Disclaimer: Les personnages de Hétalia ont beau être dans un autre univers, il ne m'appartiennent pas et sont toujours à Hidekazu Himaruya
Genre: UA , Romance, Family, Angst.
Allusions/Clin d'œil à certains mangas mais je ne dirais pas lequel. (Et ne dites pas «One Pièce» c'est trop facile).
Rating: M
Personnages: Presque tous les personnages auront droit à une apparitions, plus ou moins importantes, certains comme Arthur seront beaucoup sur le devant de la scène. D'autres feront de la figuration. D'autres seront parfois juste évoqués, soit dans une description soit dans une anecdote.
Parings: Arthur/Francis (commence dans ce chapitre), Ludwig/Feliciano, Antonio/Gilbert, et d'autres mais je n'ai pas encore tout en tête pour le moment.
Chapitre 9: Pirate for my life
Dans un salon richement meublée, assis devant un bureau, Alfred regardait le globe, une carte étalée sur son bureau. Il faisait tourner une plume entre ses doigts, soupirant silencieusement. Un garçon terriblement semblable entra à son tour, timidement et posa une tasse emplie d'un liquide chaud sur le bureau. L'autre releva la tête et sourit timidement, croisant des prunelles aux teintes violacés différentes des siennes qui étaient bleutées.
Le plus jeune des jumeaux demanda, se penchant par dessus l'épaule du plus vieux: «Tu cherches toujours? Tu devrais renoncer, personne n'a jamais réussit à trouver l'île des pirates, même ceux qui acceptaient de nous dire où elle était...on ne trouvait rien quand on y allait. Elle doit être protégé par la magie. C'est sans doute impossible de la trouver pour nous.
- Je suis un héros Matthew et les héros ne renoncent jamais!» répliqua fermement Alfred et faisant tourner le vieux globe terrestre de son index. «Tout comme cette île où ils m'ont élevés...je ne la retrouve pas, peut-être à quel point je cherche. Leur famille est l'une des plus influentes dans la piraterie.» Il ferma les poing et l'abattit sur la table, faisant voler des feuilles.
Matthew soupira, se demandant d'où venait cette haine farouche, même si compréhensible, que l'autre portait à ceux qui l'avait enlevé. Quand bien même c'était la réalité et il comprenait, méritaient-ils tant de colère? Surtout ce jeune homme à peine plus vieux qu'eux.
«Je les trouverais Matt, et il paiera pour m'avoir menti!»
Au ton de voix, on ne pourrait guère le faire changer d'avis, pour le moment du moins. Celui aux yeux couleur de l'améthyste décida de s'enquérir de la durée du prochain voyage.
«Tu repars bientôt alors?
- Ne t'en fais pas, le héros sera vite revenu!
- Qu'entends-tu par ''vite''?
- Six mois au grand maximum!»
Le plus jeune acquiesça, n'osant demander quoique ce soit, qu'importe son envie de voyager. Il n'était pas fait pour le combat, plus pour les soins, la paperasserie, les préparatifs.
«Alors je te prépare tout pour ce temps-là alors, armes, vivres...
- Tu fais toujours ça bien Mattie, tu es le meilleur des intendants!»
L'autre sourit. Cela faisait plusieurs années que son frère était revenu dans sa vie, brusquement comme sorti de nul part. Élevé par les pirates, il avait développé contre eux une haine farouche en apprenant la vérité sur sa naissance. Autant le cadet des jumeaux avait été ravi de ce retour, de retrouver ce frère perdu, autant il était soulagé de ne plus avoir à s'entrainer par les armes, redevenu le deuxième en ligne d'héritage. Autant...autant il avait eu l'impression de moins exister pour leurs parents à partir de ce moment. Alfred était puissante, intelligent, plein de vie et de ressources, savait plein de choses sur ces pirates chassés par leur père. Il était tellement intéressant.
Et lui qu'était-il? Un enfant fragile plus attiré par les livres et les arts, plus intéressé par un pinceau que par une épée. Intelligent certes mais pas avec la capacité d'adaptation de son frère. Il avait un bon sens de l'organisation et des fêtes, même s'il avait ces dernières en horreur, vu qu'on l'oubliait tout le temps ou qu'on félicitait son frère pour quelque chose qu'il n'avait pas fait.
Parfois il aurait aimé dire à Alfred ses problèmes mais il ne voulait pas l'ennuyer, celui-ci avait déjà tant de travail et de préparatifs. Ce dernier avait du prendre la suite de leur père, tué lors d'une confrontation avec un navire pirate nommé le ''Bloody Heart''. Ce bateau figurait en tête de la liste d'Alfred, au même titre que cette mystérieuse ''Licorne''.
Voyant que son jumeau le fixait avec un début d'inquiétude il décida de poursuivre la conversation, curieux au sujet de la mission ou voulant paraître l'être «Et tu pars pour quelque chose de précis?
-...Pas vraiment, je dois escorter un navire transportant une personnalité importante et des marchandises précieuses d'une terre à l'autre. Et au retour je dois sillonné un secteur précis où il y a visiblement des troubles ces derniers temps.
- Sois prudent alors...j'espère que tout ira bien!
- Je ne suis pas encore parti tu sais? Je ne pars que dans un mois!» rit le plus vieux, remontant ses lunettes sur son nez avec amusement.
L'autre rougit et s'empressa de dire: «D'accord, je vais tout de suite commander des plantes médicinales et des fruits!
- Mattie, ce n'est pas la peine, ils vont pourrir vite!
- Je les ferrais sécher!
- Mais...
- Je ne veux pas que tu attrapes le scorbut! Tu mangeras ce que je te mettrais dans ta cale, point!»
Devant ce regard implacable, Alfred hocha docilement la tête. On frappa au même instant à la porte et un homme entra, portant l'uniforme de la marine. Matthew s'empressa de partir, laissant son aîné travailler en paix. Il avait lui-même de l'ouvrage, même si son importance était bien moindre.
Il entra dans sa chambre, se laissant tomber sur son lit et repensant au passé. Les premières années ayant suivis le retour de Al avaient été merveilleuses. Il se sentait enfin complet parce que son frère était revenu. Le bonheur était de retour dans leur demeure, trop longtemps obscurcis par l'absence de son jumeau, de parents parfois tristes, sombres qui parfois lui demandait trop, à lui qui était trop doux et trop pacifique pour devenir une arme contre la piraterie.
Au contraire,cela le faisait rêver, même s'il n'aurait admis ça à personne. Ici ça aurait été équivalant à un blasphème...ou presque. Il aimait imaginer ces grandes frégates qui fendaient les eaux, ces drapeaux colorés qui flottaient au vent.
Il savait les crimes que les pirates commettaient depuis si longtemps même s'il était conscient qu'il y en avait plusieurs catégories différentes. Il avait parfois pitié de ceux enfermés dans la prison de l'île, ceux qui n'avaient plus vraiment d'espoir de s'en sortir.
Selon son père, c'était grâce au cristal jaune présent dans la profonde cave de leur maison, même s'il n'avait pas vraiment l'air de savoir lui-même ce que cette pierre faisait, même si elle formait comme un bouclier autour de l'île, et il fallait un fragment du cristal pour franchir ce bouclier ou posséder une magie assez puissante pour surpasser celle de cet artefact.
Francis, accoudé contre le pont du navire, respirait l'air marin, admirant le contraste entre le ciel bleu sans nuage et la mer. Il avait petit à petit appris à aimer son héritage, s'améliorant au combat, même si au début Arthur le tenait à l'écart des abordages. Physiquement aussi il avait changé, ses cheveux étaient plus longs, sa peau avait pris une teinte plus dorée, grâce au soleil.
Ca faisait presque un an que les pirates l'avaient sauvé de ces monstres, et donc plusieurs mois depuis qu'ils avaient quitté l'île familiale des Kirkland. Bien que parfois ses rêves lui rappelle les souffrances de ces jours-là, avant qu'il ne soit sauvé, il avait passé ça. Il était en paix, avait enfin l'impression d'être quelqu'un, d'être utile, de ne pas être juste le moyen de trouver un trésor. Et Arthur l'avait aidé à reprendre confiance en lui, il avait souvent remarqué que son désormais capitaine agissait différemment avec lui. Il leurs arrivaient de se disputer, parfois comme des gamins, mais d'autres choses s'étaient nouées: la confiance, l'amitié, le respect …
«Terre!» cria soudain la vigie du haut de son mât, attirant l'attention de l'équipage.
Il regarda la bande au loin, plissant les yeux. Il ne se souvenait pas de cette grande île et elle était pourtant quelque peu familière. Cependant il ne parvenait pas à mette un nom dessus.
«C'est l'île des pirates, tu ne peux pas la reconnaître, tu ne l'as vu que des quais!» Arthur venait de le rejoindre, s'appuyant sur la rambarde, regardant le paysage.
Francis eut un faible sourire, devinant les projets de son capitaine et s'en enquit immédiatement à son interlocuteur: «Ha...tu veux faire des recherches sur leur cristal!»
Il se doutait bien qu'un jour ou l'autre, son désormais ami céderait à la curiosité concernant le secret de Romanyus. Mais il ne s'en souciait plus, s'il devait donner ce ''légendaire'' trésor à quelqu'un, ça serait à lui, celui a qui il devait vraiment tout, qui lui avait sauvé la vie à beaucoup de niveaux.
Celui-ci finit par dire, lui jetant un coup d'œil en coin: « Hum...J'y serais retourné avant en temps normal mais je ne voulais pas risquer de te brusquer. Et puis j'avais d'autres choses de prévu.
Je n'ai pas peur.» Pourtant une très légère angoisse le prit. Pas la crainte de revoir d' éventuels anciens tortionnaires non mais celle de redevenir un objet ''la carte'' au yeux des autres. Trop souvent, à chaque arrêt, il préférait rester sur le navire, craignant toujours ça.
L'autre eut un rictus, et lança quelques mots à mi chemin entre la la remarque taquine et la remarque narquoise «Si tu n'avais pas peur, tu serais descendu aux précédents arrêts et tu vas le faire pour celui-là de toute façon. Avec moi tu ne crains absolument rien. J'ai une certaine réputation comme tu le sais et personne n'oserait mettre en rage le capitaine Kirkland.
- Tu ne serais pas un peu vantard sur les bords?
- Humpf on a le droit d'être arrogant quand on est réellement puissant! Ceux qui ont déjà de s'en prendre à moi essayé l'ont amèrement regretté !Je t'assure que personne n'aurait envie de me contrarier!
- Ceux qui ne te connaisse pas, si...
- Ils apprendront vite dans ce cas, et ceux qui reviennent sont ceux qui veulent donc souffrir. Et de toute façon il est temps que tu vives une vraie vie de pirate, c'est à dire descendre sur les quais pour aller boire dans les tavernes!»
Francis avait déjà une idée d'à quoi allait ressembler le retour sur le bâteau, il avait déjà vu Carwyn revenir en soutenant un Arthur émêché ou totalement ivre. Préférant ne pas aborder le sujet, il prévint d'avance: «N'espère pas que j'aille dans le quartier chaud de la ville après! Ce n'est pas mon genre! Je ne suis pas comme...» Il s'interrompit et toussota, détournant les yeux «Bref...ça ne m'intéresse pas!
- Tu dépenses ton argent à ce que tu veux Francis...» L'autre se doutait bien que ce point là devait encore entre fragile, et n'en rajouta, évitant toutes remarques taquines sur le sujet. Il les ferait plus tard, quand l'autre irait un peu mieux en évoquant ce sujet.
Le plus vieux eut un rictus taquin: «A ce que raconte ton frère, tu as tendance à être agréablement entouré dans les tavernes!»
Arthur rougit et s'exclama, agacé «Pas du tout et quand bien même ça...ça n'aurait rien de sérieux, c'est juste pour me donner une image, il n'y...» Il s'interrompit, les yeux ronds et monta d'un ton «Et je n'ai pas à me justifier de quoique ce soit devant toi!
- Te justifier de quoi?»
Le pirate détourna la tête, se maudissant mentalement. Mais pourquoi avait-il quelque chose comme ça? Était-il idiot? Depuis quand ses émotions se laissaient-elles guider de cette façon? Il décida de contourner la situation pour se sortir de cette sorte de guêpier. Prenant un air faussement arrogant et fier il décida de mettre les points sur les i et lança «Ne profites pas de tes avantages pour te payer ma tête!» Il tenta de prendre l'air sévère qui allait avec.
L'autre eut un large sourire narquois: «Oui ho grand maître incontesté et craint des sept mers et océans!
- ….Qu'est-ce que je viens de dire là?»
L'équipage, entre ceux qui nettoyaient le pont et ceux qui tenait la barre, bref beaucoup avaient les yeux rivés sur les deux ''chefs'' qui se disputaient...chamaillaient comme des gosses une nouvelle fois. Certains en parlaient d'ailleurs et tous avaient l'air plutôt satisfaits des changements opérés chez leur capitaine.
«Francis a l'air d'aller beaucoup mieux, il s'est bien remis depuis que nous l'avons sauvé!» S'amusa Carwyn en cessant de nouer les cordages pour les regarder quelques instants.
Le petit Ethan, qui frottait le pont du navire lança en réponse, posant sa brosse quelques secondes «Et Arthur a l'air plus heureux qu'avant non?
- Effectivement...mais n'en profite pas, tu es monté clandestinement sur le bateau la dernière fois qu'on a quitté l'île! Estimes-toi heureux que...
_ Comme si Arty allait me jeter à la flotte!»
Le frère d'Arthur leva les yeux au ciel devant cette insolence et doubla le travail du petit matelot. Mais il ne tenta pas de le corriger, l'autre ne l'écouterait probablement pas en plus.
Le bateau se rapprochait de plus en plus des quais et bientôt, il fut amarré, bannière descendue pour dissimuler l'identité de son propriétaire. Le nom était côté mer ce n'était pas évident de le lire. Les marins, sauf les ''gardiens'' désignés par le capitaine, tous descendirent sur la terre ferme, savourant le fait de marcher enfin sur autre chose qu'un navire.
Francis marchait à côté d'Arthur et de Carwyn, regardant les demeures, dont certaines étaient quelque peu étranges. Les boutiques semblaient sortirent droit de romans d'aventures. Certaines marchandises également. Comme si l'étrange côtoyait le quotidien ici.
Enfin ils arrivèrent à la taverne, grande, bien éclairée et chauffée, avec de nombreuses tables plus ou moins occupées. Le capitaine poussa son second et son frère vers l'une d'elle, prêt de la cheminée et se laissa tomber sur sa chaise, avec un soupir satisfait, ravi d'être à terre lui-aussi apparemment ou tout simplement ravi à l'idée de 'faire un peu la fête''.
Carwyn, voyant le malaise de son ami demanda avec douceur, ne voulant pas le brusquer de quelques façons: «Que veux-tu boire Francis?
- Je...Je ne sais pas, je n'ai...
- Ne faisons pas de manières! Un tonnelet de Rhum sera parfait!
- Arthur!
- Quoi?
- Ne décide pas pour lui!
- ….Je veux bien du rhum Carwyn, ça ne me dérange pas!
- ….Si tu veux de la bière Francis, n'hésite pas, et ne fais pas attention à cette idiot qui est capable de vider le tonnelet! Faudra sans doute le porter jusqu'au bateau!»
En effet, ces prévisions s'avérèrent justes, une heure plus tard, le capitaine était affalé sur la table, serrant un verre vide dans sa main. Plusieurs chopes de rhum et une de bière, telles avaient été ses boissons: «...Ce...Tout ça, c'tsa faute!...C'it'diot! L'était si mignon! Et l'est devenu stupide, arrogant, j'le hais!
- De qui il parle?
- De personne, oublie!» S'empressa le dire le châtain, préférant que le sujet ne s'étende pas, ne voulant pas avoir à gérer une crise de larme. Il tenta alors de le calmer :«Arrête Arthur, tu nous fait un peu honte là»
Le plus jeune se redressa brusquement et frappa du point sur la table: «Arrêtes de me critiquer Carwyn...C'est...c'est toujours tout ce que t'sais faire!»
Celui-ci jeta un coup d'œil à son ami «Et là...Tu vas voir qu'il va dire dans quelques secondes que j'étais le préféré de notre mère et tout ça...
- M...Mère a toujours préféré...toi et puis les deux crétins là!»
Francis n'osait pas rire, même s'il se mordillait la lèvre en tentant de ne pas détouner le regard, tandis que Carwyn secouait la tête avec amusement. Il regarda ensuite l'autre blond et murmura, buvant une nouvelle gorgée de bière: «Laisses-le parler vieux, ça lui fait du bien!
- ...Tu crois?
- Sans aucun doute.
- J'suis pas mon père! T'as compris idiot?
- Oui oui tu es bien plus correct que lui!
- J'trahirais jamais mes proches moi!
- Grand bien t'en fasse!»
Des larmes emplirent les yeux verts du cadet et il balbutia d'une voix presque rauque «Tout le monde me laisse de toute façon! Même vous deux un jour...vous...
- Une seule l'a fait, pas les autres! Arrêtes ton cirque!» patienta son frère, plus intéressé par sa bière que par le délire alcoolique de l'autre.
Francis tenta alors quelque chose, voulant le calmer «Ne t'en fais pas Arthur, je ne te laisserais pas moi!»
Le concerné le fixa de ses yeux noyés de larmes (c'est qu'il était presque mignon comme ça) et murmura, d'une voix presque pleine d'espoir «Vraiment?
- Mais oui, je ne me suis jamais senti aussi heureux que sur ton bateau! Je te te laisserais jamais de mon plein gré et si ça arrivait un jour, c'est qu'on m'aura enlevé!
- Si quelqu'un ose..si quelqu'un..te...touche, je le plombe! T'es mon second, pas c'lui des autres!» Arriva à articuler Arthur, à deux doigt de s'endormir sous l'effet de l'alcool.
Francis se leva alors, disant qu'il allait lui chercher une tasse de thé pour l'aider à se calmer. Ca ne lui ferait pas de mal après les (très et trop) nombreux verres. Il se dirigea vers le bar, commanda la boisson et s'apprêta à revenir auprès de ses amis quand on le saisit par la taille.
Un homme de la mer, éméché le couvrit d'un regard plein de convoitise: «Et alors ma...hips...jolie, tu es si pressée que ça? Ca faisait hips longtemps que je n'avais pas vu une jeune fille habillée en pirate, tu es si admirative de notre métier ma mignonne?» La main commença à glisser légèrement.
Avant d'avoir eu le temps de 1) dire qu'il était un homme, 2) de flanquer sa main dans la figure de cet impudent (après avoir cassé la tasse sur son crâne, tant pis il en commanderait une autre après), un coup de feu cassa le verre de l'ivrogne.
«Hé toi! Touches pas à mon second avec tes sales pattes de pervers!
- ….Arthur voyons...»Tenta Carwyn qui avait récupéré le pistolet de son frère.
Le capitaine de la Licorne n'avait apparemment PAS plaisanté en disant qu'il plomberait ceux qui le toucherait, et il avait peur de se demander s'il avait volontairement raté son coup pour faire de l'intimidation ou si c'était l'alcool qui lui avait fait raté sa cible. Francis se dégagea donc et rejoignit les deux autres, tendant sa tasse à son supérieur qui la but presque d'un trait.
Le frère du pirate ivre soupira et posa sa chope vide: «Je crois qu'on devrait retourner au bateau...
- Ha bon?
- Si ça continue, il va rouler sous la table! Et on va devoir le porter jusqu'à la Licorne!
- On va déjà devoir le soutenir Carwyn, il ne tient déjà plus debout.
- C'est à toi de t'y coller, moi j'en ai marre de le faire tout de le temps!
- Heu...d'accord!»
A suivre
Prochain Chapitre: Les affres de l'alcool
