Salut tout le monde ! L'été est là et j'ai à présent un peu plus de temps pour écrire. J'espère donc pouvoir augmenter ma cadence.

Merci pour vos commentaires et votre support.

Bonne lecture !

Les personnages ne m'appartiennent pas, ils ont été crées par A. Marlowe. Je ne fais que les lui emprunter.

-Il a essayé de sonder mon esprit ! Fit Castle dans une exclamation étouffée en se penchant vers la jeune femme.

-C'est un psychiatre, c'est son boulot.

-Je n'ai pas une araignée au plafond moi !

-Ça c'est vous qui le dites...

Rick, faussement outré, allait lui servir une de ses répliques mais le portable de la Détective s'anima.

-Beckett.

L'expert s'arrêta, tout comme Castle. Les deux hommes tentaient -l'un sans s'en cacher, l'autre ayant la politesse de faire semblant de ne pas être intéressé- de discerner ce qu'une voix grave, probablement masculine, annonçait à Beckett. La surprise se dessina soudain dans les traits fins et bien dessinées de la policière et c'en fut trop pour l'écrivain. Il approcha une oreille du portable de Kate mais il était trop tard, elle s'apprêtait à raccrocher.

-Alors ? Fit Castle, impatient.

PAR PROCURATION

DIX

-Notre homme est de la maison.

-Qui, le clochard ?

-Non, Castle, la victime.

-Mais vous aviez déjà son identité, non ? J'ai vu Esposito tenir un portefeuille.

-Oui, nous avions son portefeuille avec son permis de conduire au nom de Jeremy Caldwell, mais pas sa plaque. Du moins, il ne la portait pas sur lui.

Castle resta pensif un instant. Quelque chose le chiffonnait.

-Lieutenant...

La jeune femme avait complètement oublié l'expert. C'était étonnant de voir à quel point les autres personnes disparaissaient lorsqu'elle était en présence de l'écrivain, même ici, dans ce long couloir exigu menant aux cellules. Elle se mit alors en mouvement, passant devant les deux hommes, sans laisser à l'expert le temps de lui faire un quelconque reproche. Un agent en uniforme se tenait à l'entrée de la zone réservée aux prévenus. Il tenait un magazine dédié à l'automobile qu'il s'empressa de poser lorsqu'il les aperçut.

-Bonsoir Lieutenant, dit-il avec ce que Castle identifia comme de la déférence.

-Bonsoir Jimmy, le Docteur Holloway voudrait voir notre dernière recrue.

-Bonne chance pour le faire parler. D'habitude ils ne font que se plaindre, jurer ou pleurnicher. Celui-ci n'a pas lâché un mot depuis qu'il est arrivé.

L'agent les conduisit jusque devant sa cellule et repartit. Holloway adressa un rapide coup d'œil à Kate comme pour lui demander la permission de parler au prisonnier. Beckett hocha brièvement la tête et le Docteur fit un pas de plus, se plaçant ainsi au premier plan et signifiant à l'homme assis dans un coin de la cellule que son interlocuteur n'était nul autre que lui. Holloway ne dit rien, se contenta d'observer celui qui avait tenté de tuer Beckett ou son collègue et qui vraisemblablement avait commencé sa salle besogne avec Jeremy Caldwell. Le prévenu ne faisait pas le moindre mouvement, et bien qu'aucun son ne sorte de sa bouche, son corps criait le repli sur soi-même. Ses bras entouraient des jambes fines vêtues d'un pantalon jadis vert kaki et qui désormais virait au marron. Sa tête était levée, des yeux absents fixaient le plafond. Il portait un gros pull de maille qui cachait une corpulence malingre et des rangers usées dont la languette pendait laissant entrevoir des chaussettes épaisses d'un rose pétard, totalement incongru dans le coin de ténèbres qu'il avait choisi. Une minute passa, puis deux. Sa bouche restait obstinément close tout comme celle du Docteur. Lorsque la voix d'Holloway se leva, claire et puissante, Castle ne put s'empêcher de sursauter.

-Comment vous appelez-vous ?

Seul le silence lui répondit.

-Pourquoi avez-vous tué Jeremy Caldwell ?

Rien. C'était un monologue. Et apparemment, l'homme dans la cellule pensait que les questions étaient rhétoriques.

-Saviez-vous qu'il était policier ? Holloway laissa quelques secondes passer puis enchaîna : Pourquoi avoir voulu tuer cette jeune femme ?

L'homme fit que non, avec véhémence, sans pour autant quitter le plafond des yeux.

-Vous ne vouliez pas la tuer, elle... c'est son coéquipier que vous vouliez abattre ?

Il commença à se balancer, son dos cognait le mur derrière lui sans qu'il semble s'en soucier.

-Pourquoi vouloir tuer son coéquipier ? Parce que c'est un policier, comme Jeremy Caldwell ?

Il continuait de se balancer, la rapidité augmentant progressivement. Le Docteur Holloway se dit que s'il y avait un moment où il pourrait le faire parler, c'était maintenant.

-Vous en avez eu un mais vous avez échoué pour l'autre.

L'homme s'arrêta soudain et lança un regard plein de rancœur à Castle. Celui-ci déglutir péniblement et se rapprocha encore un peu plus de Beckett. Fou ou pas, il avait réussi à faire le lien de cause à effet qui l'avait conduit ici.

-Il n'est pas policier, souligna le Docteur.

Soudain, toute l'attention qu'il avait porté à Castle sembla s'évanouir et son regard se perdit de nouveau dans la contemplation du faux plafond.

-Comment vous appelez-vous ? Demanda une fois de plus Holloway.

L'homme se leva, agile, puis se retourna et s'assit, face au mur, leur donnant le dos. La conversation était de toute évidence close.

Holloway comprit alors qu'il n'en tirerait plus rien et commença à rebrousser chemin sans lâcher un mot. Le silence retomba. L'estomac de l'écrivain choisit cet instant pour se plaindre et il sembla soudain regagner la notion du temps. Un coup d'œil rapide à sa montre lui apprit que l'heure du dîner était largement passée.

-Il est tard, vous devriez rentrer, fit Beckett.

Dans les ombres, l'homme bougea.

-Il n'est pas tard, répliqua Castle. Pas assez tard en tout cas pour que j'en oublie votre promesse. De plus, vous n'avez pas dîné. Tout comme moi.

-L'heure... Fit soudain l'homme qui tournait un regard désemparé vers Castle.

-Plaît-il ? S'enquit l'écrivain qui ne comprenait pas.

-Quelle heure il est ? Finit par compléter le vagabond.

Castle leva de nouveau son poignet dans un de ces mouvements illogiques mais systématiques que l'on a face à une question redondante.

-Vingt heures tr...

Un hurlement animal retentit dans la zone des cellules. C'était un son inhumain, déchirant. Leur prévenu s'était levé et en courant se jetait avec la force du désespoir contre les barreaux, se fracassait dessus avec violence, se cognant si fort qu'avant que le docteur Holloway ne revienne sur ses pas, l'homme pissait le sang par le nez et sa lèvre s'était fendue en deux. Le Psychiatre, habitué aux accès de toute sorte, portait le nécessaire dans son sac. Castle ne fut pas de trop pour les aider à maîtriser l'individu dont la crise avait décuplé la force. Holloway enfonça l'aiguille dans le bras -qui en avait déjà vu d'autres- du SDF et le sédatif eut un effet quasiment immédiat. Avant qu'il ne tombe dans les abîmes chimiques qu'on lui offrait, l'homme bafouilla quelques mots, la plupart inintelligibles.

-Faut que j'y aille. Pas ici... pas ici la voix. Veut plus m'parler, fit-il dans un dernier éclair de lucidité, essayant en vain de se lever.

-10-

Un meurtre est un acte diabolique, absolument répréhensible, déviant. Pour un policier, on devait rendre justice en hommage à la victime et en consolation de ses proches. Lorsqu'en plus la victime faisait partie de la maison, l'affaire se teintait d'une nuance toute personnelle. C'est pour cela que le capitaine du douzième considéra que la soirée en famille prenait fin dès que le Lieutenant Beckett l'eut appelé pour annoncer la mort de Caldwell. À pas rapides, il franchit le Hall où Glen et Jenkins étaient étonnamment silencieux, chacun le nez fourré dans un livre. Ils levèrent la tête et le Capitaine Roy Mongomery les salua brièvement. L'ascenseur le mena jusqu'à l'étage qu'il avait quitté moins de trois heures plus tôt. Quand les portes s'ouvrirent, il aperçut dans la salle de repos un homme qui passait un coup de fil. Pas très grand et d'apparence austère, il lui était vaguement familier puis il comprit qu'il s'agissait de l'expert d'État qu'on leur avait envoyé. Le bureau de Beckett était désert. Mongomery n'eut pas le temps de se demander où se trouvait la jeune femme qu'elle apparut, flanquée d'un type qu'il ne connaissait pas. Sa subordonnée était en pleine discussion avec lui et ne s'était pas aperçue de sa présence. Il dut l'apostropher pour qu'elle détourne toute son attention de l'étranger.

-Lieutenant ! S'exclama-t-il.

Pour rejoindre le Capitaine, Kate dépassa Castle en le frôlant. L'écrivain resta interdit pendant quelques secondes puis finit par la suivre.

-Avez-vous d'autres informations concernant notre victime? Lui demanda Montgomery qui n'y allait jamais par quatre chemins.

-Rien qui puisse nous faire comprendre pourquoi a-t-il été pris pour cible. Son épouse est en chemin.

Castle écoutait leur interaction avec voracité, s'empreignant du pragmatisme du Capitaine et de l'efficacité dont faisait preuve Beckett. Pas de suppositions, pas de fioritures, droit au but.

-Et à propos du salaud qui a failli vous descendre ?

Beckett et Castle tournèrent le regard vers la forme du Docteur qui se découpait dans la lumière des néons de la salle de repos. Il continuait de parler au téléphone.

-Le Docteur Holloway a dû lui administrer un sédatif. Il n'avait pas lâché un mot lorsque le psy a essayé d'établir un contact et tout à coup il a eu une réaction bizarre.

-Bizarre ? Intervint Castle incrédule. Vous voulez dire démente. Il s'est jeté contre les barreaux comme s'il pouvait les briser !

-Et vous êtes ?

-Castle, Richard Castle, fit l'écrivain en donnant sa main à serrer.

-L'écrivain ?

-Lui-même, fit Rick avec un large sourire. C'était toujours un plaisir quand on le reconnaissait. Que cela soit un haut gradé de la police ajoutait encore à son contentement.

-Qu'est-ce qui vous amène chez nous, Monsieur Castle ?

-Je suis un témoin.

-Vraiment ?

-Oui. J'ajouterai que j'ai sauvé la vie de Beckett par la même occasion.

Incrédule, Montgomery se tourna vers la jeune femme qui acquiesça. Castle ne se défaisait plus de son sourire, orgueilleux d'avoir eu un rôle déterminant.

-Vous ne m'aviez pas dit que votre ange gardien était un des auteurs de polars les plus populaires, fit Montgomery à l'adresse de Kate avec un sourire.

Elle ne répondit pas à son supérieur. Au lieu de cela, elle jeta un coup d'œil à Castle craignant qu'il n'implose si on continuait à flatter son ego. Il se tenait droit comme un i, les mains dans les poches et le torse bombé sans se départir un seul instant de son sourire. La jeune femme ne put s'empêcher de rouler des yeux.

-Je ne peux que vous remercier pour votre geste, continua-t-il pour l'écrivain. Le visage de Montgomery s'éclaira d'une gratitude sincère et Castle n'eut aucun mal à comprendre qu'un lien bien plus fort que celui qu'unit un supérieur à sa subordonnée s'était tissé entre Kate et l'homme qu'il avait en face. Son comportement était à la fois paternaliste et professionnel. Rick se demanda comment parvenait-il à garder l'équilibre entre ces deux facettes. Avec un peu de chance, il pourrait naviguer assez longtemps dans cette nouvelle sphère pour comprendre les mécanismes qui unissaient les membres du douzième. Soudain, l'idée de jouer de l'influence dont il jouissait auprès du Maire l'effleura. Il suffirait qu'il le demande à son ami et Montgomery n'aurait d'autre choix que de le laisser suivre Kate. Qui sait, peut-être serait-il emballé par la bonne image qu'il pourrait véhiculer de la Police new-yorkaise, loin des bouffeurs de Donuts compulsifs ou des super-flics à la gâchette rapide. La Lieutenant Beckett apporterait une touche à la fois glamour et cérébrale à la dure à cuire qu'il pouvait dors et déjà apercevoir. Il ne doutait pas qu'elle avait des faiblesses. Mais qui n'en a pas ? Son personnage n'en serait que plus crédible.

-En théorie, il a sauvé la vie d'Esposito. En pratique, comme nous étions côte à côte, notre homme aurait pu nous atteindre l'un et l'autre.

-Pourquoi est-ce que vous dites qu'il en voulait à Esposito ?

-Il ne m'en voulait pas en tout cas.

-Oui, il a fait clairement non de la tête lorsque le bon Docteur a insinué qu'il avait tenté de tueur Beckett, compléta Castle.

-Et quand Holloway lui a dit que vous n'étiez pas policier, il vous a complètement ignoré, fit Kate se tournant vers l'écrivain.

-Alors que quelques secondes plus tôt il ne le savait pas et m'a fusillé du regard. J'ai failli faire dans mon caleçon.

-Quand le Docteur lui a fait remarquer qu'il avait raté Espo, il a commencé à se balancer...

-Il ne s'en prend qu'aux hommes...

-Qui appartiennent au corps de police...

-Mais il y avait d'autres hommes en uniforme autour de vous, souligna Montgomery qui suivait avec attention l'échange. Pourquoi n'a-t-il pas tiré sur eux ?

-Parce qu'ils n'étaient pas en civil ! Firent Castle et Beckett à l'unisson.

-Ça se tient, approuva le Capitaine en les regardant, amusé.

-Notre homme souffre d'un traumatisme. John Doe, après tout nous n'avons pas son nom, est encore un enfant lorsque son père se fait tuer. Peut-être était-il un petit voyou, du menu fretin, ou un tueur de la Mafia mais il était avant tout son père. Lorsque l'Inspecteur l'abat, il est bien trop jeune pour agir. Pendant des années il rumine sa vengeance, il planifie, il se nourrit de haine et de noirs desseins. Peu à peu il se laisse entraîner par le côté obscur. Il perd pied, devient asocial, sa vie n'a qu'un sens... la vengeance.

-Caldwell était trop jeune. Il avait à peine trente-six ans, rétorqua Beckett.

-Tout comme Esposito, ajouta Montgomery.

-Il n'a pas pu avoir sa vengeance. L'objet de son obsession est mort avant. Alors, il reporte sa fixation sur d'autres policiers, hommes, en civil.

-Vous insinuez qu'il pourrait être un tueur en série ? S'étonna le Capitaine.

-Je ne sais pas... répondit Castle, dubitatif. Les tueurs en série sont méticuleux. Ils ont le sens de la mise en scène. Leurs meurtres sont mûrement réfléchis.

-Peut-être en était-il à son coup d'essai et lorsque Espo et moi sommes allé lui poser des questions, il a perdu les pédales.

-C'est plausible, dit Montgomery d'un ton absent.

Ils s'étaient tournés vers le tableau blanc, s'empreignaient de toutes les données inscrites, cherchant ce qui pourrait affirmer ou infirmer leur théorie.

-Quoi qu'il en soit, il va falloir attendre les résultats de la balistique. Si l'arme qu'il tenait est la même qui a tué Caldwell, les jeux sont faits, Il sera alors inutile de chercher le pourquoi de ses actes, lâcha soudain Montgomery, brisant leur réflexion avec sa logique.

-Vous n'êtes pas curieux de savoir ce qui peut pousser un homme à en tuer un autre ? S'étonna Rick.

-Je ne suis pas écrivain comme vous Monsieur Castle. Dans votre monde de fiction vous menez vos personnages là où vous voulez. Vous vous devez de leur donner des causes aux conséquences pour que votre histoire tienne la route. Dans la réalité, les conséquences sont déjà là, l'histoire est toute faite, et la seule chose sur laquelle nous devons nous concentrer est de savoir qui a fait quoi pour que justice se fasse.

-Vous voulez dire que le mobile importe peu ?

-Ce que je veux dire c'est que ce n'est pas notre objectif principal et que de connaître les raisons n'est pas toujours important. Les preuves ou les aveux sont des sciences bien plus exactes que la psychologie. C'est bien le cas ici. Si l'arme coïncide, nous aurons notre tueur.

-Et après ? S'enquit Castle, soucieux d'en savoir le plus possible.

-Après, il faudra que l'Expert décide de si notre homme est responsable de ses actes ou pas, continua Montgomery. En parlant du bon Docteur...

Ils se tournèrent vers la salle de repos d'où ledit Docteur sortait. À ce même instant, la porte de l'ascenseur s'ouvrit et une jeune femme, de l'âge de Kate, se dit Castle, se dirigea vers eux, l'air abasourdi et abattu. Ses yeux étaient rougis et sa démarche incertaine. Il ne fallait pas être devin pour comprendre que l'épouse de Caldwell venait d'arriver. Kate lança un coup d'œil fugace à son supérieur qui lui répondit d'un geste tout aussi rapide de la tête. Castle comprit que Kate s'occuperait de parler à la jeune femme et il ne s'en étonna guère. Pendant un instant la curiosité prit le dessus et voulut la suivre mais elle posa une main sur son bras, lui signifiant qu'elle devait le faire toute seule.

-Allez finir votre café. On se retrouve plus tard.

-Bien, fit-il, tout bas avec un sourire d'encouragement. Il ne doutait pas que l'épouse de Caldwell passait par une épreuve épouvantable, c'était écrit sur son visage bouffi, mais il n'avait pas le moindre doute de que Kate éprouvait de l'empathie. À sa place, il ne saurait pas comment réagir. Comment faire pour composer avec le chagrin d'une personne qui vient de perdre un être aimé ?

-C'est la meilleure, vous savez, lâcha soudainement Roy, de la fierté et de l'admiration dans la voix.

Castle ne répondit pas. Toute son attention était sur Kate. Avec des gestes apaisants et des mots réconfortants, elle dirigeait l'épouse Caldwell vers la salle de repos.

-Mettez-vous à votre aise Monsieur Castle, dit le Capitaine qui s'éloignait déjà avec Holloway.

L'écrivain décida d'aller s'asseoir au bureau de Beckett. Il n'osa pas prendre sa chaise, de peur de violer son territoire. Non loin il vit une chaise solitaire et la prit. Il l'orienta à l'opposé de celle de Beckett mais la colla à son bureau. D'ici et comme cela il pouvait la voir. Sa grande main vint caresser le sommet du petit écriteau métallique triangulaire qui indiquait le nom du propriétaire du bureau puis du bout des doigts le Beckett en relief. Ses yeux cependant, légèrement dilatés dans la quasi-pénombre du bureau, ne quittaient pas sa muse et, comme si un sixième sens l'avait avertie, celle-ci tourna la tête, l'espace d'une seconde, pendant que Madame Caldwell se mouchait. Il ne fut nullement déconcerté d'avoir été pris en flagrant délit d'observation sauvage et finit même par sortir son Moleskine pour prendre des notes.

Alors, Castle commence à prendre ses aises. Mais pourra-t-il y rester ? Osera-t-il le demander ? Quoi qu'il en soit, une chose est sure, Kate est une femme intègre et qui tient parole. Elle lui doit un rendez-vous...