Dans le genre, mon agenda est tellement surbooké que j'en arrive presque à oublier de dormir, BONJOUR !
Vraiment désolée de ne pas avoir publiée ce chapitre mercredi, j'avoue que mon cerveau a failli fondre cette semaine !
Mais le chapitre 11 sera posté mercredi quoi qu'il advienne, promis juré ! (en plus il est déjà tout traduit)
En espérant (encore une fois) bénificier de votre clémence, Bonne lecture


Tonks ne put s'empêcher de fredonner alors qu'elle marchait à travers le flot des acheteurs du Chemin de Traverse.

Elle s'était réveillée ce matin là en se rendant compte que Noël avait lieu dans à peine deux semaines, et elle n'avait pas encore commencé ses emplettes. C'était un rituel qu'elle répétait chaque année, elle choisissait un jour pour faire ses achats seule, car elle avait découvert que trouver le cadeau idéal pour quelqu'un mais ne pas pouvoir l'acheter parce que la personne en question était avec elle pouvait être très frustrant.

Cette année, elle avait ajouté quelques noms à sa liste : les Weasley, Harry, Hermione, Sirius et Remus. Elle avait aussi signé pour le père Noël secret au bureau et elle avait tiré le nom de Paul Dunne. Une partie d'elle était convaincue qu'il avait fait quelque chose pour que ce soit elle qui tire son nom, mais elle n'avait aucune preuve.

Il faisait très froid et la neige tourbillonnait dans le ciel gris, mais rien ne semblait déranger Tonks. Elle passait de magasins en magasins, ne se préoccupant guère du poids de ses paquets. Après avoir visiter Pirouette et Badin, où elle avait pris quelques trucs pour les jumeaux, elle s'était arrêté au magasin de papèterie où elle prit les cadeaux pour Hermione et Ginny, puis une belle robe bleue pour sa mère chez Madame Guipure, et un nécessaire pour éclaire-de-feu pour Harry. Sur sa liste il ne lui restait plus qu'à aller chez Fleury & Bott.

« Je vais devoir aller à Pré-au-Lard la semaine prochaine, » murmura t-elle.

Elle les yeux vers la vitrine qui lui faisait face et sourit. Fleury & Bott avaient décoré leur vitrine avec des livres de Noël entourés de lumières scintillantes et de ce qui semblait être un elfe de maison habillé en père noël.

La chaleur de la librairie l'entoura à peine eut elle passé la porte. Il était rempli de clients et on pouvait sentir l'esprit des fêtes de fin d'année. Elle se fit un chemin à travers la clientèle pour se rendre au rayon histoire, endroit idéal pour trouver un cadeau pour son père. De là, elle se rendit dans un petit coin où les livres anciens et usagés étaient conservés. Si la chance était de con côté, elle pourrait trouver un cadeau pour Arthur Weasley ayant pour titre « Comprendre le monde moldu pour les nuls : Électricité : faites vous même votre câblage ».

« Molly va me tuer, » dit elle toute joyeuse en mettant le livre dans on panier.

Elle hésita un moment et regarda la boutique. Tonks avait un grand talent pour trouver les cadeaux parfaits pour sa famille et ses amis. Mais elle ne savait pas quoi offrir à Remus. Cette librairie semblait l'endroit idéal pour trouver un cadeau à cet ancien professeur, mais elle ne savait pas quoi prendre. Elle regarda encore une fois autour d'elle, allant d'allée en allée sans trouver.

La file d'attente était plutôt longue lorsqu'elle la rejoignit, mais personne ne semblait s'en soucier. Les clients n'étaient pas encore de mauvaise humeur ou impatient pour le moment. Une employée de la boutique se trouvait derrière un registre et chantait des chants de Noël, qui étaient repris parfois par quelques clients qui patientaient.

« Bonjour Tonks. »

Elle se retourna et fut surprise de voir Remus debout derrière elle. La pleine lune était passée depuis trois semaines, et il avait meilleur mine et semblait être en meilleure santé. Il venait de se faire couper les cheveux et ses yeux brillaient. Il portait une vieille écharpe usée autour du cou. « Remus, salut, comment vas-tu ? »

« Très bien, merci. Et toi ? »

« Oh, je vais extrêmement bien. J'adore faire les courses de Noël. Tu penses que Arthur va aimer ça ? » demanda t-elle en lui montrant le livre qu'elle avait trouvé.

Il sourit. « Arthur va adoré, mais ça ne va pas être le cas de Molly... »

« Je sais, mais je suppose que tant qu'il se contente de lire et qu'il ne tente rien au terrier, elle ne devrait pas trop m'en vouloir. »

« C'est vrai. Je vois que tu as dévalisé les boutiques. »

Tonks soupesa ses paquets. « Oui, il ne me reste plus grand chose à faire maintenant. Que fais tu ici ? »

« Je cherchais un cadeau pour Harry. » Il baissa la voix et se pencha vers elle. « Sirius et moi voulions lui trouver quelque chose de spécial, quelqu'un chose dont il aura vraiment besoin. »

Tonks baissa les yeux et prit le premier livre de la pile que portait Remus. Il était intitulé : Pratique de la Magie Défensive et son utilisation contre les forces du Mal, Vol 1.

« C'est fantastique, » dit-elle en levant les yeux. « Il va adorer ce sujet. »

« J'espère. »

« Regarde ce que j'ai trouvé pour lui. » Elle reposa le livre sur la pile et posa son panier au sol. Après avoir fouillé dans deux de ses sacs, elle poussa un cri de triomphe et tendit à Remus une boite pour qu'il puisse la voir. « Je l'ai trouvé au magasin de Quidditch, je me suis dit que ça pourrait lui plaire. »

Remus prit la boite et l'étudia. « Il va l'adorer. »

« Au suivant. »

« Tonks ramassa rapidement ses affaires et se dirigea vers le comptoir, en trébuchant sur son panier, faisant tomber ses sacs. « Mince. » gémit-elle.

Avec un sourire, Remus l'aida et posa le panier sur le comptoir pour elle.

« Merci, » dit-elle gênée.

« Pas de problème. » Il regardait ses achats pendant qu'elle cherchait l'argent dans son portefeuille. Ça lui faisait peur de voir combien elle lui manquait. Le jour précédant sa transformation et le jour suivant sa transformation, il n'avait pas eu la force de faire autre chose que de rester au lit, à penser à elle. Que faisait-elle ? Où était-elle ? Depuis qu'elle avait quitté le Square Grimmauld, il ne la voyait que pendant les réunions de l'Ordre et ça ne lui suffisait pas.

« Au suivant. »

Sortant de sa rêverie, Remus avancé vers le comptoir et posa les livres.

« Où vas-tu maintenant ? » demanda Tonks pendant que la sorcière derrière le comptoir s'occupait de sa commande.

« J'allais rentrer chez moi. »

« Je me sens d'humeur pour une crème glacée, tu te joins à moi ? Je t'invite. »

Il la regarda, une expression d'incrédulité absolue sur le visage. « Il fait froid dehors. »

« Nous n'allons pas manger notre glace à l'extérieur, mais dans un salon. »

« Je ne sais pas, Tonks. » Il prit son sac et remercia la sorcière. « Je dois rentrer. »

« Oh ne sois pas si rabat-joie. Allez, c'est moi qui invite et on enverra quelque chose à la maison pour mon cousin. »

« Il haussa les épaules. « OK, pourquoi pas ? Mais c'est moi qui paie. »

« Ce n'est pas nécessaire. »

« Je sais, mais ça ne m'arrive pas tous les jours de pouvoir partager une glace avec une jolie sorcière, permets moi d'en profiter. »

Tonks sourit gentiment, heureuse de la tournure que prenait la situation. « Eh bien, puis que tu me le présentes comme ça, comment pourrais-je résister ? »

Ils passèrent ensembles deux heures très agréables, appréciant leurs coupes menthe poivrée, et en visitant la Ménagerie Magique. Remus porta les sacs de Tonks et la regarda jouer et caresser les chats de la Ménagerie.

« C'était amusant, Remus, et merci pour mon sundae, » dit-elle dans un soupire alors qu'ils arrivaient devant le Chaudron Baveur.

« C'était un plaisir, Tonks. »

Elle le regarda et vit qu'il était sincère. Et elle n'était pas tout à fait prête à le quitter pour l'instant. Une boule se forma dans sa gorge alors qu'elle hésitait à lui poser une question.

« Remus. »

« Oui ? »

« Euh, je, euh, je ne sais pas si tu es au courant, mais le Ministère organise une petite fête chaque année pour Noël, et je me demandais, si, euh, si tu voulais, euh, si tu voulais venir avec moi ? » Il vit le visage de l'auror devenir écarlate alors qu'elle fixait une tâche sur son épaule.

« Je le ferai avec plaisir Tonks, vraiment, mais je ne pense pas que ce soit une bonne idée. »

Ce n'était pas vraiment la réponse à laquelle elle s'attendait. Son front se plissa de confusion. « Pourquoi pas ? »

« Parce que beaucoup de monde au Ministère savent ce que je suis, et, avec toute la réglementation contre les loups-garous, je ne serai pas le bienvenu. »

Elle sentit la colère et la frustration bouillirent en elle. « Eh bien, je n'irai pas non plus ! Je ne veux pas être associée à une telle étroitesse d'esprit... »

« Tonks », dit-il doucement en posant une main sur l'épaule de la jeune femme. « Tu devrais y aller. C'est pourquoi je garde ce genre de choses pour moi, je ne veux pas mêler d'autres personnes à tout ça. »

Son explication ne lui avait pas fait changé de point de vue et elle sentit son cœur se serré. « Ne pas aller à une fête du Ministère, c'est pas la fin du monde. Tu as tellement à offrir. »

Mais à l'aise avec la tournure que prenait cette conversation, il se secoua la tête et laissa tomber sa main. « Ça a été une journée amusante Tonks, ne la fais pas se terminer sur une mauvaise note. »

Elle hocha la tête lentement et colla un sourire sur son visage. « Tu as raison, oublie ce que j'ai dit. »

« Tu compte bientôt venir nous rendre visite ? »

« Est-ce une invitation à dîner ? »

« Oui. »

« Dimanche soir ? »

Il sourit en hochant la tête. « Ça me semble parfait. On se voit dimanche. »

« Au revoir, Remus. »

« Au revoir, Tonks. »

Elle le regarda se frayer un chemin à travers le Chaudron Baveur et disparaître. Resserrant son écharpe autour d'elle, une idée lui vint et elle sut qu'il n'y avait qu'une seule personne qui pourrait l'aider à trouver un cadeau de noël pour Remus.

Après avoir déposé ses sacs chez elle, Tonks apparut au Terrier et frappa à la porte.

Il y eut un bruit de pas sur le plancher, suivi d'un rideau tiré qui laissa apparaître le visage de Molly.

« Tonks ! Que fais-tu ici ? » demanda t-elle en ouvrant la porte. « Tout va bien ? »

« Oui, Molly. J'espère que je ne viens pas à un mauvais moment. »

« Bien sûr que non, ma chérie, entre, entre, il gèle dehors. Qu'est ce qui t'amène ? »

Tonks la suivit dans le hall, enleva son écharpe et ses gants. Elle se sentit soudain ridicule d'être venue ici sur un coup de tête. « Je suis vraiment désolée d'arriver à l'improviste. J'ai agi avant de réfléchir. »

« Oh, ne pense pas ça. Avec Arthur et Bill au travail, les enfants à l'école, je suis très heureuse d'avoir un peu de compagnie. Allez, viens avec moi dans la cuisine, je suis en train de faire cuire des biscuits pendant que je finis un pull pour Ronald. Assieds toi, tu veux du thé ? »

Tonks s'écroula sur un banc autour de la table. Dans le coin de la cheminée, se trouvait un fauteuil à bascule avec à côté un gros panier plein de laine, au-dessus planait deux aiguilles à tricoter qui travaillaient rapidement sur un gros pull marron. Des odeurs merveilleuses emplissaient la cuisine alors que Molly sortait une plaque de gâteau du four pour la remplacée par une tarte.

« Maintenant, ma chérie, que puis-je faire pour toi ? » demanda Molly, en mettant de l'eau à bouillir.

« Je sais que tu es très occupée, mais je voudrais te demander une faveur. »

« Bien sûr, qu'est ce que c'est ? »

« Pourrais-tu, euh, pourrais-tu m'apprendre à tricoter ? »

« Bien sûr, aucun problème. Va dans le salon, il y a une armoire près de la fenêtre où se trouve ma laine, va chercher la couleur que tu veux. Qu'est ce que tu veux faire ? »

« Une écharpe. »

« Une pelote devrait suffire. Vas choisir la couleur. »

Tonks obéit, et elle fut étonnée de voir tout ce que pouvait faire Molly sans pour autant laisser passer une maille. Dans le petit placard, Tonks trouva plusieurs pelotes de laine de toutes les couleurs possibles et imaginables. En fouillant au fond, elle trouva une teinte d'un bleu profond qui retint son attention. Quand elle revint dans la cuisine, Molly était à nouveau assise dans le fauteuil à bascule.

« Tu as trouvé ce que tu cherchais ? »

« Oui, Molly, c'est une jolie couleur, » déclara Tonks en tenant une pelote de laine.

« C'est une belle couleur. J'ai fait un pull à Arthur l'année dernière avec celle laine, il est solide et doux. Prends une chaise. Et pour qui est celle écharpe ? »

Elle sentit ses joues devenir rouges, Tonks tira une chaise. « Euh, Remus. »

Molly hocha la tête en connaissance de cause, mais ne dit mot alors qu'elle tirait une paire d'aiguilles et un livre de son sac. « Nous allons commencer par une configuration facile, une fois que tu seras à l'aise avec ça, nous pourrons travailler sur des modèles plus compliqués. Toutefois, je ne pourrais t'aider pour les difficiles qu'après les fêtes de Noël, quand j'aurai plus de temps. »

« J'apprécie vraiment ton aide, » déclara Tonks. « Je suppose que c'est assez grossier de venir ici sans prévenir. On peut faire ça une autre fois, si tu veux. »

« Ne sois pas stupide, j'adore ta compagnie. Notre porte t'est toujours ouverte et moi j'aime avoir l'esprit occupé, pour ne pas que je m'inquiète. »

Tonks écouta patiemment Molly lui expliquer comment démarrer et changer de ligne en fermant son rang. Après plusieurs faux départs, Tonks put finir un rang. Elle remarqua que les yeux de Molly faisaient de fréquents allés-retours vers l'horloge qui lui permettait de savoir ce que faisaient les membres de sa famille. Ça semblait être un réflexe naturelle pour elle car elle ne ratait ni une maille ni une bribe de leur conversation.

Après une demie-heure, Molly se leva pour vérifier la tarte dans le four alors que Tonks continuait de travailler sur l'écharpe.

« Qu'est ce qui t'a donné envie de faire une écharpe pour Remus ? » demanda Molly à la légère.

« Je l'ai vu aujourd'hui et je n'ai pas pu m'empêcher qu'il lui en fallait une nouvelle. »

« Pourquoi ne pas tout simplement lui en acheter une ? »

Tonks arrêta de tricoter et pensa à la question. « Je crois... je crois que je voulais faire quelque chose pour lui. »

« Remus est un homme bon. Il était le meilleur professeur de Défense contre les Forces du Mal qu'il n'y aie jamais eu à Poudlard. Oh, comme je voudrais qu'il aie pu rester. »

« Penses tu que les loups-garous seront un jour considérés comme nos égaux ? »

« Molly soupira alors qu'elle sortait la tarte du four pour la faire refroidir. « J'en doute. Et c'est une honte que quelqu'un comme Remus ne puisse pas trouver d'emploi ou ne puisse pas avoir une vie normale. Mais il est presque impossible de changer la manière de penser de la société. »

« C'est tellement frustrant. Tu comprends ce que je veux dire ? Je lui ai demandé de m'accompagner à la fête de Noël du Ministère, mais il m'a dit qu'il ne pouvait parce que les gens comme lui ne sont pas les bienvenues. N'est ce pas injuste ? »

« Tu lui as demandé de t'accompagner à la fête du Ministère ? » demanda Molly surprise.

Les mains de Tonks ne bougèrent plus, elle en avait dit plus qu'elle ne l'avait prévu. « Euh, oui, je l'ai fait. »

Molly se rassit dans son fauteuil à bascule. « Je ne savais pas que Remus et toi vous fréquentiez. »

« Nous ne sommes pas ensemble. Il n'arrête pas de dire qu'il est trop vieux, pauvre et dangereux. Et c'est tellement frustrant, Molly, je ne sais plus quoi faire. » dit Tonks en posant ses aiguilles sur ses genoux alors que ses lèvres tremblaient. « Je me fiche de son âge ou de son argent, ça n'a aucune importance. Mais il ne veut rien entendre. »

« Tu l'aime ? » demanda calmement Molly.

« Oui, je l'aime vraiment. Il est intelligent et gentil, il ne se moque jamais de ma maladresse, il m'a toujours traité comme son égale. Il est facile de parler avec lui et on passe toujours de bons moments quand on est tous les deux. Sans oublier qu'il m'attire beaucoup. Remus a les yeux les plus magnifiques au monde et le sourire le plus doux. »

Souriant doucement, Molly posa une main sur Tonks. « Que ressent-il pour toi ? »

« Je ne sais pas. »

« Si, tu sais. »

« Il... il prend soin de moi, tout du moins c'est ce que je pense, mais il ne veut pas l'assumer. Il a dit que je ne devais pas me contenter de lui. Mais je le veux lui, et je sais que ce serait merveilleux. Il pourrait être tout ce que j'ai toujours voulu, mais il est tellement entêté là-dessus. Pourquoi est-ce que je ne parviens pas à lui faire comprendre que je me fiche de son âge ou de sa lycanthropie ? »

« Tu lui as dit ce que tu ressentais ? »

« Oui. »

« Tu lui as dit que tu l'aimes ? »

Tonks baissa les yeux et secoua la tête. « Je ne peux pas lui dire ça. Il n'accepte pas mon amour. »

« Je connais Remus depuis de nombreuses années, c'est un homme bon, mais il a ses propres défauts. Il a été rejeté par la société depuis si longtemps, qu'il a besoin que tu lui répète qu'il n'a pas à être seul. Mais il te faudra être patiente et lui donner du temps. J'ai vu le regard qu'il pose sur toi. Il y a des fois où je me dis lors des réunions que vous passez plus de temps tous les deux à vous regarder qu'à écouter ce qui se dit. »

Tonks leva les yeux. « Nous ne le faisons pas ! Je prends mon travail pour l'Ordre extrêmement au sérieux. »

Molly sourit. « Je sais, ma chérie. Mais il faut que tu comprennes qu'il ne s'ouvre pas facilement, et qu'il te faut alors deviner ce qu'il peut ressentir, ce qui n'en est que plus difficile. »

Tonks se mordit la lèvre inférieure, pensant aux conseils que lui donnait Molly.

« Oh Bill est sur le chemin du retour, » dit Molly en regardant sa montre. « Heureusement, Arthur sera bientôt là aussi. Tu restes dîner avec nous ? »

« Oh, merci Molly, mais non, j'ai assez abusé de ton temps. » dit Tonks en se levant, tenant contre elle ce qu'elle avait réussi à tricoter.

« Tiens, prends ce livre avec toi, et si tu as des questions, n'hésite pas à demander. »

« Merci pour tout. »

Molly sourit et la serra fort dans ses bras. « Quand tu veux ma chérie. Tu es toujours la bienvenue ici et de nos jours, on a besoin de nos amis plus près de nous. »

« Tu as raison, merci. »

Molly ignora ses protestations et emballé dans un sac un peu de nourriture, des biscuits et quelques collections qu'elle donna à Tonks. Les bras chargés de son tricot et de nourriture, Tonks apparut chez elle.

Presque une semaine plus tard, Tonks était assise dans son appartement, un grand feu crépitait dans la cheminée, écoutant de la musique. Le vent avait soufflé dans la journée, mais il ne neigeait pas. Ça avait été une longue journée de travail pour elle, trois planques à suivre de Mange morts à travers tout Londres qui n'avaient rien donné. Elle était en service le lendemain soir pour l'Ordre, alors elle tenait à profiter de son peu de temps libre.

Après un long bain chaud, elle s'installa sur son canapé avec une tasse de chocolat chaud et son tricot. Elle avait passé tous ces moments libre à y travailler. A tout juste une semaine de Noël, elle était déterminée à terminer cette écharpe. Tricoter était plus difficile qu'elle ne l'avait cru et elle envisageait même d'utiliser la magie, mais elle était décidée. Elle voulait que lorsque Remus ouvre son cadeau, il voie qu'elle s'était donnée du mal pour lui. L'écharpe était un peu inégale, mais elle pensait que ça lui donnait du caractère. Elle voulait qu'il pense à elle à chaque fois qu'il la mettrait.

Elle sentit ses yeux commencés à se fermer, alors elle posa son tricot à côté d'elle. L'une des suggestions de Molly était ne pas tricoter quand elle était fatiguée, pour ainsi éviter des erreurs stupides. Jetant un regard sur l'horloge qui se trouvait sur sa cheminée, Tonks vit qu'il était minuit passé. Elle se leva, s'étira, et emmena sa tasse dans la cuisine, coupant la radio sur son passage.

Après avoir nettoyer sa tasser et l'avoir mise à sécher sur l'égouttoir, Tonks allait en direction de sa chambre quand elle entendit un pop dans sa cheminée et une grosse voix crier.

« Tonks ! Viens ici ! »

Elle se précipita ans le salon et vit la tête de Fol-Œil flottée dans sa cheminée. Elle se mit à genou devant sa cheminée, le souffle court. « Fol-Œil, que fais-tu ici ? Tout va bien. »

« Non,tout ne va pas bien. Il y a eu un accident. Arthur Weasley était de service ce soir pour l'Ordre et il a été attaqué par un serpent géant. »

« Qu'est ce qui a bien pu se passer ? »

« Je ne sais pas encore. Apparemment, Potter a vu quelque chose ans un rêve et l'a dit à Dumbledore. Potter et les enfants Weasley sont envoyés chez Sirius. »

« Je dois y aller. »

« Non, Dumbledore veut que tu reste chez toi pour l'instant. Nous n'avons pas encore tous les détails, on servira probablement d'escorte demain. »

« Qu'est ce que je peux faire ? »

« Rester chez toi et faire ce qu'on te dit. » Fol-Œil disparut.

« Tonks se rassit face au feu, ne se sentant plus fatigués. Elle détestait se sentir inutile et impuissante. Son cœur se serra en pensant à Molly et aux enfants, et à ce qu'ils devaient traversés. Et, comme elle le faisait souvent, elle pensa à Remus. Elle aurait voulu aller le voir, elle ne voulait pas être seule, il était toujours la première personne à laquelle elle pensait quand elle voulait de la compagnie.

Souhaitant rester près de la cheminée, Tonks se recroquevilla sur un fauteuil avec une couette que sa grand-mère paternelle lui avait faite quand elle était enfant.

« Tonks ! »

Elle sursauta au son de la voix de Fol-Œil. La lumière du soleil entrait pas la fenêtre alors qu'elle se redressait. La tête de Fol-Œil flottait encore une fois dans la cheminée.

« Lève toi, fillette, nous avons du travail devant nous. »

« Arthur ? »

« Il va bien. Il est à Sainte Mangouste maintenant, et ils disent qu'il va s'en remettre. Les enfants veulent le voir et Dumbledore veut qu'on les escorte cette après-midi, après le déjeuner. »

« Je vais tout de suite chez Sirius ? »

« Non, on les y retrouvera à 1h00 précise. »

Elle hocha la tête. « On se voit tout alors. »

Tonks admirait la famille Weasley. La façon dont ils s'étaient réunis, quelle que soit la distance qui les séparaient. La manière dont Arthur gardait le moral après avoir frôlé la mort de près, comment Molly gardait son sang froid et s'occupait de ses enfants, la manière dont ces derniers se regardaient. D'une certaine manière, ils passaient tout de même un joyeux noël.

Sirius était lui heureux. Toute la maison avait été décorée et il chantait souvent, bien que mal, des chants de Noël à travers toute la maison. Elle avait aidé un peu à la décoration de la maison. Elle avait refusé l'invitation de Molly à dîner pour Noël, lui expliquant qu'elle avait déjà dit à sa mère qu'elle rentrerait pour les vacances. Avant son départ, elle déposa ses cadeaux au pieds de l'arbre de Noël chez Sirius qui se trouvait devant l'arbre généalogique des Black. Ses mains tremblèrent un peu quand elle posa le cadeau de Remus sous l'arbre. Elle l'avait terminée la veille et elle était nerveuse en pensant à la réaction de Remus. Son écharpe était loin d'être parfaite, mais elle était fière d'elle.

Elle alla rejoindre les autres pour leur souhaiter un joyeux noël, et se désola de manquer Remus. Il était de service pour l'Ordre et ne le verrait pas avant les fêtes.

« J'aimerai que tu puisses rester », dit Sirius alors qu'il l'accompagnait vers la porte.

« Je sais, mais j'ai déjà dit à maman que je serai là ce soir pour pouvoir fêter Noël avec eux. »

« Eh bien, passe un joyeux noël, » dit-il en l'étreignant. « Rendez vous dans quelques jours. »

« Toi aussi. Et dit à Remus... » elle ne sut plus quoi dire.

« Je sais. Joyeux noël. »

Il était tard, longtemps après que Tonks soit partie, lorsque Remus franchit la porte d'entrée du 12 Square Grimmauld. Il était épuisé, mais ne pouvait s'empêcher de sourire en voyant les décorations dans la maison.

Il était calme et pensa être le seul éveillé jusqu'au moment où il passa devant la porte du salon, voyant quelqu'un assis devant l'arbre. « Salut, mon pote, comme ça va ? »

Sirius leva les yeux vers lui et sourit. « Ça va bien. Je ne peux pas te dire quand était la dernière fois que j'ai regardé un sapin avec autant d'intérêt, ou le dernier noël que j'ai aimé. »

Remus le rejoignit sur le canapé et regardaient les fées qui virevoltaient autour de l'arbre. « Heureux d'avoir une maison pleine ? »

« Tu n'as pas idée. »

« Des nouvelles d'Arthur. »

« Il va bien. Molly va lui rendre visite à nouveau demain. »

« Je pense que Fol-Œil et moi l'accompagneront. Comment va Harry ? »

Sirius se frotta le cou. « Il semble aller mieux. Pendant un temps, il s'était retranché par rapport aux autres, mais il semble aller mieux maintenant. »

« Est-ce que, euh, Tonks est partie ? »

Sirius sourit. « Oui, elle est rentrée chez ses parents. Elle devait être de retour après-demain. »

« Oh, bien. »

« Tu lui as manqué aujourd'hui. »

Remus ne dit rien.

« Je pense qu'il y a un cadeau pour toi de sa part sous le sapin. »

« Elle n'avait pas besoin de me laisser quelque chose. »

« Pourquoi est-ce que tu ne l'ouvre pas ? »

« Ce n'est pas encore noël. »

Comme un fait exprès, l'horloge se mit à sonner minuit.

Sirius rit. « Ouvre le. C'est la boîte enveloppée de papier vert. »

« Je ne lui ai pas encore donné son cadeau. »

« Qu'est ce que tu lui as offert ? »

Remus leva un sourcil. « En quoi ça te regarde ? »

« Allez, ouvre le. »

« Pourquoi veux tu autant que je l'ouvre ? »

« Parce que si tu ouvre un cadeau, alors je peux en ouvrir un. »

Remus rit. « Il ne s'agit donc en aucun cas d'un acte désintéressé ? »

« Est-ce que tu connais quelqu'un de moins altruiste que moi ? »

La curiosité eut raison de Remus et il se mit à genou devant le sapin. « Bon, tu peux aussi ouvrir ton cadeau. »

Sirius arracha le papier et ouvrit la boîte. « Ça fait trop longtemps que je n'ai pas ouvert de cadeau, Oh, regarde ça ! Quand a-t-elle pris cette photo ? » À l'intérieur d'un cadre sculpté se trouvait une photo prise pendant l'été. Harry et Sirius étaient assis face à face, jouant au échecs, Harry étudiait l'échiquier alors que Sirius essayait de par tous les moyens de l'empêcher de se concentrer.

« C'est adorable, » a commenté Remus.

« Allez, ouvre le tien. »

Remus défit délicatement le papier cadeau, et trouva l'écharpe de toute évidence faite main. Elle était très inégales et certains points n'étaient pas très bien faits. Il l'adorait. »

« Molly m'a dit que Tonks lui avait demander de lui apprendre à tricoter il y a quelques semaines. Elle a tout fait à la main et sans magie. » expliqua calmement Sirius.

Soudain le cadeau qu'il lui avait pris lui sembla insuffisant à côté de cette écharpe. Il l'avait pris à Pré-au-Lard, mais c'était insignifiant à côté du mal qu'elle s'était donnée pour lui.

« Ça va, Lunard ? »

« Quoi ? Oh, oui, elle est sympa cette écharpe, n'est ce pas ? »

Sirius lui sourit. « Oui, elle l'est. »

« Je vais aller dormir, demain j'ai un rendez vous de dans la matinée. »

« Bonne nuit. Joyeux noël. »

« Joyeux noël. » Remus emmena son cadeau avec lui à l'étage.

Assis à son bureau, il fixait le cadeau qu'il avait acheté pour Tonks, une petite figurine d'une nymphe des bois. C'était un cadeau d'ami, mais maintenant il ne semble plus approprié.

Il était minuit passé, c'était le matin de noël, et il était à court d'argent. Que pouvait-il bien lui offrir en retour ? Il regarda ses pauvres possessions qui se trouvaient dans sa chambre, et ses yeux s'arrêtèrent sur sa commande. Pourrait-il lui donner ça ? Ne serait-ce pas un message contradictoire ?

Il traversa sa chambre et ouvrit le tiroir du haut, y prenant un petit coffret à bijou ancien. À l'intérieur se trouvait la dernière chose qui lui restait de sa mère. Avec les années, il avait été obligé de vendre plusieurs biens de ses parents, ne serait-ce que pour joindre les deux bouts, mais il avait gardé cette broche, sans savoir vraiment pourquoi il ne pouvait pas la vendre. Maintenant, il ne pouvait penser la donner à personne d'autre si ce n'est à Nymphadora Tonks.

A suivre...

Alors que pensez vous de ce chapitre ???
À mercredi pour la suite !

Dinou