Alors que les rayons lumineux parcouraient son visage, Hermione se réveilla et s'étira. Les yeux encore fermés, elle chercha à tâtons l'homme devant être présent à ses côtés, mais ne tomba que sur l'oreiller et les draps sentant encore son odeur. Se relevant lentement, elle regarda autour d'elle, mais il n'y avait aucune trace du serpentard. Se rappelant chaque caresse sur sa peau, elle ramena ses genoux contre sa poitrine et poussa un soupir. " Il a joué, pensa-t-elle, je ne suis rien d'autre pour lui qu'un vulgaire jouet avec qui il peut se distraire ! " Cette pensée lui fit l'effet d'un poignard qu'on lui aurait planté en plein coeur. Attrapant sa jupe, elle se rhabilla, se fit une queue de cheval, puis aprè s avoir réenfiler son chemisier, elle s'enfuie dans les dortoirs.
Apr ès une bonne douche, elle passa une robe en coton cr ème qui lui arrivait jusqu'au genou et se fit une couronne de tresse aprè s s' être légè rement maquillée. Lorsqu'elle arriva dans la grande salle, les murmures se firent plus intenses et elle s'asseya en baissant la tê te. Neville, qui était prè s d'elle lui demanda :
- Hermione, ç a va ?
- Oui...
- On dirait pas. Ecoute, on a tous appris ce qui s'était passé avec Ron hier soir, et je crois en rien cette histoire comme quoi tu aurais essayé de le forcer à coucher avec toi. Tu n'es pas comme ç a.
Lâchant le toast qu'elle tenait, elle planta son regard dans le sien avant qu'une larme ne s'échappe.
- C'est ce qu'il raconte alors...Alors qu'il a essayé de me forcer...
La prenant dans ses bras, il l'enla ça maladroitement avant de jeter un regard désobligeant aux gryffondors. Attrapant une pomme, il lui tendit avant de lui murmurer au creux de l'oreille :
- Pars de la Grande salle avant que Ron et Harry arrivent. Ne traîne pas dans les couloirs, va voir Hagrid, il saura quoi faire.
Le remerciant, elle se leva et partit en direction du lac sans passer par la cabane du géant. Non, elle ne faisait pas confiance à Hagrid. Il avait toujours était gentil avec elle, mais en cas de conflit il serait du côté des gar çons et non du sien.
Pendant ce temps, le prince des serpentards était face à un Blaise qui ne cessait de le fixer.
- Tout s'explique, commenç a Zabini, ton comportement, ta violence, ta haine, ta hargne sans parler de tes crises de colè res.
- Si tu le dis.
- J'arrive pas à croire ce que j'ai pourtant vu de mes propres yeux, s'exclama Blaise.
- Oh ! Baisse d'un ton tu veux, et rassis toi !
Obéissant, Blaise se rassit, mais ne cessait de revoir la scè ne à laquelle il avait eu le droit le matin m ême. Vers 7h, il avait eu besoin de parler à son meilleur ami et en entrant dans sa chambre, il l'avait vu enlacer à Granger. La vision de leurs corps serrés, la t têe de la lionne contre le torse du serpent, l'avait chamboulé et Drago avait bondi du lit en l'entraînant loin de sa protégée.
- Depuis quand as-tu des sentiments pour elle ?
- Ca date, mais je n'avais jamais voulu me l'avouer. Moi, Drago Malefoy aimer ? Plutôt crever que de l'avouer...
- Mais maintenant, tu peux me le dire. Apr ès tout, tu sais pour Ginny et moi et tu ne m'as pas interdit de la voir...Tu peux te libérer un peu.
- En troisi me année, elle était allée voir Weasmoche à l'infirmerie quand il avait son truc à la jambe et j'étais à côté. Pendant que m'enlevait mes bandages au bras j'ai entendu sa faç on de rire, j'ai vu la faç on dont elle le regardait, ses gestes tendres et doux, tout ça je le voulais pour moi. J'ai su à ce moment que je la voudrais pour moi, je voulais cette fille à mes côtés. En m ême temps, il y avait Lord Voldemort et mes parents, alors je me suis soulagé sur les autres. Et puis, il n'y a pas si longtemps, ce sentiment que j'avais réussi à enfouir au plus profond de moi à ressurgit d'un coup.
- Tr ès intéressant tout ça, murmura Pansy derri ère eux, pourquoi tu ne me l'as jamais dit Dray ?
- Pansy ! Depuis quand es-tu la ?
- Et bien, je dirais depuis le début.
- Tu es pas possible toi, souria Blaise.
- Non, ce qui est pas possible c'est les ragots de ce matin. Ce petit crétin de Weasley a raconté à tout le monde que c'est Hermione qui a essayé de le violer. Pathétique ce mec !
- Attends, attends Pansy. Depuis quand tu appelles Granger par son prénom et tu connais tout toi ?
- Depuis que c'est une amie Blaise. Ne fais pas cette t ête, pendant que Ginny batifolait avec toi et bien, Hermione et moi on s'est rapprochées.
- Drago, reprit Blaise, qu'est ce que vous allez faire maintenant ?
- On ne peut pas s'afficher, ça serait trop dangereux pour elle.
- En attendant, je serais toi je me ferrais du souci. C'est vrai Dray, je l'ai vu ce matin au petit-déjeuner et elle n'avait pas l'air en forme. Le fait que tu ne sois pas avec elle ce matin, elle a dû se poser des questions et en plus tout le monde la regardait bizarrement à cause de Weasmoche !
- Et merde ! Merci Pansy de me le dire que maintenant !
- Laisse lui un peu de temps, je pense que ça serait mieux.
S'enfon çant un peu plus dans son si ège, il fronç a les sourcils avant de fixer l'âtre, laissant ses deux amis se regarder sans comprendre.
Au lac, Hermione agitait les pieds dans l'eau et ne cessait de repenser à cette nuit. Jamais personne ne l'avait touché comme il l'avait fait. Ses baisers étaient ancrés à jamais sur ses l èvres, elle sentait encore son odeur flotter autour d'elle. Soudain, une main sur son épaule la fit sursauter.
- Bonjour Miss Granger, la salua le professeur McGonagall en s'asseyant à ses côtés.
- Bonjour professeur.
- Je tenais à vous dire que Weasley, suite à l'agression qu'il a commis sur votre personne, s'est vu démit de ses fonctions de préfet en chef. Bien sûr j'ai tout de suite pensé à vous pour le remplacer, c'est pourquoi j'ai l'honneur de vous remettre ceci.
Attrapant la lettre que lui tendait McGonagall, elle l'ouvrit et récupéra l'insigne avant de l'accrocher à sa robe.
- Toutes vos affaires sont actuellement transférées dans vos appartements.
- Merci professeur.
- Si vous avez besoin de quoique ce soit Miss Granger, vous savez où me trouvez. Bonne journée.
- Merci professeur, bonne journée.
Regardant devant elle, un sourire vint illuminer son visage. " Je suis préfè te en chef, pensa-t-elle tout excitée, il faut que je le dise... " Son sourire s'effa ça, elle n'avait personne à qui l'annoncer.
Passant sa journée enfermée dans sa nouvelle chambre, elle fit ses devoirs. En fin de soirée, et ayant loupé les repas de la journée, elle reconnut les voix de Pansy, Blaise et Drago en bas. Se levant, elle posa son front sur la porte, incapable de prendre une décision. Finalement, elle partit se coucher.
La journée du lendemain passa tout aussi rapidement. Allant en cours, elle ne réalisa pas tout de suite les regards que tous lui portaient et surtout depuis qu'elle portait son insigne. Le seul rapport qu'elle avait eu avec le prince des serpentards avait été le mot sur sa porte pour les tournées des préfets en chef et les regards qu'il lui portait en cours.
Le 1er octobre, Hermione enfouie sa t ête sous la couette lorsqu'elle entendit le réveil sonner. " C'est le jour du bal, pensa-t-elle, foutue journée ! ".
Toujours endormie, elle attrapa son uniforme et alla dans la salle de bain prendre une douche. Mais alors que les jets d'eau chaude s'abattaient sur son corps, elle n'entendit pas la porte s'ouvrir. Malefoy qui s'appr êtait à se relaxer avant une dure journée resta bouche bée face à cette vision idyllique. Il pouvait voir sa magnifique lionne, entiè rement nue, entourée de vapeurs derri ère la vitre teintée de la douche. Alors que son corps ondulait sous l'eau chaude, elle s'arrê ta net.
- Il y a quelqu'un ? demanda-t-elle d'un ton inquiet.
Ne sachant quoi répondre, il se mordit la l èvre inférieure avant de répondre.
- Oui.
- Quoi ! Malefoy, sors d'ici !
Attrapant la serviette, elle se couvrit le corps avant de jeter tout ce qui lui passait sous la main sur le serpent. Rigolant, à pleine dent, il évita tous les projectiles avant de sortir de la salle de bain. Aprè s avoir enfiler son uniforme, elle se fit un chignon rapide avant de se maquiller en insistant cette fois sur ses yeux avec un crayon noir. Mangeant quelques biscuits, elle partit rapidement en cours de botanique. Habituellement concentrée, Hermione ne put s'emp cher de penser à son serpent. La faç on dont il l'avait touchée, elle se rappela ses baisers sur sa poitrine, sa bouche... Il fallait que son corps touche le sien pour être bien, il était sa vie, sa drogue, son oxyg ène...
- Salut Hermione la salua Neville.
- Coucou, ça va ?
- Oui, tu as lu le journal ce matin ?
- Non, je n'ai pas eu le temps pourquoi ?
- Des disparitions, encore. Les nés-moldus sont en danger Mione.
- Je sais, t'en fais pas pour moi. Je g ère.
Néanmoins, c'est sur cette discussion que resta Hermione durant toute sa journée. Elle ne cessait de se poser une question : si elle venait à disparaître y aurait-il quelqu'un pour la chercher ? Finalement, à 17h, elle remontait dans sa chambre pour se préparer. Alors qu'elle sortait de sa douche, Pansy l'attendait sur son lit.
- T'en as mis du temps.
- Qu-qu'est ce que tu fais ici ?
- Bonjour à toi aussi, je suis venue t'aider.
- Pardon, bonjour à toi Pansy, pourquoi veux-tu m'aider ?
- Parce que je t'aime bien et tu es différente des serpentardes.
- Bon d'accord, tu peux m'aider. Tu as ramené ta robe ?
- Ouiiii ! s'exclama-t-elle en lui montrant une housse accrochée à la porte.
- Bon commenç ons, au fait les sous-v êtements ont plus à Drago ?
- Euh...Comment...
- C'est comme mon frè re Hermione, en tout cas je ne suis pas fi ère de toi.
- Pourquoi ? demanda innocemment la lionne.
- Tu lui as brisé le coeur.
- Quoi ? Mais j'ai tout fais comme il fallait non ?
- Tu es partie, et d'apr ès ce qu'il m'a dit, tu ne lui as parlé depuis votre soirée.
Regardant dans le miroir, Pansy remarqua les larmes d'Hermione. L'attrapant par les épaules, elle la serra dans ses bras avant d'ajouter :
- Tout va s'arranger, ne t'inqui ète pas. Bon va devant la coiffeuse, je vais m'occuper de toi ma chérie.
Attrapant la crini ère de la lionne, elle s'appliqua à lui faire de belles anglaises qui retombaient sur ses épaules et dans son dos. Lui appliquant une fine couche de fond de teint, elle lui rajouta un blush naturel, colora ses yeux de vert tr s pâle et utilisa un gloss framboise pour ses lè vres.
- Bon va sur le lit, on s'habille quand j'aurais fini. Et surtout ma puce...Ne pleure pas !
Rigolant , Hermione alla se rallonger sur son lit et regarda son amie s'affairait. Il était clair que Pansy était une fille douée pour se mettre en valeur. Et en effet, aprè s avoir lissé ses cheveux noirs, elle se maquilla avec une certaine précision. Un trait d'eyeliner noir sur ses paupi ères, un blush légè rement doré et des lè vres recouvertes d'un rouge intense. Alors qu'elle se regardait dans le miroir pour contempler son oeuvre, la porte s'ouvrit sur une Ginny parfaite.
- Bonjour Hermione, je-je me demandais si tu avais besoin d'aide pour ta robe ou autre chose.
- Et bien, il y a Pansy et...
- Je pense que ton amie sera mieux qualifiée pour t'aider à mettre ta robe, mes cheveux ont encore besoin d'un peu de boulot.
Se levant, elle fit un clin d'oeil à Hermione avant d'aller dans la salle de bain. Ginny qui avait v êtu la robe que Blaise lui avait offerte, avait redressé ses cheveux roux en un chignon haut et avait choisi un maquillage naturel. Sortant la robe de la boite, la rousse écarquilla les yeux avant de se tourner vers Hermione toujours en sous v êtements ivoire.
- C'est... Lui qui te la offerte ?
- Oui.
- Enfile la jusqu'à la taille, je vais te faire le corsage.
S'exécutant, Hermione sentit le tissus se resserrer sur sa poitrine.
- Parfaite.
- Merci Ginny.
Chaussant ses escarpins, elle alla chercher dans son coffret le collier que la rousse lui avait offert pour son anniversaire. Une fois qu'il fut autour de son cou, elle se tourna vers elle et lui sourit timidement. S'approchant doucement, Ginny enla ça son amie.
- Tu m'as tellement manqué Gin.
- Toi aussi, si tu savais comme je regrette de mettre autant éloigner de toi.
- Bon on y va ? s'exclama Pansy qui venait de sortir de la salle de bain.
V êtue d'une robe dorée en soie, la serpentarde était parée de magnifiques bijoux en or et rubis.
- Qui est ton cavalier Pansy ? demanda Hermione.
- Un mec, je sais plus son nom...Hum, Carmoc ?
- Cormac McLaggens ? s'étonna Ginny.
- Voilà, c'est ç a.
- C'est un prétentieux, manipulateur et looser s'exclama Hermione en rigolant, et un gryffondor en plus.
- Quoi ! J'ai fait avec ce que j'ai trouvé.
Ginny et Pansy passè rent devant et laissè rent quelques minutes à Hermione. Cette derniè re, face à son miroir, se demandait comment se passerait cette soirée. Malefoy allait-il l'humilier d ès la premi ère danse ou non ? Descendant jusqu'aux grands escaliers du bas, elle s'arr êta au début des marches et le chercha. Il était entouré du gang des garces. " Pour pas changer, pensa-t-elle. " Souhaitant passer inaper çue, elle baissa la t ête et descendit lentement quand tout d'un coup, elle entendit un cri strident qui venait de la gorge directe de Susan Bones. La poufsouffle n'avait pas du tout apprécié de voir SA robe sur Hermione. Drago, quant à lui, avait relevé la t ête et croisa le regard de la lionne qui rougit. Devant l'air hypnotisé de son ami, Pansy lui donna un petit coup sur l'épaule avant de la pousser vers les escaliers. Face à sa princesse, il ne sut quoi dire et prit délicatement sa main.
- Tu es...magnifique souffla-t-il.
- Merci, tu n'es pas mal non plus. Les smokings noirs te vont bien.
Souriant timidement à son cavalier, elle aperç ut un peu plus loin Ginny et Blaise enlacés l'un l'autre sous le regard désapprobateur de Ron.
- Ils vont avoir besoin d'aide murmura la lionne.
- Théodore s'en occupe.
A sa gauche, Parvati qui avait rev êtu une grande robe bleu marine en satin lui fit un geste de la main avant de rejoindre Michael Corner.
- Tu penses que Susan Bones risque de me tuer avant la fin de la soirée ?
- Non, elle ne t'approchera pas lui répondit-il d'un ton menaç ant.
- D'accord...Pansy est vraiment jolie ce soir.
- Oui, mais pas autant que ma cavali ère.
Lui adressant un petit sourire, elle baissa légè rement les yeux.
- Bien, commen ça la voix haute et forte du directeur, si les préfets en chef veulent bien ouvrir le bal.
La foule s'ouvrit devant eux comme la mer rouge laissa passer les élus. Arrivés au milieu de la piste de danse, Drago posa une main sur sa taille et la rapprocha. Une valse commenç a et elle se laissa entraîner par son excellent cavalier.
- Tout le monde nous regarde lui murmura-t-elle.
- Moi je sais pourquoi.
- Ah oui ?
- Ils sont simplement jaloux.
- Si tu le dis.
- Tr ès joli collier, c'est un peu serpentard non ?
- C'est Ginny qui me l'a offert pour mon anniversaire.
La discussion coupa nette à la fin de la valse, et alors que le prince des Serpentards allait s'asseoir au milieu de sa troupe, Hermione alla vers le bar où Fred et George assuraient encore le service.
- Coucou Mione la salua Fred.
- Salut, vous allez bien ?
- Oui répondirent-ils à l'unisson.
- George, tu pourrais me refaire le cocktail que tu m'avais fait à mon anniversaire s'il te plait ?
- Pas de probl ème !
- Et Hermione, murmura Fred, fais attention les gryffondors organisent un truc louche ce soir.
- C'est-à-dire ?
- George et moi on a clairement dit qu'on ne voulait pas participer à leur magouille et pourtant ça nous connaît. Bref, ce soir il est censé se passer quelque chose alors...J'arrive pas à croire que je vais dire ç a mais...Reste avec Malefoy, tu seras au moins en sécurité.
- Merci Fred, du fond du coeur.
- Oh ! intervint George, tiens voilà. Tu sais notre fr ère file un mauvais coton en ce moment alors...
- Merci les gar ons, je vais voir Ginny.
Avan çant droit devant elle, elle ne regarda pas ses anciens amis qui la fixaient. Arrivant pr ès de Ginny, elle lui sourit.
- Je crois que je suis définitivement virée de ma maison plaisanta Hermione.
- Je pense que je le suis aussi.
- Fred et George ont l'air de l'avoir bien pris.
- Plus ou moins, ils se taisent et c'est pas plus mal.
- Toi aussi tu vas à Durmstrang ?
- Oui, je préfè re m'éloigner des gryffondors et toi pourquoi y vas-tu ?
- Pareil.
Attrapant son amie par le bras, elle l'entraîna sur la piste où elles dans èrent pendant une bonne heure, comme avant. Epuisée, Hermione alla s'asseoir un moment pr ès des fen êtres, Pansy la rejoignit quelques minutes plus tard.
- Vous aviez raison, ce mec est vraiment attardé.
Explosant de rire, Hermione ne put s'emp cher de rigoler face au récit et aux grimaces de la serpentarde.
- Et toi alors ?
- J'ai appris qu'on allait encore essayer quelque chose ce soir contre moi.
- Sympa...Une soirée habituelle quoi, tu veux que j'aille chercher Drago ?
- Non, je ne veux pas le mê ler à ç a.
- Oh non...
Se retournant, Hermione vit un groupe de gryffondor s'avancer vers elle. Pansy qui avait un verre à la main, se tourna vers les serpentards et en un regard, une masse arrivaient déjà derriè re les deux jeunes filles avec le prince en tête.
- Comme c'est mignon Granger, commen ça Seamus, on a besoin de ses serpentards pour se défendre maintenant ?
- Face à toi ? Non je pourrais te battre avec une main attachée dans le dos.
- Mais non tu sais bien Seamus que cette garce n'aime que coucher maintenant, s'ils la défendent, ils seront récompensés.
- Ronald...Tu es pathétique et laisse moi te dire une chose. C'est pour ça qu'on aurait jamais pu ê tre ensemble, nous n'avons pas les m êmes états d'esprit et personnellement...Se rapprochant de lui elle le regarda dans les yeux, un sourire digne d'un Malefoy sur les lè vres...Je n'aime pas les faibles Weasley.
Alors qu'elle reculait d'un pas, Ron frappait dans le vide.
- Trop prévisible ! rigola Blaise, aie Ginny ça fait mal...
- Hé ! Elle est là ma cavali ère, s'exclama Cormac, alors petite serpentarde tu viens avec moi ?
- Non lui répondit-elle froidement.
Perdant son sourire, il s'approcha d'elle et prit un air menaç ant.
- Ecoute moi bien, tu es à moi ce soir alors tu fais ce que je te dis. C'est clair ?
Ouvrant la bouche, elle lui balan ça son verre encore plein en pleine figure avant de se poster à côté de Drago.
- C'est assez clair pour toi ? le questionna-t-elle.
Pendant ce temps, tous les serpentards rigolaient des rouges et or qui étaient royalement ridicules ce soir mais le meilleur restait à venir.
- Bon Granger, tu as une derniè re chance, poursuivit Ron, viens avec nous et tout redeviendra comme avant.
Fron çant les sourcils, elle se recula encore jusqu'à être contre le torse du prince du serpentard qui regarda le rouquin d'un air hautain.
- On dirait que tu as ta réponse Weasmoche.
- Tais-toi Malefoy !
- Oulala c'est ta seule insulte, il va falloir faire des progrè s.
Un fou rire collectif se fit entendre sur la droite.
- Arrê te ce petit jeu la Malefoy.
- Et toi Weasley, arr ête d'harceler celle qui ne veut pas de toi.
Un sourire aux l èvres, Drago, attrapa les hanches d'Hermione et l'attira un peu plus vers lui.
Devenant rouge de col ère, Ron commen ça à trembler.
- Oh ! Mais on dirait que le petit puceau complexé va s'énerver ! Attention...
- Malefoy ! Je vais te tuer.
Passant Hermione à Théodore, il arrê ta le poing qui se dirigeait vers lui d'une poigne de fer et resserra sa prise. Les doigts du rouquin craquaient, un à un, les larmes lui venaient aux yeux, mais il ne flancha pas. Soudain, on entendit un craquement plus sinistre. Lâchant le poing du gryffondor, le prince le laissa gémir à terre alors qu'il récupérait sa cavaliè re. Harry qui s'était approché de Ron remarqua la fa çon dont Hermione était lovée contre son pire ennemi. L'attrapant par le poignet, il l'arracha des griffes du serpentard et l'obligea à le regarder.
- Qu'est ce que tu es devenu ? Je ne te reconnais plus !
- Et toi alors ? s'importa-t-elle, o ù étais-tu quand Ron m'agressait ? Où étais-tu hein !
Resserrant sa prise sur le poignet de la jeune fille, il plongea son regard dans le sien quand Malefoy, regardant ses ongles d'un air distrait, lui demanda de la lâcher.
- Non, mê le toi de tes affaires !
- Mais ce sont mes affaires, ma cavaliè re rentre en bon état au bal, elle doit ressortir dans le mê me état. Alors lâche la, et maintenant ! rugit-il.
- Sinon ?
- Sinon je te fais bouffer ton balai, ton vif d'or et tout ce qui traîne !
Lâchant la lionne, il alla aider Ron qui était toujours par terre.
Alors que Pansy attrapait Hermione pour la prendre dans ses bras, Seamus eut un rire mauvais.
- Alors comme ça Granger, on adore être la catin du prince des Serpentards ?
- Oh, parce que ça t'intéresse ? s'exclama Drago un sourire aux lè vres. Un plan à trois, ça te dirait ? Ah oui...Mais non, je ne pense pas que tu tiendrais longtemps face à moi.
Un autre fou rire se déclencha à gauche alors que le rouge et or baissait la tê te.
Seamus serrait les poings, l'autre cruche de Lavande dans sa robe mode froufrou rose bonbon prit Ron, qui s'était relevé, dans ses bras en jetant un regard mauvais à Hermione.
- Mon Ronald, qu'est ce que cette garce te veut encore ? roucoula-t-elle.
- Oublie.
- Non, c'est à cause d'elle ? s'écria-t-elle en remarquant sa main. Mais t'es dingue Granger !
- Tu crois vraiment qu'elle aurait la force de me faire ça ? répliqua Ron.
- C'est pas une raison, tout est de sa faute ! Tu ne fais plus partie des notres, cracha-t-elle à la t ête d'Hermione alors que les larmes venaient aux yeux de cette derni ère, dégage de Poudlard et repars chez tes moldus de parents !
A l'évocation de ses parents, Drago sentit Hermione se tendre et avant d'avoir pu faire un geste, elle bouscula tout le monde pour s'enfuir de cette salle devenue étouffante pour elle. Courant jusqu'à la salle d'astronomie, elle alla s'étaler sur un tas de tapis en pleurant toutes les larmes de son corps. Les images de sa m ère faisant la cuisine lui revenaient, l'odeur de sa tarte aux pommes, les câlins de son p ère lorsqu'elle lui parlait de Malefoy et des serpentards, les barbecues d'été, la bataille de peinture lorsqu'ils avaient refait sa chambre... A bout de force, elle finit par s'endormir.
Néanmoins, au bout de deux heures, elle fut réveiller en sursaut par le tonnerre. Se relevant, elle lissa sa robe avant de redescendre dans ses appartements. Rasant les murs, elle ne croisa personne mis à part un groupe de serdaigles qui rentrait du bal. Lorsqu'elle pénétra dans le salon, elle ne vit personne. " Malefoy doit s'occuper avec une fille dans un dortoir ou une salle de classe...pensa-t-elle tristement. "
Levant les yeux vers la porte du serpent, elle vit que celle-ci était ouverte. Prenant soin de ne pas trébucher, elle gravit l'escalier de pierre et entra dans la chambre. Cette pi èce réanima ses souvenirs et elle se dirigea vers le grand lit. Sur la table de chevet, elle attrapa un cadre en argent où il y avait une photo de son p ère, sa mè re et lui. Regardant plus attentivement, elle admit qu'ils ne faisaient pas si peur que ç a et qu'il se pourrait m ême que se soit une famille heureuse. Reposant le cadre, elle se tourna vers le lit et contempla le gilet de serpentard de Drago. Le soulevant avec délicatesse, elle le prit comme la chose la plus précieuse au monde et le sentit en le collant à son visage. Son odeur l'envahit enti èrement. Soudain, deux bras encerclè rent sa taille. Se retournant d'un coup, elle se retrouva nez à nez avec son homologue.
- Depuis quand es-tu là ? demanda-t-elle timidement.
- Je dirais une heure ou deux.
Rougissant violement, elle comprit qu'il avait vu ses moindres faits et gestes dans la chambre.
Elle se retira de ses bras puissants, posa son gilet sur la chaise de son bureau et le regarda g ênée.
- Je regrette que la soirée se soit mal terminée...commenç a-t-il.
- C'est rien, je commence à avoir l'habitude.
- Pourquoi m'as-tu ignoré pendant deux jours ?
- J'ai compris Drago, tu as joué et tu as eu ce que tu voulais. Je suis sûrement la seule fille de Poudlard avec qui tu n'as pas couché alors tu as essayé, mais le côté Sang de Bourbe a dû reprendre le dessus et tu as été trop dégoûté pour aller jusqu'au bout. J'y est beaucoup réfléchi et ce n'est pas grave, tu es pardonné.
Baissant la t ête, elle se dirigea vers la porte quand il attrapa son poignet et l'obligea à lui faire face.
- Il est donc inconcevable pour toi que je puisse aimer ? s'énerva-t-il.
- Tu es un Malefoy, c'est en vous. Tu ne peux pas aimer, et certainement pas une fille comme moi.
Saisissant sa taille, il l'attira à lui.
- Tu m'obsè des, tu comprends ? J'en peux plus, je ne peux plus me passer ne serait-ce que quelques minutes de toi sans devenir dingue !
- Tu ne sais pas ce qu'est l'amour, comment peux-tu être sur des sentiments que tu éprouves ?
La regardant dans les yeux, il resserra sa prise sur sa taille et libera ce qu'il gardait en lui.
- Tes sourires me rendent fou.
- Q-Quoi ?
- Tes sourires me rendent fou, ton odeur m'envoûte totalement, tes yeux pétillants me font fondre, tu...Tu me rends faible. M ême si tu ne veux pas de moi, je n'oublierais jamais tes baisers, ta peau contre la mienne, le rythme de ton coeur quand je t'embrasse, ta faç on de te lover contre moi dans ce lit...
Ne voyant aucune réaction chez la lionne, il sentit son coeur se serrer et dû respirer un grand coup. Il lui semblait que son corps ne pouvait plus rien ressentir, qu'il n'était plus qu'une coquille vide.
Soudain, il sentit les petites mains d'Hermione sur ses épaules et releva la t ête. Se hissant sur la pointe des pieds, elle hésita quelques secondes avant de déposa un baiser chaste sur ses lè vres.
Au mê me moment, la jolie Pansy savourait un cocktail à l'orange vodka en lan çant un regard noir aux gryffondors. Accoudée au bar, elle ne cessait de se demander où était Drago et surtout où se cachait Hermione.
- Tu veux autre chose à boire ? demanda une voix derri ère elle.
- Euh...Et bien, je n'ai pas fini mon verre, balbutia-t-elle en rougissant devant le beau Fred.
- C'est cool ce que tu as fait pour Mione.
- C'est aussi mon amie.
La détaillant de la tê te aux pieds, il lui fit un sourire ce qui la fit littéralement fondre.
- Cette robe te va vraiment à merveille, c'est de la soie ?
- Oui...C'est mon p ère qui me l'a offerte pour mon anniversaire.
- Il paraît que dans ce genre de famille, les parents ne sont pas trop cool...
- Ce ne sont que des préjugés.
- Mais avoue que la plupart des p ères riches sont violents, non ?
- Quoi ! Mais t'es compl tement dingue de dire ça !
Attrapant son sac, elle repartit dans son dortoir rapidement.
Alors que Pansy fuyait dans les cachots, Drago était toujours face à Hermione. Le baiser de sa bien-aimée l'avait mis K.O et Hermione, quant à elle, s'était blottie contre son torse.
- Tu es certain de vouloir être avec moi ? demanda-t-elle au bout de cinq longues minutes.
- Oui. Mais toi, est ce que tu le veux vraiment ?
- Oui.
- Il faudra tre discret.
- Je sais mais...Ca en vaut la peine.
Quittant l'étreinte, elle alla dans sa chambre enlever sa robe et, gardant ses sous-v tements ivoires, passa une chemise de nuit en coton blanc. Apr ès s' tre lavé les dents, elle se brossa les cheveux et alla dans la chambre du serpentard. Restant dans l'encadrement de la porte, elle prit le temps de le détailler. Allonger sur le dos, le torse nu, le drap remonté jusqu'au nombril, ses yeux fixaient la photo de famille qu'il avait posée sur le bureau. Frappant à la porte, elle s'approcha du lit en se mordillant la l vre inférieure.
- Est-ce que je peux dormir avec toi ce soir, s'il te plait ?
La regardant de son éternel regard de prédateur malfoyien, il sourit.
- La question ne se pose m ême pas ma lionne.
Rigolant, elle grimpa sur le lit et se glissa dans les draps verts. Lui donnant un baiser sur le front, il la colla à son torse avant de fermer les yeux.
- C'est tout ? chuchota Hermione.
Ouvrant grands les yeux, il baissa la tê te vers elle.
- Je ne voulais pas...Enfin, tu vois, aprè s le bal catastrophique je me suis dit que tu ne voudrais pas...
Le stoppant net d'un baiser timide, elle posa ses mains sur son torse et sentit le coeur du serpent s'affoler.
- J'imagine que a veut dire que j'ai le droit à une soirée câlins ?
- Exact Mr. Malefoy.
La couchant sur le matelas, il embrassa ses lè vres, son cou, ses épaules...Jetant un regard vers elle, il la vit rougir et souffla sur la bougie, seule source de lumi ère dans la chambre. Son corps entier sur elle, il colla son front au sien.
- Tu préfè res comme ça ?
- Oui, murmura-t-elle.
- Je ne t'écrase pas trop ? plaisanta-t-il.
- Non, et j'aime bien...Tu es tout chaud.
Rapprochant son visage, elle l'embrassa avec tendresse en passant ses mains sur sa nuque puis dans sa chevelure d'or. Soupirant d'extase à la fin de ce baiser, il roula sur le côté et regarda le plafond. Hermione, qui reprenait son souffle, se rapprocha de lui et posa sa tê te contre son épaule.
- Bonne nuit mon ange.
- Bonne nuit ma princesse.
Fermant les yeux, elle sentit les bras puissants de son aimé autour de sa taille avant de finalement s'endormir.
Les heures, les jours, les nuits pass èrent. En cours la journée, dans les bras de Drago la nuit. Hermione l'aimait. Leur relation, bien que tenue secrè te, prenait de plus en plus d'importance. Se lan çant des regards discrets en cours, Malefoy s'était m ême débrouillŽ pour que Rogue la place à côté de lui en potion et il ne cessait de lui caresser le dos, les hanches, les mains sans que personne ne puisse le remarquer mis à part Pansy qui était toujours derrière eux. Elle nageait dans le bonheur mais, cependant un petit nuage d'appréhension arrivait sur son paradis. Plus la relation durait moins elle savait comment lui en parler. Elle savait qu'il avait des besoins, des pulsions... Elle n'avait pas osé lui dire qu'elle était vierge et appréhendait leur premi ère fois.
Une semaine apr ès le bal, les vacances de la Toussaint commen çaient. Alors qu'Hermione partait chez sa marraine moldu pendant deux semaines, Drago allait chez sa tante Bellatrix. Elle n'avait pas le droit de lui envoyer de lettres par précaution, mais sa marraine semblaient se douter que les bouquets de roses n'arrivaient pas par hasard. Elle avait essayé de lui parler, sans résultat. Alors qu'elle était dans le monde moldu, elle continuait à recevoir la gazette du sorcier. En milieu de semaine, elle remarqua un article particuli rement horrible : des corps de nés moldus avaient été retrouvés enti èrement carbonisés. " Au moins les mangemorts ne s'ennuient pas en vacances. " pensa-t-elle. Les derniers jours, Ginny était passée la voir mais elle avait réussi à garder son secret en évitant de nombreuses gaffes.
Enfin le 20 octobre arriva et à 7h elle était en compagnie de Ginny au port de Dover. Tous les élè ves qui partaient y étaient et elle n'eut aucun mal à repérer son amoureux. Portant une chemise blanche et un pantalon en toile beige, il rayonnait et une part d'elle aurait voulu courir l'embrasser à ce moment. Le bateau qui les conduisait à Durmstrang ressemblait à celui qu'elle avait vu en 4e année. Mais celui-ci était d'un blanc éclatant et l'enseigne de Poudlard était peinte en or et argent.
- Bien, les élè ves sont invités à monter à bord du bateau par les couloirs qui sont derri ère moi. Vos valises seront apportées dans vos chambres et je vous prierez de vous mettre avec un camarade pour former les duos de cabine. A l'entrée, le professeur Rogue vous donnera une clé, ne la perdez pas, et montez directement dans votre chambre. Les préfets en chef, suivez-moi.
Emboîtant le pas au professeur McGonagall, Hermione sentit la main du serpent dans son dos et sourit. Apr s un dédale de couloirs, ils arrivè rent face à une porte massive en bois noir.
- Voici votre chambre, et voici votre clé. Vous devrez ê tre en bas dans 2h pour la réunion des élè ves.
Entrant dans la chambre, elle écarquilla les yeux. Les murs étaient peints d'un bleu roi et des dorures ornées le plafond. La chambre était immense, et au bout trônait un large lit. Entendant le porte se refermer, elle se retourna et sauta dans les bras de Drago. L'enla çant tendrement, il enfouit sa t ête dans son cou et y déposa quelques baisers.
- Tu m'as tellement manqué souffla-t-il.
- Les jours m'ont paru si longs sans toi.
Attrapant son visage, il l'embrassa passionnément. Et alors qu'elle répondait avidement au baiser, il sentit un puissant désir monté en lui. Le regardant dans les yeux, elle se dégagea et alla chercher quelque chose dans son sac. Lorsqu'elle se retourna, il était allongé en travers du lit, la fixant en souriant.
- C'est pour toi, lui dit-elle en lui tendant un paquet.
- Pour moi ? s'étonna-t-il tout sourire.
S'allongeant à coté de lui, elle lui déposa un baiser sur la joue. Déchirant le papier doré, il se trouva face à un écrin en velour noir.
- Ce n'est pas l'homme qui est censé demander la femme en mariage ? riogla-t-il.
- Pff...Allez ouvre ! Je ne sais pas si ça va te plaire et je me le demande depuis plus d'une semaine.
- Ah ! Alors je ne sais pas si je vais l'ouvrir...A moins que...
- A moins que quoi, ?
- Je ne sais pas, je trouve que je n'ai pas eu tant de câlins que ç a.
Enlevant son gilet en laine rouge, elle l'attira sur elle en tirant sur sa chemise. Déjà ses lè vres étaient sur les siennes, ouvrant la bouche, elle sentit sa langue autour de la sienne. Gémissant, elle passa ses mains dans son dos et, sans rompre le baiser, bascula sur lui. Surpris par cette initiative, il fit parcourir ses mains de ses hanches sur ses cuisses. Posant ses mains sur son torse musclé, elle se releva légè rement et sourit.
- Bon, voyons ce que contient cette boîte.
Attrapant l'écrin, il l'ouvrit pour y découvrir des boutons de manchettes en argent. Ses initiales y étaient finement gravées sur chacun. Refermant l'écrin, il lui caressa la joue.
- Merci, ç a me fait réellement tr ès plaisir.
Posant sa t ête sur son torse, elle ferma les yeux, voulant savourer ce moment. Au bout de dix minutes, Drago, d'un ton amusé brisa le silence.
- Tu ne veux pas ouvrir le tien ?
- Le mien ? s'étonna-t-elle en se relevant.
- Tu ne croyais tout de mê me pas que je n'allais pas combler la femme de mes rê ves.
- Qu'est ce que c'est ?
- Je ne sais pas, devine la nargua-t-il.
Boudant sur le lit, il rigola et se leva pour aller chercher à son tour un paquet dans son sac. Se mettant en tailleur, elle essaya de voir ce qu'il cachait derri ère son dos mais ne put rien voir. Lui tendant un boite blanche entouré d'un noeud en tulle noir, sous coeur manqua un battement. En lettres gothiques, le nom d'une marque luxueuse scintillait sur le couvercle.
- Drago, je ne peux pas...
- Si, tu le peux.
S'asseyant à côté d'elle, il lui posa son cadeau sur les genoux, et posa un baiser sur son front. Défaisant lentement le noeud, elle le posa sur la table de chevet sous le regard interrogateur du serpent.
- Ben quoi ? Il est joli.
Riant aux éclats, il l'attira un peu plus pr ès de lui. Elle retira le couvercle et souleva les feuilles de soie. Attrapant délicatement le pull, elle le regarda et sourit. La mati ère était douce au touché et elle le mit face à elle. C'était la taille parfaite.
- Je ne savais pas si le cachemire te plaisait.
- Si, c'est magnifique. Vert en plus, il est trè s beau.
- Sinc èrement ?
- Oui. Personne ne m'a offert de plus jolis cadeaux.
- C'est un pull...
- Mes parents ne sont pas riches. Ils avaient du mal à boucler les fins de mois, mais ont toujours essayé de me le cacher. Et toi, tu m'as offert cette robe et ce pull, ils sont magnifiques et sont précieux à mes yeux.
L'attirant contre lui, il l'enla ça tendrement. Il savait que parler de ses parents n'était pas chose facile mais maintenant elle l'avait lui.
- Je serais toujours la pour toi maintenant, tu n'auras plus à t'inquiéter pour l'argent.
- Non ! Drago, je ne t'aime pas pour tes titres ni pour ton argent. Je t'aime pour ce que tu es.
Caressant sa joue, il l'embrassa encore une fois avant de se lever.
- Il faut qu'on y aille si on ne veut pas être en retard.
Aprè s deux heures de réunion où les élè ves écoutaient le programme du voyage, Hermione alla déjeuner avec Ginny au restaurant du bateau.
- Alors avec Blaise ?
- C'est merveilleux, il est tellement gentil...Je suis sure que tu t'entendrais bien avec lui.
- Ca reste à voir, rigola Hermione, et...
- Oui ?
- Est ce que vous avez...Enfin tu sais.
- Ah, ça ? Non. J'ai dormi deux fois avec lui, mais il n'a pas essayé et a compris que je n'étais pas pr te.
- Cool.
Ne faisant mê me pas attention à ce qu'elle mangeait, toutes ses pensées étaient vers l'homme qui mangeait en face d'elle, entouré de ses serpents.
Bronzant tout l'aprè s-midi en lisant sur le pont avec Ginny, elle vit arriver Pansy prè s d'elle vers 18h.
- Dis donc toi, s'exclama-t-elle en pointant Hermione du doigt, tu n'aurais pas quelque chose à me dire ?
- Bon je vous laisse, lan ça Ginny en se relevant.
- Non, Pansy, pourquoi ?
- Hermione...Tes sous-vê tements, tu as remis les anciens.
- Oui, j'ai pas eu le temps de laver les autres.
- J'avais remarqué, c'est pourquoi j'ai déposé un sac dans ta chambre rempli de beaux sous-v êtements.
- Merci.
- Tu pourrais faire preuve d'un peu plus d'entrain, Drago va être content.
Baissant les yeux, Hermione se mordit les l èvres.
- Qu'est ce qui ne va pas ?
- Je ne sais pas comment lui dire.
- Lui dire quoi ?
Soudain le visage de Pansy prit un air paniqué.
- Tu veux le quitter ? Oh non, Hermione, tu ne peux pas...
- Non, non ! Ce n'est pas ç a.
- Alors c'est quoi ?
- Je suis encore...Enfin je n'ai jamais, avec un garç on...
- Oh ! Je vois. Et bien, vas-y en douceur pour commencer. Parle lui de tes envies et de tes peurs, ç a t'aidera.
- Et s'il le prend mal ?
- Il ne le prendra pas mal.
- Comment peux-tu en ê tre aussi sûre ?
- C'est avec lui que j'ai couché pour la premiè re fois, et il a fait attention.
- Quoi ? Tu as déjà couché avec lui ?
- Oui avant j'étais dingue de lui, et puis c'est devenu plus un frè re qu'un amant.
- Bon, je vais lui parler.
Se séparant une demi-heure plus tard, Hermione alla se changer dans sa chambre. Espérant trouver Drago, elle fut déç ue en découvrant la pi èce vide. Enfilant une robe en lin écru lui arrivant jusqu'au genou, elle laissa ses cheveux au vent, mais se maquilla légè rement.
Arrivée dans la salle du restaurant, elle s'assit à une table avec Ginny. Mangeant lentement, elle était perdue dans ses pensées quand son amie l'appela pour la sixiè me fois.
- Hermione ?
- Excuses moi Gin, j'ai l'esprit ailleurs.
- Je voisç a, me cacherais-tu quelque chose ?
- Non répondit-elle rougissante.
- Si, je le vois bien. Alors euh...Tu sors avec Théodore Nott pour être aussi distraite ?
- Non ! Tu es dingue.
- Excuses moi mais je suis en droit de me poser des questions.
Aprè s le dessert, Hermione partit dans sa chambre qu'elle découvrit de nouveau vide. Allant prendre une douche, elle se détendit sous l'eau chaude. Attrapant le sac que Pansy avait déposé, elle en sortit un ensemble en dentelle vert foncé et l'essaya. Elle n'avait pas l'habitude des strings, mais elle avoua que c'était trè s sexy. Enfilant son peignoir blanc par dessus, elle alla sur le balcon de la cabine. La mer était magnifique, mais il faisait un peu froid. Alors qu'elle retournait dans la chambre, Drago ouvrait la porte en saluant Blaise et Théodore. Souriant, il fila à la douche pour ne ressortir que dix minutes plus tard, v êtu d'une simple serviette.
Se levant de son fauteuil, elle posa son livre sur le bureau et lui sourit timidement. Alors qu'il la prenait dans ses bras, elle posa ses mains sur son torse.
- Pansy m'a parlé.
Se crispant, elle n'osa le regarder dans les yeux mais, il attrapa son visage et l'obligea à le regarder.
- Tu ne dois pas avoir peur, fais-moi confiance. Je ne te forcerais pas, jamais. On ira à ton rythme.
- Merci Drago.
Passant ses bras dans son cou, elle se releva et l'embrassa.
- Je pense...Que je suis prê te.
- En es-tu sure ?
- Il y a une surprise pour toi sous mon peignoir.
S'écartant un peu, il la détailla de la t ête aux pieds avant de s'emparer d'un bout du cordon. Tirant légè rement dessus, le peignoir s'ouvrit, lui laissant apercevoir l'objet de tous ses désirs. Déposant un baiser léger sur ses lè vres, il fit glisser le vê tement le long de ses épaules jusqu'à ce qu'il tombe à terre dans un bruit mat. Ne se gê nant pas pour regarder, il admira la dentelle verte qui ressortait sur sa belle peau blanche, ses cheveux qui tombaient en cascade de part et d'autre de sa poitrine et ses yeux chocolat qui pétillaient.
Posant une main sur sa nuque, il l'attira à lui et l'embrassa avec amour en posant son autre main sur sa taille. Gémissant au contact de sa bouche, elle caressa son torse en approfondissant le baiser.
Reculant vers le lit, elle sentit la virilité du jeune homme contre son bas-ventre et se mordit la l èvre inférieure. La posant délicatement sur le lit, il attrapa sa baguette et éteignit les lumi ères de la chambre. Le corps de sa lionne n'était plus qu'éclairé que par la lueur blanche de la lune. Souriant, il resta immobile devant elle, glissant un regard amoureux sur ses formes.
- Drago souffla-t-elle
- Oui, mon coeur ?
- Je t'aime.
Se relevant à genoux face à lui, elle lui prit le bras et attira son visage au sien. Mê lant sa langue à la sienne, elle sentit ses mains sur son corps, dans son dos qui remontaient le long de sa colonne vertébrale. Hésitant un moment, il décrocha finalement le soutien gorge et le retira pour le lâcher au sol. Rougissant vivement à cause de sa nudité, elle remarqua qu'il ne quittait pas sa poitrine des yeux.
- Quelque chose ne va pas ? murmura-t-elle.
- Je suis au paradis.
Déposant des baisers dans son cou, le long de sa clavicule, il la fit doucement se coucher. Posant son corps sur le sien, il se releva sur les coudes et se plaç a au niveau de sa poitrine. Déposant un baiser léger sur son sein droit, il per çut les battements du coeur de la jeune lionne s'accélérer.
- Fais moi confiance chuchota-t-il.
Hochant la tê te, elle calma sa respiration et caressa la joue de son amant. Léchant son mamelon droit, son autre main remonta progressivement jusqu'au sein gauche qu'il caressa lentement. Tremblant au contact de cette langue qu'elle avait imaginé sur son corps, elle ferma les yeux pour mieux se concentrer sur ce qu'il faisait. Passant au sein gauche, il sentit le désir monter en lui plus rapidement. A bout de souffle, Hermione rejetait la t ête en arriè re tout en glissant ses mains sur les épaules fortes du jeune serpent. Remontant au bout de quelques minutes, il embrassa ses joues, son nez pour finir sur ses lè vres. Elle sentit qu'il glissait ses mains le long de son corps et, lorsqu'il lui lan ça un regard à la fois coquin et interrogateur en saisissant le string en dentelle, elle se mordit la l èvre et hocha timidement la tê te. Faisant glisser le sous-vê tement le long de ses jambes, il jeta un regard en sa direction et vit qu'elle rougissait mais avant qu'il ait pu dire un mot, elle posa un doigt sur sa bouche.
- Je te fais confiance, murmura-t-elle.
Posant sa t ête sur l'épaule de la jeune fille, Drago plongea sa main entre les cuisses de la lionne, mais ne fit que caresser sa peau fine. Ecoutant son coeur battre la chamade, il gémit et remonta délicatement sa main. Alors qu'il passait ses doigts sur cette contrée inconnue, il sentit le corps de sa belle ondulait sous le sien. Gémissant prè s de son oreille, elle poussa un petit cri quand elle sentit un long doigt et fin rentrait en elle. Croyant lui avoir fait mal, Drago releva la t ête.
- Ne...Ne t'inqui te pas parvint-elle à articuler entre deux gémissements.
- C'est la premiè re fois que l'on te touche comme ç a ?
Hochant la t ête, elle la rejeta en arri ère en gémissant quand il accéléra.
La sentant pr ête, il se releva à genoux et enleva la serviette autour de sa taille. Hermione écarquilla les yeux et ne put s'empêcher de regarder sa verge.
- Ca ne te plait pas ?
- Si...Enfin, je ne m'attendais pas à...A ce qu'elle soit aussi...importante.
Se mordant la l èvre inférieure, elle le regarda timidement alors qu'il rigolait.
- Ca c'est du compliment, lui répondit-il en glissant ses lè vres sur les siennes.
Lui écartant les cuisses, il se pla ça entre elles, et posa son torse sur sa poitrine en se gardant un appuis sur ses coudes. Sentant son sexe contre elle, elle se crispa légè rement.
- N'est pas peur, murmura-t-il .
- Où est ce que je dois mettre mes mains ?
Lui attrapant les avant-bras, il les plaç a derri ère son cou alors qu'il avan çait un peu plus son bassin. Il sentait déjà la chaleur de la jeune fille et, donnant un dernier baiser chaste à la lionne, donna un puissant coup de rein. Sous l'intensité de la douleur, ses ongles s'enfonc èrent dans son dos et elle hurla. Au dessus d'elle, son amant ne bougeait plus. Il fallait attendre un peu et c'est avec douceur qu'il embrassa les larmes qui perlaient le long de ses joues.
Reprenant sa respiration, elle le regarda dans les yeux avant de donner un petit coup de bassin. Embrassant sa clavicule il reprit ses vas et viens lentement. Elle sentait toujours une brûlure mais, elle lui sembla que celle-ci s'atténuait légè rement. Drago, qui accélérait son mouvement, enfouit sa t ête dans l'épaule de sa gryffondor pour atténuer ses grognements. Soudain, alors qu'Hermione serrait les dents, elle sentit une douceur et une chaleur exquises se propager dans son corps. Celle-ci s'intensifia, la faisant s'arc-bouter et gémir de plus belle. Non, la lionne ne gémissait plus, elle criait. Ne contrôlant plus rien, elle sentait son amant au plus profond d'elle et s'accrocha de toutes ses forces à lui. N'y tenant plus, elle laissa cette puissance exploser en un orgasme qui la secoua de la t ête aux pieds. Ravi de ce qu'il causait chez sa belle, le serpentard continua en accélérant et fini par la rejoindre en déversant en elle tout son amour...
Se laissant tomber à côté d'elle, il souffla un grand coup et tourna la tête vers elle. Les yeux fermés, la bouche encore entrouverte, son corps luisait de sueur sous la lumière de la lune. Posant une main sur la joue de son amante, il l'embrassa doucement sur les lèvres avant de déposer un suçon dans le creux de son cou. Se redressant, Hermione, attrapa son visage qu'elle embrassa timidement avant de se coucher sur lui. Son coeur s'accélera et elle trembla de désir en sentant les mains de Drago sur sa taille. Se penchant sur son cou, elle lui déposa une multitude de baisers avant de s'endormir sur son torse, satisfaite de sa première nuit avec son homme.
