Et oui! Plus rapide que la lumière, plus véloce qu'un cheval au galop, plus violente qu'une tempête, me revoilà!
Lectrices, lecteurs, je vous aime. Je vous laisse imaginer ma surprise quand j'ai vu qu'en à peine quelques heures le nombre de review avait doublé. Je vous annonce solennellement que nous avons dépasser le cap des 20 reviews. Le mot merci n'est pas assez fort pour retranscrire a gratitude.
Un remerciement spécial pour feixia-chan qui a reviewer (oui, j'invente des mots) tous mes chapitres.
Bonne/mauvaise lecture et puisse le sort vous être favorable! (on se demande où j'ai put chopper ça)
Majinai descendit les escaliers le plus rapidement qu'il put. Arrivé au rez-de-chaussée, il fit de son mieux pour éviter de regarder les cadavres et entendre les agonisants. Alors qu'il allait passer la porte menant au sous sol, un éclair bond attira son regard. Tranquillement assise sur une table au milieu du massacre, Shia comptait des billets. N'en croyant pas ses yeux, l'ado se rapprocha et s'arrêta à moins d'un mètre d'elle.
-Mon très cher frère, fit elle sans lever la tête et continuant à compter son butin, j'ai le plaisir de t'annoncer que nous avons de quoi passer une année tranquille à Las Vegas, loger dans les plus luxueux établissements et pouvoir passer nos journées à dépenser mon pactole.
-Et il ne t'es pas venu à l'esprit que, peut être sait on jamais, J'ETAIS SUR L'POINT D'ME FAIRE BUTER BORDEL?!
-Voyons mon très cher frère, répondit elle en mettant une liasse sur une pile. Je suis une bénédiction. Moi ici, tu ne risques absolument rien.
-On y croit. Tu vois ça!, cria t il en lui montrant de son doigt ce qu'il restait de son oreille. Je ne risque absolument rien? Vraiment? J'ME SUIS PRIT DEUX PUTAINS D'BALLES SHIA!
-Rien qui ne soit pas réparable par notre nouvel associé.
Pourquoi est-ce que je sais que je vais détester ce qui va suivre?
-Tu veux parler de Béton-man, rassure moi?
Ses lèvres fines s'étirèrent en un sourire sadique.
Je savais que j'aimerais pas.
-Et donc, où qu'il est le fêlé du bocal à la Don Quichotte?
-Sans doute en train de poursuivre Yoruichi-san après que je lui ai dit que c'était lui qui avait volé la bague.
-Bien, ça fait un de ... Shia? demanda t il d'une voix atone.
-Oui? fit elle de sa voix la plus innocente. Et l'une des choses à savoir lorsque l'on côtoyait Shia était qu'elle n'était jamais innocente.
Sentant la tempête approcher, la blondinette finit de compter ses billets et regarda son frère. Elle déglutit difficilement. Peut être aurait elle dû le lui dire avant qu'ils rendent les flingues.
Majinai faisait de son mieux pour ne pas lui exploser à la gueule. Après tout, il restait une infime possibilité pour qu'elle n'ait pas osé le faire.
-Est-ce que, par le plus grand des hasard, c'est toi qui as volé cette saloperie de bague?
-800 millions de yens, Majinai! 800 millions! Ne me dit pas que tu n'aurais pas fait pareil à ma place, je ne te croirais pas.
Grillé.
-Est-ce que tu sais combien de fois j'ai failli mourir à cause de ta cupidité, au moins?
-6?
Mais t'es médium ou quoi?
-Tu pourrais au minimum faire semblant d'être désolée. Rapace.
-Ta moyenne journalière est de 2. (Elle a juste triplé, mais bon...) Ca change pas vraiment de d'habitude. Et je nous ai dégoté un billet gratos pour un bled, le temps que les choses se tassent.
-Réfléchissons ensemble. Nous nous trouvons à l'endroit et au moment où des yakuzas se sont fait buter. Tu viens de taxer la mafia. Tu penses vraiment que les choses se tasseront de notre vivant?
-Ne sois pas si pessimiste. Je nous ai aussi trouvé un garde du corps capable de recoller un bras.
-Je ne veux pas savoir comment tu le sais.
-Si tu y tiens. Ca t'intéresse de savoir comment je suis sorti de ce répugnant sous sol?
-Explique moi d'abord comment t'as fait pour lui taxer cette saloperie de bague dans son antre démoniaque. Ca m'évitera d'gerber.
-Petite nature.
De toute façon, peu importe où te te trouves, tant qu'il y a du fric t'es heureuse.
-Je ne suis tout simplement pas entré dans sa boutique. Je la lui ait volé à l'appart pendant qu'il finissait son thé. Pour être tout à fait honnête, je pensais que tu avais remarqué que j'avais remplacé mes 800 millions par l'hideuse bague de Maman.
Oh la petite vicieuse. Elle est ma digne soeur. Je suis fier de toi, Shia.
-Circonstances atténuantes. Peut être que la vue des 800 millions te l'ont fait oublier, mais je suis rentré à l'appart en sang avec un chat qui cause. Et il était 3h du mat'.
-Bref, je l'ai gardé sur moi tout le week end et je n'ai pas put t'en parler sans que Yoruichi-san ne l'entende. J'aurais peut être dû le faire cette aprèm', mais tu étais tellement démotivé que je me suis dit que j'allais attendre encore un peu. Quand les tueurs à gage t'ont harponné, je me suis doutée qu'ils en avaient après mes 800 millions.
-Et tu m'as lâchement abandonné.
-J'ai mis mon précieux fric à l'abri, nuance. Bref, j'ai à peine eut le temps de l'avaler que..
-Tu as fait QUOI?!
Alors là. Je savais quelle était totalement obsédée par son blé, mais à ce point... Non. J'ai forcément mal entendu. Shia ne peut pas être stupide à ce point. C'est elle que Maman aurait du baptiser "malédiction".
-J'ai mis en sécurité mes 800 millions durement acquis.
Durement? La blague. C'est MOI qui me suis fait lacéré par un chat et tiré d'ssus.
-Oui mais comment?
-En l'avalant.
-Shia?
-Oui?
-Est-ce que tu te rends comptes que tout ceux qui en ont après cette saloperie vont vouloir la récupérer par le moyen le plus rapide.
La blondinette verdit.
Elle y avait même pas pensé. Mais quelle abrutie.
-Rassures moi et dis moi que tu ne l'as même pas sous-entendu ou je te jure que je te bute moi même.
-Eh bien... c'est à dire que... euh...
-Qui?
-J'étais tellement en colère contre les types qui m'avaient taxé mes 200.000 yens que j'ai laissé échapper que personne ne trouverait jamais cette bague. Mais comme ils sont tous à peu près mort, ça ira. Non?, répondit elle avec un filet de voix.
-Tu te souviens précisément qui?, lui demanda calmement et avec gravité son frère.
-Oui.
Elle montra du doigt cinq cadavres.
-La prochaine fois que tu me fais un coup comme ça, je peux te garantir que ne pourras même pas caresser l'idée de posséder un minuscule yen. Compris?
La blondinette hocha rapidement la tête, soulagée que rien de plus grave ne lui soit arrivée.
-Bien. Tirons nous maintenant.
-Pas question, s'offusqua la collégienne. Nous sommes dans un restaurant haut de gamme, Majinai.
-Et alors?
-Et alors, il y a forcément de l'argenterie ou de la vaisselle en porcelaine.
-Sans oublier les vins de grands crus, se moqua le brun. Et comment tu comptes les transporter? Il est hors de question que je pique une bagnole pour ton bon plaisir et je doute que nos deux bras suffisent pour ne serais-ce qu'emmener ces jolies liasses de billets.
Elle eut un sourire digne de la Joconde en plus machiavélique.
-Ne t'en fais pas pour ça, mon très cher frère. Je t'ai dit que je nous avais dégoté un billet pour une retraite paisible au fin fond de la cambrousse, le temps que nous soyons tout deux majeurs. Mais avec ta poisse habituelle, tu vas forcément tout faire capoter en un an.
-Mais j'y peux rien! La planque est sûre? C'est ton nouvel associé qui te l'a conseillé? Comment tu peux lui faire confiance? Et il est où ce tire au flan?
-Ma-chan est si ingrat envers son sauveur, retentit une voix douceâtre à sa dernière oreille.
Des frissons de peur mêlée de dégoût le prirent.
C'est forcément un cauchemar. Je peux pas être maudit à ce point. C'est humainement impossible! Ah, je sais! Allucinations auditives post traumatiques! Tout s'explique! Alleluia! Il me reste encore un minimum de karma! J'aime ma bonne étoile. De toute façon, Shia a quand même un minimum d'instinct de survie.
-Mon très cher frère, je te présente notre nouvel associé.
Je retire ce que j'ai dis. Je HAIS, je DETESTE, j'EXECRE, ma PUTAIN D'BONNE ETOILE DE MES DEUX MEME PAS FICHUE D'FAIRE SON BOULOT CORRECTEMENT!
-C'est une blague?, fit l'ado avec une voix glapissante.
-Gin-san a eut la bonté de me montrer comment accéder au coffre, expliqua la blondinette avec un grand sourire pour le psychopathe. C'était un système de catégorie 3, rien de bien compliqué.
Tout s'explique...
-Ma-chan n'est pas heureux de savoir que je n'en ai pas après sa vie?, lui souffla quasi-langoureusement ledit psychopathe.
Vu comment tu me dis ça, j'ai plus peur pour mon cul, là.
Majinai eut un rire nerveux.
-Moi? Peur? Mais pas du tout! J'aime juste pas les pervers sociopathes.
Un morceau de chaise lui enfonça le crâne.
-NON MAIS CA VA PAS LA TETE?! hurla la victime de cet assaut injustifié sur sa cadette.
Nullement impressionnée, celle-ci lui siffla:
-Est-ce que tu as une idée de la somme présente dans ce coffre? Elle se compte en milliard, frère indigne!
Mi... Milliard? PLUSIEURS MILLIARDS DE YENS?! Oh putain!
Se retournant vers le croquemitaine, Majinai lui fit son plus beau sourire, le Suprême Technique De Drague Pour Homos Et Hétéros Des Hitonami. Personne ne pouvait y rester de glace. Sa mère leur avait filé quelques tuyaux avant son trépas.
-Gin-san, vous êtes trop bon d'avoir...
A voir son sourire passer de "amusé" à "pervers", nul doute qu'il avait interprété à sa façon le mot "bon".
Ce type est définitivement un pervers.
-... aidé ma très chère sœur. Nous sommes de pauvres orphelins, prendre peu aux riches pour donner aux pauvres (nous) est notre seul moyen de survie. -des larmes de crocodiles embuèrent ses yeux- Je suis tellement désolé d'avoir osé dire du mal de votre générosité. Comme j'ai dû vous paraître impoli! (Joli euphémisme) Je comprendrais aisément que ma seule compagnie vous rebute. Je ne peux décemment pas imposer ma présence à une personne de votre qualité. C'est avec tristesse que je comprends que nos chemins doivent...
-Ma-chan est tellement amusant.
Raté.
-Laisse tomber, Majinai. Ce type joue dans une catégorie que nous. Il a réussi à embrouiller le type que t'avais envoyé pour me délivrer.
-Le médaillé olympique des abrutis? Un difficile? C'est toi qui t'ramollie, ma très chère soeur.
-Il a résisté à la Suprême Technique De Drague Pour Homos Et Hétéros Des Hitonami version Moi! Personne ne résiste à la version Moi supplément bouille d'ange!
-T'aurais dû lui dire que c'était un honneur de le rencontrer et je peux t'assurer qu'il aurait exaucé tes quatre volontés. OH MERDE! J'avais totalement zappé c'putain d'collier! J'lui ai promis ce putain d'collier!
-Je pensais que tu lui faisais faire tes quatre volontés?
-Ravales ton sourire et embarques le max de blé qu'tu peux, on lève le camp. Hors de question que je laisse quiconque avoir ce qui me garantie une nuit tranquille.
Il s'apprêtait à dépasser l'argenté pour aller chercher le sac à l'autre bout de la pièce quand une main pâle s'accrocha à son épaule blessée.
-Ma-chan devrait se dépêcher de faire quelque chose, sinon il perdra tout son sang.
-Si t'appuis d'ssus comme un demeuré, c'est sûr qu'ça va pas guérir, gémit la victime.
-De quel collier est-ce que tu parles, lui souffla t il à son oreille restante.
Et c'est r'parti pour un tour. Je. Suis. Maudit.
Le brun préféra garder le silence plutôt que de tester sa réaction au mensonge. Mal lui en prit puisque son assaillant approfondit sa tactique d'extorsion d'informations en lui léchant le cou. Majinai fit un bond phénoménal en arrière en glapissant comme une vierge effarouchée. Il échappa à l'humiliation suprême en ne rougissant pas. Il resta quelques secondes immobile, le temps de reprendre ses esprits, puis alla chercher le sac en faisant un vaste détour parmi les cadavres pour éviter l'espèce de crotale qui se foutait royalement de sa gueule.
Toi, mon vieux, je peux t'assurer que tu vas l'payer! Et au centuple! Ah, tu veux jouer à la drague? Et bien on va jouer à la drague. Avec MES règles. Mwéhéhéhéhéhé! Tu ne sais pas ce qu'il en coute de se foutre de la gueule d'un médium.
Il venait de finir de remplir le sac que Shia se pointa avec son simple et petit sac d'écolière. Elle le lui ouvrit, lui demandant implicitement de le déposer à l'intérieur.
-Shia, je crois qu't'as fais une overdose.
Elle hocha négativement sa petite tête blonde.
-Absolument pas. Gin-san a gentiment jeté un sort sur mon cartable pour que je puisse transporter tout le continu de ce restaurant.
Ses yeux noirs pétillèrent.
-J'ai trouvé des lingots d'or. Des lingots. D'or! Gin-sama est un envoyé du paradis.
Ignorant la névrose de Shia, son frère arriva avec une légère surprise à déposer un sac bourré à craquer à l'intérieur. Après tout, il voyait bien des fantômes, se faisait poursuivre quotidiennement par des monstres, avait eut pour employeur un démon, avait rencontré Don Quichotte, s'était fait martyrisé et avait tapé la discute à un chat, avait failli se faire buter par des tueurs à gage, et avait pour garde du corps un tueur en série. Que Shia ait un sac à la Mary Poppins paraissait presque quelque normal dans le bordel qu'était sa vie.
-T'as tout c'qui t'faut? On peut y aller, maintenant?
-Pas avant d'avoir trouvé la bague, rétorqua le type au sourire de renard.
Shia arriva à ne laisser transparaître aucune émotion. Majinai regarda le potentiel assassin de sa sœur avec suspicion.
-Qu'est-ce que cette saloperie a de spéciale pour que tout l'monde veuille mettre la main d'ssus?
-Elle augmente le reiatsu d'une personne.
Oh. Ooooooh. J'le sens pas. J'le sens vraiment, mais alors vraiment pas. Dans un sens c'est assez marrant. J'ai un collier qui diminue le bazar magique et Shia a une bague qui l'augmente. Cette fois, j'en suis sûr, je suis maudit.
-Sais-tu ce qu'est le reiatsu, Ma-chan? Je vais te montrer.
Gin ne bougea pas d'un poil. Son sourire ne frémit pas d'un iota. Majinai tomba à genoux.
C'était comme si quelqu'un avait ouvert la porte d'un four, sauf qu'à la place que ce soit de la chaleur, c'était ce qu'il identifia comme de la puissance qui lui arriva à la figure tel un raz de marée. Il était incapable de dire comment, mais il savait que c'était l'enfoiré se foutant de sa gueule. Comme si Gin avait enlevé un barrage et déversait ce qui faisait qu'il était lui dans sa direction. Surpris, le brun avait reculé d'un pas et avait trébuché contre un cadavre, tombant à genoux.
-Comme je le pensais, Ma-chan est suffisamment puissant pour supporter ma présence, fit l'enfoiré avec son continuel sourire.
Shia, quand à elle, n'avait rien, mais alors, rien compris à la scène qui s'était déroulée devant ses yeux.
Profitant de la stupéfaction du brun, Gin s'agenouilla devant lui et plongea ses yeux noirs dans ceux bleus de son vis à vis.
-Qu'est-ce que c'était qu'ça? murmura le plus jeune.
-Reiatsu. C'est très faible, mais je ressens chez toi quelque chose qui n'a rien à y faire. Idem pour Mon-fric-chan.
Il tourna son regard vers la blondinette.
-Si, comme je le pense, tu as avalée cette bague, tu vas te faire poursuivre par tous ceux qui la convoitent et, crois moi, au total ils doivent comptabiliser la moitié de la population de cette planète.
Majinai éclata d'un rire nerveux, saccadé. Quand il se calma enfin, se fut pour dire:
-Je suis maudit.
MWAHAHAHAHA! Avouez que vous ne vous y attendiez pas, hein? Hein? Je vous ai eut en beauté! Je m'aime. Bref, mon interprétation de Gin ne vous pose pas trop de problèmes? Feixia-chan, tu as la réponse à ta question. La fameuse bague se trouve dans le système digestif de Shia. Mwéhéhé! Majinai est vraiment maudit. J'adore inventer ses futures misères.
