans la camionnette, puis fis démarrer le moteur.
L'hôpital.
Je devais conduire Angela à l'hôpital.
Il était bien entendu hors de question que j'appelle une ambulance. Que leur dirais-je ? « Bonjour, mon amie s'est faite attaquer par un vampire, conduisez-la au docteur Cullen, il est un expert en la matière. »
Je l'emmenais donc moi-même. Je poussais ma Chevrolet dans ses derniers retranchements, mais elle me paraissait toujours trop lente.
Pourquoi n'avais-je pas laissé Edward m'acheter une nouvelle voiture ?
- Bella...
Je ne regardai pas Angela. Je ne devais pas la regarder.
- Bella... qu'est-ce qui c'est passé ?
Je retins une grimace. Évidemment, Angela se posait des questions. Je ne pouvais pas lui en vouloir. Je m'en étais posée aussi quand Edward avait empêché le fourgon de Tyler.
Voyant que je ne répondais pas, elle demanda :
- Où va-t-on ?
- À l'hôpital, voir Carlisle.
Elle se tut et recommença à pleurer. Furtivement, je glissai un risquai un coup d'œil vers elle...
Je n'aurais pas dut.
Son bras était en miette. Sa main pendait, inerte. Son coude était plié en V et 10 bons centimètres d'os lui sortaient de l'endroit où aurait normalement du être son articulation. Tout ça au milieu d'une nette flaque vermeille.
Je reportai vite mon regard sur la route, serrant si fort le volant que mes phalanges me faisaient mal.
- Bella... tenta de nouveau Angela.
Notre arrivée à l'hôpital lui coupa la parole. Je me garai devant (je m'arrangerai avec mon père si j'avais une contravention) et lançai un bref « sort » à mon amie. J'avais conscience d'être dure avec elle, mais je ne savais moi même plus ou j'en étais. Les portes de l'hôpital s'ouvrirent devant nous. Il était désert. Ce n'était pas très étonnant. Derrière le bureau d'accueil se trouvait une fausse blonde –sûrement une infirmière qu'on avait collé là faute de mieux –qui ne nous avait pas encore lancé un regard. Je me précipitai vers elle, Angela sur mes talons.
- Nous voulons voir le docteur Cullen, énonçais-je rapidement.
Avec une lenteur exaspérante, elle pianota sur son clavier d'ordinateur avant de lever la tête vers nous et de demander :
- Vous avez rendez-vous ?
Je faillis m'étrangler. Il avait fallut que je tombe sur la seule infirmière de Forks qui faisait du zèle. Ne remarquait-elle pas qu'Angela était en passe de repeindre en rouge le sol de l'accueil ?
- Non, mais c'est urgent.
Toujours après quelques avoir tapé quelque chose, elle nous annonça avec une voix de répondeur téléphonique :
- Le docteur Cullen n'est pas disponible pour l'instant.
J'allait me jeter sur elle pour lui faire avaler son clavier quand j'entendis derrière moi une voix apaisante.
- Bella.
- Carlisle ! glapis-je. Bon sang, j'étais au bord de la crise cardiaque. Il avança droit vers Angela. Au moment ou il passait près de moi, je chuchotai, inaudible pour n'importe quel être humain :
- Tomas.
Carlisle tressaillit. Il entraina mon amie avec lui tandis que je restais plantée dans le hall, ne sachant que faire. Au bout de quelques instants, je m'assaillit dans un des fauteuils rembourrés de la salle d'attente. Je gardais mon regard fixé sur mes genoux. Qu'allais-je faire ?
Je me forçai à respirer lentement. Il fallait que j'élimine tout sentiment de panique. Carlisle allait aider Angela. Il saurait quoi faire.
Mais il ne pourrait pas l'empêcher de se poser des questions. Bon sang, qu'allions nous faire ? Il y avait déjà assez de personnes impliquées à Forks pour les 10 prochaines générations. Et si les Volturis apprenaient qu'elle savait quelque chose... J'eus l'impression que chaque veine de mon corps n'était plus remplie que d'eau glacée et fus parcourue de violents frissons. Je passai quelques minutes à essayer de les calmer –peine perdue. Je fermai fort les yeux, m'interdisant de paniquer. Tout à coup, l'odeur de désinfectant de l'hôpital et la blancheur parfaite des murs me parurent insupportables. Je ne pouvais pas rester dans cet endroit une minute de plus. Saisie d'une impulsion, je me levais et sortis rapidement. Je montais dans Chevrolet –ah, pas de contravention –et démarrai. Je savais où je devais aller. Ou plutôt qui je devais rejoindre. Sans que je m'en rende compte, des larmes commencèrent à couler le long de mes joues. Je les essuyai d'un geste rageur. Tout ce que j'arriverais à faire dans cet état était de rentrer dans un lampadaire, ou un mur, ou autre chose d'assez voyant pour que n'importe qui l'évite.
N'importe qui sauf moi.
J'arrivais heureusement sans encombres à la villa blanche. Je garai ma voiture et en descendis. Avant que je n'ais pus taper à la porte, elle s'ouvris sur Edward qui me regardait, médusé.
- Bella...
Je me jetai dans ses bras et me mis à pleurer librement. C'était trop. Je craquais.
Edward me pris dans ses bras et me murmura des paroles réconfortantes à l'oreille. Il me conduisit à l'étage, dans sa chambre, et attendis que mes sanglots se soient calmés. Quand je me ressaisis enfin, je remarquai qu'un détail ne collait pas.
- Edward, dis moi... Où est Alice ?
Il parut surpris, puis me répondit :
- Elle est avec Jasper.
- Oh.
Je me sentis rougir. Ca expliquait qu'elle n'ait rien vu.
- Bella, que t'est-il arrivé ? Tu es couverte de sang !
Je baissai les yeux vers ma veste. Elle était effectivement tachée. Je m'en débarrassai puis relevai la tête vers mon vampire.
- Que s'est-il passé ?
Je pris une grande inspiration, puis répondis :
- Tu sais que j'étais avec Angela. Thomas et Colin sont arrivés et... Thomas s'est jeté sur elle et Jacob l'a poussé...
A cette mention, je me dressai sur mes pieds et glapis :
- Jacob ! Il est toujours là-bas ! Il...
Edward me força à me rassoir. Il paraissait tendu.
- Recommence depuis le début.
Je lui racontais tout ce qui s'était passé. Tout. A la fin, il me pris dans ses bras et me tint serrées contre lui. Nous ne dîmes rien pendant un moment, puis je chuchotai :
- Qu'est-ce qu'on va faire ?
- Arranger les choses. Nous pouvons le faire.
- Mais ce sera difficile.
- Ne t'inquiètes pas, susurra-t-il à mon oreille.
Je fermai les yeux. Oui, ce serait difficile. Mais pour l'instant, je ne voulais pas y penser. Je me laissai aller dans les bras d'Edward, savourant nos derniers instants de tanquilité.
A bientôt, nous espérons...
