Chapitre 10 :
– Je ne sais pas combien de temps je dois attendre pour le faire, mais je le ferais quand un des d'eux viendra pour moi.
– Tu penses vraiment que ça existe.
– Oui, je l'ai vu de mes propres yeux. Tu m'aideras.
– Bien sûr, je ferais tout pour toi.
– Merci, Zack…
Allen ouvrit les yeux doucement, grimaçant de douleur. Tout autour de lui était pesant. Il cligna des yeux plusieurs fois, la lumière le gênait. Sa tête était un champ de bataille. Sa gorge était sèche alors que son corps était lourd. C'était une sensation désagréable. Il gémit essayant de se lever.
– Calmez-vous monsieur Walker, vous êtes blessé'' dit une infirmière.
– Je ne l'avais pas remarqué'' sa voix était rauque. L'infirmière lui passa de l'eau,- qu'est-ce qui s'est passé ?
– Vous ne vous souvenez pas'' dit l'infirmière.
– La lumière me gêne'' grimaçant, il ferma les yeux.
– Je m'en occupe'' elle serra les rideaux,- tenez'' en lui donnant des comprimés.
– Génial, je me suis fait poignardé'' incrédule en prenant ces comprimés.
L'infirmière l'aida à se lever. Tout autour de lui tourner, il voyait des petits points noirs.
– Tu as eu de la chance'' dit cette fois-ci madame Hevlaska qui rentrait par la porte.
– Bonjour madame Hevlaska, je suis content de vous voir.
– Moi aussi jeune homme, j'ai appris ce qui s'est passé ce matin même et je suis venu prendre de vos nouvelles.
– Je vais bien'' en grimaçant.
– Je vois ça…'' en s'asseyant à côté de lui. L'autre infirmière partit aider d'autres patients.
– Je n'ai même pas quitté cet établissement pour un vrai hôpital'' Hevlaska lui sourit :
– C'est ici le meilleur.
– Dit surtout que le directeur ne veut pas ébruiter ce qui vient de se passer la nuit dernière'' attaqua le blandin.
– Vous avez mal quelque part'' demanda l'infirmière.
– Juste mes oreilles qui raisonnent et c'est chaud et désagréable.
– Tenez'' en lui donnant encore de l'eau.
– Merci, mais je crois que je vais vomir'' dit-il en se retenant, elle l'aida à marcher jusqu'à la salle de bain et vomit ses tripes. C'était désagréable de sentir sa gorge en feu,- où est Zack ?!
– On le cherche, mais il a disparu après t'avoir poignardé'' en le retenant par les bras. Son corps était fébrile,- on va y retourner'' il lava sa bouche.
– Si je l'attrape je le tue.
– Tu sais ce qui s'est passé pour en arriver là !'' en le posant sur le lit, le tutoyant .
– J'étais tranquillement en train de penser, en regardant le plafond et il a débarqué. Je vais porter plainte contre cet établissement où étaient les surveillants quand on a besoin d'eux'' sa voix était rauque et nonchalante.
– Calme-toi, tu as besoin de repos jeune homme'' en le faisant s'allonger,- je vais te passer des comprimés luttant contre la fièvre et la douleur que le docteur t'a prescrit.
– Si vous voulez, mais je n'ai pas oublié ce que j'ai dit.
Le temps devenait de plus en plus froid même si la partie de cet établissement avait du chauffage qui ne marchait pas toujours aussi bien. Sans se rendre compte, il tomba en sommeil à cause de la fatigue.
– Tu l'as vu maintenant.
– Oui, désolé pour ça.
– Ce n'est rien, on est quitte maintenant.
– Oui, tu l'as dit. Tu veux vraiment que je le fasse'' la voix était inquiète.
– Oui, j'ai besoin de voir de mes propres yeux pour avancer.
– D'accord et moi dans tout ça.
– T'inquiète ta famille aura tout.
– Merci, Allen.
Allen était dans son inconscience. C'était voir et revoir ce qu'il avait fait.
– C'est dangereux du tout ça.
– Tu me l'as promis.
– Je constate, c'est tout. Tu veux vraiment savoir qui est derrière tout ça.
– Oui,
– C'est dangereux de vouloir le connaître.
– Alors, tu peux partir, mais je reste.
Allen gémit dans son sommeil. Son ami Lavi attendait que le blandin se réveille. Il voulait lui dire au revoir avant de partir avec son grand-père qui allait bientôt le chercher.
– Tu l'as tué.
– C'était un accident, tu le sais.
– Zack, c'est de ta faute tout ça.
– Je n'ai pas voulu.
– Je sais, on garde ce secret à jamais.
– À jamais.
Allen ouvrit les yeux pour la deuxième fois de la matinée. Son corps ne lui faisait plus mal, la douleur avait grandement diminué d'intensité.
– Salut'' dit Lavi doucement.
– Salut'' le blandin était un peu groggy,- ils t'ont laissé venir me voir.
– Oui, je les ai menacés de tout dévoiler en sortant.
– Ah alors tu t'en vas.
– Oui, j'ai voulu te dire au revoir Allen et quand j'ai appris ce qui s'est passé, j'ai eu peur'' son visage était plein d'inquiétude.
– Désolé, c'était le mauvais moment.
– Il y a des rumeurs qui disent que c'était de ta faute'' dit Lavi en lui donnant une orange.
– Merci. Bof, les rumeurs disent que je fais tellement de trucs horribles'' en riant, il fit mal,- ton grand-père vient te chercher à quelle heure ?
– Dans deux heures, j'ai hâte de sortir d'ici et je me culpabilise en te laissant comme ça'' les yeux verts du roux étaient emboués de larme.
– Moi ça me va et tu le sais. Tant que tu sors, ça m'arrange. Comme ça, tu vas passer du temps avec ton grand-père.
– Oui, Allen j'y crois même pas, c'est aujourd'hui que je sors'' sa voix était enjouée mais pas trop.
– Tu as attendu ce moment depuis l'année dernière.
– Madame Soixante-Cinq est géniale alors que les psychiatres ne voulaient pas me laisser sortir d'ici.
– Elle a tout simplement vu que tu étais prêt'' en lui souriant.
– Je viendrais te rendre visite tous les jours si je peux !'' continua le roux.
– Non, tu as besoin de voir le monde. Je m'en fiche si tu viens une fois dans l'année.
– Allen'' s'indigna le roux.
– Non Lavi, tu as besoin de construire ta vie et si tu viens ici tous les jours, tu ne feras rien du tout.
– Alors au moins une fois par mois'' avec espoir.
– Ça me va, idiot'' alors qu'ils concluaient le pacte avec un bon coup de point.
– Zack a disparu'' dit Lavi dans le ton de la conversation.
– Ils vont le trouver.
– Je ne crois pas, il se passe des choses bizarres ici comme quand Tap a été tué ici comme l'autre infirmière qui a été tuée dans les escaliers comme…
– Ok, j'ai compris'' en regardant son ami abasourdi,- mais ce ne sont que des accidents sauf pour Tap qui était un suicide.
– C'était un supposé suicide.
– Tu as enquêté'' sa voix était sèche,- tu me passes de l'eau s'il te plaît.
– Oui, j'ai fait quelques petites recherches et j'ai trouvé des choses intéressantes que les policiers n'ont pas trouvé.
– Sur le suicide'' dubitatif, Allen l'était.
– Supposé Allen, supposé. J'ai trouvé des peaux d'animaux dans une pièce qui était supposée elle aussi être fermée, où il y avait écrit des inscriptions en latin. Personne n'a voulu m'écouter à cette époque-là.
– C'était un suicide ou un rituel parce que la police avait dit un rituel qui a mal tourné'' continua Allen en soupirant, l'eau était agréable dans sa gorge.
– Ils font mal leur boulot tu veux dire.
– Lavi je te signale que tu n'es pas enquêteur.
– Je veux le devenir'' en regardant son ami.
– C'est vrai !
– Pourquoi tu as l'air étonné ? Tu penses que je ne suis pas capable.
– Bien sûr que non, je suis seulement content que tu aies trouvé ce que tu voulais faire'' la voix du blandin était calme avec un peu de joie.
– Allez, Lavi il faut laisser ton ami se reposer'' dit madame Hevlaska qui est venue faire sa ronde.
– D'accord, alors je te dis à dans un mois'' en prenant son ami dans les bras.
– À dans un mois, idiot'' ils se séparèrent et Lavi partit. Hevlaska lui donna les comprimés, resta avec lui quelques minutes avant de partir aussi en tirant sur le rideau pour empêcher les autres patients de le déranger.
Se demandant s'il allait être capable de se rendormir à cause de ces deux petites siestes improvisées mais se rendormit sans problème. Son corps voulait du repos comme son esprit, c'est que qu'il fit. Les rêves étaient les plus étranges sans notion du temps. C'était un vrai foutoir entre les monstres, les réalités, les souvenirs, le feu, le sang, les mensonges, les morts. Rien ne laissait le blandin tranquille toujours vouloir à l'impressionner, lui laissant le sentiment de lassitude et de dégoût. Allen sentit se faire réveiller brutalement comme si quelqu'un lui jetait un seau d'eau.
– Mm'' dit-il en regardant autour de lui pour trouver un homme basané devant lui,- vous êtes qui ?'' en frottant les yeux.
– Je viens chercher Yu Kanda.
– Quoi ? Attendez quoi ?'' le blandin mettait ses idées en place,- pourquoi ?
– Je suis venu le chercher'' sa voix était sans équivoque.
– Vous êtes qui vous ?'' sa voix lui piquait,- je m'appelle Allen juste comme ça.
– Je le sais.
– Comment ? Attendez, vous êtes magiques aussi'' dit Allen, l'homme hocha la tête.
– Je suis le frère de Kanda'' dit-il enfin.
– Ah, vous êtes Marie'' l'homme en face de lui avait une sale mine,- enchantez de vous connaître. Vous trouverez votre frère dans ma chambre'' en faisant des guillemets.
– Qui est ?
– Au sud, mais ne le réveillez pas, il se repose'' dit le blandin.
– Quoi ?'' dit stupéfait le frère du brun.
– Quoi, qu'est-ce que j'ai dit ?'' ne comprenant pas la réaction de l'aîné.
– Vous avez dit qu'il se reposait !'' sa voix venue à la vie, le blandin hocha la tête,- mais c'est impossible, je l'ai senti partir.
– Je ne vois pas de quoi vous parler'' dit, étonné Allen.
– J'ai senti mon frère mourir et notre père est dévasté n'aillant pas le courage de m'accompagner pour venir le récupérer.
– Ah'' en fronçant les sourcils,- non, il est bien en train de dormir. Il est juste fatigué.
– C'est impossible, j'ai senti la foudre le traverser.
– Non, il n'y avait pas ça peut-être quelqu'un vous a joué une blague'' sa voix était douce, essayant de consoler l'homme qui ne comprenait pas du tout la situation.
– Tu as souhaité quelque chose d'interdit ?'' demanda-t-il.
– Mm, non je me souviens pas. Je me suis fait poignarder donc euh'' en osant les épaules.
– Je suis soulagé qu'il est en vie. Et désolé de vous avoir réveillé ainsi.
– Ce n'est pas grave je comprends'' lui sourit Marie,- allez le confirmer par vous, mais j'ai une question. Comment vous avez su ?
– Dans notre famille, on est tous lié d'une certaine façon à savoir, quand l'un de nous n'est plus donc c'est bizarre cette fausse alerte. Ce n'est jamais arrivé auparavant'' Allen hocha la tête,- mais je suis content, notre père va être content.
Allen remarqua un truc chelou. Il n'y avait aucun bruit vraiment rien. Il faillit tomber l'eau dans sa main et regarda avec fascination l'eau s'arrêter dans l'air.
– Waouh, vous avez arrêté le temps'' Marie fit signe que oui,- votre famille est incroyable. Votre frère est incroyable'' tout sourire, Marie le regarda et le jeune Allen rougit, c'était une première.
– Je vois.
– Ce n'est pas ça, n'imaginait rien, ce n'est pas ce que vous croyez'' dit-il rapidement,- oh seigneur arrêtez-moi avant de dire une bêtise.
Marie le regarda, l'humain était vraiment divertissant :
– Ne vous inquiétez pas, j'ai compris. Et de toute façon les relations entre gardien et protégé sont interdites.
Allen le regarda sans dire un mot :
– Pourquoi ?
– C'est la loi depuis la création de notre monde même s'il y a toujours des êtres qui le franchissent. Il y en a beaucoup qui sont en prison attendant leur mort.
– Ils sont condamnés, car ils aimaient des êtres humains.
– Oui mais pas la mort en elle-même mais prison à vie.
– Pour vous c'est comme mourir et c'est horrible'' dit Allen, indigné, Marie le regarda.
– Alors je fais en sorte que mon jeune frère ne tombe pas amoureux des êtres humains même si, vous avez remarqué que Kanda ne comprend rien du tout à l'être humain.
Allen rigola en hochant la tête tout simplement.
– Oui c'est vrai'' mais on ne sait jamais, pensa Allen alors que le temps reprenait le cours, l'eau tomba par terre et Marie avait disparu.
XOXOXOXOXOXOX
Marie trouva son frère sur le lit, en train de dormir. Il s'approcha doucement pour vérifier par lui-même. La respiration du brun était faible. Kanda était en mauvais état. Le basané voulait juste comprendre comment tout ça était possible. Kanda était belle et bien mort. Il n'avait même plus besoin de le poser qu'il sentit dans l'air, la magie noire. Il s'assit à côté de son frère et lui jeta un sort, l'analysant pour voir si tout allait bien.
– Tu m'as fait peur'' murmura Marie avec émotion, en prenant la main de Kanda. Son frère était plus pâle que d'habitude,- qui t'a sauvé la vie ?'' ses larmes coulèrent de joie. Il s'était retenu pendant tout ce temps pour être fort pour leur père. Son corps tremblait de soulagement, son frère était encore ici amoché mais bien vivant.
Maintenant, son devoir était d'empêcher au conseil d'apprendre que le corps de son frère était infesté de magie noire. C'était sa mission de toujours protéger Kanda qu'importent les moyens, leur père faisait ça tout le temps pour eux surtout ces mois où il était tombé amoureux d'une gentille femme nommé Miranda. Marie savait qu'il n'aurait jamais dû mais c'était impossible. Leur famille voulait vraiment avoir des problèmes. La magie noire contraire à la magie blanche était punissable sur le bûcher. Marie était certain que ce n'était pas son frère qui avait utilisé cette magie ni son protégé qui était humain mais le conseil pourrait toujours voir ça d'un autre œil.
– Marie'' murmura faiblement Kanda en ouvrant les yeux.
– Salut, Yu'' sa voix était douce caressant le front de son frère.
– J'ai mal partout'' il fit une pause pour reprendre son souffle,- je, je, qu'est-ce qui s'est passé ?
– Tu es mort'' c'était une vérité que le basané ne pouvait pas cacher. Kanda fronça les sourcils :
– Non,
– Tu as accepté un souhait interdit.
– Non'' s'indigna le brun,- j'aurais jamais fait ça.
– Et pourtant je l'ai senti, Yu.
– Je te le jure'' Kanda essaya de se souvenir, mais il n'y avait rien qui manquait. Il y avait eu juste la bagarre, le coup de couteau et c'était.
– Comme tu l'as fait avec Alma !'' Kanda le regarda en ne croyant pas ses oreilles.
– Comment peux-tu dire ça, Marie ?'' sa douleur devait être enfouie,- c'était de sa faute, les humains sont idiots et égoïstes. Je n'ai jamais émis de souhait, c'était une formule contre mon gré.
– Cela l'a tué comme ça a tué ton meilleur ami, Daisya'' l'image de son ami Daisya était revenue. Le contre sort avait touché son ami qui a voulu aider Alma. Ces deux-là s'entendaient super bien. Il revoit la tête de Daisya partir de son corps sous le cri d'Alma comprenant la gravité de son désir de revoir son père. Le conseil cruel qu'ils étaient avait laissé Alma se souvenir de tout au lieu d'apaiser son esprit en le faisant oublier ce qu'il avait fait. Son ancien protégé avait vécu mal la culpabilité d'avoir tué Daisya, l'homme qu'il aimait se donnant la mort par la suite.
– Marie'' les larmes aux yeux mais ne voulaient pas pleurer, il ne les a jamais pleurés avant et ce n'était pas maintenant.
– Je suis désolé, la peur parle pour moi'' en lui donnant un sourire d'excuse,- je me rappelle de ce gamin qui te courrait toujours après. Il a toujours eu le béguin pour toi.
– Pas vrai…
– Oh si'' en souriant,- tu as juste était aveugle et Alma aussi t'aimait, quand je suis allé te rendre visite plusieurs fois. Ils te dévoraient des yeux.
– Tu sais moi et l'amour, ça fait deux.
– Oui, je sais mais la chose la plus dingue, c'était que toi et Daisya avez quand même protégé Alma.
– Cela n'arrive pas souvent.
– Oui, c'est rare'' le silence était revenu,- tu veux quelque chose.
– Non, désolé de t'avoir inquiété'' en mordillant sa lèvre inférieure.
– Kanda'' il voulait lui parler de cette magie qui grandissait en lui.
– Comment va notre père ?'' demanda le brun.
– Bouleversé, anéanti ne voulant pas se connecter donc, il ne sait pas'' le brun hocha la tête.
– Je ne peux pas aller dans notre monde laissant mon protégé derrière'' soupira le brun.
– Je sais et notre père va comprendre'' il te verra quand ta mission sera terminée, pensa Marie.
– Tu sais pourquoi le conseil a interdit notre père de sortir de notre monde ?
– J'en sais rien, il y a tellement de manigance que tout démêler n'est pas notre tâche.
Kanda hocha la tête, ses blessures guérissaient petit à petit que le temps passait. Marie resta avec lui longtemps discutant des choses banales. Le monde tournait autour d'eux.
– Allen Walker est très euh'' dit Marie cherchant ses mots,- particulier.
– Marie on est dans un établissement psychiatrique.
Marie soupira en hochant la tête négativement :
– Je veux dire par là qu'il est très drôle. Il a une façon à lui d'exprimer les choses différemment.
Kanda le regarda attendant la suite comme toujours avec son frère, il avait toujours des idées à dire ou à partager :
– Il t'aime bien.
– Qui ?'' ne sachant pas du tout de quoi son frère disait.
– Ouvre les yeux, Yu. Allen.
– Non,
– Oui'' continua Marie sachant que la bataille allait être longue.
– Hors de question, c'est mon hôte.
– Mais tu ne dis pas le contraire.
– C'est un être humain et franchement pourquoi tu insinues ça, Marie. Tu sais très bien que ça ne m'intéresse pas.
– Tu es sûr parce qu'on vient de parler de lui et tu ne l'as pas traité de tous les noms d'oiseaux existant sur cette planète comme tu as fait pour les autres.
– Mais ça ne veut rien dire, juste que mon point de vue à évoluer.
– T'es certain !
Kanda soupira et donna ce que son frère voulait, sachant que l'aîné restait ici jusqu'à ce qu'il avoue tout :
– Je l'aime bien, c'est un humain sympa.
– Tu vois, on évolue'' dit son frère,- ça été si dur'' Kanda roula des yeux. Avec son frère toutes ses petites manies revenaient au galop comme quand ils étaient enfants, montrant plus d'émotion.
– Satisfait'' grogna Kanda. C'était la seule façon de passer l'ennuie, son corps prenait trop de temps à guérir.
– Tu te rappelles de la fois où on est allé dans l'atelier de notre père et qu'on avait mis le bordel.
– Oui, je m'en souviens encore. On a complètement mis l'endroit en désordre.
– Et les tableaux'' continua Marie qui voyait son frère souffrir mais qui ne laissait jamais rien paraître.
– Et les pots de peinture que j'avais formulé pour peindre.
– Je crois que c'était la première et la dernière fois qu'il se mettait en colère contre toi'' dit Marie, essayant de calmer la douleur de son frère, qui grimaçait. La formule ne marchait pas. Kanda a toujours été différent, son corps n'aimait vraiment pas que la magie le guérisse. Au moins, son cadet avait la capacité de guérir tout seul,- je crois qu'au lieu d'être en colère contre nous, il a été content de voir qu'on s'était mis à peindre comme lui.
– Toujours à vouloir nous entraîner, on en faisait qu'à notre tête'' le brun ne se sentait pas bien. Une odeur perceptible l'enivrait.
– Je vais te laisser, je suis content de te voir.
– Tu as laissé Jenny toute seule'' demanda Kanda en fermant les yeux.
– Oui pour quelques heures pour venir te récupérer'' avait du mal à dire le basané.
– Je comprends Marie'' Marie lui fit un dernier adieu avant de disparaître.
Il resta seul dans la chambre. Son protégé était à l'infirmerie apparemment. Et lui souffrait le martyr. Ce corps, il ne le reconnaissait plus. C'était tellement frustrant d'être ici sans pouvoir rien faire. Ses yeux se fermaient tout seuls, sa fatigue le prenait à nouveau. Une douce odeur continuait à venir par vague, le réconfortant. Cette magie l'enivrait ne voyant pas où était le mal. Rien d'autre ne lui faisait autant bien que ça, c'était comme si elle le guérissait alors que son corps refusait catégoriquement la magie de quelle nature qu'elle soit. C'était des choses bonnes qui avaient toujours un mauvais choix.
Il réfléchissait à ce que son frère lui avait dit et ne trouvait pas d'explication du pourquoi Marie était venu. Il n'avait fait aucun souhait pour être dans cet état. C'était compliqué, le temps ici ne lui aspirait rien de bon. Cet établissement, ces patients entraient dans sa tête et surtout l'un d'eux et Kanda ne savait pas si c'était une bonne idée. Il n'avait pas envie de finir comme la famille Lee. C'était impensable, sa famille avait déjà des problèmes. C'était hors de question qu'il en rajoute.
À suivre…
