Auteur : Neko
Disclaimer : Bleach appartient à son auteur, Kubo Tite. Je me suis réservé des droits que sur quelques personnages seulement.
Note I : Bonsoir ou Bonjour à vous tous qui lisez mon histoire ! D'abord j'aimerais vous dire à tous (enfin ceux qui lisent) que je suis, pour l'instant, ravie que mon histoire vous plaisent, ensuite que vos commentaires m'ont fait très chaud au cœur ! Et que j'espère que ce chapitre 10 vous plaira !
Note II : J'ai encore essayé de m'appliquer au niveau de la grammaire, de l'orthographe et de la variation de vocabulaire, et j'ai même essayé de faire un effort niveau de la cohérence des situations ! Un chapitre 10 assez long qui m'as pris du temps à corriger (et qui a dû prendre du temps à ma bêta également.) Encore une fois, je suis vraiment désolé d'avoir poster aussi tard ! Mais, je promets de poster bien plus tôt le chapitre 11 ! (...Enfin, on verra bien... On verra bien.)
Note III : Sachez que maintenant, j'ai engagé une bêta-lectrice (qui a corrigé ce chapitre) et qui s'occupe actuellement du reste. Je suis, donc, entrain de faire peau neuve ! Et, je vais essayé de publier la suite dès que possible ! Désolé, hein, à chaque fois, j'oublie que je publie ici aussi...alors bon. Je n'ai pas encore remplacer les autres chapitres, mais ça ne saurait tarder ! Merci a Idiote pour la bêta-lecture ! Je suis vraiment désolé de mes oublis de publication, j'ai rien contre vous, mais la nouvelle interface de ff-net me brûle littéralement les yeux.
Bonne lecture à tous !
Welcome to the Black Circus
10. My Baby Daddy
Le petit monde de Rukia était absolument merveilleux, merveilleux de chez merveilleux. Il y avait tout ce dont elle avait toujours rêvé. Un ciel rose pâle, des bulles bleues qui y flottaient allègrement, des nuages mauves aussi doux et sucrés que de la guimauve. Et Kuchiki planait au milieu de tout cela, dans une robe de princesse de couleur blanche.
Quand soudain :
« CHAPPY ! » Hurla-t-elle en se précipitant vers le très célèbre petit lapin qui flottait comme elle le faisait. « CHAPPY ! »
Alors que Kuchiki fonçait sur le lapin, ce dernier se retourna violemment et la saisit brusquement par le bras pour l'amener contre sa poitrine. Quant à Rukia, elle ne sut qu'ouvrir la bouche de stupéfaction lorsqu'à la place du visage de Chappy, elle découvrit les traits de Kurosaki Ichigo, qui baissait ses lèvres contre les siennes, puis le son distinct d'un sabre que l'on sortait de son fourreau.
Rukia eut à peine le temps de se retourner que :
« NON ! PAS SENBONZAKURA !» Hurla une nouvelle fois Rukia, mais cette fois-ci en faisant un bond prodigieux hors du lit dans lequel elle se trouvait.
Aveuglée par les rayons du soleil, Kuchiki cligna plusieurs fois des yeux avant de se les frotter avec l'aide de ses deux mains. Elle se rallongea dans le lit en ramenant les couvertures jusqu'à son cou et se mit à fixer le plafond.
« Ce n'était qu'un stupide rêve… » S'assura-t-elle, en fixant le plafond qui était d'un blanc immaculé.
Tiens, en parlant de son plafond…Il y avait quelque chose de différent de d'habitude. En effet : depuis quand y avait-il un ventilateur ? Par ailleurs, depuis quand dormait-elle dans un lit à deux places ? Pourquoi ses draps étaient-ils gris au lieu d'être blanc ? Et pourquoi, il y avait un homme, avec une chemise largement ouverte, qui ressemblait comme deux gouttes d'eau à Kurosaki Ichigo, qui dormait juste à ses côtés ?
Alors que son cerveau se mit à brûler à la recherche d'une réponse cohérente, la brunette fit la chose la plus évidente que puisse faire une femme qui se réveille soudainement à côté d'un homme qu'elle ne reconnaît pas : se mettre à crier en bousculant la masse humaine à coups de pieds.
Kurosaki, qui cauchemardait sur le fait que son manager, Hisagi, était en train de le jeter par la fenêtre, parce qu'il avait touché à sa tasse de café, fut très surpris de se rendre compte que la chute était…extraordinairement réelle. C'est juste lorsqu'il se cogna brutalement contre le parquet froid qu'il comprit que ce n'était pas qu'un cauchemar, mais que quelqu'un venait de le bousculer hors de son lit.
Le rouquin ne resta pas plus d'une dizaine de secondes sur le sol, le temps de se remettre du choc et d'avoir les idées en place. C'est après ce laps de temps qu'il se releva d'un bond et pointa un doigt accusateur vers une Kuchiki emmitouflée dans la couverture.
« ÇA VA PAS OU QUOI ? ! Tu cherches à me tuer ? ! Dans mon propre appartement ? !» Brailla-t-il, furieux.
« Et toi ! Qu'est-ce que tu fais dans ce lit ? Avec moi à l'intérieur en plus ! » Rétorqua-t-elle, tout aussi furieuse. « Ce n'est pas parce que j'ai accepté ton foutu baiser que cela te donne un avantage en nature ! ! »
« N—Nature de quoi ? »
« Tu m'as très bien comprise ! »
« Oh. Oh. Non ! C'est pas ce que tu crois ! » Essaya de rassurer Ichigo. « Non ! Non ! On n'a pas couché ensemble ! Je te rassure… »
La brunette raffermit son emprise sur sa couverture, en lançant au chanteur des regards soupçonneux.
« Je te le jure. » Rassura Kurosaki, en refermant sa chemise ouverte. « Toute façon, vu l'état dans lequel j'étais hier soir, j'aurais pas réussi à faire des miracles… » Blagua-t-il, discrètement.
Rukia desserra son emprise sur les draps qui l'emmitouflaient, mais n'osa pas les enlever de son corps, même si elle se rendait compte qu'elle était toujours vêtue de sa robe. Elle inspecta la chambre du rouquin du coin de l'œil. Elle s'aperçut déjà que la chambre était grande. Il y avait le lit, donc, sur le côté droit une grande fenêtre avec des rideaux couleur doré qui s'accordaient avec les tons ambre gris de la chambre, qui était assez vide : il n'y avait que le lit deux place, une commode juste en face et une grande armoire à gauche, juste à côté de la porte.
« Pourquoi tu m'as emmenée chez toi, bien que ce soit charmant. T'essaye de t'attirer mes faveurs ? Comme pour le baiser d'hier ? »
Ichigo rougit violemment avant de se racler la gorge.
« Pour remettre les choses à leur véritable place, c'est toi qui essaye de t'attirer mes faveurs et c'est toi qui m'as forcé à te rouler une pelle. »
« T'as pas vraiment dit non. »
« Toi non plus. »
Le chanteur se rassit sur son lit avant de soupirer. Rukia se raidit lorsqu'elle le vit s'asseoir, elle rougit également. Sans vraiment savoir pourquoi, dans son esprit de jeune étudiante encore vierge, un tas de scénarios était en train de se jouer et chacun d'entre eux se finissait par un baiser aussi incandescent que la veille.
Peut-être qu'Orihime avait raison au final, peut-être qu'elle commençait vraiment à avoir le béguin pour Kurosaki.
« Dis…Quand même, à propos de ce baiser… » Bredouilla Rukia.
« Ah…Je pense que c'est mieux qu'on n'en parle à personne…Enfin surtout toi, parce que sinon, les gars vont nous bassiner avec…Ou pire, encore ! Essaye de vraiment nous mettre ensemble ! » Expliqua Ichigo, en se grattant l'arrière du crâne, l'air de rien. « Donc, motus et bouche cousue à ce sujet, quoi. »
Oh ! Adieu, le doux espoir de sentir de nouveau ses lèvres sur les siennes. Rukia essaya d'avoir l'air de rien, même si au fond, elle avait le sentiment de s'être faite rudement poignarder.
« Hu…Ce n'est pas contre toi ou contre les femmes en général, mais il n'y a pas si longtemps, j'ai vécu une relation plutôt…Tumultueuse avec…Mon…Ex-partenaire et… »
« Partenaire sexuelle, je suppose ? »
« La ferme !»
« Putain ! Ichigo, t'es où bordel ! » S'exclama une voix que le rouquin ne connaissait que trop bien et qui fit presque bondir Rukia hors du lit.
« Hisagi ?! »
L'homme tatoué entra dans la chambre à coucher, l'air essoufflé et furieux de ne pas avoir trouvé son chanteur bien plus tôt. Il leva le bras et pointa un doigt accusateur vers Kurosaki, déjà prêt à l'enguirlander.
« Dis donc espèce de petit merdeux, ça fait une bonne vingtaine de minutes que j'essaye de te joindre sur ton portable, vous avez décidé de tous vous rebeller contre mes ordres tout-puissants ou qu—? »
Le manager s'arrêta aussitôt dans ses accusations lorsqu'il aperçut la petite Kuchiki, emmitouflée dans une couverture, et qui le fixait avec des yeux gros comme des soucoupes. Il dirigea son doigt accusateur vers elle.
« Ah ! Tu tombes bien, toi, je te cherchais. » Annonça-t-il sans même paraître stupéfait de la trouver dans le lit de son chanteur. « Quand Ikkaku m'a dit de venir te chercher dans le lit d'Ichigo, j'ai cru qu'il se foutait de ma gueule…Mais apparemment… »
« Hisagi, ne commence pas avec ces conneries… » Marmonna Ichigo, les joues rougies.
« La nuit a été bonne ? » Demanda le brun à la petite jeune femme avec un sourire plein de sous-entendu.
« Si tu continues, j'appelle les flics pour effraction. » Avertit Kurosaki d'une voix menaçante. « …Comment t'es rentré, d'ailleurs ? »
« C'est simple, j'ai un double de chacune de vos clés… »
« Q—Quoi ? P—Pourquoi ? » Fit Ichigo, les yeux écarquillés. « Oh…Et puis, je suis même pas sûr de vouloir le savoir… » Avoua-t-il en levant les yeux au ciel.
« Tout à fait, passons…Ma petite Kuchiki, j'ai fait parvenir l'audition de l'autre jour à notre directeur de label. » Expliqua l'homme tatoué avec un semi-sourire. « Il a énormément apprécié et nous a donné carte blanche pour t'introduire dans le groupe en tant que seconde voix…Toutes mes félicitations ! »
Kurosaki Ichigo ouvrit juste la bouche de surprise. Quant à Kuchiki Rukia, elle ne sut pas quoi répondre. Son esprit était pourtant déjà à la recherche d'une façon de l'annoncer à sa colocataire, puis à sa sœur et puis surtout…À son beau-frère.
« C'est vrai ? »
« Exactement…Par ailleurs, les enregistrements pour le nouveau single commenceront dans environ un mois car on doit préparer les contrats avec la maison de disque et tout ça, et tout ça… » Expliqua Shuuhei avant de se taper dans les mains. « Voilà, c'est tout ce que j'avais à vous dire…J'vais retourner me coucher…Salut ! » Déclara l'homme en sortant de la chambre et se dirigeant vers la sortie.
Les deux individus restèrent cependant silencieux face à la nouvelle qu'ils essayaient encore d'ingurgiter lorsque Hisagi repassa furtivement sa tête dans l'embrasure de la porte.
« Dis moi quand même…Tu te l'es faite ou tu te l'es pas faite ? » Demanda le brun. « J'ai quand même un pari avec Rangiku. »
« CASSE-TOI ! » Hurla Ichigo en lui jetant un coussin.
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Hitsugaya — anciennement Hinamori — Momo se trouvait devant la porte d'un appartement, au rez-de-chaussée pour être exacte, et cela faisait déjà plusieurs minutes qu'elle siégeait devant cet endroit, hésitant à faire remarquer sa présence.
Elle soupira avant de sonner. Une fois. Puis deux fois. Puis même une troisième fois. La brunette finit par entendre un fracas à l'intérieur de l'appartement, puis une salve de jurons, et enfin la porte s'ouvrit.
« Momo, c'est toi ? » Questionna Mei qui, n'ayant pas ses lunettes, plissait les yeux pour être sûre que c'était bien cette personne qui se trouvait devant elle.
« Oui… » Assura-t-elle, un peu déconcertée de se faire dévisager de la sorte. « Tu ferais mieux de mettre tes lunettes…Je te rappelle que tu es aussi myope qu'une taupe.» Indiqua-t-elle.
« Mais je t'ai rien demandé à toi !...Tu veux entrer cinq minutes ? » Demanda-t-elle. « Même si j'ai pas tellement de temps à t'accorder. »
La fleuriste entra dans l'appartement de la styliste de The Black Parade, et elle trouva, rien que dans l'entrée : des dizaines et des dizaines de cartons de vêtements ouverts et non-ouverts, un placard rempli d'une dizaine de manteaux et d'une trentaine de paires de chaussures et dans un coin, elle remarqua quelques valises.
Et dans la salle séjour, elle remarqua Nikki, le petit garçon qu'elle gardait l'autre jour, en train de dormir profondément sur le canapé, ses petits bras enserrant une peluche en forme de tortue.
« Pourquoi des bagages…Tu t'en va ? » Demanda la brune, en haussant le sourcil.
« Hein ? Ça…Heu, oui, je m'en vais… » Dit simplement Mei qui avait retrouvé ses lunettes, devant son miroir essayant de trouver quelles vestes s'accordaient le mieux avec son tee-shirt bustier blanc. « Je raccompagne mon neveu, Nikki, à New York. »
La fleuriste hocha la tête tandis que Kangakki optait pour sa veste de cuir noire et se dirigeait maintenant vers son placard à chaussures. Le choix allait s'annoncer difficile.
« Tu le raccompagnes et puis tu reviens ? »
« Momo, du Japon aux États-Unis, c'est plus de huit heures de vol…Je vais rester quelques semaines, en plus, ma belle-sœur vient d'accoucher d'une petit fille, Olivia. » Indiqua Caramel, qui n'arrivait pas à choisir une paire de chaussures. « Et…sinon, je peux savoir la raison de ta venue ? »
« Oh…Et bien… » Commença Momo, en se tripotant les doigts.
« Oh mon dieu… » Grinça Mei, les yeux grands ouverts. « Tu le sais…Tu le sais et tu es venue me tuer !…Ne me tue pas ! Tu sais qu'ils ont besoin de moi pour s'habiller ! ! »
« De quoi ? Mais enfin de quoi tu parles, Mei ? Non, je ne suis pas venue te tuer…Et qu'est-ce que je devrais savoir ? » Gronda Momo, en haussant le sourcil.
« Rien ! Rien du tout ! » Rassura Mei. « Alors, t'es venue pour quoi ? »
La fleuriste lança un regard suspicieux à la styliste qui chercha aussitôt à éviter ses yeux.
« Je suis ici pour le paquet. »
« Le paquet…Mais quel paquet ? »
« Le paquet… » Affirma Momo, en fronçant les sourcils. « Celui que Rangiku t'a demandé de me donner. »
« AH ! Ce paquet…là ! Le truc enveloppé dans du papier opaque rouge ? » Réagit Mei. « …Je ne l'ai plus, je l'avais donné à Toshiro pour qu'il te le passe. »
« QUOI !? » S'écria soudainement la brune, sa voix partant involontairement dans un incroyable aigu. « Tu rigoles ? Tu sais s'il a regardé à l'intérieur ? »
« Non, j'étais occupé…The Hollow Way avait un concert l'autre jour, leur styliste étant malade, j'ai dû m'en occuper à la dernière minute et crois-moi, c'était pas drôle et…Et…Pourquoi tu paniques comme ça ? » Demanda Caramel, suspicieuse à son tour. « Il y a quoi dans ce foutu paquet pour que même ton mari n'ait pas le droit de regarder ? »
« R—Rien du tout… » Fit nerveusement Momo.
Alors que la styliste à la peau basané s'approchait d'elle, elle baissa les yeux.
« Momo…Quand tu mens, tu baisses toujours les yeux…Il y a quoi dans ce paquet ? »
« Rien. »
« Momo… »
« D—Des…Ce sont des médicaments, voilà, des médicaments, j'avais demandé à Rangiku d'aller me les chercher parce que…J'arrivais pas à sortir de mon lit, ce jour-là. » Expliqua-t-elle d'un trait. « Et puis…Elle a dit qu'elle me les ferait parvenir… »
« Des médicaments ? Contre quoi ? »
Hitsugaya — anciennement Hinamori — Momo préféra, à ce stade de l'interrogatoire, rester silencieuse. Elle trouva même un grand intérêt pour ses doigts qui se tricotaient entre eux, effet dû à toute la nervosité qui montait dans son corps.
« Momo, qu'est-ce que tu as ? » Redemanda Kangakki, cette fois-ci très anxieuse.
« Tatie Mei ! » Résonna la voix de Nikki, à travers l'appartement, brisanta la tension entre les deux jeunes femmes. « J'ai fait pipi ! »
« Quoi ? ! Pas sur mon canapé, Nikki, enfin ! »
Momo soupira de soulagement.
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Abarai Renji ronchonna tout en se tortillant contre la surface de céramique blanche du couvercle des toilettes. Il sentit quelque chose venir se coller contre lui et commencer à lui lécher le visage avec une langue râpeuse.
Le guitariste à la chevelure rouge recula instinctivement dans son sommeil et finit sa course contre le carrelage froid. Il gémit de douleur en ouvrant difficilement les yeux, ébloui par la lumière de l'ampoule. Il sentit encore cette chose venir près de lui et lui labourer une nouvelle fois le visage, cette fois-ci avec ses pattes.
« Sephiroth…A—A—Arrête… » Geint Renji en se débattant contre un petit chiot, un Jack Russel Terrier pour être exact. « Se—Se—Sephiroth ! Assis ! Assis, bordel ! »
« Sephi, viens ici, mon beau. » Exigea une jeune femme, en tapant dans ses mains. « Arrête d'embêter ce pauvre babouin. »
Le babouin en question se leva sur ses coudes arrière, tandis que le chien se dirigeait vers sa maîtresse, Kaena, et il fusilla la maîtresse de Sephiroth du regard. Avant d'essayer de se lever, mais sa puissante gueule de bois l'en empêcha.
« Putain…Qu'est-ce qui s'est passé hier soir ? »
« Voyons, tu nous as foutu la honte, t'as rempli mes chiottes de vomi, tu as poussé Yumchika dans le caniveau, ensuite tu lui as vomi dessus avant de te mettre à pleurer…» Énuméra Kaena, en comptant sur ses doigts. « Et le plus drôle, tu m'as enfin dit pourquoi Toshiro et Momo étaient au bord de la rupture et ne nie pas…Tu as tout avoué quand tu pleurais. »
« Ah…Ça…Écoute comme j'ai déjà dit à Mei, ça leur pendait au nez. » Renifla Renji, en se relevant doucement et sûrement. « Ils se sont mariés trop jeunes. »
« C'est pas vrai. »
« Je suis désolé, Kaena, mais dix-huit ans c'est jeune. »
« Et alors ! »
« M'enfin Kae', elle est fleuriste, il est musicien…C'était prédit que ça ne marcherait pas. » Maugréa-t-il en haussant les épaules. « Ils possèdent des styles de vie trop différents, le mieux à faire pour eux c'est de se séparer. »
Faranbald ne dit rien. La jeune fille à la chevelure blanche s'était accroupie dans l'embrasure de la salle de bain et ne faisait que cajoler son Jack Russell Terrier, qui avait posé sa tête sur les genoux de sa maîtresse.
« J'espère juste pour toi que Toshiro ne sera jamais au courant. » Murmura-t-elle. « J'aurais trop mal pour toi…Et...Oh ! Je ne te conseille pas d'adresser la parole à Yumichikia, il t'en veut de lui avoir gerbé dessus…Son costume valait cher. »
Abarai ravala lentement sa salive.
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Momo stationnait, depuis quelques minutes déjà, devant la porte du studio. Elle était hésitante. Devait-elle vraiment entrer ? Devait-elle vraiment lui en parler ? Tout le monde la poussait à le faire, mais elle culpabilisait trop pour pouvoir lui faire face, ou même entrer dans cet appartement.
« Arrête de faire le bébé, pauvre tarte. » Susurra-t-elle pour elle-même. « T'es une adulte. »
La jeune fille entra la clé dans la serrure, déverrouilla lentement et discrètement l'entrée de l'endroit. Elle la poussa doucement, essayant de toutes ses forces de ne pas faire le moindre bruit.
Il était déjà plus de minuit, il devait sûrement être en train de dormir quelque part dans l'appartement, dans une position bien inconfortable. Elle jeta de rapides coups d'œil derrière les quelques portes.
Avant d'entendre cette tonalité si familière. Le son de sa guitare. Il se trouvait dans la salle d'enregistrement. La fleuriste brune bondit dans l'entrebâillement de la porte, espérant que Toshiro ne la voit pas, et l'observa.
[Landon Pigg – The Way It Ends]
Run
Is this to be our fate ?
Hide
Freedom is ours as long as we escape
We walk in the shadows
Elle soupira en se laissant porter par le son de la musique. Sa voix, si exquise et rauque. Tellement sensuelle.
We do
Find out what we all know
Our time is near
Ses yeux turquoise étaient clos. Ses lèvres bougeaient au rythme des paroles, légèrement humides et brillantes à la faible lumière. Momo n'avait qu'une seule envie, se jeter dessus et les embrasser férocement.
This is the way it ends
Don't tell me it's meaningless
There'll be no compromise
We fall in we too shall rise
You held me and taught me how
I think I am ready now
If this is the way it ends
This is the way it's meant to be
Puis, il y avait ses mains si douées pour pincer les cordes de guitares, et si douées pour faire des merveilles sur son corps, à elle.
We will be spilled in blood
And this is the way that they'll remember us
Emerge from the shadows
We will
Emerge from the shadows
Son muscle qui se contractait à chaque mouvement de son bras et qui la rendait presque folle.
This is the way it ends
Don't tell me it's meaningless
There'll be no compromise
We fall in we too shall rise
You held me and taught me how
I think I am ready now
If this is the way it ends
This is the way it's meant to be
« Tu penses vraiment que c'est fini… ? » Demanda-t-elle, inconsciente du fait qu'après cela, il la remarquerait forcément.
« Momo… ? » Questionna-t-il, sorti de sa transe musicale.
La jeune femme sursauta à l'entente de son prénom et se retrouva à faire face aux yeux turquoises de son mari. Elle tressaillit et se mit à se frotter les bras, gênée, et détourna également le regard, pour ne pas faire face à son visage. Le visage qu'elle avait si rudement frappé, il y avait plusieurs jours de cela.
Toshiro n'arrivait même pas à croire que sa femme se trouvait ici. Encore un peu surpris, il déposa sa guitare argentée,sur le côté, se leva de son tabouret d'un bond et se précipita pour ouvrir la porte de la cabine d'enregistrement.
Mais une fois sorti, il ne savait pas s'il devait la prendre dans ses bras ou non.
« T—Tu veux…t'asseoir ? » Demanda-t-il maladroitement en montrant le sofa qui trônait derrière le panneau de mixage.
Sans répondre, la jeune femme vint s'asseoir sur le meuble désigné, suivie par l'homme aux cheveux blanc. Ils restèrent assis comme cela pendant plusieurs minutes dans un silence gêné. Le guitariste entendit la fleuriste prendre une grande inspiration.
« Écoute…Je…Je suis sincèrement et vraiment désolée pour l'histoire de l'autre jour…Je ne sais pas vraiment ce qui m'as prise vraiment, peut-être une montée d'hormones, j'sais pas… » Murmura-t-elle, trouvant un grand intérêt à ses genoux. « …Tu sais, je ne sais pas vraiment ce qui se passe quand t'es en tournée et je crois que ça me fait peur. »
« Momo… »
« Et ça m'énerve et ça m'attriste un peu, aussi. Normalement, j'arrive à compresser tous ces sentiments négatifs mais quand j'ai vu cette espèce de…Blondasse…J'ai juste saturé, mais je ne voulais pas te faire du mal, je te le jure. »
Le regard de Toshiro s'adoucit. L'homme prit la main de la jeune femme dans la sienne, il constata que son poignet était encore un peu enflé. La culpabilité le poignarda une nouvelle fois. La brune fit glisser sa main hors de son emprise, encore un peu effrayée.
« Hé, Momo…C'est plus la peine d'y penser. Je te pardonne entièrement. En tout cas moi, j'y pense plus. » Assura-t-il, en rattrapant sa main. « C'est normal de craquer quand on est sous pression…Enfin je crois… »
« Mais….Je t'ai quand même frappé ! » Gémit-elle, outrée et frustrée par son propre comportement.
« J'te dis que c'est pas grave. » Affirma-t-il en la tirant vers elle pour lui voler un baiser.
D'abord surprise, elle fondit tout de même entre ses bras. Comme si elle était en proie à un appétit sexuel grandissant. Très vite, alors que Momo tenait le visage de Toshiro entre ses petites mains, ce dernier avait les bras enroulés autour de son corps. Les barrières se mirent à céder, faisant de ce baiser innocent une braise qui s'enflammait sur leurs deux corps.
La petite brune sentit le guitariste sourire contre ses lèvres à l'entente de ses doux gémissements. Furieuse mais, en même temps, excitée par la situation, elle joua de son poids et bascula en arrière sur le sofa, l'attirant au-dessus d'elle. Cette fois-ci, c'est lui qui fut pris de court, mais il ne refusa pas l'invitation.
Momo fit glisser ses mains d'abord à travers ses cheveux, puis sur son dos, le faisant ainsi frissonner de plaisir.
Ils se séparèrent à plusieurs reprises pour reprendre leur souffle, et à chaque fois leurs regards emplis de luxure se croisaient. Ils se souriaient et reprenait là où ils en étaient restés.
Hitsugaya fit glisser sa main sous sa robe et la souleva pour découvrir son ventre parfaitement plat. Quant à elle, elle commençait à déboutonner sa chemise. Il quitta ses lèvres pour se mettre à déposer des baisers papillons sur son cou avant d'attraper à léger morceau de peau et de se mettre à le suçoter.
Gémissante, elle sentit sa main froide se mettre à descendre plus bas sur son ventre, lorsqu'elle se souvint de l'autre raison de sa venue.
« A—A—Attends… » Bredouilla-t-elle, en essayant de le repousser cette fois-ci.
Surpris par ce revirement, il ne se décolla pourtant pas de son corps et continua ses mouvements.
« Je suis sûr que ça peut attendre qu'on finisse. » Grogna-t-il, le visage enfoui dans le cou de sa belle, peu enclin à la discussion. « Encore…juste…une vingtaine de minutes. » Implora-il, alors qu'il frottait ses lèvres contre sa nuque.
La femme du guitariste essaya ardemment de le repousser en tentant de lui faire lâcher prise. Mais l'homme étant plus grand et plus fort qu'elle, la tentative était bien vaine, même ses jérémiades ne firent pas effet sur son mari. Lorsqu'elle sentit que Toshiro commençait à s'attaquer beaucoup plus férocement à sa pauvre nuque, la brunette tomba nez à nez avec la jugulaire saillante de son homme.
C'est à ce moment qu'elle opta pour une solution radicale.
Elle mordit brutalement sa jugulaire.
« Bordel ! Mais tu vas pas bien ou quoi ! » S'écria-t-il, la repoussant violemment et en se relevant pour prendre ses distances avec elle.
« Tu ne m'écoutais pas ! » Geignit-elle. « C'est vraiment important ce que j'ai à te demander. »
« Bon…d'accord. » Grogna-t-il, en se frottant le cou. « Qu'est-ce qu'il y a ? »
« Écoute…Je sais que l'autre jour, Mei t'avais demandé de me donner un paquet…Et…Il se trouve que…Tu ne me l'as pas donné. » Bredouilla-t-elle, en se tortillant les doigts.
« Ah…Ce truc, attends…J'ai du le mettre de côté. » Annonça-t-il, en se levant du sofa, pour se diriger vers les fauteuils en cuirs alignés derrière la table de mixage.
C'était là que, sur l'un d'entre eux, il souleva un petit sachet en plastique.
« Tu me parles de cela ? »
Sa femme agita lentement la tête dans un « oui » tandis qu'il s'approchait à nouveau d'elle pour le lui tendre.
« Tu as regardé à l'intérieur ? » Interrogea-t-elle, craintive.
« Nan…C'était pour toi, et tu sais que je suis pas trop du genre à fouiller. »
La petite brune fit la moue.
« Bon, je fouille…Mais cela dépend de la situation et tu le sais ! » Grinça-t-il en s'asseyant. « Et puis…Qu'est-ce que c'est, d'abord ? » Demanda-t-il, en la voyant sortir le petit paquet enroulé dans un papier opaque.
La jeune femme se raidit soudainement lorsqu'elle se retrouva avec ce foutu paquet entre ses mains et son mari qui l'observait. Ses mains se mirent aussitôt à trembloter.
« Momo… » Commença-t-il, inquiet, s'attendant déjà au pire. « Qu'est-ce que c'est… ? »
Lentement très lentement, comme pour ne pas se choquer ou pour ne pas choquer son mari, elle se mit à enlever l'emballage qui recouvrait la petite boîte. Toshiro se redressa nerveusement au fur et à mesure que sa femme ôtait le papier.
Une fois qu'elle en eut enlevé plus de la moitié, l'homme aux cheveux blancs crut que son cœur allait s'arrêter de battre.
« Momo…C'est…D—Des…Momo…Est-ce que tu es… »
Les mots restaient totalement coincés dans sa gorge.
« Oui. » Affirma-t-elle en baissant les yeux. « Je suis enceinte.»
To be continued ...
