Note : Bonjour à toutes et à tous ! Et bonne année, bonne santé mes jolis petits botrucs pailletés ! J'espère que votre réveillon s'est très bien passé et que la reprise n'est pas trop dure. Pour ma part, ça a été plutôt cool, et je peux même profiter des deux jours de congé supplémentaires que mes collègues m'ont posés pour avancer dans mes OS récompenses. Mais cela ne change rien au fait que je suis un peu nerveux à l'idée d'écrire sur ce personnage(1) pour la première fois. Même sa célèbre famille, qui alimente pourtant pas loin de 90% des fanfics sur ce site, n'a jamais connu ma plume. Alors je compte sur votre indulgence ^^.
Disclaimer : Le monde de la Magie et les personnages présents sont la propriété de JK Rowling. Je n'ai imaginé que l'histoire pour cet OS-Récompense. Quant à la structure et au déroulement de cet OS, il m'est venu en repensant à la formidable histoire écrite par Chupeechan « Canis Alpha Majoris » (2).
Crédits histoire :
À Nina, ma Super-Guest-Reviewer qui ne cesse de m'éblouir avec ses précieux commentaires, aussi immenses que fabuleux.
J'espère que tu apprécieras ce petit passage issu de la jeunesse d'un patriarche oublié.
« Cela ne durera pas ! »
Lorsque l'on vit ces deux-là jouer ensemble pour la première fois, tous les témoins de cette scène bizarre eurent cette même pensée en tête. Bien qu'ils ne fussent tous deux encore que de joyeux bambins, on ne pouvait décidément pas trouver deux personnes si différentes d'aspect et de personnalité dans tout le monde magique en ce début du vingtième siècle. L'un était plutôt grand, fin et d'une stature étonnamment droite pour un enfant de son âge. L'autre, au contraire, ne parvenait toujours pas à se défaire de son embonpoint de poupon. Alors que le premier s'efforçait de conserver un air digne et concentré lorsqu'il faisait léviter ses cubes de construction enchantés(3), le second ne cessait de rire aux éclats et de se rouler par terre à chaque fois que le sort s'affaiblissait et causait la destruction inévitable de la méticuleuse création de son ami. Même leurs parents se rendaient compte de l'énorme fossé qui séparait les deux bambins. Ils acquiesçaient sans hésitation à tous les arguments des magicultrices(4) qui travaillaient à la Garderie Magique de Flagley-le-Haut.
« Regardez-les ! Roro vient d'arriver et il est déjà tout plein de terre !
Aby, lui, s'essuyait déjà la bouche à deux ans ! »
Tels étaient les mots de ces soi-disant Spécialistes de l'Enfant Magique lorsqu'ils gardèrent pour la première fois ces deux enfants que tout opposait. Et pourtant, leur amitié tenait bon. Des cubes de construction simplistes et enfantins dont ils avaient usé les enchantements au fil des ans, ils passèrent aux petits livres d'images animées que l'un et l'autre se plaisaient à dévorer, étendus de tout leur long dans leurs lits à barreaux. Le petit bambin potelé était alors devenu un garçonnet à la bedaine non négligeable tandis que son jeune ami distingué grandissait de plus en plus au fur et à mesure que lui poussait une longue et soyeuse chevelure sur la tête.
« Mon préféré, c'est le Conte des Trois Frères ! (5)
J'aurais choisi la baguette pour que les gens arrêtent de se moquer de mon poids ! »
A six ans passés, les deux amis avaient fini par intégrer la petite école de leur village, dont la plupart des élèves était des enfants de sorciers. Les jeunes villageois issus de familles moldues assistaient rarement aux cours de Miss Moneypenny(6) dès qu'ils avaient l'âge de tenir une fourche ou une pioche, ils partaient aider leurs parents dans les champs(7). Néanmoins, ils connaissaient bien le duo inséparable que formaient Roro et Aby ni l'un ni l'autre ne passait inaperçu. Et la plupart du temps, le second devait protéger le premier des perfides railleries que ne cessaient de lui faire subir les enfants du village. Car, qu'ils fussent moldus ou sorciers, l'activité extrascolaire préférée de ces garnements était « la pêche au gros ».
« Tu es vraiment naïf, Horace ! C'est à croire que tu n'as pas vraiment lu le livre…
La baguette rend imprudent et arrogant. Et la pierre arrache son porteur à la réalité.
La morale de cette histoire, c'est qu'il faut choisir la cape pour rester humble. ».
L'argument faisait toujours rire le jeune Horace, que l'on surnommait plus communément « le Gros Roro ». Aby le Grand – de son vrai nom Abraxas Malefoy – n'avait rien d'humble aux yeux de son ami. A sept ans, il marchait déjà avec l'allure d'un prince et jouissait depuis longtemps de la maturité d'un grand seigneur. Choisissant ses habits avec le plus grand soin, il prenait bien garde à ne laisser aucune tâche ruiner ses précieux costumes bleus aux liserés d'or repassés par l'elfe de maison de la famille. Passant des heures devant son miroir dès le petit-matin, il tenait à arranger lui-même ses longs cheveux qu'il nouait en catogan. L'éclat argenté qui faisait scintiller ses yeux bleu pâle lui conférait un regard hautain et suffisant qui amusait beaucoup son ami.
« Cela te va bien de parler d'humilité.
Toi qui n'accordes aucune attention à nos camarades moldus. »
Alors que leurs onze ans approchaient, et qu'ils étaient tous deux assurés de recevoir la fameuse lettre de Poudlard, les deux inséparables(8) se montraient plus que jamais différents l'un de l'autre. Abraxas n'avait pas changé, son regard sévère et son maintien assuré n'avaient fait que croître au fil des ans. Dans le même ordre d'idées, Horace n'avait jamais eu l'air plus rond et plus voûté qu'à ses dix ans et demi. Ses cheveux blonds en bataille semblaient aussi secs et cassants que la paille en été. Ses imposants habits, confectionnés dans les tissus les plus riches et les plus étendus que sa mère eût pu trouver, durent être reprisés et plongés de nombreuses fois dans une cuve entière de Nettoie-tout de la Mère Grattesec pour en déloger les tâches persistantes d'ananas confits. La plupart du temps, il fallait même demander à Tokey, l'elfe de sa mère, de renforcer magiquement les boutons dorés de ses gilets qui menaçaient de sauter sous les assauts de sa bedaine grandissante.
« Ils ne font pas partie du même monde que nous.
Nous partageons juste une salle de classe, ils ne sont pas des nôtres et nous ne sommes pas des leurs.
Quand nous entrerons à Poudlard, nous n'aurons plus à supporter leur présence. »
Mais le jeune Horace appréciait la présence de certains d'entre eux. Et il avait fini par comprendre comment les forcer à l'apprécier en retour. À force de regarder son père confectionner des potions pour les Guérisseurs de Sainte-Mangouste, et d'espionner sa mère en train de préparer des gâteaux pour la Société des Sorcières en Détresse(9), il avait fini par devenir très doué pour l'art culinaire magique. Ainsi, la plupart de ses camarades avait fini par cesser de le considérer comme un gros plein de soupe inutile. Désormais, ils l'invitaient régulièrement chez eux en espérant qu'il leur apporterait ces merveilleux éclairs au café qu'il confectionnait si bien. Abraxas, lui, inspirait bien plus la méfiance et le dégoût chez les jeunes garçons de Flagley-le-Haut(10). Et ce dernier leur rendait bien. Plusieurs fois, des événements inexpliqués qui étaient arrivés à leurs camarades moldus de CM2 furent étouffés dans l'œuf par le Ministère de la Magie, grandement motivé par la rondelette somme de Gallions que déboursait à chaque fois le patriarche des Malefoy.
« Mais qu'est-ce qui te prend Aby ? Je ne te reconnais plus !
Ces gamins ne méritaient pas ça ! »
Lors de leur arrivée à Poudlard, le jeune Slughorn avait espéré que son ami changerait. Il avait pensé que, entouré par de nombreux sorciers venant d'horizons différents, Abraxas deviendrait plus avenant, plus tolérant envers ceux qui lui étaient différents. Après tout, nombre de leurs camarades venaient de familles de moldus et parvenaient sans problème à produire les sorts et les potions que l'un et l'autre étaient fiers de maîtriser. Pourtant, jamais son camarade de toujours ne se dérida d'un seul battement de cil. A aucun moment il ne fut décidé à laisser sa chance aux nés-moldus. Lui et ses amis au soi-disant sang pur ne cessaient de dédaigner ceux qu'ils considéraient comme inférieurs. Abraxas ne s'abaissait pas à les ridiculiser et les molester comme la plupart de leurs camarades Serpentard, mais il ne faisait rien non plus pour les en empêcher. Avec une moue indifférente, il laissait son ami d'enfance se débrouiller tout seul pour empêcher les garnements de la Maison de Serpent de s'en prendre aux jeunes et fragiles nés-moldus de Poufsouffle ou de Gryffondor. Même lorsqu'ils revenaient à Flagley-le-Haut pour les vacances d'été, les deux anciens inséparables ne parvenaient plus à se comprendre. Horace n'avait jamais osé demander confirmation à son ami si secret, mais il était persuadé que ce dernier y était pour quelque chose dans la noyade du petit Benjamin Newton dans le ruisseau qui bordait le village. De même, il savait très bien que la joviale Amy Butterfield n'avait pas pu devenir dépressive et suicidaire de façon naturelle en seulement une journée.
« Je n'ai pas changé Horace, je me suis juste endurci.
C'est toi qui devrais réfléchir à ce en quoi tu crois.
Ces individus sont pires que des bêtes. As-tu déjà oublié ce qu'ils t'ont fait ?
As-tu pardonné leurs jeux pervers et leurs injustices à ton égard ?
Moi pas.
Et lorsque je vois leurs parents s'entretuer sur le champ de bataille(11),
lorsque j'entends leurs chefs demander de l'aide au Ministère pour gagner leur guerre(12),
lorsque je sens la peur de leurs bébés à chaque fois que leur père repart au front,
je suis bien content d'être né sorcier. »
Lorsqu'Abraxas se lançait dans ces longs discours incisifs, Horace ne répondait pas. Il ne voulait pas le reconnaître, mais parfois il comprenait le dégoût de son ami pour les coutumes moldues. Il venait d'avoir quinze ans quand la Grande Guerre éclata. Son père, celui d'Abraxas et tous les autres parents des sorciers de Flagley avaient dû jeter un sortilège de Confusion sur les recruteurs pour empêcher ces derniers d'enrôler de force leur famille dans ce conflit qui ne les concernaient pas(13). Plusieurs fois, Horace avait voulu prêter main forte aux soldats anglais qui combattaient en France, mais son père le lui avait formellement interdit. Les sorciers ne devaient pas s'impliquer. Une guerre Mondiale était déjà dramatique pour l'humanité si elle devenait magique, le monde risquerait de disparaître. Pourtant, dans le camp d'en face, le fourbe et terrifiant mage Grindelwald s'en donnait à cœur joie pour décimer les troupes alliées qui tentaient de gagner Berlin(14). Pourquoi Horacio Scrimgeour, Galatéa Têtenjoy, Cassandra Trelawney ou même le jeune Albus Dumbledore(15), n'intervenaient-ils pas ? Ils n'avaient beau être que professeurs à Poudlard – ou juste génie vagabond - ils étaient les sorciers les plus puissants de Grande-Bretagne et surclassaient en puissance les Aurors de n'importe quel Ministère sans aucun souci…
« Je ne tolérerai aucun débordement, ni aucune entorse au règlement !
Est-ce bien clair ?
Le conflit de ces gens-là ne nous concerne pas.
Laissons-les s'entre-tuer, le monde n'en sera que plus sûr quand ils auront terminé. »
La réponse était tellement évidente. Elle se résumait à la simple évocation d'un nom de famille célèbres figurant parmi cette absurde liste rédigée par le père d'un de ses camarades : Selwyn. Archeus Selwyn(16) était le directeur de Serpentard, la Maison à laquelle le jeune Horace appartenait bien malgré lui. Il avait été recruté par le tristement célèbre Phineas Nigellus pour enseigner l'Étude des Moldus à ses élèves. Bien entendu, fervents partisans du culte du sang pur, Nigellus et Selwyn s'étaient débrouillés pour faire accepter au Conseil d'Administration un programme spécial et très critique favorisant la haine et le dégoût à l'égard des Moldus. Si le premier avait fini par se faire destituer de son poste et tomber en disgrâce auprès du Ministère(17), le second sévissait toujours. Tous savaient que ce n'était ni Armando Dippet, ni son adjoint Horacio Scrimgeour, qui dirigeait l'école. Mais bien lui, l'implacable Serpentard vicieux et pervers qui manipulait tout dans l'ombre, avec ses discours haineux et intolérants, lesquels étaient de plus en plus acclamés par les élèves de la Maison du Serpent. Et Horace demeurait l'un des seuls à ne pas gagner ses faveurs.
« Vous auriez dû finir à Poufsouffle, jeune homme !
Vous jetez l'opprobre sur Serpentard avec votre pitoyable petit talent pour les potions(18).
De plus, vos idées révoltantes sur la mixité du Sang risquent fort de contaminer nos jeunes recrues.
Surveillez vos paroles, jeune impudent ! »
Ainsi, Horace avait pris l'habitude de surveiller ses paroles et de ne confier aux gens qui l'entouraient que ce que ceux-ci voulaient entendre. Mais dans l'ombre, il n'était pas prêt à laisser passer cela. Il ne savait comment lui était venue cette sombre inquiétude, mais il était persuadé que ces valeurs ignobles et ces immondes pratiques seraient un jour la cause d'une grande catastrophe. Quelque chose de bien pire qu'une guerre entre moldus. Quelque chose de bien plus sombre… de bien plus terrifiant. Horace le sentait et il n'était pas le seul. Alors au lieu d'adhérer aux préceptes de Selwyn et d'intégrer le groupe de sangs-purs que ce dernier avait formé, il se détourna de sa Maison en sixième année et organisa en février 1917 la première réunion du Club de Slug(19). A cette époque, Aby ne lui parlait pratiquement plus et était devenu le porte-parole des Étalons Blancs(20), le groupe de sang-pur qu'avait fondé cette misérable vipère de Selwyn.
« Je refuse de laisser les moldus se faire molester et humilier de la sorte.
Oui, je suis fier de mon sang-pur et des valeurs de Serpentard.
Oui, j'aime agir avec prudence et j'ai l'ambition de devenir quelqu'un de grand et d'important.
Mais je ne le ferai pas aux dépends de ceux qui n'ont pas les mêmes privilèges que moi. »
Trente ans avant ce énième conflit moldu qui éclaterait entre la Russie et les États-Unis, commença une véritable guerre froide à Serpentard entre les Limaces et les Étalons. Aucun des deux camps ne s'affronta réellement, mais tous deux rivalisaient d'ingéniosité et de perfidie pour déstabiliser l'autre. Alors que les partisans d'Abraxas Malefoy agissaient au grand jour et lapidaient les nés-moldus à grand renfort de discours incisifs et d'humiliations publiques, les camarades de Slughorn préféraient les combats de l'ombre, toute en finesse et en manipulation. Le Charisme contre le Secret. L'Influence contre l'Ingéniosité. L'Argent contre l'Intuition. La guerre civile faisait rage sans aucun sort lancé(21).
« J'ai bien conscience que tu as quelque à voir dans le fiasco du dernier meeting à Memphis(22), Horace.
Je sais très bien que tu désapprouves mes méthodes et mon idéologie et je respecte ça.
J'aime ceux qui se battent pour leurs valeurs et leurs idées.
Mais en souvenir de notre amitié, je tiens à te prévenir : si tu continues à me poser des problèmes…
Tu le regretteras ! »
Suite à ces menaces à peine voilées, le jeune Slughorn dut faire preuve de toutes ses capacités d'Occlumens pour ne pas trembler ou pleurer. Une douloureuse boule lui obstruant la gorge, il se rendit compte qu'il avait toujours espéré que son ami changerait, que l'impossible relation qu'ils avaient nouée dès le berceau deviendrait réelle, normale, différente de ce fantasme qu'il avait toujours nourri malgré lui. Mais pour autant, le Roi des limaces – comme l'appelaient ses amis et ses détracteurs – n'abandonna pas la lutte. Accompagné des McAllister, des Prewett, des Prince et de certains Black – dont le prénom fut aussitôt rayé de la célèbre tapisserie magique du square Grimmaurd – il continua ses manœuvres sous-terraines. À force de flatteries anodines, de cadeaux généreux, de promesses tenues et de risques calculés, il parvint à faire en sorte qu'Archer Evermonde, le Ministre anglais, ferme les yeux sur plusieurs infractions au Code International du Secret Magique que les sorciers avaient commises durant la guerre. De leur côté, grâce à de nombreux pots-de-vin illégaux, Abraxas et sa bande avaient réussi à soutenir Grindelwald en toute impunité.
« – Je croyais vous avoir demandé de ne plus interférer dans mes plans, mon cher ami…
– Je ne vois pas de quoi vous parlez, mon cher Abraxas. Je n'ai absolument rien à voir avec l'entrée en guerre des États-Unis et l'implication du MACUSA(23). Ils ont dû mal prendre le fait que Grindelwald coule l'un de leur porte-avions.
– Vous et moi savons très bien que ce n'est pas Grindelwald qui a commis ce stupide coup d'éclat. Il s'agit de la décision d'un officier zélé qui n'a sûrement pas agi de son plein gré.
– Tant que vous ne pouvez rien prouver, vos belles paroles sont inutiles contre moi, mon ami. La guerre est terminée, Grindelwald a perdu. Je vous conseille d'oublier tout ça et de retourner à votre vie paisible à Flagley-le-Haut(24).
- Rien n'est terminé Horace. Vous n'avez gagné que la première manche. »
Avant même de terminer leur scolarité, l'un et l'autre étaient devenus des figures éminentes du monde de la Magie. A chaque gala de charité, chaque bal de sang-pur, chaque événement primordial dans la vie mondaine de la Communauté Magique, les deux étaient présents, accompagnés de leurs plus grands alliés. Grâce aux connexions qu'il avait pu tisser lors de la Grande Guerre, Horace réussit à se trouver une place à Poudlard et parvint à placer ses plus fidèles amis aux fonctions les plus hautes du Ministère de la Magie et de l'Académie des Sorciers. Suivant ainsi les préceptes de son mentor Horacio Scrimgeour, il s'attela à enseigner les potions selon les valeurs du mérite. Peu importe que l'on soit sang-pur ou né-moldu, l'important était d'avoir le talent. Quatre ans plus tard, à force d'habiles manœuvres et de négociations secrètes, il parvint enfin à se débarrasser d'Archeus Selwyn et devint l'un des plus jeunes directeurs de Maison de l'histoire(25). Dans le même temps, Abraxas était parvenu à avoir la main mise sur les commerçants du Chemin de Traverse et l'Ordre des Gobelins de Gringotts.
« Ainsi donc tu as repris le flambeau de ce stupide Gryffondor adorateur des moldus.
Tu es tombé bien bas, Horace.
Avec une famille comme la tienne, tu aurais pu viser le sommet de la Communauté. »
Mais contre toute attente, Horace adorait son métier. Le pouvoir absolu ne l'intéressait pas. Chaque année, Poudlard voyait défiler de nombreux apprentis-sorciers plus talentueux et plus ambitieux les uns que les autres. Rien ne l'enchantait d'avantage que de recommander ses précieux protégés auprès de ceux qui furent ses plus fidèles camarades. Il avait ainsi trouvé un parfait assistant pour Hector Prince au bureau de Liaison des Gobelins, une stratège insaisissable pour Elladora Black qui entrainait les Harpies de Holyhead, un stagiaire de qualité pour le guérisseur en chef McAllister à Sainte-Mangouste, et même un garde du corps efficace pour les dernières années en poste d'Archer Evermonde. Le souci, c'est qu'Abraxas avait bien compris la stratégie de son meilleur ennemi. Et il était résolu à s'en servir pour son propre compte.
« – Où est passé le jeune Jedusor, Abraxas ? (26)
– Aucune idée, mon cher ami. N'êtes-vous pas capable de surveiller vos bonnacrons, cher berger ? Je pensais que vous étiez bien plus habile que cela à conserver vos précieuses recrues à vos côtés…
– Ne vous moquez pas de moi, Abraxas ! Je sais pertinemment que c'est vous qui lui avez trouvé ce travail minable dans cette affreuse boutique. Caractacus Beurk est un de vos amis les plus dangereux. N'avez-vous pas honte ?
– Honte de quoi, mon ami ? De montrer la vérité à vos précieux élèves que vous avez embrigadés afin de leur imposer votre naïf idéal ? Non, mon cher ! Il est temps que les vrais sorciers se soulèvent enfin et réclament ce qui leur est dû ! »
Et la catastrophe en question s'était produite. Horace avait eu raison malgré le départ de Selwyn et la mort de Nigellus, les guerres de sang avaient continué. Grindelwald avait de nouveau réussi à provoquer une guerre mondiale(27), plus puissante et plus sanglante que les deux mondes – moldu ou sorcier – eussent jamais connue. Et il savait que, une nouvelle fois, Abraxas n'était pas étranger à ce regain de vitalité. De nombreux drames avaient d'ailleurs précédé cette époque la mort inexpliquée du Professeur Cassandra Trelawney en 1940, plus grande voyante de son siècle, suivie rapidement par l'ouverture de la Chambre des Secrets en 1942, et cette conversation préoccupante qu'il avait eue avec son élève préféré l'année suivante. Tout cela avait commencé – Horace le savait – à partir de la révélation d'un terme affreux, un mot maudit, une pratique interdite qu'un jeune étudiant de seize ans n'aurait jamais pu découvrir sans aide extérieure. L'aide d'un grand sorcier riche et puissant, dont la famille avait longtemps pratiqué la Magie Noire. Abraxas… C'était Abraxas qui avait créé ce monstre hideux qui aurait pu faire tant de belles choses pour le Monde Magique. C'était lui qui lui avait mis ces atroces idées dans la tête, profitant du fait que le jeune homme avait vécu une enfance misérable chez les moldus.
« – Mais Horace ! Je ne comprends pas ton attitude. Tu évites toujours les combats d'habitude, tu détestes la violence ! Pourquoi veux-tu m'accompagner pour ce voyage ? Gellert Grindelwald ne fera pas dans le détail : si tu le défies, il cherchera à te tuer par tous les moyens.
– Je le sais Albus ! Mais il faut que j'y aille ! Il en va de la sécurité du Monde Magique !
– Galatea, Elphias, Abelforth, Bathilda et Cuthbert m'accompagneront. Je disposerai des alliés les plus puissants que le Monde Magique peut m'offrir. Pourquoi t'inquiètes-tu autant ?
– Ce n'est pas pour toi que je m'inquiète ! Laisse-moi venir avec toi, s'il te plaît ! »
Alors il était venu lui aussi, laissant son ami Dumbledore dans l'incompréhension la plus totale pour la première fois de son illustre vie. Mais la personne qu'il était venu chercher était introuvable. Horace s'était trompé du tout au tout, Grindelwald ne cachait pas son ancien protégé. Abraxas lui avait joué un sacré tour. En fait, c'était clair pour le jovial professeur des Potions qui se trouvait à présent entre deux âges : cette deuxième guerre causée par Grindelwald n'était qu'une diversion(28) visant à camoufler la disparition de la vraie menace qui planait sur eux. Il était inévitable que Dumbledore agît contre celui qui ne se trouvait pas d'égal en termes de puissance magique. Inéluctable que le combat tourne en la faveur du célèbre sorcier britannique. Nécessaire que le clan Malefoy mette à l'abri son arme secrète jusqu'au moment où arriverait l'heure de contre-attaquer.
« – Tu n'as pas l'air heureux Horace ? Pourtant nous avons vaincu. Grindelwald n'est plus une menace désormais. Grâce à Albus, nous sommes délivrés à jamais de ce mal qui gangrenait notre Monde.
– Il est trop tôt pour dire « à jamais », Professeur Têtenjoy. Je crains que les pires épreuves que les sorciers auront à affronter au cours de ce siècle ne soient encore à venir.
– Le pessimisme ne te va pas au teint, mon gentil petit limaçon. Si je croyais en la réincarnation, j'aurais pensé que l'âme de Cassandra avait trouvé refuge en toi ! »
Et pourtant, son pessimisme avait été clairvoyant : vingt ans plus tard, le monstre le plus terrifiant créé par les sangs-purs fut lâché sur la Grande-Bretagne. Mis à part Horace, et sûrement Albus, personne ne l'avait reconnu, pas même ses anciens camarades comme Rubeus Hagrid, Minerva McGonagall, Filius Flitwick ou Augusta Londubat(29). Tom avait changé. Il n'était plus Tom à présent. Son visage était celui d'un être malveillant. Sa voix était celle d'un serpent venimeux. Le nouveau nom qu'il s'était choisi allait devenir symbole de l'horreur. Ses méthodes n'avaient plus rien à voir avec la douce manipulation et les flatteries sans incidence que le vieux professeur lui avait apprises. Au contraire, maintenant, il se battait avec des mots rudes et incisifs. Il utilisait un charisme violent, qu'Abraxas lui avait sans aucun doute permis de développer, pour embrigader la communauté britannique dans une spirale de haine et de destruction. Il se battait à la manière d'un barbare sans âme rien à voir avec le jeune homme raffiné et séduisant qu'Horace avait cru pouvoir mener vers les sommets. A la place, Abraxas lui avait ravi son trophée, sa plus grande fierté en tant que professeur, et l'avait entraîné dans les pires bas-fonds de la laideur humaine. Avec horreur, il avait vu nombre de ses précieuses perles lui échapper à la suite de Celui-dont-on-commençait-à-craindre-le-nom.
« – Abraxas, vous n'avez quand même pas osé offrir votre fils en pâture à ce monstre !
– Justement si, Horace. Dans ce monde, il est important de savoir oser pour faire entendre ses idéaux. Si j'avais continué à me battre dans la demi-mesure comme nous l'avons fait lors du règne de Grindelwald, jamais notre glorieuse révolution n'aurait pu voir le jour.
– Aby, il s'agit de ton fils ! »
Et ainsi, comme tant d'autres avant lui, Abraxas découvrit la laideur de l'ignoble créature ignoble qui l'avait engendrée. Et bien entendu, lorsqu'il se rendit compte qu'il avait finalement misé sur le mauvais étalon, il décida de jouer l'hippogriffe aveugle jusqu'au bout. Ainsi, lorsque ce … V… v… Volde…mort montra son vrai visage, au cours de l'investiture d'Eugénia Jenkins(30) au Ministère de la Magie, Abraxas fut incapable de reconnaître son erreur. Les yeux gonflés par les larmes et la fatigue d'avoir dû combattre toute la nuit une horde de Mangemorts pour faire évacuer la Ministre nouvellement élue et deux de ses plus jeunes collaborateurs(31), Horace Slughorn entendait encore les récriminations désespérées de celui qui avait été un jour son ami.
« – Tu aurais dû le laisser gagner, Horace ! Tu aurais dû te battre avec moi pour sa candidature ! Pourquoi a-t-il fallu que tu fasses intervenir Dumbledore ? Pourquoi a-t-il fallu qu'encore une fois, tu te mettes en travers de ma route ? Et de la sienne, qui plus est ! À présent que vous l'avez mis en colère, ton stupide Directeur et toi. Sa vengeance sera terrible ! Mais pas seulement contre ses ennemis ! Tu n'as aucune idée du danger dans lequel tu nous as tous mis ! »
Sur ce point, Abraxas avait eu raison. Horace était forcé de le reconnaître. Jamais on n'avait vu plus féroces affrontements que ceux qui opposaient les Forces de Jenkins à celles du Seigneur des Ténèbres. Jamais on n'avait constaté une telle violence de la part d'activistes qui prétendaient ne faire que défendre leurs idéaux. Jamais il n'avait connu de plus grand chagrin en voyant ses anciens élèves s'entre-tuer pour une cause qui ne le méritait pas. Des familles entières furent déchirées, des frères, des sœurs et des cousins se retrouvèrent à devoir s'affronter. Les veuves, veufs, et orphelins se multipliaient bien trop vite pour que les cœurs endeuillés pussent endiguer leur chagrin à temps. L'Hôpital de Sainte-Mangouste regorgeait de cas désespérés et de moribonds attendant le maléfice de la libération. Incapables de soigner les plaies, blessures et malédictions que la magie noire avait causées, nombre des employés de l'établissement ancestral finirent par devenir davantage des exécutants que des guérisseurs. Horace ne comptait plus les victimes qui avaient été autrefois ses élèves, ses protégés, ses enfants. Même parmi ses anciens camarades de classe, très peu étaient encore en vie. Ce nouveau tyran avait vite fait le ménage au Ministère, anéantissant ainsi tout ce pour quoi Horace avait travaillé. Tout ce pour quoi il avait vécu. En son for intérieur, il était heureux qu'Horacio Scrimgeour, Galatea Têtenjoy et Cassandra Trelawney fussent morts depuis longtemps. Il était heureux que ses trois mentors, qui lui avaient appris à sublimer ses potions, à vaincre le Mal à sa racine et à prévoir les événements, n'eussent pas à voir le carnage qu'Horace était en train de supporter. Il était heureux qu'ils n'aient pas à le voir commettre l'impardonnable, à le voir supprimer le Mal à la Racine, même si les feuilles devaient perdurer…
« – Horace… qu'est-ce qu… Que m'as-tu fait ?
– Il y avait dans ce thé de réconciliation assez d'Essence de Corne de Magnar pour te faire contracter la Dragoncelle. Tu sais ? La maladie honteuse qui a forcé Nobby Leach(32) à la démission. À ceci près qu'à ton âge, elle risque fort de t'être fatale…
– Mais… nous étions… amis !
– Oui, nous l'étions… »
Ainsi Abraxas mourut, à l'aube de l'année 1975. Il venait d'avoir 76 ans. Horace ne pleura pas lorsqu'il vit l'épitaphe en première page de la Gazette. Les larmes ne viendraient qu'une fois la victoire d'un des deux camps obtenue, le sien de préférence. Et même si Albus ne parvenait toujours pas à renverser la balance en faveur des protecteurs de né-moldus, au moins arrivait-il à minimiser les dégâts grâce à l'Ordre du Phénix. Horace était d'ailleurs soulagé que son ami et plus proche collègue n'ait jamais demandé à ce qu'il rejoigne l'Ordre. Comme ce dernier le lui avait dit bien des années auparavant, il n'était pas fait pour le combat direct. Alors il participa aux affrontements de la meilleure manière qu'il connaissait : dans l'ombre.
« – Je pense que tu devrais tenter ta chance avec le cadet des Lestranges(33), Albus. Il n'est pas aussi… obtus que son frère ou sa belle-sœur. Il a toujours vécu dans l'ombre de sa famille. Il a toujours très mal vécu de subir la loi de Rodolphus. Je suis sûr qu'en choisissant bien tes mots, tu pourrais en faire un espion des plus efficaces.
– Je ne suis pas convaincu Horace. Il ne faut pas oublier que son frère et lui ont longtemps terrorisé les plus faibles de Poudlard. Je ne suis pas sûr de pouvoir placer ma confiance en cet individu. »
Horace avait fini par prendre l'habitude des négociations avec Dumbledore. Ce dernier avait beau être le directeur incontesté de l'école et le plus puissant sorcier que le camp du Ministère comptait en son sein, le vieux stratège de Serpentard avait trop longtemps passé sa vie à enseigner et conseiller ses élèves pour qu'on ne tînt pas compte de ses conseils, fut-ce même le Grand Dumbledore. Contrairement à ce dernier qui ne jurait que par ses sacro-saints Gryffondor , lui savait regarder là où il fallait. Il avait pleinement conscience du fait que Rabastan Lestrange, et de nombreux autres Serpentard avec lui, détestait cordialement les méthodes du Seigneur des Ténèbres. Contrairement à la vision générale que l'on avait sur les Vert et Argent, la plupart d'entre eux détestait la violence, préférant les négociations et les moyens détournés pour parvenir à leurs fins. Et Rabastan Lestrange en était le meilleur exemple…
« – Non Horace, je ne suis définitivement pas convaincu. Je crains que placer ma confiance en ce jeune homme ne cause une catastrophe.
– Et ne pas le faire pourrait en causer une plus grande.
– N'insiste pas, j'ai pris ma décision. Qui d'autre as-tu à me proposer ?
– Andromeda Black(34), sans aucun doute, elle déteste le Seigneur des Ténèbres pour lui avoir ravi ses sœurs. Mais je ne suis pas sûr qu'elle réussisse à gagner la confiance de l'autre clan. Bellatrix la déteste.
– Mmh. Je vois. Problème épineux, en effet. Qui d'autre ?
– Severus Rogue, peut-être… Mais pour cela il faudrait que Lily Evans lui pardonne(35).
– Je m'en occupe. Merci, Horace, pour ton aide précieuse. »
Et encore une fois le vieux professeur eut raison. S'il avait pu décider par lui-même au lieu de se contenter de conseiller les autres dans l'espoir qu'ils prennent la bonne décision… Lily Evans serait peut-être encore en vie. James Potter aussi. Severus Rogue n'aurait pas eu le cœur brisé. Rabastan Lestrange n'aurait peut-être pas fini aussi mal. Les Londubat n'auraient peut-être pas… Mais passons ! Bien entendu, le Seigneur des Ténèbres avait été mis hors d'état de nuire – chose qu'Horace n'avait absolument pas prévue, cette fois – et ses partisans se faisaient coincer les uns après les autres. Et pourtant, le vieux Slughorn n'arrivait pas à se réjouir. Premièrement, il savait que le Seigneur des Ténèbres ne resterait pas longtemps dans l'ombre et la déchéance. Il le sentait au plus profond de lui-même celui qui fut son ancien élève reviendrait, plus puissant et plus terrible que jamais(36), pour prendre le pouvoir à nouveau. Et cette fois, Dumbledore serait peut-être trop vieux pour contrer celui qui, à cause de la trop grande affection que lui portait son professeur préféré, avait réussi à percer le secret de l'immortalité.
« – Ainsi donc tu nous quittes, Horace ? Tu ne veux pas profiter avec moi des joies de cette paix inespérée ? Sans toi, Poudlard perd un grand talent, ne l'oublie pas. Que deviendront nos jeunes élèves en devenir si tu n'es pas là pour leur faire découvrir leur plein potentiel.
– Severus sera parfait pour le poste. Je ne peux plus enseigner Albus. Je ne pourrais pas supporter de reconnaître en les élèves d'aujourd'hui les traits de toutes celles et ceux que j'ai perdus… »
Ainsi Horace avait-il quitté Poudlard sans se retourner. Pendant les treize ans qu'avait duré la période de l'entre-deux-guerres, il avait bien pris soin d'éviter la Grande-Bretagne. Retrouver les cheveux en bataille d'un Potter, les yeux émeraude d'une Evans, les épais sourcils d'un Prince(37), la blondeur d'un Malefoy, la noirceur d'une Black, la sagacité des Prewett… Jamais il n'aurait pu supporter tout cela. Alors il avait parcouru le monde, de fond en comble, espérant mourir avant la nouvelle guerre qui se profilait. Mais quinze ans plus tard, tandis qu'il fêtait joyeusement son quatre-vingt-seizième anniversaire en très charmante compagnie, il vit dans les journaux locaux que le terrifiant Mage Noir britannique était de retour. Cette fois, Slughorn pleura. Les yeux rouges et les joues dégoulinantes de larmes, il ne put s'empêcher de se souvenir. Alors que des hoquets de souffrance lui soulevaient la gorge, il revit sa Lily étendue, sans vie, au pied d'un landau brisé. Tout aussi brusquement que le premier souvenir, un second lui imposa l'image de son Rabastan(38), croupissant dans cette ignoble prison, l'âme dévorée par les remords et le ressentiment. Et tous les autres vinrent alors à lui, comme pour lui rappeler qu'avec ou sans son concours, le passé se répéterait inlassablement. Il y aurait d'autres Londubat, prisonniers d'un esprit détruit dans une salle spéciale de Sainte Mangouste. Il y aurait d'autres Sirius Black, des jeunes têtes brûlées finalement incapables de se retourner contre leur famille pour faire le bon choix. D'autres Eilheen Prince, âmes fortes détruites par amour, incapables de se battre pour empêcher leurs rejetons d'emprunter le mauvais chemin. Et d'autres Abraxas Malefoy qui finiraient par tomber sous les coups de leurs amis, lesquels ne trouveraient d'autre solution que trahir ceux qu'ils aiment par loyauté envers la cause…
« – Monsieur, je crois que vous avez connu mon grand-père, Abraxas Malefoy ?
– Oui. J'ai été désolé d'apprendre sa mort, mais il fallait s'y attendre, la Dragoncelle à son âge… »
Une fois encore, le professeur Slughorn avait bien deviné. Retourner à Poudlard et donner des cours aux héritiers de son passé était plus douloureux que n'importe lequel des poisons qu'il avait pu concocter au cours de sa longue existence. Mais il n'avait pas le choix il avait engendré un monstre, il devait tout faire pour réduire cette créature au silence une bonne fois pour toutes. Même si, pour cela, il n'avait pas le choix d'affronter les fantômes de ses camarades d'école et de ses anciens élèves dans les yeux des nouveaux. De toute façon, il s'était toujours consolé en se rappelant que la plupart de ses anciens amis étaient morts en le détestant.
« – Ce n'est rien, ce n'est rien. Après tout, j'ai connu votre grand-père…
– Il a toujours dit le plus grand bien de vous, Monsieur. Il répétait que vous étiez le meilleur spécialiste des potions qu'il ait jamais connu. (39) »
Personne ne vit le trouble du professeur Slughorn ce jour-là. Le jeune Malefoy était trop occupé à le flatter pour remarquer le léger tremblement qui avait secoué la moustache de morse du vieux sorcier. Harry, lui, semblait trop fasciné par l'apparence misérable de son plus grand rival(40) pour remarquer les yeux rouges de celui qui avait été mentor de sa mère. Quant à Rogue, son jeune collège, l'inquiétude qui le gagnait à cet instant l'avait empêché d'entendre le reniflement qui s'était élevé de son prédécesseur. Il était temps pour la vieille limace qu'il était d'endiguer ses larmes de nouveau. Ses pensées pour le jeune étalon qu'avait été son meilleur ami ne devaient en aucun cas obscurcir son jugement. Car le combat était loin d'être terminé.
« – À ce propos, Horace. Qu'en est-il de ce souvenir que tu m'avais confié il y a fort longtemps ?
Consens-tu à m'en faire découvrir la véritable version, cette fois-ci ?
– Bonne nuit Albus, fais de beaux rêves. »
Note de fin : Voici pour toi, ma chère Nina ! Je suis désolé, encore une fois je me suis laissé emporter par l'écriture, et j'ai fait de ton OS un POV Slughorn au lieu de le centrer sur Abraxas. J'espère que cela ne te dérangera pas trop. =/
Un grand merci à Ewimonde et Chupee pour leurs béta-lectures sur ce texte. Croyez-moi, elles ont eu du boulot. Tout le côté « incises entres guillemets », je n'étais du tout calé dessus. Grâce à elles, j'ai pu mieux maîtriser cet outil bien utile, ma foi J.
Annexes :
(1) Personnage principal : À l'origine, j'avais prévu de baser cette histoire sur Abraxas en priorité et de faire de Slughorn un personnage secondaire. Je suis désolé Nina, finalement la tendance s'est inversée. =S
(2) Canis Alpha Majoris : Formidable OS sur Sirius Black, écrit par Chupee Chan à l'occasion du premier Concours de Fanfictions HP organisé par Short Edition en 2014. Elle m'a dit plus tard que cette idée des incises lui avait été donnée par Severso, elle aussi grande habituée des Concours de Short.
(3) Cubes de Construction enchantés : J'ai eu des réactions étonnées d'une béta lectrice à la lecture de ce passage. Je tiens donc à préciser ma pensée : pour moi, ces cubes lévitent tout seul (ils sont enchantés) et le bambin apprend à maîtriser sa magie en les manipulant. Mais en aucun cas il est la cause de leur lévitation.
(4) Magicultrices : j'avais d'abord opté pour « puériculwitchs », mais ça passait pas auprès de tout le monde en raison du mélange anglais-français qui n'est pas toujours bien senti. Du coup, j'ai opté pour celui là. On a perdu le préfixe « puer- » , qui désigne l'enfant. Mais on a gardé le suffixe « -cultrice » qui, littéralement, donne au mot « puéricultrice » le sens de « femme qui fait pousser les enfants ». Du coup, là, ça fait « femme qui fait pousser la magie » (la racine latine de magie était « magia »). Donc ça me va ! :D
(5) Conte des Trois Frères : Référence aux Contes de Beedle le Barde, écrits par JK Rowling.
(6) Miss Moneypenny : J'avoue, c'est totalement inspiré de James Bond ^^.
(7) Le travail aux champs au début du 20ème siècle : Malgré ma Licence en Langue Lettres et Civilisations Anglophones, je ne suis pas du tout calé en histoire contemporaine en Grande-Bretagne. Du coup, je me suis basé sur l'enfance de mes arrière-grands-parents racontée par mon père et sa mère pour imaginer l'enfance des paysans britanniques. J'espère juste que c'était pareil dans les deux pays.
(8) L'amitié entre Horace Slughorn et Abraxas Malefoy : Dans « Harry Potter et le Prince de Sang-Mêlé, Drago Malefoy fait remarquer que Slughorn et son grand-père se connaissaient bien. Du coup, j'en ai fait deux amis d'enfance inséparables, malgré leurs différences au niveau du physique, du comportement et des idéaux. Je les imagine tous les deux nés en tout début 1900 (Abraxas en fin 1899 et Slughorn en 1900). Ce qui donne à Slughorn environ quarante ans lors de la première ouverture de la Chambre des Secrets.
(9) Société des Sorcières en Détresse : Organisation imaginée par JK Rowling, présente sur la Carte Chocogrenouille de sa fondatrice (Dorcas Bienaimée) dans les jeux vidéo « Harry Potter et la Chambre des Secrets » et « Harry Potter et le Prisonnier d'Azkaban ».
(10) Résidence de Flagley-le-Haut : Je suis bien conscient que les Malefoy sont censés habiter le Manoir du Wiltshire depuis le 11ème siècle à peu près. Mais je me suis dit que seuls les aînés de chaque génération de Malefoy héritent du Manoir et que, par un concours de circonstances ou tout est dû au hasard (oui oui on y croit), Abraxas a fini par être propriétaire du Manoir sur le tard, probablement pendant la première guerre.
(11) Guerre 14-18 : Je me suis dit que la « Grande Guerre » qui a traumatisé pas mal de monde serait un parfait alibi à la haine que les sorciers sang-pur du 20ème siècle ont longtemps voués aux moldus.
(12) Guerre 14-18 : Vu dans Pottermore (fichier des Ministres de la Magie), le Ministre de l'époque, Archer Evermonde) a strictement interdit aux sorciers de sa Communauté de participer aux combats ou d'aider les soldats de leur pays. Interdiction qui a d'ailleurs été bravée de nombreuses fois.
(13) Le recrutement pendant la guerre : De mes lointains cours d'histoire, je crois me rappeler que l'engagement militaire pendant la guerre 14-18 était obligatoire en France. Du coup, je pense que c'est pareil chez les anglais. Mais là encore, désolé pour les profs d'histoire, je suis d'une nullité totale en Civilisation Moldue ^^.
(14) L'implication de Grindelwald dans la première Guerre Mondiale : Si on fait nos maths, Dumbledore et Grindelwald avaient 17 et 18 ans quand ils se sont connus. Leur alliance n'ayant duré que quelques semaines si je me souviens bien (la flemme d'aller regarder dans « Harry Potter et les Reliques de la Mort), Gellert a dû fuir vers 1899 (vu que Dumbledore est né en 1881). Comme j'imagine mal Grindelwald rester à se tourner les pouces, je lui ai donné un rôle assez important dans les victoires allemandes de la guerre 14-18. Après la fin de la guerre, je pense qu'il a dû fuir aux Etats-Unis, là où (/!\SPOILERS/!\) Newt Scamander l'a démasqué en 1924.
(15) Scrimgeour, Têtenjoy, Trelawney et Dumbledore : Le premier, bien qu'il ait un nom connu, est issu de mon imaginaire. Il est, selon moi, le prédécesseur de Slughorn en tant que Profs de Potions, ainsi que Directeur de Gryffondor avant Dumbledore. La seconde est réellement un personnage de l'Univers Harry Potter, son nom est cité plusieurs fois dans « Harry Potter et le Prince de Sang-Mêlé ». Mais bien qu'il soit clairement indiqué qu'elle était professeur de Défense Contre les Forces du Mal jusqu'en 1944 (et ce pendant plus de 50 ans), rien n'est dit sur son appartenance à une quelconque maison, j'en ai donc fait la Directrice de Poufsouffle (elle est aussi présente dans mon OS récompense sur Filius Flitwick). En ce qui concerne Cassandra Trelawney, il est indiqué dans « Harry Potter et l'Ordre du Phénix » que c'était l'arrière-arrière-grand-mère de Sybille Trelawney, actuel professeur de Divination. En revanche, le fait qu'elle puisse avoir été professeur de Divination cent ans avant sa descendante (je l'ai faite débuter en 1896), ainsi que Directeur de Serdaigle à la suite d'Armando Dippet, ça c'est tout tiré de mon imagination. Pour Dumbledore, je ne l'ai pas mis dans les professeurs, mais juste « génie vagabond », car à aucun moment il ne considère Slughorn comme son élève mais bien comme un ancien collègue (vu dans « Harry Potter et le Prince de Sang-Mêlé). Pour ma part, j'imagine Dumbledore devenir professeur sur le tard (à partir de 1925 dans le fichier que j'ai créé pour me repérer et rester cohérents avec tous mes textes), après avoir longtemps vagabondé pour oublier Grindelwald et sa culpabilité.
(16) Archeus Selwyn : Bien qu'il ait le même nom que le sorcier promis à Molly Weasley dans mon OS « Mollynette », il ne s'agit pas du même. Par contre, celui-ci aussi est un OC ayant un nom connu (présent dans la liste des « 28 sacrés » et cités dans plusieurs tomes de Harry Potter). Il est, dans mon interprétation personnelle de l'univers HP, le Directeur de Serpentard précédant Slughorn et le professeur d'Étude des Moldus qui a incité de nombreux sorciers (dont Abraxas Malefoy et Albus Dumbledore) à se méfier d'eux. Recruté par son ami Phineas Nigellus, il avait pour consigne de dépeindre les moldus comme des animaux et des êtres dépourvus d'âme. Cette façon de faire m'a été inspirée par le personnage d'Alecto Carrow dans « Harry Potter et les Reliques de la Mort ». J'imagine cependant le temps d'Archeus Selwyn bien plus étendu : né en 1961, diplômé en 1880, professeur en 1885, directeur de Maison en 1894 et licencié en 1940.
(17) Phineas Nigellus Black : Personnage bien connu des fans de la famille Black. Etant donné l'époque à laquelle il a vécu (1847-1925), de nombreuses personnes pensent qu'il fut le Directeur de Poudlard lors de la scolarité de Dumbledore (ce qui pourrait expliquer l'opinion controversée que ce dernier avait sur les moldus dans sa jeunesse. Dans mon précieux fichier de Potterhead totalement barré, j'ai mis Phineas en prof d'Histoire de la Magie (de 1872 à 1885) avant de forcer le passage à coup de gallions pour obtenir la place de directeur sans même avoir été responsable de Maison ou directeur-adjoint auparavant. Souhaitant se démarquer de son prédécesseur Basile Fronsac (personnage existant dans l'univers Potterien, bien qu'on ne sache pas à quelle période il a dirigé l'école), il prôna un enseignement pro-sang-pur et très violent qui le poussa à la démission en 1910 et à vivre dans la rancune les quinze dernières années de sa vie. Ce dernier point est hors-canon si l'on considère, comme JK Rowling, que les portraits des Directeurs et des Directrices de Poudlard ne sont présents dans le bureau directorial que si les sorciers qu'ils représentent sont morts en exercice. Désolé pour les puristes. =/
(18) Serpentard doués en Potions : Je sais bien que Serpentard, sorcier spécialisé dans la magie aquatique, est naturellement un génie des potions (à l'image de Rogue ou de Slughorn). Mais j'aime penser que cette prédisposition des Vert et Argent s'est peu à peu perdue au profit de la Magie Noire et des Arts du Combat Magique. Ainsi, pour moi, Slughorn est grandement responsable du regain d'intérêt qu'ont eu les Serpentard au vingtième siècle pour l'art des Potions, longtemps maîtrisé par les Poufsouffle guérisseurs.
(19) Origine du Club de Slug : Je n'ai aucune idée s'il existe des textes officiels sur les circonstances historiques de la création du Club de Slug, alors j'ai décidé d'en faire à ma sauce. Comme la plupart des éléments que j'ai imaginés sur Slughorn, pour moi, le Club de Slug a bien plus d'importance que l'on peut le voir à l'époque de Harry Potter.
(20) Les Étalons Blancs : Ce groupe, en revanche, est purement fictif. J'ai imaginé le nom par rapport à l'étymologie du nom d'Abraxas (qui fait penser à un Abraxan, mythique créature équine.
(21) La Guerre Froide du Monde Magique : Événement totalement fictif issu de mon imagination. Elle a duré de 1918 à 1975 et est directement inspirée de la vraie Guerre Froide où deux superpuissances se sont affrontées via d'autres forces interposées pour asseoir leur domination sur le monde.
(22) Meeting à Memphis : Information inspirée par une chanson de Pierre Perret (Lili). Dans le nouveau film sur Newt Scamander, il est précisé que les sorciers États-Unis font tout ce qu'ils peuvent pour éviter une guerre. C'est pour cela que j'ai eu l'idée d'envoyer Abraxas aux États-Unis pour les rallier à sa cause.
(23) L'implication du MACUSA et le torpillage du Lusitania : Je pense que le MACUSA (grande instance magique des États-Unis) a joué un grand rôle dans l'entrée une guerre des armées moldues en 1917. De mon point de vue, cela a causé de nombreuses pertes parmi les sorciers (car Grindelwald à lui aussi participé à la Grande Guerre, selon moi), engendré une forte rancune des sorciers américains envers Grindelwald (prétendument à l'origine du torpillage) et rendus ces derniers frileux à toute notion de guerre comme on peut le constater dans le film « Les animaux fantastiques ».
(24) Flagley-le-Haut : voir annexe 10
(25) Plus jeune directeur de Serpentard : titre que Slughorn (responsable de Serpentard à 40 ans) a dû céder à Rogue en 1987 (date inventée) qui, lui, a pris la tête de Serpentard à 27 ans (également inventé).
(26) Abraxas Malefoy et Tom Jedusor : Désolé pour les fans du grand maître. Mais comme Slughorn a été le maître de Jedusor et qu'Abraxas est vraisemblablement un contemporain de Slughorn, il se peut que Jedusor ait été la marionnette d'Abraxas au début, avant d'échapper totalement à son contrôle et semer le chaos dans le Monde Magique des années 70.
(27) Grindelwald et la seconde Guerre Mondiale : Bien qu'il ne soit pas clairement signifié que Grindelwald a participé à la Seconde Guerre Mondiale, JK Rowling a plusieurs fois reconnu qu'elle s'était inspirée de ce grand conflit moldu pour imaginer celui entre Dumbledore et Grindelwald. Pour ma part, j'ai pris le parti de faire de Grindelwald un des plus grands stratèges de cette guerre (peut-être même un conseiller d'Hitler).
(28) La Diversion Grindelwald : Ouais, je sais, c'est pas cool de ma part de réduire quelqu'un d'aussi classe que Gellert à l'état de « diversion ». Mais j'imagine Abraxas Malefoy tellement magouilleur et intelligent que cela ne m'étonnerait pas que le combat Dumbledore/Grindelwald ait en fait été provoqué par le Clan Malefoy pour planquer Jedusor le temps qu'il devienne Voldemort.
(29) Les contemporains de Jedusor : Bien que JK Rowling écrive le contraire dans ses écrits sur Pottermore, je continue de considérer Augusta Londubat, Minerva McGonnagall et Filius Flitwick comme contemporains de Tom Jedusor et de Rubeus Hagrid.
(30) Eugénia Jenkins : c'est une Ministre de la Magie qui officie à partir de 1968, elle figure dans le registre de Pottermore des différents Ministre de la Magie depuis 1673. J'ai déjà écrit un passage à propos des circonstances de son arrivée au pouvoir. Il est lisible dans le premier chapitre de ma mini-fic intitulée « Le Secret d'Alice ».
(31) Les bras-droits de la Ministre Jenkins : Dans « Le Secret d'Alice » j'ai décrit avec précision le premier combat qui a opposé les Forces de Dumbledore à celles de Vous-Savez-Qui. Durant ces passages, j'ai évoqué ces deux jeunes collaborateurs sans jamais réussir à les nommer. Du coup, je le fait là : il s'agit de Bartemius Croupton Senior et de Cornellius Fudge. Je les imagine bien derniers survivants de la première équipe de Jenkins.
(32) Nobby Leach : Premier Ministre figurant dans la liste sur Pottermore. Il précède Eugénia Jenkins. Il était d'origine moldue, ce qui a provoqué un véritable tollé chez les sang-pur. Il a dû démissionner après avoir contracté la Dragoncelle et on soupçonne fort Abraxas Malefoy d'avoir participé à ce complot visant à le ridiculiser. Il est aussi dit dans « Harry Potter et le Prince de Sang Mêlé » qu'Abraxas Malefoy est justement mort de la Dragoncelle. Coïncidence ? Je ne crois pas !
(33) Rabastan Lestrange : Le fait d'imaginer un Rabastan plutôt gentil et étranger aux idéaux de son frère et sa belle-sœur, ça me vient directement de Chupee Chan qui, dans sa fanfic Verum Tempore, en a fait un gentleman adorable et particulièrement Contrunmurable. Du coup, comme j'aime pas Dumbledore, c'est à cause de lui que Rabastan finit mal. Connard de barbu !
(34) Andromeda Black : Elle apparaît dans « Harry Potter et les Reliques de la Mort. C'est la maman de Tonks. La cousine préférée de Sirius. Elle a épousé un né-moldu et a été rayée de la tapisserie, comme cela nous l'est expliqué dans « Harry Potter et l'Ordre du Phénix ».
(35) Le pardon de Lily : Je sais bien que l'amour de Rogue pour Lily est un tabou connu de très peu de gens. Mais comme ils étaient les chouchous de Slughorn, je pense qu'il était au courant de leur relation. Peut-être était-il le confident de Lily, pourquoi pas ?
(36) « Plus puissant et plus terrible que jamais » : Vous aurez reconnu, je pense, la merveilleuse prédiction du Professeur Trelawney à la fin de « Harry Potter et le Prisonnier d'Azkaban ». Je me suis directement inspiré de ses mots pour ce passage ^^.
(37) Les sourcils d'un Prince : L'idée d'intégrer la famille Prince dans le cercle des chouchous de Slughorn me vient là aussi de la fanfiction méga-géniale de Chupee Chan dans laquelle Hermione découvre en fait qu'elle appartient à cette famille (#FuckYeahVerumTempore !).
(38) Son Rabastan : C'est MON Rabastan ! Non mais !
(39) Citation de Drago Malefoy : Oui, je l'avoue, relire attentivement cette citation présente dans « Harry Potter et le Prince de Sang-Mêlé » a un peu cassé ma cabane. Dit comme ça, on comprend que Malefoy a bien connu son grand-père. Or, je l'ai fait mourir de la main de Slughorn en 1975, soit 5 ans avant la naissance de votre blondasse préférée. Du coup, au lieu de casser ce merveilleux effet dramatique digne des meilleurs drames Shakespeariens, j'ai préféré imaginer que Drago l'ai entendu dire par Lucius, ou quelque chose comme ça… (dixit l'auteur qui se rattrape comme il peut…)
(40) La fascination de Harry : Ce passage, il est pour toutes les fans de Drarry qui me lisent ! :-D
Dans le prochain chapitre : Comme d'hab' aucune idée de ce que sera le prochain OS de cette série. À l'origine, je voulais rédiger mon OS surprise avant celui-là, mais finalement, c'est Slughorn qui a gagné. Du coup, à présent, il me reste encore celui de Kara sur les cousins Wealsey (OC d'Ohenfeld), celui d'Invictus sur Vladimir, et le fameux OS surprise pour une super Potterhead qui se reconnaitra dès qu'elle lira le texte en question.
