- LES SORCIERS -
Comme vous le savez tous, mon histoire exploite la série Harry Potter de J.K. Rowling, ainsi que tous les à-côtés officiels (notamment les interviews accordées après la sortie du tome 7).
A mes côtés, j'ai une super équipe de correcteurs qui font un travail formidable. J'ai nommé : Monsieur Alixe, Fenice, Steamboat Willie et Xenon.
Chronologie :
2 mai 1998 : Bataille de Poudlard
26 décembre 2003 : Mariage de Harry et Ginny
20 juin 2004 : Election de Ron à la tête de la guilde de l'Artisanat magique
17 juillet 2005 : Naissance de James Sirius Potter
04 janvier 2006 : Naissance de Rose Weasley
26 juin 2006 : Naissance d'Albus Severus Potter
16 mai 2008 : Naissance de Lily Luna Potter
28 juin 2008 : Naissance de Hugo Weasley
décembre 2009 : Harry devient commandant des Aurors
30 juin 2011 : Inauguration du musée de la Magie
Période couverte par le chapitre : 27 novembre 2012 au 6 février 2013
X : Le Carnet de la Gazette
Ackerley fut ravi de rendre service aux anciens champions et promit que des portoloins partant de Londres à destination de la Bulgarie seraient disponibles en fin de soirée au ministère ou délivrés à domicile. Harry remercia et indiqua qu'il viendrait les prendre, ne désirant pas révéler son adresse au secrétaire du département de la Coopération magique internationale, aussi charmant soit-il.
Après le retour en Angleterre, il y eut des appels de miroir pour rallier Bill, Ron et Hermione, la mise en route d'un plan d'urgence par Trotty et Miffy, des arrivées en cheminée et, finalement, huit adultes et huit enfants se retrouvèrent dans le grand salon du Square Grimmaurd. Il y eut des rires, des récits, des confidences, des révélations. Yorkanda, qu'ils connaissaient finalement assez peu, fit l'unanimité dans la famille par sa gentillesse et son humour.
Comme promis, Harry narra l'épopée du ministère qui avait commencé par une chevauchée en sombral. Cela impressionna fort l'épouse de Krum qui regarda Ginny d'un œil nouveau. Ils ne révélèrent pas grand-chose sur leur errance de l'année des Ténèbres, mais Ginny se fit un plaisir de décrire comment les élèves de Poudlard avaient résisté de leur mieux. Fleur concéda du bout des lèvres que, dans certaines circonstances, la présence de pièces secrètes et de passages dérobés pouvait rendre quelques petits services.
Sur l'insistance du Bulgare, Harry narra leurs plus hauts faits dans les toilettes des filles : préparation du Polynectar, discussions avec la fantomatique Mimi — l'Auror en profita pour avouer qu'elle était venue le surprendre dans son bain et lui révéler le secret de l'œuf d'or du Tournoi —, et la découverte du passage qui lui avait permis de rejoindre la Chambre des Secrets.
Puis estimant qu'il avait assez parlé d'eux, Harry profita de l'occasion pour demander à Krum comment il avait été sélectionné comme joueur de Quidditch international, alors qu'il était encore élève à Durmstrang.
Viktor raconta comment les sélectionneurs venaient évaluer les élèves de première année à l'école. Ceux qui étaient désignés étaient fortement incités à suivre un programme d'entraînement draconien, en plus des autres cours. Il évoqua les drames des élèves qui ne donnaient pas satisfaction et qui étaient exclus dans la honte. La compétition féroce entre ceux qui restaient en lice. La confiance impossible à accorder ou à inciter. La chute — malchance ? sortilège malveillant ? — qui lui avait définitivement tordu la jambe. Sa volonté farouche de montrer qu'une fois en l'air, il n'en était que meilleur. La peur maintes fois vaincue, les gestes indéfiniment répétés jusqu'à la perfection, les victoires chèrement acquises. Et la consécration, enfin, du Championnat du monde de Quidditch, suivie par le Tournoi des Trois sorciers.
La voix de l'ancien champion s'était voulue légère et ironique au début du récit mais, au fur et à mesure que les souvenirs remontaient, elle s'était assombrie pour se faire sinistre au moment de narrer les victoires.
— Et moi qui t'enviais, murmura Ron quand il eut terminé.
— Tu n'as pas fait que des choses faciles non plus, remarqua Viktor.
— Beaucoup plus tard, reconnut Ron. À l'époque, ma plus grande épreuve a été de rester endormi deux heures au fond d'un lac.
— C'était humide, tenta charitablement Harry.
— T'es un vrai pote, Harry, remercia Ron.
— Signer des autographes donnait un sens à tout ce que j'avais fait, même si je n'étais pas assez à l'aise avec les gens pour montrer que cela me faisait plaisir, ajouta Viktor.
— Nous avons tous trouvé notre voie et la manière d'être heureux, remarqua Ginny pour alléger l'atmosphère. Il a suffi parfois de peu. Croire un peu en nos rêves…
— Rencontrer la bonne personne, continua Bill.
— Se voir proposer un projet passionnant et utile, ajouta Fleur en regardant Ginny.
— Défendre ce en quoi on croit, dit pensivement Hermione.
— Trouver d'autres héros pour se fondre parmi eux, proposa Harry.
— Se rendre compte qu'on n'a pas besoin d'être un héros pour être utile, compléta Ron.
— Réussir dans un métier qui permet de rencontrer des gens intéressants, exprima Yorkanda.
— Rencontrer des personnes qui vous apprécient pour ce que vous êtes vraiment, soupira Viktor.
— Nous n'avons plus qu'à espérer que nos enfants y parviendront aussi, conclut Ginny en se tournant vers la table des jeunes qui résonnait de rires.
Le mois de décembre s'écoula lentement, et la famille Weasley et assimilés se prépara à fêter Noël. C'était une période intense pour le magasin de Ron et George, mais aussi pour le musée de la Magie, qui avait fait faire par des artisans des fac-similés de ses plus belles pièces, et qui espérait les voir devenir des cadeaux de Noël raffinés.
Ils vécurent avec bonheur le retour de leurs collégiens, retrouvèrent la magie de Noël avec la joie et la candeur des petits, puis replongèrent dans le quotidien avec le mois de janvier.
C'est à cette époque que Sarah Dursley héla un beau jour Harry dans un couloir du ministère. Celui-ci s'excusa auprès du capitaine Thurston de la police magique avec qui il échangeait quelques mots et s'empressa de souhaiter la bonne année à sa cousine par alliance.
— Oh, tu sais Harry, fit Sarah après l'échange de vœux, tu ne devineras jamais qui est venu nous voir ce 1er janvier !
— Sorcier ou Moldu ? sourit Harry.
— Pétunia. Elle est arrivée sans prévenir, avec une montagne de cadeaux pour Markus. Elle lui a dit que le père Noël s'était trompé. Qu'il avait déposé tout ça chez elle, sous son sapin, et qu'elle venait les lui apporter. Le petit était ravi, et elle est restée à jouer avec lui tout l'après-midi.
Harry en resta bouche bée.
— Pétunia, répéta-t-il comme pour s'assurer que ses oreilles ne l'avaient pas trahi.
— Oui, c'est merveilleux, n'est-ce pas ? J'étais certaine qu'elle l'aimait vraiment.
— Oui, c'est bien, convint Harry. Comme quoi il ne faut jamais désespérer, ne peut-il s'empêcher d'ajouter. Et Vernon ?
— Elle n'en a pas parlé. Je suppose qu'elle a inventé une excuse pour expliquer pourquoi on ne se voit plus. Tu penses bien que je n'ai rien demandé.
— Qu'en dit Dudley ? demanda Harry avec curiosité.
— Il était très surpris, convint Sarah, mais je pense qu'il était très heureux aussi. Il ne l'a jamais exprimé, mais je sais qu'il était triste que ses parents ne voient plus Markus.
— Si Pétunia est venue, c'est un bon début, dit Harry d'un ton encourageant.
— Et tu crois que je peux lui dire, pour moi ?
— Aucune idée, avoua Harry. Elle semble avoir beaucoup changé, mais c'est peut-être la culpabilité qui la fait agir ainsi. Cela dit, il faut avoir du sang sorcier des deux côtés pour qu'il s'exprime, et c'est donc bien par elle et par Dudley que Markus a des pouvoirs. Ce n'est donc pas un gros mensonge de continuer à lui faire croire que c'est de sa faute. De toute manière, je pense que c'est à Dud de prendre cette décision.
— Oui, je suppose. Mais c'était déjà un beau cadeau de Noël.
— Je suis content pour vous, sourit Harry en se disant que tous les espoirs étaient permis pour l'évolution de la société sorcière.
Un matin du mois de février, Harry commença sa journée en lisant La Gazette du Sorcier. Le changement de direction, annoncé par les Jordan, était intervenu deux semaines auparavant. Cela s'était fait sans tambour ni trompette, annoncé au lectorat par un simple article en page 3. Par contre, cela avait éveillé l'intérêt du ministère, et le sujet avait été évoqué lors des réunions hebdomadaires auxquelles Harry et les autres chefs de service du département de la Justice magique étaient conviés. Ils étaient dans l'expectative, se demandant de quelle manière le nouveau directeur de publication exercerait son pouvoir de critique et d'information.
Depuis, le commandant des Aurors lisait plus attentivement La Gazette, curieux d'y déceler les changements éditoriaux. Pour le moment, il n'avait rien vu de très nouveau. Hermione lui avait dit qu'Harold Tribune devait sûrement travailler sur une nouvelle maquette. Elle pensait qu'il allait prévoir des articles plus étoffés et lancer des enquêtes de fond. Cela lui permettrait de ne plus se faire damer le pion par Alternatives Magiques.
Harry arrivait à la fin du journal quand il poussa une exclamation. C'était un petit entrefilet dans le Carnet de La Gazette, publié à l'initiative de la guilde de la Table qui avait attiré ainsi son attention.
— Tu as besoin de moi ce matin ? demanda-t-il à son adjoint.
— Tu as la réunion des chefs de service du département de la Justice dans une heure, lui rappela Pritchard.
— J'y serai, s'engagea Harry. Je vais à Pré-au-Lard.
— Entendu.
Harry descendit l'atrium et transplana. Il réapparut sur la petite place prévue à cet effet, derrière la Poste. Il se rendit directement à la Tête de Sanglier. Il avait craint que l'établissement ne soit fermé, mais les lumières étaient allumées à l'intérieur et, à part un crêpe noir attaché au bouton de la porte, rien n'indiquait qu'un décès avait attristé l'endroit.
Il entra et jaugea la salle. Comme à l'habitude, des hommes et des femmes étaient disséminés autour des tables. Les conversations étaient basses, mais c'était toujours le cas dans ce pub : on y venait pour parler d'affaires qui ne regardaient pas les autres ou pour boire un verre tranquillement sans être obligé de socialiser. Un homme entre deux âges remplaçait le maître des lieux derrière le comptoir. Harry s'approcha de lui.
— Je viens de lire dans La Gazette pour Abelforth. Savez-vous quand se tiendra l'enterrement ?
L'homme le regarda avec étonnement :
— Ça vous intéresse ?
— Oui, répondit brièvement Harry qui n'avait pas l'intention d'épiloguer avec un inconnu sur les rapports qu'il entretenait avec le frère de l'ancien directeur de Poudlard.
— C'est demain. C'est Madame Rosmerta qui s'en occupe vu qu'il n'a pas de famille.
Le commandant des Aurors le remercia et se rendit aux Trois Balais. La tenancière et maîtresse de guilde réussit à dissimuler son étonnement de voir le Survivant prendre à cœur ce décès. Elle expliqua que c'était un livreur de Bièraubeurre qui, surpris de ne pas trouver le vieil homme devant sa porte pour réceptionner sa commande, avait frappé puis était entré avec un voisin. Ils l'avaient trouvé dans son lit. Elle demanda :
— Vous voulez le voir ? Il est dans sa chambre.
— Oui, je veux bien. Excusez-moi, je dois appeler quelqu'un.
Il s'éloigna un peu et ouvrit son miroir.
— Hermione, tu as lu La Gazette ce matin ?
— Je suis en train.
— Abelforth est dans le Carnet.
— Quoi ? s'exclama-t-elle dans un grand bruit de pages tournées. Oh, non ! Qui s'occupe de lui ? demanda-t-elle.
— Sa guilde, en la personne de Madame Rosmerta. Je vais aller lui dire au revoir, tu veux venir ?
— C'est à la Tête de Sanglier ?
— À l'étage.
— J'arrive.
Pendant le court trajet qui séparait les deux brasseries, Harry demanda :
— Où va-t-il être enterré ?
— Je ne peux pas le mettre avec son frère à Poudlard, alors j'ai pensé qu'il serait bien dans le cimetière de Pré-au-Lard. Cela fait plus de soixante-dix ans qu'il vit ici.
— Pas à Godric's Hollow ?
— Eh bien… C'est vrai que le livre de Rita disait que sa famille était originaire de là-bas. Je n'y avais pas pensé.
Elle chemina un moment en silence avant de demander :
— Pensez-vous que ce serait plus approprié ?
— Je pense qu'il aimerait être avec sa sœur et sa mère, oui. Mais c'est vous qui avez tout organisé, c'est peut-être trop tard pour tout changer, ajouta-t-il poliment.
— Non, non, je vais voir. Je vous remercie de m'en avoir parlé.
Ils étaient arrivés. Hermione et Ron les rejoignirent quelques instants plus tard. Ils pénétrèrent tous ensemble dans le bar. L'un derrière l'autre, ils gravirent l'escalier vermoulu qui menait aux appartements privés du tenancier. Madame Rosmerta les laissa à l'entrée de la chambre.
— Je lui ai fait mettre sa meilleure robe, précisa-t-elle à Harry, mais si vous pensez qu'une autre tenue serait mieux…
— C'est sans doute parfait, assura-t-il, un peu gêné de s'afficher comme un proche du vieil homme alors que cela faisait des années qu'ils n'avaient pas été plus loin que des salutations polies.
La pièce n'avait pas changé depuis la dernière fois qu'il s'y était rendu. Ses deux amis et lui entourèrent le lit en silence et communièrent un moment.
— Le portrait d'Ariana, dit soudain Hermione.
Harry et Ron se tournèrent vers la cheminée. La peinture était toujours à la même place.
— Pas mal de monde connaît le passage, rappela-t-elle. Sans lui pour le garder…
— Ce n'est pas forcément un mal qu'il y ait quelques passages entre Poudlard et l'extérieur, fit remarquer Ron.
— Celui-là est spécial, protesta Hermione. Il a sans doute été créé pour que les deux frères puissent se rencontrer. Ils n'en ont plus besoin, maintenant. Vous croyez qu'ils voudraient qu'on utilise une image de leur sœur maintenant qu'ils ne sont plus là ?
— Et le tableau, on le laisse là ? demanda Harry.
— On garde au ministère, en vue de les exposer de nouveau un jour, les photos, souvenirs et autres témoignages qui avaient été rassemblés pour fêter les dix ans de la bataille de Poudlard. Je peux m'arranger pour qu'on y mette le portrait. Je suis certaine que la plupart des défenseurs de Poudlard se souviennent de ce portrait.
Les deux hommes échangèrent un regard. Harry hocha la tête, marquant son assentiment et Ron haussa les épaules :
— Pour le passage, Bill a l'habitude de ce genre de chose, rappela le maître de guilde. Je le lui demanderai.
— Je viendrai avec lui, décida Hermione. J'en profiterai pour prendre le tableau.
Elle effleura une dernière fois la main du vieil homme, et ils quittèrent les lieux.
Madame Rosmerta était toujours dans la salle en bas quand ils y déboulèrent enfin. Elle était en train de refermer son miroir.
— Tout est arrangé, indiqua-t-elle à Harry. Nous l'inhumerons demain matin à dix heures dans le cimetière de Godric's Hollow. Vous viendrez ?
— Oui, je pense.
— Nous aussi, fit savoir Ron.
— Merci pour tout, ajouta Harry.
Le trio repartit vers l'aire de transplanage.
— Oh zut ! réalisa tout à coup Harry. Je suis en retard pour ma réunion.
— Moi aussi, sourit Hermione. Mais j'ai prévenu mon chef.
— Je suppose que Stan a pris ma place, conclut le commandant des Aurors d'une voix penaude.
— N'en profite pas pour te défiler, le tança Hermione. Tu viens avec moi.
— Elle est encore pire qu'à Poudlard, confia Harry à Ron.
Le sourire de son meilleur ami était nettement moins complice qu'à l'époque. C'est le problème quand vos deux meilleurs amis se marient : ils deviennent plus préoccupés par la paix de leur ménage que par les devoirs de l'amitié.
Le lendemain, Harry, Ron et Hermione choisirent de se rendre dans le petit village en cheminée. Le conduit arrivait juste à côté du cimetière, ce qui leur évita de transformer leurs robes. Ils n'avaient pas fait grand frais de toilette, le défunt ne semblant pas apporter grand intérêt aux tenues, mais avaient mis des habits sombres, par respect pour lui.
Avant de se mêler à la foule, ils l'observèrent discrètement. Il y avait davantage de monde que Harry ne l'aurait imaginé. Hagrid se détachait du lot par sa haute silhouette. Il avait un mouchoir aussi grand qu'un drap de bain dans lequel il se mouchait bruyamment. À ses côtés, se tenait la professeure McGonagall, plus frêle que dans les souvenirs de Harry. Le professeur Brocklehurst qui les accompagnait était, quant à lui, plus rond qu'auparavant.
Le commandant des Aurors reconnut près d'eux divers cabaretiers, restaurateurs, aubergistes du Chemin de Traverse et de Pré-au-Lard et, bien entendu, MadameRosmerta qui discutait avec le directeur de Poudlard.
Le reste de la petite troupe devait être des clients reconnaissants. Ils formaient un petit groupe dépareillé qui se tenait un peu à l'écart, mais dont les membres ne discutaient pas entre eux. Harry reconnut parmi eux des petits escrocs qu'il avait croisés chez son collègue Tiern Watchover de la Police magique. Les autres étaient encore plus marginaux. Il y avait quelques harpies, reconnaissables à leur tignasse épaisse et leurs joues creuses. Une colonie relativement importante — une trentaine de membres — vivait en bordure de la Forêt interdite. Près d'elles s'agitaient quelques vampires, repérables par leur habitude compulsive de passer leur langue sur leurs lèvres et à leur regard reflétant une faim toujours inassouvie — on pouvait l'espérer en tous cas. Enfin, des loups-garous encore cernés et griffés par la pleine lune précédente se tenaient serrés, en meute, encore plus en retrait que les autres. Harry savait qu'une petite frange d'entre eux refusait toujours de prendre la potion Tue-Loup, prétendant que c'était contre leur nature et, de ce fait, néfaste pour leur santé.
Harry se demanda où tout ce petit monde allait désormais être accueilli. Hermione avait dû suivre le même raisonnement, car elle questionna Ron :
— Qui va reprendre la Tête de Sanglier ?
— C'est Madame Rosmerta qui évaluera les candidatures. Tu devrais peut-être t'arranger pour que le ministère lui fasse savoir qu'une personne ayant l'esprit large est la bienvenue, précisa-t-il, devenu expert pour déceler les questions sous-jacentes dans les propos de son épouse.
Hermione hocha la tête d'un air pensif. Harry savait qu'elle regrettait que Hestia Jones, son ancienne supérieure, soit persuadée que ses attributions se limitaient à protéger les sorciers du danger que pouvaient représenter les créatures magiques, négligeant totalement la défense de ces dernières, même quand elles étaient pacifiques. Il ne fallait pas compter sur elle pour convaincre la maîtresse de guilde qu'un lieu pour accueillir les réprouvés était important pour l'équilibre de la société.
Des pas se firent entendre derrière eux, sans doute un autre sorcier arrivant par la cheminée. Ils s'apprêtaient à avancer pour lui laisser le passage quand Harry le reconnut :
— Mondingus, ça fait un bail !
L'interpellé eut un sourire crispé.
— Bonjour ! Vous êtes tous là à ce que je vois.
— Abelforth nous a donné un bon coup de main, dans le temps, tout comme vous, expliqua gentiment Hermione. Vous le voyiez souvent ?
— Oh, de temps en temps.
Harry ne put retenir un petit sourire. Il savait que son ancien allié continuait ses petits trafics et qu'il tenait ses réunions d'affaire à la Tête de Sanglier. Sa mimique n'échappa pas à l'escroc qui s'éloigna un peu de lui.
— C'est jour de trêve aujourd'hui, le rassura le commandant des Aurors. Et puis, tant que vous ne concernez pas mon service, vous savez que je suis de votre côté.
Ils étaient tous quatre arrivés à proximité des autres. Hagrid fonça vers eux et les étouffa en les serrant contre son large torse, partagé entre la joie de les voir et la tristesse que lui inspirait la disparition du frère de son ancien protecteur. Les deux autres professeurs furent plus mesurés dans leur salut. Peu de temps après, Neville les rejoignit, accompagné de Padma et Parvati.
Finalement, Madame Rosmerta frappa dans ses mains et les conversations s'éteignirent. Quatre membres de la guilde arrivèrent en transplanant, portant un cercueil sur leurs épaules. La cérémonie fut rapide. La tenancière des Trois Balais rappela la longévité de la présence à Pré-au-Lard du défunt, son lien de parenté avec le plus grand sorcier de leur génération, puis chacun défila pour mettre une pelletée de terre ou un petit souvenir dans la tombe. Plusieurs firent venir des verres d'alcool pour boire une dernière gorgée avec leur barman avant de faire tomber leur verre dans la fosse. Cela agaça visiblement beaucoup Madame Rosmerta, mais Harry, Ron et Neville se mirent à rire tout bas, bientôt suivis par Hermione et les sœurs Patil. La cérémonie se termina tant bien que mal et l'assemblée commença à se disperser.
Neville et Parvati partirent rapidement, attendus à leur travail respectif. Padma passa de groupe en groupe, sans doute par conscience professionnelle. Harry regarda ses amis restés près de lui :
— Hum, je suppose que, puisqu'on est là, on pourrait aller sur la tombe de mes parents, proposa-t-il.
Durant toutes ces années, il n'y était jamais retourné. D'une certaine manière, sa première visite avait été tellement intense qu'il n'avait pas voulu revenir, considérant que cela ne pouvait rien lui apporter. Il savait qu'un jour il devrait y emmener ses enfants, mais il avait repoussé ce moment, se disant qu'ils étaient encore trop jeunes. Il était vaguement conscient que c'était une fausse excuse et que c'était lui-même qui craignait cette confrontation avec le passé. Mais comme le vieil Abelforth l'avait ramené là, il n'allait pas fuir. Ai-je jamais décliné les défis que m'ont lancés les membres de cette famille ? songea-t-il avec ironie.
En s'approchant de la tombe de marbre blanc, il constata qu'il n'était pas le seul à avoir eu l'idée et que d'autres sorciers avaient fait un détour par le tombeau des Potter. Quand ils le virent avancer, cependant, ils s'éloignèrent, lui laissant la prééminence.
Un peu gêné, Harry s'avança sous les regards intéressés de la dizaine de sorciers qui étaient encore là. Ron les fusilla du regard et ils comprirent le message. Certains repartirent vers la cheminée, d'autres vers l'église attenante au cimetière pour visiter le monument aux morts ou les ruines de la maison, supposa Harry.
Il se recueillit un moment sur la pierre tombale, entouré par ses amis, puis d'un pas lent ils allèrent à leur tour en direction de l'église, prenant juste le temps de transformer leurs vêtements avant de sortir du jardin des morts. Ron eut une exclamation quand l'obélisque moldu se transforma en statuaire représentant une famille, et Harry réalisa que son ami n'était jamais venu à Godric's Hollow.
— Oh, tu étais mignon, remarqua Ron.
— Mes parents sont ressemblants, mais pour moi, je ne sais pas. Je ne pense pas qu'il existe des clichés ou portraits de moi bébé.
— Mais Dumbledore t'avait vu la veille du drame, rappela Hermione. Il a pu montrer son souvenir grâce à une Pensine.
Harry observa son effigie avec attention.
— C'est vrai qu'il y a un petit air de mon Albus à moi, remarqua-t-il.
Ils continuèrent leur périple vers la maison qui avait abrité la famille. Ils n'eurent pas à effleurer la porte pour faire apparaître la pancarte qui rappelait les effroyables évènements. Les trois professeurs de Poudlard se trouvaient sur place et étaient en train de déchiffrer les messages qui avaient été laissés là à l'intention de Harry.
— J'ignorais que tant de monde était venu là durant la guerre, fit remarquer la professeure McGonagall à son ancien élève.
— Nous y étions passés, et j'ai apprécié ces marques de sympathie, lui apprit Harry. Cela m'avait énormément remonté le moral.
Il omit de révéler qu'une heure et un combat acharné plus tard, il se sentait au trente-sixième dessous, sa baguette brisée, ne sachant plus que faire pour continuer sa quête.
Hagrid avait les yeux pleins de larmes.
— Si tu savais le choc que ça a été de voir cette maison en cendres, avec cette odeur de brûlé et de mort, raconta-t-il d'une voix rauque. Et au milieu de cette désolation, ce pauvre Sirius, ravagé de douleur, te tenant dans ses bras. C'est le souvenir le plus triste de ma vie…
Harry lui tapota maladroitement le bras.
— Merci de vous être occupé de moi, dit-il avec ferveur. Ce jour-là et quand j'ai eu onze ans.
— Non, ce n'est rien. C'est Albus Dumbledore qui a veillé sur toi durant toutes ces années.
Harry sourit sans répondre. Il ne doutait pas de l'affection que lui avait portée le directeur, mais toutes ses actions avaient eu des intentions cachées. Au moins Hagrid avait-il toujours agi par pure bonté, sans arrière-pensée. Le gardien des clefs n'aurait pas pu sauver le monde sorcier ni déjouer les intentions d'un mage noir, mais les personnes dévouées et bienveillantes avaient aussi leur rôle à jouer dans une communauté.
— Vous vous sous-estimez, assura-t-il. Vous m'avez apporté plus que vous ne l'imaginez.
La professeure McGonagall se racla la gorge, les yeux humides, tandis qu'Hermione prenait la main du géant pour la serrer avec douceur. Ron cachait son émotion en feignant de déchiffrer les messages portés sur le panneau, et le directeur actuel de Poudlard regardait ailleurs, comme pour faire oublier sa présence.
— Bon, fit Harry pour détendre l'atmosphère. Comme dirait Ron, quand est-ce qu'on mange ?
Finalement, ils déjeunèrent tous les six aux Trois Balais. Harry en profita pour demander comment cela se passait avec Teddy.
— Il est loin d'être aussi bon qu'il pourrait l'être s'il travaillait ne serait-ce qu'un peu plus, mais il s'est quand même bien repris depuis un an, et ses résultats ont un peu décollé, l'informa la directrice de maison.
— La famille a tenté de lui montrer à quoi servent vos cours, répondit Harry en montrant Ron du regard. D'ailleurs, nous avons pensé, entre nous, qu'un stage dans le monde du travail que chaque élève effectuerait durant les grandes vacances entre la sixième et la septième année serait très formateur.
— Je suis certain que ma guilde jouerait le jeu, appuya Ron. Vous pouvez aussi en parler à Madame Rosmerta pour tâter le terrain.
— J'y ai déjà pensé, leur apprit le professeur Brocklehurst, car cela se fait chez les Moldus. Cela fait partie de ma liste de choses à mettre en place. D'ici un an ou deux, je pense, le temps de définir un projet pédagogique tout autour, promit-il.
— Teddy m'a demandé quelque chose, et je me rends compte que j'ai oublié, fit Harry, changeant de conversation. Il est à la recherche de personnes ayant bien connu son père. Je me demandais si vous pourriez lui faire quelques récits ou retrouver des devoirs rendus autrefois par Remus, s'adressa-t-il particulièrement à la professeure McGonagall et à Hagrid.
— Je devrais pouvoir retrouver quelques photos, fit le professeur en créatures magiques d'une voix bourrue.
— Et moi lui rapporter quelques anecdotes, assura Minerva. Lui et ses camarades sont du genre inoubliable dans la carrière d'un professeur.
— Pires que les jumeaux ? s'enquit Ron en souriant.
— C'était un autre genre. On sentait que leurs petits secrets étaient magiquement plus dangereux que les farces et attrapes dont vos frères se délectaient. Mais, je ne sais trop comment, nous n'arrivions jamais à les surprendre en dehors de leur salle commune.
Le trio garda un silence prudent. Harry n'avait remis ni la carte ni la cape à Teddy, car il savait qu'Andromeda y serait violemment opposée, mais il n'excluait pas de les prêter à ses enfants, quand ils auraient l'âge de les utiliser avec sagesse.
— Depuis le départ de Fred et George, vous êtes presque en vacances, intervint Hermione pour détourner l'attention de leur ancienne professeure sur les élèves qui patrouillent librement dans les couloirs sans jamais se faire prendre. Je mets de côté les années de guerre, évidemment, ajouta-t-elle rapidement.
— Oui, quand les Mangemorts étaient à Poudlard, mon travail était différent puisqu'il consistait à faire en sorte que les élèves ne se fassent pas prendre, sourit l'austère enseignante. Une de mes tâches était d'occuper au maximum ce pauvre Rusard pour qu'il ne puisse pas mener tout à fait efficacement sa surveillance.
— Pas de danger qu'il résiste avec nous, grogna Ron avec rancune.
— Je ne sais pas trop, corrigea McGonagall. Sa nature de cracmol le mettait potentiellement en mauvaise posture face à des puristes du sang comme les Carrow, et j'ai voulu éviter de le compromettre pour ne pas le mettre en danger.
Harry se sentit un peu honteux de ne jamais penser aux difficultés rencontrées par le concierge du fait de son absence de magie. Il compatissait de manière globale avec les cracmols et leur souhaitait une vie heureuse, mais il n'associait pas Rusard en particulier à ces bons sentiments.
— N'est-il pas cruel de le laisser à ce poste qui le met en contact constant avec des élèves plus jeunes mais pourtant plus doués que lui en permanence ? demanda Hermione.
— Je ne sais pas qui a eu cette idée au début, reconnut Minerva, mais il a refusé toutes les propositions que lui a faites le professeur Brocklehurst.
— J'avoue que je ne sais pas si je dois le chasser pour le forcer à faire autre chose ou le laisser en paix se vautrer dans le masochisme, précisa le directeur de Poudlard.
— Pour en revenir à l'année des Ténèbres, reprit la professeure McGonagall, j'ai compris après coup que Severus s'efforçait lui aussi de distraire les Carrow pour qu'ils n'attrapent pas les élèves. J'étais tellement en colère contre lui à cette époque, que je ne m'en suis pas rendu compte. Mais j'ai réévalué mes souvenirs suite à vos révélations, Monsieur Potter, et je m'en veux d'avoir été aussi aveugle. Pourtant, la manière dont il a puni mesdemoiselles Weasley et Lovegood après qu'il les eut surprises dans son bureau aurait dû me mettre la puce à l'oreille. J'ai juste pensé qu'il manquait de discernement en les remettant dans les mains d'un allié. Ma colère m'a fait oublier qu'il était bien trop fin pour faire ce genre d'erreur. Il n'est pire aveugle que celui qui ne veut voir…
Elle laissa passer un petit silence avant de reprendre :
— J'avoue que vous m'avez beaucoup inquiétée, Monsieur Potter, quand vous m'avez écrit quelques semaines après la fin de la guerre pour me demander où le professeur Rogue était enterré. J'ai craint que la rancœur et la vengeance vous empêchent de vivre dans la paix. Je ne saurais dire à quel point votre interview à la radio avec Mr Jordan m'a rassurée. Vous sembliez tellement serein, positif et tourné vers l'avenir, que j'ai compris que vous vous en étiez tiré.
Elle ne précisa pas à quel danger il avait échappé, mais Harry comprit parfaitement ce qu'elle voulait dire.
— Je n'étais pas encore complètement rétabli de cette période difficile, reconnut-il. Mais une bonne année à Poudlard a remis les pendules à l'heure.
— C'était une excellente idée de reprendre vos études, le félicita Brocklehurst. Rien de tel pour réapprendre les vertus d'une vie rangée.
— À vrai dire, je pensais arrêter, comme Ron, confessa Harry. Mais le ministre a choisi pour moi en m'affirmant que je devais avoir mes ASPIC pour intégrer le corps des Aurors. C'était un gros mensonge, mais ça a marché.
— J'espère que vous n'en voulez pas à Kingsley, fit Minerva avec véhémence. Il se faisait beaucoup de soucis pour vous, lui aussi, et a cherché à bien faire.
— Je lui ai pardonné, assura Harry. Le fait que Ginny m'ait accompagné à l'école a rendu l'obligation fort agréable.
— Je préfère ne pas savoir comment, plaisanta Ron.
— Oh, rien d'inconvenant… du moins dans l'enceinte du château, précisa précipitamment Harry, faisant rire toute la tablée.
— Je vous remercie de m'avoir évité de prendre des mesures punitives que j'aurais détesté appliquer, fit ironiquement la professeure McGonagall. Je me suis inquiétée pour vous aussi, Mr Weasley, continua-t-elle en se tournant vers Ron qui, pris de court, adopta une expression supposée innocente qui rappela des souvenirs à Harry.
— Je vous remercie, Professeure, répondit prudemment le maître de guilde.
— Mais je suis admirative aujourd'hui devant votre réussite, même si retrouver vos produits dans mon école est parfois éprouvant.
— Vous m'en voyez désolé, affirma Ron d'un ton sincère qui ne convainquit pourtant personne.
— Quant à vous, chère demoiselle Granger, je dois vous avouer que vous avez seulement été à la hauteur de mes espérances, continua McGonagall, pince-sans-rire.
— J'en suis très flattée, affirma Hermione avec un grand sourire.
— J'ai entendu dire que vous étiez en train de réformer toutes nos lois, continua son ancien mentor.
— Je ne fais qu'un travail de compilation et de toilettage, affirma Hermione d'un ton modeste.
— C'est ce qu'on m'a dit, répondit la professeure avec un petit sourire laissant entendre qu'elle avait une idée de ce que cette modeste définition pouvait cacher.
La revue des lois sorcières à laquelle Hermione s'était attaquée allait en effet au-delà d'un simple inventaire des lois existantes. Cela permettait de faire ressortir des textes oubliés, certains consacrant des droits dont les sorciers ignoraient pouvoir se prévaloir, d'autres que le ministre ne trouvait pas du tout à son goût, et enfin certains qui étaient contradictoires ou qui faisaient double emploi avec des règles plus récentes. Pour les premiers, ils étaient transmis aux journaux qui choisissaient d'en parler ou non — cela faisait les délices de Justin Finch-Fletchley qui écrivait des fiches juridiques pour Alternatives Magiques. Pour les autres, leur annulation était demandée devant le Magenmagot.
Kingsley bénéficiant d'une majorité de mages en sa faveur, cela ne posait généralement pas de problème. Le droit était ainsi peu à peu simplifié, modernisé et humanisé. C'était un travail de longue haleine auquel Hermione s'était attelée peu après son arrivée au département de la Justice cinq ans auparavant.
Madame Rosmerta arriva sur ces entrefaites, leur apportant des cafés, cadeau de la maison, et s'assit un peu avec eux. Harry la remercia d'avoir pris en compte ses remarques et la félicita pour l'organisation sans accroc de la cérémonie. Ils parlèrent de choses et d'autres durant un petit moment, jusqu'à ce qu'Hermione se lance :
— Avez-vous déjà une idée de la personne qui va remplacer Abelforth ?
Harry vit Ron tiquer devant l'aspect direct de la question. Madame Rosmerta elle-même en resta interloquée. Les autres se tournèrent vers elle, sans doute intéressés par la réponse.
— Eh bien, mon conseil et moi-même n'en avons pas encore débattu, fit prudemment la maîtresse de guilde. Avez-vous un candidat à proposer ?
Elle darda un regard aigu vers Ron, qui se renversa en arrière sur sa chaise comme pour montrer qu'il n'était pas concerné par cette affaire. Harry fut surpris, dans un premier temps, qu'il ne marque pas plus de soutien à son épouse mais comprit qu'il ne voulait pas indisposer leur interlocutrice en prétendant marcher sur ses plates-bandes.
— Personne en particulier, assura Hermione. Mais j'ai vu ce matin le genre de personnes qui étaient accueillies par Abelforth et j'espère qu'elles seront toujours les bienvenues dans l'établissement, malgré le changement de direction.
— Cela vous honore, répondit Madame Rosmerta.
Il était clair que ce n'était pas sa préoccupation première. Harry se souvint combien elle avait été dure en affaire avec Ginny quand elle avait négocié l'accord concernant le service de restauration du musée. Nul doute que cette clientèle disparate n'était pas des plus rentables. Il décida d'intervenir.
— Si Hermione s'inquiète pour des raisons humanitaires, commença-t-il, sachez que le ministère en fait autant pour des raisons plus prosaïques. Vous n'ignorez sans doute pas que la Tête de Sanglier, en acceptant les marginaux et les réprouvés dont on ne veut pas ailleurs, est devenu un endroit béni pour ceux qui cherchent des renseignements sur les affaires, disons, en marge de l'économie officielle. Le chef de la police magique serait bien ennuyé de ne plus savoir où envoyer ses informateurs.
Il vit que sa mention à Tiern Watchover avait fait mouche. Il n'était en effet pas rare que son service intervienne dans les bars, l'alcool qui y était vendu entraînant des désordres qu'il était de la responsabilité de la police de contenir. C'était également ce service qui veillait au respect des heures de fermeture et qui contrôlait les substances proposées aux clients. Il était donc important pour la guilde de la Table de rester en bons termes avec Watchover.
— J'y réfléchirai, promit leur hôtesse.
— Je prendrais bien de votre délicieux alcool de prune en digestif, conclut Ron en mettant fin à l'intermède. Un verre pour chacun de nous, c'est ma tournée !
ooOoo
Pour commencer je vous informe que j'ai l'intention de poser le chapitre 11 le plus vite possible, car il clôt quelques sujets en cours. Il n'est cependant pas tout à fait terminé et ne sera pas prêt pour la semaine prochaine. Je vous donne donc rendez-vous dans 15 jours pour le découvrir. Ce sera la fin de la première tranche de publication.
Concernant les Sombrals qui mangent de la viande, ne peut-on pas considérer qu'ils sont omnivores, et qu'ils peuvent apprécier les ajoncs et les petites bêtes qu'on trouve dedans ? Cela m'éviterais de réécrire la scène.
Enfin, je vous informe que j'ai découvert qui avait écrit l'histoire sur Teddy qui m'a inspiré dans le chapitre 5 : c'est ma fidèle lectrice Aylala, qui a posté l'OS "Qui je suis" sous le pseudo Eiram84 (c'est maintenant dans mes histoires favorites). Je vous invite à découvrir cet OS ainsi que tout ce qu'Aylala a écrit sous son pseudo principal. En tout cas, c'est un exemple de plus de la manière dont nous nous enrichissons les uns des autres.
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Le prochain chapitre s'appellera... euh, il n'est pas encore nommé, en fait ^_^'.
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Ceux qui n'étaient pas connectés trouveront un mot pour chacun d'eux à cette adresse : fanfiction. net /topic/55667/54271435/1/
(euh, là aussi j'ai du retard, mais ça va venir ! Promis)
