Avertissement: Chapitre non corriger! Je l'ai envoyée chez ma bêta et il est surement en cours de traduction mais pour éviter de trop vous faire attendre je le poste tel quel, la version corrigée sera donc pour plus tard.
J'ai vu nombre d'horreurs durant cette guerre, en ai même perpétré un certain nombre mais trouver une méthode efficace quant à empêcher une personne de tout tenter pour nous détruire c'est révéler un échec. Il y avait toujours un certain nombre de résistants à être dépourvus de tout instinct de survie, quels qu'étaient nos efforts pour couper court à toutes rebellions ils en revenaient toujours un certains nombres. La dissuasion, j'étais pourtant devenue certaine que ce n'était qu'une chimère ou une notion abstraite, oui j'en étais convaincue mais mes visites répétées à St Mangouste m'avait démontré le contraire d'une façon pour le moins simpliste.
C'est glauque, dénudé de toute couleurs, austère, impersonnel. Autant de synonyme qui peuvent parfaitement convenir. Honnêtement quelle sorte d'être vivant censé voudrait guérir dans un tel environnement? Peut-être est-ce là leur méthode. Soit, une chose est certaine c'est un excellent moyen de dissuasion.
-Ca va?
Je tourne la tête à l'entente de la voix inquiète de mon meilleur ami, et c'est en croisant son regard plein de sollicitude que je comprends mon erreur. Je hais ce regard, surtout porter à mon encontre.
-Je vais bien.
Et c'est réellement le cas. Mon épaule complètement soignée en un tour de baguette -ceci sans ironie aucune- se porte à merveille et la potion revigorante a totalement annihilé les effets de ma fatigue.
-Tu es sure? Car ceci ne te ressemble pas.
J'acquiesce mais ne demande pas à quoi il fait référence. Harry dit vrai, ceci ne me ressemble pas. Je ne sais pas pourquoi j'ai tenu à venir voir le gamin alors que ça fait tout juste deux heures que nous sommes sortis de ce foutu bordel, ce que je sais en revanche c'est qu'il ne se réveille pas. Les médicomages ont étés clairs sur son cas, le gamin n'est pas juste évanoui il est plongé dans un sommeil volontaire causer par son don magique. En moins compliqué, l'enfant risquant des séquelles indélébiles causées par la terreur dont il avait été une victime et un témoin, sa magie l'avait protégée le plongeant dans une sorte de sommeil défensif. Seul bémol lui seul peut à présent décider d'en sortir. Or il semblerait que compte tenu de son jeune âge il serait inconscient de cet état de fait donc sans problème pas de solution, le môme peut-être considéré comme coincé dans son propre cerveau. Ironique et d'un goût tout aussi douteux qu'un film de science fiction au scénario de seconde zone. (1)
-Sait-on qui il est?
Il n'a jamais été prouvé qu'une personne plongé dans une telle situation puisse être consciente de ce qui se passe tout autour d'elle mais si ce fait s'avérait vrai savoir qui il est nous permettrait de faire venir sa famille.
Je ne sais pas quelles sont les raisons qui me poussent à tant m'investir et je ne désire pas les connaitre. C'est simple, je ne veux pas redevenir celle que j'ai été avant que ce que l'on nomme réalité ne vienne me faucher, car dès lors je ne serais plus en mesure de survivre avec mes actes passés. C'est pathétique mais je ne suis qu'un être humain, et je ne demanderai pas le pardon d'un Dieu auquel je ne crois plus.
-Son identité reste inconnue. Aucune disparition d'enfant ne correspondant à son signalement n'a été enregistrée.
-Ce qui veux donc dire que soit ce gosse n'intéresse personne ou soit, plus vraisemblablement vu qu'il m'ait été donnée d'apercevoir brièvement sa mère, elle n'a pas survécu à cet attentat.
-Ton pessimisme me rassure.
Je m'autorise un sourire alors qu'Harry continue:
-Il est aussi possible qu'elle ne soit pas en état de faire part de la disparition de l'enfant. Peut-être est-elle toujours en vie, il faut l'espérer. De plus il a surement une famille que se soit un oncle, un père ou autre qui se manifestera, il nous faut y croire. Aucun enfant ne devrait grandir sans ses parents.
La dernière phrase est à peine plus qu'un murmure mais elle n'aurait pas eu plus d'impact s'il l'avait criée. Sans le regarder je me saisis de sa main et entremêles nos doigts, et même sans le voir je sais qu'il sourit et je suis heureuse.
-Ce genre de bordel nous rends sentimental, hein Granger.
-Et c'est terriblement horrible pour notre image Potter.
-Tant que j'y pense terriblement horrible est quelque peu étrange tel que éclairant éclairage. Oxymore pathétique, tu m'as habitué mieux.
Je reste stupéfaite par sa remarque on ne peut plus véridique, puis amusée je lui renvois un «crétin» bien senti alors que nous quittons la chambre de l'enfant inconnu.
-C'est encore un sacré bordel ici, filons signer ta remise en liberté et partons. Toute cette agitation exacerbe mes sens et j'ai surement tout un tas de rapports d'enquêtes qui m'attendent tranquillement sur le bureau.
-Désolée.
-Ne le sois pas, je n'aurais pas pu me concentrer en te sachant seule ici. Écoute Hermione je te connais, t'es l'une de mes meilleures agents et je sais que tu es apte à gérer seule mais tu es aussi la seule personne qu'il me reste. Je t...Enfin je...
-Je comprends. Moi aussi.
Effectivement toute cette connerie nous rends sentimental, mais n'est-ce pas là le propre de toutes tragédies? Ressortir le meilleur de chacun ou bien, le pire?
J'approfondirai bien là ma réflexion mais force de constater que je suis arrivée face au bureau d'accueil, je n'ai d'autres choix que de décliner la raison de ma venue.
-Je suis l'agent Hermione Granger je viens signer mon autorisation de sortie le médicomage Jethro(2) l'aurait à ma demande laissé ici.
Mon ton n'a rien d'aimable et ma posture respire l'arrogance ce qui convainc la secrétaire de s'exécuter immédiatement. Je sens plus que je ne vois le regard surpris d'Harry qui reste néanmoins silencieux. Cette attitude ne me ressemble pas, mais je n'ai pas oublié le dédain avec lequel elle m'avait traité lors de notre première rencontre et il m'est impossible dans la foule de sentiments qui se battent en mon sein de balayer ma colère.
-Voici votre autorisation Auror Granger ainsi que ce colis arriver il y a tout juste une dizaine de minutes.
-Des fleurs?
La question de Harry court-circuite la mienne, mais celle-ci étant la même je ne m'en formalise pas et continue sitôt ma surprise passée à interroger l'employé.
-Que font ces fleurs ici?
-Oh, un livreur les a déposés à votre intention. En règle général la livraison ce fait dans la chambre mais comme vous l'avez fait remarquer un bon de sortie vous attendait ici, j'ai donc réceptionné les fleurs en attendant votre arrivée. Me répond-elle avec une candeur exagérée.
-Et il vous l'a juste laissé, comme ça? J'insiste stupéfaite.
-Oui, mais vous savez ce n'est pas la première fois et probablement pas la dernière.
Bien, à présent je sais qu'il ne me reste plus qu'à éviter de faire livrer des fleurs si je désire qu'elles parviennent à leur bon destinataire. Qu'importe je réglerais cette question ailleurs, loin de l'air énamouré qu'affiche cette femme en lorgnant sans discrétion mon meilleur ami.
-Parce que les roses sont surfaites.
-Quoi? J'interroge distraitement Harry, occupée que je suis à apposer ma signature sur l'autorisation de sortie.
-C'est ce qui est noter sur la carte mais, en revanche aucune signature.
Immédiatement mon attention se reporte sur Harry qui tient maladroitement sur son bras gauche la vingtaine de lys blancs dans lesquels se perdent quelques violettes, alors que sa main droite est réquisitionnée par la carte dont il est question. Je la lui arrache presque sous ses cris outrés, mes yeux parcourt avidement l'unique ligne qui la compose et malgré le manque de signature je ne peux m'empêcher un sourire resplendissant.
Me mettant en marche vers la sortie Harry à mes côtés, je récupère mes fleurs et ignorant volontairement les questions dont mon meilleur ami ne cesse de m'abreuver. Je me souviens.
La neige tombe au dehors et je ne peux bâillonner la curieuse voix de nostalgie d'envahir mon esprit. Elle ne cesse de me rappeler les temps heureux où Ron, Harry et moi faisions des batailles de neige enfantines. Cette année aussi nous aurions du pouvoir recommencer encore et encore mais il nous l'était désormais impossible et je crois sincèrement que cela soit un jour à nouveau possible. Pas que je ne pense être condamnée, non sinon il aurait été idiot de ma part de m'engager du côté des ténèbres, c'est juste que toute trace d'innocence a disparu. Annihilé par ce que l'on nomme réalité.
Cela ferra bientôt cinq mois que je suis ici -une éternité- mais j'ai assisté à tant d'horreur et en ait été la complice à de si nombreuses occasion que tout espoir naïve de bonheur et de paix m'a été enlevée. La neige n'aura jamais plus le même éclat car la pureté qu'elle dégage est mensongère, et cela je l'ai compris le jour où elle s'est teintée de rouge(3).
-Alors Granger on rêvasse.
La voix trainante de Malfoy retentit au moment même où son image se reflète dans la vitre. Nos regards se croisent rapidement, sans animosité. Nous ne sommes pas des amis mais nous ne sommes plus des ennemis, pour nous situer je dis souvent que nous sommes sur la limite entre les deux en un mot et dix lettres, cordialité.
-Et toi Malfoy ma présence t'est-elle indispensable?
-Qui te cherche? Ne te méprends pas tu te trouvse juste là où je me rendais, en quoi en suis-je responsable?
Je ne peux m'empêcher une moue désabusée. Je n'ai pas envie d'entrer en une joute verbale avec lui, ou quiconque aujourd'hui.
-Tu ne m'amuse pas.
Il ne manque que le tapement de pied sur le sol pour parfaire son image d'enfant capricieux, mais je m'abstient néanmoins de lui en faire la remarque certaine de savoir qu'elle serrait sa réaction.
-Allez Granger confie-moi tes peines.
-Pitié Malfoy tu plaisantes, non?
-Et bien...Oui, carrément. Comment pourrais-je être un tant soit peu intéressé par tes peines de cœur? Tu n'es pas mon amie.
-Ne me fais pas croire que cela aurait changé quoique se soit, et puis honnêtement toi compatir? Je crois que tu ignores jusqu'à la signification de ce mot, ce qui sincèrement ne m'étonne en rien. Tu veux un conseil? Non? Et bien le voilà trouve quelqu'un d'autre pour distraire sa majesté moi je passe mon tour.
-Mon amusement préfère ta combativité sang-de-bourbe.
Voici une amabilité qui, elle, n'a pas disparu.
-Je t'emmerde.
-Quelle profondeur dans tes sentiments. Rétorque t-il tout content d'avoir eu droit à son plaisir tel le gosse capricieux qu'il n'a jamais cessé d'être.
Je hausse les épaules pour toute réponse, me détournant de la fenêtre. Son jeu ne m'amuse pas.
-Granger! Bordel où vas-tu?
-Loin de toi.
-Non.
-Non? Je demande abasourdis.
-Non.
-Merlin Malfoy! Grandis.
Je ne comprends vraiment pas pourquoi mais cette stupide querelle commence à me distraire. Cependant plutôt crever que de l'admettre.
-Roh Granger t'es vraiment pas marrante.
Je me retourne vers lui surprise autant par la teneur de ces mots que par le ton volontairement enfantin qu'il vient d'employer. Il aborde une moue renfrognée mais en rien méprisante, et Merlin me préserve mais je ne peux m'empêcher un léger sourire. Parfois j'ai comme l'impression d'apercevoir une infime partie de l'enfant que Malfoy a été.
-Serpentard un jour...Je murmure certaine qu'il n'était, comme aujourd'hui qu'un petit manipulateur.
-Granger arrête de parler toute seule, ça ne plaide pas en faveur de la santé mentale des sang-de-bourbe. A la réflexion vous êtes sincèrement attardés.
-Oui c'est pour cette raison que moi sang-de-bourbe de son état fut la meilleure élève de l'école où nous avons tous deux fait nos études. Rappelel moi qu'elle était ta position déjà?
Je lui lance un sourire narquois alors que le sien se fige. Que la victoire est douce.
-Tu t'es contentée de réciter des pages entières appriess dans des bouquins poussiéreux, cela ne fait pas de toi une sorcière, tes capacités magiques sont lamentables. Il suffisait de voir tes notes en cours de défenses contres les forces du mal pour s'en apercevoir.
-Connard.
J'enrage. Je déteste toutes remarques remettant en cause mes dons magiques, je suis une sorcière.
-Tu es tellement crédule Granger.
-Quoi? Je questionne avec doute.
-C'est si simple de se distraire en ta compagnie.
-Tu l'as fait exprès. Je comprends, et j'accuse.
-Tu la dis, non? Serpentard un jour...
Et sur cette phrase Malfoy sourit comme si c'était la chose la plus naturelle du monde. Mais le plus étonnant reste qu'il me connait suffisamment pour prévenir chacunes de mes réactions comme...Comme un ami...
-Je te hais.
Son sourire s'agrandit alors qu'il me répond.
-Moi aussi Granger, je te hais.
Nos regards se jaugent sans animosité dans une connexion complexe dont je ne comprends pas le sens mais il n'y à nul haine juste quelque chose...
Je ne peux pas approfondir mon questionnement sur la présence et l'identité du dit quelque chose que Malfoy se détourne. Je l'entends murmurer et puis...
-Je ne te drague pas, je ne suis pas tombé si bas mais c'est la seule fleur que je sache invoquer et ton mordant m'a été bénéfique.
Son visage est neutre alors qu'il me tend une rose que je saisis stupéfaite ne relevant même pas l'injure à peine déguisée. Troublée par la sincérité dont il a fait preuve dans ses paroles et le remerciement je balbutie bêtement:
-Les roses sont surfaites.
-Je tâcherais de m'en souvenir.
Et il l'a fait. Draco n'a pas oublié alors même qu'à l'époque nous n'étions rien que de vague «associés».
Il existe du bon et du mauvais chez chaque homme. Je commence à comprendre ce qu'entendait l'auteur de cette phrase, car Draco en est l'illustration même autant amour que haine, que tendresse et violence. Un paradoxe à lui seul, et mon enfer personnel.
-Comment s'appelle t-il?
-Quoi? Je demande très intelligemment n'ayant pas écoutée un traite mot de la question de Harry.
-L'homme qui te tire un sourire aussi débile, son nom?
J'arrête brusquement ledit sourire stupide comme me l'a gentiment fait remarquer mon meilleur ami et aborde un visage des plus neutres avant de répondre en parfaite mauvaise foi:
-Je ne sais pas de quoi tu parles.
-Oh pitié pas à moi. T'abordais le même en recevant les lettres de ce cher Viktor (4) en quatrième et cinquième années.
-Tu te souviens de ça!
-Et tu ne nies même pas.
-Crève. Je réplique avant de m'enfermer dans le mutisme sous l'air clairement amusé qu'aborde mon patron et probablement ex-futur meilleur ami s'il continue à se marrer autant.
-J'attends toujours une réponse.
-Réponse que tu n'obtiendras certainement pas avec une attitude pareille. Je dis, avant d'ajouter après réflexion et avec hâte de changer de sujet:
-Et maintenant on fait quoi?
-Moi je file aux bureaux menacer mes subordonnés en cas où l'enquête n'avancerait pas et écrire un rapport, et toi tu rentres chez toi directement par cheminette et tu te reposes. D'accord ?
En règle général la perspective d'être assignée à résidence après mettre retrouver dans une situation telle que celle de tout à l'heure m'horripilerais à un point que je ne saurais d'écrire. Mais pour l'heure, à mes yeux, connaître l'état de Draco est plus important que tout le reste.
-Bien, mais appelle-moi pour me tenir au courant des avancés de l'enquête.
Il est précieux pour moi de savoir si une piste permette de remonter avec assurance jusqu'à Draco.
-Ne suis-je pas celui qui est censé donner des ordres.
-Ce n'en n'était pas un. C'est une requête.
-J'y crois. Aller je t'appelle ce soir et toi tu fais ce que tu veux tant que ça concerne un lit et des somnifères, t'as une tête effrayante même pour une sorcière.
Harry et l'humour sont équivalent à l'huile et à l'eau, ils se rencontrent mais ne se mélange pas.(5)
-Pendant que j'y pense Hermione, tu penseras à le remercier pour moi.
Devant mon air semble t-il hébété, il ajoute avant de transplaner:
-Celui qui te fait sourire de cette façon.
Maintenant seule je souris plus amplement touchée par les mots de mon crétin d'ami avant de quitter la zone de transplanage direction le pub relié au réseau des cheminées le plus proche.
o0o0o0o0o
J'ouvre la porte avec un sentiment d'appréhension mêlée de joie, un bel exemple de désordre confus dans ce qui est présentement ma vie. C'est avec cette foule d'émotions contradictoires que j'ai effectué le trajet du hall d'arrivée à mon appartement, ma cheminée n'étant pas, pour des raisons de sécurité raccordées aux réseaux de cheminettes.
Appréhension quant à l'état dans lequel je vais trouver Draco bien que les fleurs sont un exemple assez parlant sur sa santé actuelle. Néanmoins c'est comme une volonté qui refuse de m'écouter et ne cesse de s'inquiéter.
Joie, aussi futile que cela soit, celle de le revoir.
Cependant mon chaos émotionnel ne perdure pas longtemps et c'est avec déception que j'avise le silence qui règne dans l'appartement. Draco n'est pas ici. J'aurais du le sentir il n'y aucune aura, pas la moindre petite particule.
Insatisfaite je laisse échapper un soupir frustré en serrant inconsciemment les fleurs contre moi.
-Moi qui pensais te trouver proche de l'euphorie. Un présent a généralement cet effet sur les gens, et ce ne sont pas des roses.
Ma nuque émet un craquement sonore alors que je tourne sèchement la tête vers la gauche, vers le lieu d'où provient la voix de Draco. Instantanément la bataille émotionnelle entamée tantôt revient plus vive. Joie et appréhension, l'un ne peut décidément pas aller sans l'autre...pas dans mon monde.
-Tu vas bien ?
Cette même phrase nous échappe à tous les deux, ce qui nous fait immanquablement sourire.
Loin de toute l'agitation provoquer par l'attentat et la pression engendrée par le même événement, nos «secondes» retrouvailles me semble curieusement fade moins passionnelle mais paradoxalement plus intense. Ou est-ce les battements de mon cœur?
Avec lenteur je m'approche de lui et d'une caresse à peine appuyée touche sa joue sous son regard surpris et intrigué.
-Que..
-Chut. Je l'interromps d'un murmure me serrant contre lui.
Je veux rêver. Juste un instant. Je ferme les yeux et hume son parfum. Je suis totalement bien maintenant, au creux de ses bras.
-Les fleurs se fanent.
C'est une réplique stupide voir déplacée, ce qui est pire. Pourtant Draco rit. Il rit vraiment et je me surprends à en faire de même.
Prise dans cette euphorie de bien-être je n'ai pas conscience de l'étrange tableau que nous formons tout les deux, alors que la pression nous quitte vivement comme si elle n'avait jamais existé.
-Idiote.
Le ton est taquin, preuve qu'il n'en pense pas un mot.
-J'ai eu tellement peur.
-Je vais bien. Sans aucune égratignure, enfin presque aucunes.
Si c'est une tentative d'humour elle échoue pitoyablement mais je m'abstiens dans faire la remarque sachant qu'il m'est important de jouir de cette accalmie autant quelle puisse durer, car je ne me fais pas d'illusion, elle est éphémère.
Cependant je ne peux empêcher:
-Je suis désolée.
-Pourquoi tu t'excuses Granger?
-De t'avoir frappé.
-Idiote.
Le ton n'est plus aussi amusé que précédemment et je me sens légèrement offusquée. M'apprêtant à rétorquer il me devance néanmoins.
-Je l'ai mérité, je ne dit pas pour autant je cautionne cette réaction et encore moins que je l'ai apprécié mais je comprends. J'en aurais fait de même, c'est inutile de t'excuser. De plus celui qui est le plus en tord ici c'est moi. Je t'ai poussé dans tes derniers retranchements et j'ai volontairement appuyé là ou ça fait mal. Je le regrette, tu es l'unique personne que je souhaite protégée et j'agis de façon tout à fait contraire.
Draco finit sa tirade dans un murmure visiblement peu habitué à admettre ses tords, ce qui me touche d'autant plus.
-Belle séquence émotion.
Nouveaux sourires partagés.
Puis le regard de Draco quitte le mien pour se porter sur les fleurs que je maintiens encore.
-Ce jour là tu m'as aidé.
Je reste silencieuse consciente qu'il est loin d'avoir terminé et curieuse de comprendre ce qu'il a pu vouloir dire.
-Je n'ai oublié aucun détail de notre rencontre dans ce couloir Granger, et pour être honnête je l'ai provoquée. Je t'ai localisé et t'ai rejointe. J'avais besoin de toi, et tu m'as aider.
-Je...Ne comprends pas.
-Tu te rappelles j'ai tout fait pour te mettre en colère et ça a fonctionné. Tu étais et avais toujours été un défouloir, une façon simple et rapide d'évacuer tout ce qui me contrariait, et ce jour là j'avais besoin de me débarrasser de la tension. Sans même en avoir conscience tu étais un soutiens pour moi Hermione et tu l'es toujours.
-Je ne sais vraiment pas ce qui convient de dire.
-Tu es d'un romantique Granger.
-Tu m'en vois désolée mais je ne suis pas la bonne personne pour ce genre de niaiserie sentimentale.
-Le must du bon goût.
J'acquiesce avec véhémence tout sourire.
Notre relation est la plus instable qu'il m'ait été donnée de connaître. Je ne parle pas de la force de notre amour où de quelque chose de semblable. Non, c'est notre capacité à passer par toutes les étapes, que se soit des instants douloureux aux moments d'humour qui me surprend le plus. Nous les franchissons parfois à quelques millièmes de secondes d'intervalles, comme si le précédent n'a jamais eu lieu. Étrange et curieuse sensation.
-Je vais devoir partir.
-Déjà?
Je me déteste pour les accents désespérés que je sens dans ma voix. Je ne pourrais pas paraître plus dépendante.
-J'ai un rapport à faire Hermione et je suis déjà en retard. Je t'ai attendu ici alors que j'aurais du rentrer immédiatement, cette faute pourrais me couter pas mal.
-Je suis donc une faute.
-Hermione...
Son ton est un avertissement et je comprends, je comprends vraiment même si je préférais le contraire.
-D'accord, je ne dirais plus rien. Merci d'avoir été là.
-Ne me remercie pour une chose qui n'a rien d'exceptionnelle. Je te l'ai dit, je te protégerais.
Il rit face à mon rougissement ce qui ne m'aide franchement pas, et qui au contraire accentue ce fait.
-Tu es mignonne. Déclare Draco avant de m'embrasser comme pour couper court à toute réplique.
-Je reviendrais dès que possible.
Il s'éloigne de moi, prêt à utiliser la cheminée quand un détail m'interpelle:
-Ton aura. Je ne l'ai pas sentit.
-Ceci Granger, et la preuve que même sans sortir de l'école des Aurors il n'est pas si difficile de surpasser L'héroine de seconde guerre que tu es. Plus sérieusement l'aura n'est qu'une sorte de résidus magique, je contrôle ma magie, je contrôle mon aura. Rien de plus simple.
-Et concernant cet attentat la raison est aussi simple?
Je ne voulais pas poser cette question. Je ne le voulais vraiment pas mais c'est plus fort que moi. Il me faut une réponse, elle m'est primordiale car je ne comprends pas, et rien n'est pire à mes yeux que l'ignorance.
-Je te pensais sincèrement plus intelligente, c'est une histoire vieille comme le monde.
Je ne relève pas la pique, faussement indifférente quant à son mépris, visiblement il n'a pas apprécié mon interrogation. Je ne lui ferais pas le plaisir de m'incliner.
-Tu utilises des expressions moldus ? Méfies-toi ou je vais finir par croire avoir une bénéfique influence sur toi.
-Très drôle Hermione.
-J'attends toujours une réponse.
-Et tu l'a obtenue.
-Une histoire vieille comme le monde? Ce n'est pas une réponse mais une énigme, tout juste un indice.
-Simple. Mais pour toi je vais t'en donner d'autres. Elle est le nerf de la guerre, ce qui pousse les gens à la violence et à la remise en question, en plus de repousser leur foi.
-Je ne vois pas à quoi tu peux bien faire référence. Et à quoi dois-je cette devinette, un excès de sucreries?
Très évolué, vraiment. Néanmoins il sourit conciliant. Il ne m'en veut finalement pas tant que cela.
-Étais-ce donc là le secret de feu notre directeur?
-Quelle est l'unique chose qui puisse empêcher l'homme de se surpasser ou au contraire à le faire?
Sa façon de parler par énigme est des plus frustrantes je ne comprend vraiment pas où il désire en venir. Comment une chose quelle qu'elle soit pourrait être à la fois un moteur et un frein? Je n'en vois aucune. Draco doit comprendre mon silence car il ajoute amusé:
-Elle t'a pourtant longuement guidé dans tes décisions lors de la guerre.
A cette phrase je comprends.
-La peur.
Mais je n'obtiens aucune réponse. Draco n'es plus là.
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(1)Moralité de la petite histoire je n'écrirais jamais de scénario mis à part peut-être pour Terminator IV (remarque après ça je pourrais pas tomber plus bas).
(2)Je plaide coupable NCIS ma très largement inspirer pour le coup.
(3)Petit moment lyrics.
(4)Petit délire personnel en pensant à la série de livre Dexter dont le premier s'intitule «Ce cher Dexter».
(5)Oh une blague pas drôle (jolie oxymore en soit).
Note: Pour le coup j'ai plus que honte mais j'ai une excellente excuse je me suis lancer dans l'écriture d'histoires originales or mon problème est qu'étant très versatile je ne peu me contenter d'une seule. De ce fait j'en est commencer plusieurs qui pour la plupart non même pas le premier chapitre complet mais je n'arrivais plus à me concentrer sur HP, mais pas de problème j'y suis encore...Ah est y'a aussi le fait que j'ai quelque peu oublier ^^
Rar:
Ih42 == Merci pour ta review et tes compliments, j'en suis très heureuse. Bisous.
Em3y== Merci! Sa me fait super plaisir que cette fic' figure dans ton top 2 ^^ Sinon en ce qui concerne la fin, faut pas s'attendre à ce que sa dégouline de guimauve sa collerai pas trop à l'histoire mais je pense pas faire un bad end où tout le monde meurt. ^^ Bisous.
