Hey hey !

Comment allez-vous ? VOici un petit chapitre qui va être légèrement chaud ! Donc, ame sensible, ne lisez pas la fin !

Bonne lecture !


Chapitre 10 :

Un son strident retentit, tirant Hermione de son sommeil. Elle maugréa, dérangée par la lumière du jour, avant que ses lèvres ne s'étirent en un léger sourire. Pansy était blottie contre elle, sortant elle aussi de sa torpeur. Les longs cheveux noirs lui chatouillaient la joue. La brune tendit la main pour attraper son téléphone et décrocha à contrecœur en découvrant le numéro.

- Ouais ? marmonna-t-elle, dans les vapes.

- C'est Ron. C'est juste pour te rappeler que nous avons rendez-vous avec nos avocats dans une heure au ministère. N'ayant pas de nouvelles de ta part depuis des jours, je suppose que tu avais oublié...

"Exact..." songea Hermione alors que Pansy s'éveillait lentement contre elle.

- Hmmm, désolée... J'ai eu un petit accident au travail. Je fais au plus vite. Merci.

- Franchement, Hermione, tu agis comme une garce. Tu veux divorcer ? Ok. Mais n'agissons pas comme si nous étions des ennemis mortels. Putain, on s'entend bien ! On était les meilleurs amis ! pesta Ron.

Il se tut un instant, tentant de se calmer, avant de reprendre.

- J'ai discuté avec Gin'. J'ai compris pourquoi tu partais et je ne peux rien y changer. On a deux visions de la vie complètement différentes et si tu restais avec moi, tu serais malheureuse. Je veux ton bonheur parce que je t'aime. Et je sais que tu m'aimes aussi. Même si c'est pas comme je le voudrais. Mais peut-on agir en personnes adultes et raisonnables ? Je me fais du souci pour toi. Tu m'as dit que... Z était dehors, et maintenant tu as un accident. Est-ce qu'au moins tu es en sécurité ?

Hermione baissa les yeux et remarqua que Parkinson l'observait, intriguée.

- Ouais... Tout va parfaitement bien, répondit-elle avec un sourire. Je suis désolée Ron. J'ai complètement merdé mais en ce moment, j'ai un boulot de fou. J'ai même pas réussi à faire tout ce que je voulais.

La Serpentard lui donna une petite tape à l'arrière de la tête et l'agent secret grimaça.

- Vraiment désolée de mon attitude. Bon, je vais te laisser, faut que je me prépare pour être à l'heure. A tout de suite.

- A plus...

- Ron ?

- Ouais ?

- La nana qui te trouvera sera une sacrée veinarde.

- Toi aussi...

Sur ces mots, il raccrocha. Hermione eut un petit sourire.

- Comme ça, Weasley est au courant de tes préférences ? s'enquit la médicomage.

- Apparemment... Merde, faut que je me bouge.

- Tu peux pas décaler ton rendez-vous ? Tu n'es pas vraiment en état d'y aller.

- Enfin, chérie, déjà que tu possèdes une clinique qui choque le monde magique, tu ne veux pas non plus vivre avec une femme mariée... plaisanta la brune avant de poser un baiser sur les lèvres de la vert et argent.

Le téléphone sonna à nouveau et Hermione retint un juron. Elle décrocha une nouvelle fois alors que la lettre M s'affichait à l'écran.

- Bonjour Monsieur, commença Hermione. J'ai pas beaucoup de temps à vous consacrer. J'ai la femme de ma vie dans mes bras et un divorce à signer dans une heure. Que puis-je pour vous ?

Foolish eut un léger rire avant de répondre sérieusement.

- On a fait un beau coup de filet hier chez Avery. Jack est en cabane, comme la plupart des invités. Malheureusement, Zabini est resté introuvable.

- Merde...

- On va cuisiner notre taupe pour savoir où votre ami se terre mais en attendant, vous vous trouvez un trou, vous vous y planquez et vous ne bougez pas avant que la situation soit réglée.

- Bien sûr, ironisa Hermione. Comme si c'était mon genre de me cacher.

Pansy lui fit un regard noir qu'elle ignora.

- Agent Granger ! Vous ne vous mêlez pas de cette histoire ! gronda Foolish. Dunkan vient de me dire ce qu'il pensait de l'opération d'hier soir et j'ignorais qu'il connaissait autant de jurons en gaélique. Vous avez intérêt à obéir sinon je vous suspends. Avec retenue de salaire !

- Ah non ! Vous pouvez pas faire ça ! j'viens de vous dire que je divorce ! J'ai besoin d'argent ! rétorqua vivement la Gryffondor.

- Donc, vous savez ce qu'il vous reste à faire. Gwendoline vous attendra au Ministère pour veiller à votre sécurité pendant la procédure. Bonne journée, 007.

Hermione raccrocha, furieuse, et balança l'appareil sur la moquette.

- Fais chier… grommela-t-elle.

- Granger, tu vas faire ce que ton supérieur te dit. Tu n'iras pas à la recherche de Zabini. Dans ton état, tu te ferais tuer… gronda Pansy en se levant. Tu vas prendre une douche, aller t'occuper de ton divorce et ensuite tu rentreras ici sans détour pour te coucher.

Voyant que l'agent secret fronçait les sourcils, pas convaincue, elle l'aida à se lever et l'embrassa doucement.

- Et si tu es en assez en forme ce soir… on pourrait… toi et moi… prendre le dessert au lit… murmura-t-elle en faisant courir ses doigts sur le buste de la brune. Mais pour cela, il faut que tu te reposes… car avec ce que tu m'as fait miroiter, j'attends de l'extraordinaire, agent Granger…

Hermione déglutit, incapable de dire quoi que ce soit, complètement hypnotisée par le regard de la médicomage. Elle se contenta d'acquiescer et Parkinson l'emmena dans la salle de bain.

- Allez, fais-toi belle. C'est pas tous les jours qu'on divorce ! Surtout chez les sorciers…


Cela faisait vingt bonnes minutes qu'Hermione bougonnait en changeant de chaîne, zappant frénétiquement, allongée dans le canapé, et cela faisait sourire Pansy. La médicomage avait insisté pour accompagner la brune au Ministère et avait été très pro face à Weasley. Elle avait tu son statut de nouvelle petite amie, expliquant qu'elle accompagnait la future divorcée en tant que médecin personnel, l'état de Granger n'étant pas encore satisfaisant.

L'agent secret ne voulait pas mais la Serpentard ne lui avait pas laissé le choix et avait déroulé tous les arguments logiques les uns après les autres. Aujourd'hui, elle ne risquait plus rien, elle n'était plus une cible, la brune y avait veillé, et si la rouge et or faisait un malaise, elle était la plus à même de l'aider.

Et maintenant que le divorce était prononcé, à l'amiable, qu'elles étaient rentrées, Hermione bougonnait. Et Pansy savait pourquoi. La brune avait tenté de lui dissimuler le désordre qu'était sa vie comme on peut cacher de la poussière sous un tapis.

- Herm' ? appela la médicomage en interrompant son rangement.

- Hmmm ? fit la jeune femme en éteignant la télé.

- Ca t'arrive souvent de marmonner ? plaisanta la Serpentard.

Granger tourna mollement la tête et regarda la vert et argent.

- Ouais, j'avoue, je boude et je marmonne. En fait, je ne crie pas. Jamais. Je ne supporte pas les hurlements. Donc rassure-toi, je ne suis pas le type de conjoint qui beugle, envoie des assiettes ou tabasse sa femme. A la place, je bougonne.

Elle se tut un petit moment, hésitante.

- J'vais te donner le truc… Un baiser et j'oublie ce pour quoi je râlais… finit-elle par dire.

Pansy s'approcha de l'agent secret et s'accroupit près du canapé pour plonger son regard dans les yeux noisette.

- Tu ne cries jamais ?

- Sauf quand je suis en bonne compagnie sous des draps… susurra Hermione. Sinon, jamais.

Une ombre passa dans le regard de la rouge et or, fantôme d'un passé qu'elle cherchait à oublier.

- Et quand on t'a fait… ça ? demanda la médicomage en caressant le profil encore abimé.

- Pas un son. Ca l'a plutôt mis en rogne d'ailleurs… Mais parlons d'autres choses, si ça ne t'ennuie pas…

Elle bougea pour s'asseoir dans le canapé, prit les mains de Pansy pour l'inviter à venir sur ses genoux.

- Miss Parkinson… vous ai-je déjà dit à quel point vous êtes magnifique ?

- Ca a dû t'échapper, en effet, répondit la médicomage, taquine.

- Et t'ai-je dit combien je t'aimais ? murmura Hermione.

Elle embrassa tendrement la Serpentard qui eut un soupir de plaisir.

- Si tu veux prendre ton temps avant d'aller à l'étape suivante, je comprendrai, poursuivit la brune. Ne te sens pas obligée de le faire. Je peux attendre. Tu es trop importante pour moi pour que je te perde. Donc, on va à ton rythme, ma chérie.

Parkinson dégagea une mèche de cheveux de la brune derrière son oreille.

- Ce qui est important pour moi aujourd'hui, c'est d'être avec toi, lui sourit-elle, confiante dans son choix. Je ne l'aurais pas pensé il y a deux semaines encore, mais tu as pris une place dans ma vie que jamais personne n'a eue.

La Serpentard ne lâchait pas du regard les yeux noisette dans lesquels elle voyait danser une lueur bienheureuse.

- Je veux être avec toi, totalement. Quant au rythme…

Hermione haussa un sourcil vaguement inquiet en attendant la réponse.

- Laissons le plaisir de la découverte l'imposer à nous.

La brune fit glisser sa main le long de la joue de la médicomage avant qu'elle n'aille se perdre dans les cheveux soyeux. Puis, elle s'approcha pour capturer les lèvres de la vert et argent dans un baiser doux, tendre mais néanmoins passionné. Pansy passa ses bras dans le dos de l'agent secret et la serra contre elle. Tout en continuant à l'embrasser, Hermione se leva, soulevant Parkinson par les fesses et l'étendit sur le canapé pour s'allonger délicatement sur elle.

- Je t'aime… murmura-t-elle en posant plusieurs petits baisers sur le cou, la mâchoire Parkinson, avant de retrousser légèrement le haut de cette dernière pour en faire d'autres sur la peau qui se découvrait.

Pansy fermait les yeux pour profiter pleinement de ce souffle qui caressait sa chaleur. Elle voulait faire plus que de le sentir, elle voulait le graver dans ses souvenirs, en faire une marque indélébile sur son corps. Les sentiments qui naissaient en elle étaient en train d'envoyer dans les limbes tous les revers de sa vie, mêmes les plus éprouvants. Il n'existait plus, derrière ses paupières closes, que la respiration hésitante de la brune, les effluves du parfum de sa peau, le désir qui faisait palpiter ses lèvres.

- Tu m'emplis de bonheur Hermione, murmura-t-elle, et ce que tu me donnes est tellement précieux…

La brune se redressa et embrassa à nouveau la médicomage.

- Je suis là pour toi maintenant… dit-elle doucement. Tu n'as pas eu une vie facile jusqu'ici mais je vais tout faire pour que ça n'arrive plus. Tu n'es plus seule, on est deux et je serai un soutien indéfectible.

Elle eut un sourire pour la Serpentard et fit glisser son index le long du profil de la vert et argent.

- Quand on s'est rencontrées, je t'ai dit que j'aimais toutes les femmes et que je n'arrivais pas à en choisir une. Tu m'as fait changer d'avis… Je crois que tu es celle que j'attendais.

Elle déposa un dernier baiser sur les lèvres chaudes et douces de la médicomage.

- Maintenant, que dirais-tu d'aller dîner au restaurant ? Car si on reste là, je ne pourrais me retenir et on finira sans vêtement.


Elles avaient dîné dans un très bon restaurant japonais et le repas avait été agréable. Elles avaient eu une table isolée au fond de la salle et elles avaient profité de l'intimité offerte pour évoquer leur enfance, les études à Poudlard et la rivalité qu'elles avaient connue pendant six années.

Elles avaient beaucoup ri, les mains s'étaient caressées, les pieds s'étaient égarés sous la table et Pansy trouvait ce flirt excitant. La brune se leva pour payer et les deux jeunes femmes regagnèrent leur appartement à pied. La médicomage alluma une cigarette et Hermione la lui prit le temps d'une bouffée.

- Je croyais que tu ne fumais pas, fit remarquer la Serpentard.

- Effectivement. Mais j'aime bien une taff après un bon repas… fit-elle en regardant nerveusement autour d'elle, scrutant l'horizon.

L'agent secret passa son bras dans le dos de la médicomage et lui vola un baiser. Une fois arrivée chez elles, Hermione se détendit visiblement. Elle eut néanmoins un sourire rassurant pour Pansy.

- Désolée, mais les rues étaient mal éclairées. Et avec Zabini en liberté…

Elle passa une main dans ses cheveux et soupira.

- Bref, on se prend un petit dessert ? proposa-t-elle.

- Et tu penses à quoi ? susurra Pansy en s'approchant.

- A ce que tu veux. Je te laisse décider. Comme je te l'ai dit, je saurai attendre. Si tu n'es pas prête, je le comprendrai.

Parkinson prit délicatement le menton de la brune et elle embrassa la Gryffondor en faisant passer tout ce qu'elle ressentait. Hermione laissa courir ses mains le long du buste de la vert et argent, répondant avec passion au baiser. Elle sentait ses sens s'échauffer alors que les doigts de Pansy se glissaient sous sa chemise pour caresser sa peau.

Elles se séparèrent, haletantes, le regard assombri de désir, et l'agent secret prit les choses en main. Elle fit s'asseoir Parkinson sur le canapé et l'embrassa langoureusement avant de s'accroupir devant elle. Elle souleva lentement le haut de la médicomage, déposant plusieurs baisers au fur et à mesure que la peau se révélait. Elle arrêta son geste, cherchant une hésitation dans le regard de Pansy.

La médicomage avait-elle eu des relations intimes depuis l'horreur qu'elle avait connue dans le manoir Greengrass ? A cette pensée, elle se raidit et l'angoisse la saisit. Si ce n'était pas le cas, la brune allait devoir redoubler de prudence, de douceur, ne pas faire de geste qui pourrait brusquer la Serpentard. Elle espérait n'avoir rien osé de déplacé qui aurait pu raviver la peur de la jeune femme, peur qu'elle avait lue des jours plus tôt dans son journal intime.

Pansy sentait son corps qui se tendait vers la Gryffondor. Il en avait envie, il voulait que ce soit elle, et c'était un sentiment violent qui prenait naissance au creux de ses reins. Mais son esprit avait peur. Comme les autres fois, il voulait fuir, s'éloigner du danger, de l'horreur qu'il connaissait. Cette tension douloureuse se reflétait sur les traits de la médicomage qui luttait pourtant pour paraître sûre d'elle.

Hermione, voyant la tempête intérieure qui agitait la Serpentard, réfléchit à toute vitesse, ses mains tenant toujours relevé le haut de cette dernière. Elle devait créer une situation inédite pour Parkinson et n'avait que l'embarras du choix. Greengrass n'avait pas fait dans le romantisme pour prendre possession de la jeune femme et assouvir son dessein. L'agent secret finit par remettre le vêtement en place, doucement, entre deux baisers, et eut un sourire réconfortant.

- Je te propose d'aller prendre une douche, toutes les deux. Je rêve de te savonner le dos, fit la rouge et or. Ca te tente ?

- Si c'est ma magnifique chute de reins qui t'attire, pourquoi pas, sourit malicieusement la médicomage tandis que ses yeux laissaient voir un instant de soulagement pour le répit offert.

Hermione lui prit doucement la main et l'amena dans la salle de bain. Elle se dévêtit rapidement et commença à faire couler l'eau, vérifiant la température. Satisfaite, elle se retourna vers Pansy.

- Je peux t'aider ? proposa-t-elle.

La jeune femme, déjà en sous-vêtements, eut un regard coquin pour son ancienne Némésis.

- Toucher c'est plus cher, fit-elle en dégrafant son soutien-gorge de dentelle, avant de le retenir entre ses bras avec un petit sourire. Et pour te voir enfin de près, Herm' tu es… magnifique, murmura-t-elle en laissant ses yeux parcourir le corps nu parfaitement dessiné qui s'offrait à sa vue.

Hermione s'approcha de Pansy et la prit dans ses bras. Elle embrassa les épaules dénudées puis captura les lèvres de la vert et argent tandis que ses doigts se posaient sur la culotte de la médicomage. Elle se baissa, accompagnant le sous-vêtement dans sa chute, caressant au passage les jambes de Parkinson.

La médicomage sentait sa peau brûler au contact des doigts de la rouge et or qui descendaient, emportant le tissu de dentelle. Son esprit s'emballait à se sentir dénudée et désirée. Elle fit un effort pour laisser enfin glisser son soutien-gorge le long de ses bras et se révéler à Hermione, maintenant à genou devant elle.

L'agent secret se releva lentement avec un sourire rassurant et chaleureux et prit délicatement les mains de la médicomage dans les siennes.

- Viens... murmura-t-elle tendrement en l'amenant dans la douche.

L'eau chaude ruisselait sur leurs corps nus. La Gryffondor attrapa le gel douche, en déposa une noisette sur sa paume avant de se frotter les mains.

- Tu me dis si ça ne va pas... chuchota-t-elle avant de faire glisser ses mains sur les bras de Pansy.

Elle remonta pour commencer à masser dans un geste doux et prévenant les épaules de la vert et argent, s'attardant sur les omoplates, avant de s'aventurer sur le dos, restant au-dessus des hanches.

- Je veux bien te prendre à l'essai comme massothérapeute, répondit-elle sur le même ton, tournant légèrement la tête vers la Gryffondor.

- Avec plaisir... susurra Hermione dont les mains se trouvaient à présent sur le ventre de la médicomage.

Elle tourna Pansy vers elle et l'embrassa tendrement. Puis, les traces de gel douche chassées par l'eau, la Gryffondor remplaça ses mains par ses lèvres. Elle embrassait chaque parcelle de peau, commençant par la gorge, les épaules, le galbe des seins, puis suivit une ligne imaginaire qui passait au milieu de la poitrine pour finir au nombril de la jeune femme. A genoux devant Parkinson, se tenant aux hanches de cette dernière, Hermione s'appliquait à faire danser sa langue dans le petit orifice.

La Serpentard fermait les yeux, concentrant toute son attention vers les caresses sensuelles et rassurantes de son amante. Elle se laissait bercer par le rythme de la douche qui l'apaisait, souriant aux sensations qui éveillaient son épiderme.

Hermione surprit ce sourire et, confiante, continua son voyage. Ses mains quittèrent les hanches de la jeune femme pour venir caresser ses fesses et le haut de ses cuisses, tandis que sa bouche reprenait sa descente émaillée de baisers, délaissant le nombril et s'apprêtant à quitter son ventre.
Pansy frémit, imperceptiblement. Elle se força à respirer, calmement. Pourtant tout s'accélérait, les battements de son cœur à ses tempes, le bruit de l'eau devenu assourdissant la coupant du monde, les ondes de chaleur qui l'empêchaient maintenant de respirer. Elle tendit les bras pour se rattraper à quelque chose mais la noirceur de ses souvenirs la happa, sapant ses appuis.

La brune se releva rapidement et rattrapa la médicomage dans une étreinte solide pour éviter qu'elle ne tombe.

- Tout va bien, chuchota-t-elle en lui caressant les cheveux. On va sortir de la douche et je vais te sécher. On n'ira pas plus loin, tu as eu assez d'émotions fortes pour aujourd'hui.

Elle passa son bras dans le dos de la vert et argent et d'une main tourna le robinet pour couper l'eau. Elle aida Pansy à sortir de la douche et l'enveloppa dans une grande serviette.

- Ca va ? demanda-t-elle, inquiète.

- Je suis désolée, murmura Pansy, je te jure que je veux le faire avec toi. Je suis pitoyable, ajouta-t-elle en regardant au sol, l'air abattu.

- Je ne veux pas entendre d'excuses, gronda gentiment Hermione avant de lui relever doucement le menton. On a tout notre temps, on va aller à ton rythme, tout va bien se passer. Je vais t'aider à tourner cette page.

Elle posa ses lèvres sur le front de la vert et argent et eut un sourire.

- Tu n'es pas pitoyable. Tu es incroyablement courageuse. Et je devrais prendre exemple sur toi.

- Qu'est-ce que tu veux dire ? interrogea la Serpentard en se blottissant à l'abri dans les bras de la brune.

- Qu'avec tout ce que tu as traversé, tu as encore la force de te battre, pour toi et les autres femmes. J'pense que moi, à ta place, je me serais terrée dans un trou pour qu'on m'oublie... sourit Granger en la berçant doucement. Quand les cinq mercenaires ont déboulé chez toi, tu n'as pas paniqué, tu es restée calme, maîtresse de tes émotions. Tu es forte... Une forte-tête même. Et je t'admire pour ça.

- J'ai construit un mur infranchissable pour que rien ne m'atteigne et … pour y survivre. Je n'ai pas toujours réussi, j'ai déjà tenté de… j'ai déjà été tellement fatiguée d'avoir peur.

- Et bien maintenant, tu as une super nana que rien n'effraie à tes côtés, fit Hermione en plaisantant.

Elle emmena Pansy dans la chambre et l'assit sur le lit avant de récupérer le pyjama de la médicomage pour le lui donner.

- Tu ne risques plus rien, reprit doucement l'agent secret en s'accroupissant devant Parkinson. Greengrass est mort, et tous les types qui voulaient ta disparition sont dans le même état que lui. J'ai fait passer un mot dans le milieu : la première personne qui aurait l'idée de s'en prendre à toi subira le même sort que ces abrutis. Et à la prochaine manif devant ta clinique, j'arroserai ces culs coincés de restes de placenta récupérés au service maternité de Sainte Mangouste.

Pansy laissa un sourire flotter un instant dans son regard.

- Je ne suis plus indifférente au fait qu'on puisse m'abattre, dit-elle dans un souffle en posant sa main sur la joue de la brune à ses pieds.

Elle se pencha en avant pour lui demander un baiser et, dans le même mouvement lui prit les mains pour l'attirer à elle. Elle s'allongea sur le lit, la Gryffondor sur elle, toute en retenue.

- Fais-moi l'amour Hermione, maintenant, commença-t-elle en plongeant au plus profond du regard noisette qui la dévisageait. Aide-moi à faire face, aime-moi aussi fort que je t'aime. Quoiqu'il se passe, ne me laisse pas au milieu de mes peurs, dit-elle d'une voix rauque prête à s'éteindre.

La brune embrassa la vert et argent, tout en faisant glisser lascivement une main le long du flanc de cette dernière. La caresse était douce, étirant les gouttes d'eau sur la peau de Parkinson. Les doigts faisaient de longues arabesques, courant sur le ventre, les bras, les épaules de la médicomage.

- Je t'aime, chuchota la rouge et or avant de remplacer ses doigts par ses lèvres.

Elle recommença à zéro l'exploration du corps de la Serpentard, tendrement, lentement, embrassant les doigts de cette dernière, la paume des mains, remontant le long des bras, parsemant les épaules de petits baisers pour redescendre progressivement jusqu'au nombril. Puis, sa bouche fit marche arrière pour progresser vers la poitrine de Pansy et finit par attraper avec précaution un téton.

Parkinson laissait ses doigts se perdre dans les cheveux de la brune, puis caresser son dos. Lorsqu'elle sentit les lèvres de son amante s'approcher de son sein, elle décida d'ouvrir les yeux, de ne plus laisser de place à son imagination. Elle repoussait les flashs effrayants qui remontaient en regardant Hermione l'exciter amoureusement. Son corps répondait favorablement aux avances de la brune mais Pansy bridait inconsciemment ses émotions.

Hermione sentait ces contradictions lorsque les mains de la médicomage s'immobilisaient sur sa peau, incertaines, alors que son dos commençait à s'arquer pour lui permettre de jouer avec ses seins.

- Je vais en avoir pour un petit moment dans cette région, commença la brune avec un large sourire en faisant courir ses doigts sur les seins fermes qui se présentaient à elle. Donc, en attendant, si tu t'emmerdes, tu as le droit de fumer une cigarette, conclut-elle en riant pour détendre la Serpentard.

- Pour rien au monde je ne voudrais manquer ça, répliqua la vert et argent en glissant son doigt le long du sourire de son amante.

La brune déposa un baiser sur l'index avant de hausser les sourcils de manière coquine.

- Alors, alors... qu'avons-nous ici ? dit-elle avant de souffler doucement sur les tétons qui se durcirent aussitôt.

Ses doigts suivirent le contour de l'aréole et passèrent à l'autre tandis que sa langue s'occupait consciencieusement du premier.

- Hmmm... je sens le deuxième un peu jaloux, plaisanta-t-elle avant d'inverser les actions.

- Et il ne faudrait pas, susurra Pansy en se tendant vers la bouche de la brune.

- Surtout pas... murmura l'agent secret.

Elle continua à exciter la médicomage dont le corps ondulait à chaque coup de langue, à chaque caresse. Puis, elle embrassa à nouveau la ligne imaginaire la menant au nombril mais ne s'y arrêta pas, poursuivant sa route jusqu'à l'intimité de la médicomage. Ses mains caressèrent doucement, langoureusement, les jambes de la jeune femme et elle déposa plusieurs baisers sur les cuisses, se rapprochant de plus en plus du bas ventre de cette dernière.

Pansy était définitivement en relation avec Hermione. Chaque baiser augmentait son désir, chaque caresse préparait son plaisir, et la chaleur qui couvait dans son ventre rendait l'attente toujours plus douloureuse. Elle gémissait d'envie contenue. Pourtant, sentir le souffle de la brune sur son sexe humide lui fit rater un battement de cœur. Son corps se couvrit de sueurs froides tandis que ses entrailles se tordaient d'appréhension.

- Ne me laisse pas avoir peur, fit-elle d'une voix perdue, cherchant une main à laquelle s'accrocher pour ne pas se noyer à nouveau dans l'enfer de ses souvenirs.

Hermione remonta et lui donna sa main gauche. Elle embrassa Parkinson et lui murmura des mots réconfortants sur les lèvres.

- C'est moi. Personne d'autre. Je vais te montrer combien je t'aime et une fois que ce sera fini, tu voudras recommencer... dit-elle avec un sourire et un clin d'oeil. Ca va être tellement génial qu'on ne va pas quitter ce lit pour les deux prochains jours, ok ?

Elle laissa courir ses doigts libres sur le ventre de la médicomage et finit le mouvement en une douce caresse.

- Sur ce, on m'attend un peu plus bas et il serait vraiment grossier de ma part de faire patienter encore plus... ajouta-t-elle en ponctuant sa phrase d'un doux baiser sur les lèvres de la vert et argent.

- Ne pars pas, j'ai besoin de tes yeux pour savoir que c'est toi, implora Pansy aussi blanche que les draps.

- D'accord, répondit la brune en s'allongeant délicatement sur la Serpentard.

Sa main droite glissa le long du flanc de la médicomage, suivit la courbe de la hanche, effleura l'intérieur de la cuisse pour arrêter sa course sur l'intimité de la jeune femme. Hermione plongea son regard dans celui de la vert et argent tandis que son index et son pouce commençaient à jouer avec le petit bouton de chair gonflé.

- Je t'aime... dit-elle tandis qu'elle effleurait l'humidité de la vert et argent en faisant des petits cercles.

Parkinson retenait sa respiration, tentant de se noyer dans les yeux de la Gryffondor, d'y trouver cet amour à partager qui était cruellement absent de sa seule autre expérience. Et elle vit dans les reflets dorés qui dansaient dans le regard de la Gryffondor toute l'attention que la brune lui offrait dans cette nouvelle relation.

- Je t'aime, répondit-elle en reprenant son souffle, capturant les lèvres rosies de désir de la brune, s'offrant enfin à ses caresses.

Hermione sentit le corps de la médicomage se relâcher avant de se tendre d'une toute autre sensation que la peur : le désir montait, la frustration amplifiée par les caresses qu'elle prodiguait demandait à être soulagée. Elle plongea doucement son majeur dans l'humidité de Parkinson qui poussa un gémissement de plaisir et de satisfaction. La Gryffondor commença un va et vient, alternant les mouvements lents et profonds avec d'autres plus rapides, jouant avec la tension qui s'emparait de la vert et argent. Elle ne voulait pas l'emmener à l'orgasme tout de suite. Elle désirait que Pansy goûte ce moment, en profite pleinement et elle fit durer le plaisir.

Alors qu'elle sentait la médicomage au bord de l'extase, elle ralentit subitement et la Serpentard grogna son mécontentement, ce qui amusa la brune. Elle eut un sourire coquin et se mordit sensuellement la lèvre inférieure.

- Un problème ? demanda-t-elle d'un ton dégagé avant que son pouce ne vienne jouer avec le clitoris gonflé de Parkinson.

- Méfie-toi que je ne fasse de même, gronda d'une voix rauque la médicomage perdant le contrôle de son corps qui semblait être un prolongement des doigts de la rouge et or.

- J'aimerais bien voir ça ! rit Hermione avant de glisser en bas du lit, remplaçant son pouce par sa langue.

Le corps de Pansy s'arqua et ses doigts se perdirent dans les cheveux bruns. L'agent secret tendit sa main gauche que la vert et argent attrapa dans un geste désordonné et la serra vivement. Ses pensées n'étaient plus cohérentes. Elle n'avait conscience que de la bouche de la Gryffondor sur son intimité, que du doigt qui lui procurait tant de plaisir, bientôt rejoint par un deuxième. Elle sentait une vague brûlante naître au plus profond d'elle-même et, se contractant sur la main de la rouge et or qu'elle tenait fermement, elle se laissa submerger. Elle poussa un cri, libérant l'orgasme qui la balaya, et elle ferma les yeux de bonheur. Elle avait l'impression qu'un feu d'artifice était tiré derrière ses paupières et un sourire lumineux éclairait son visage. Toujours les yeux fermés, elle sentit Hermione se rallonger à ses côtés pour la prendre dans ses bras et la serrer contre elle.

- Tout va bien ? demanda l'agent secret d'un ton amusé.

- Je m'attendais à mieux, mais c'est déjà pas pire, ronronna la Serpentard sans force dans la chaleur de la brune.

- Mieux vaut entendre ça qu'être sourde... plaisanta la Gryffondor en posant un baiser sur les lèvres de la médicomage. Prête pour un deuxième round encore plus torride que le premier ?

Les doigts de la rouge et or recommencèrent à courir lascivement sur le corps de Pansy.

- On a bien deux jours, non ?

- Ouais...

Hermione s'étira et se leva sous le regard perplexe de la médicomage.

- Je vais boire un peu de flotte et je reviens. Tu as quelques minutes pour reprendre tes esprits... susurra la rouge et or, la malice pétillant dans son regard.

Elle passa dans la salle de bain et ferma la porte derrière elle. Une fois seule, elle souffla sur sa main gauche et grimaça. Les sévices qu'elle avait subis deux jours plus tôt rendaient ses doigts encore douloureux et les crispations de Pansy n'avaient rien arrangé. Elle fit couler de l'eau froide et laissa sa main dessous tandis que l'autre ouvrait le petit meuble au-dessus du lavabo.

- Anti-douleur, où te caches-tu ? murmura-t-elle en observant les différentes fioles alignées. Ah, voilà !

Elle en attrapa une, la déboucha adroitement et but avidement le contenu. Elle eut l'impression de recevoir un coup de massue sur le crâne. La fatigue l'envahit subitement et elle coupa l'eau tout en lisant la minuscule étiquette qu'elle n'avait pas repérée au premier abord.

"S.S.R"

- Sommeil sans rêve... balbutia Hermione alors que ses yeux commençaient à se fermer. Merde...

Elle lâcha le tube dans le lavabo et se força à rester éveiller le temps de retourner dans la chambre. Elle traînait des pieds, luttait pour garder les yeux ouverts et tendait les mains en direction du matelas.

- Un problème ? demanda Pansy en se redressant.

- Me... suis... gourée... de... fiole... bafouilla la brune en se laissant tomber sur le lit.

Elle s'était endormie avant que sa tête touche l'oreiller. Pansy se leva rapidement pour se rendre dans la salle de bain. Elle récupéra le flacon dans le lavabo, le retourna et soupira avant de rejoindre la chambre. Secouant la tête de désespoir, elle arrangea les draps sur la brune puis posa un baiser sur ses lèvres.

- Dors bien mon ange. De toute façon, deux jours de repos complet te feront le plus grand bien.

Elle caressa encore l'ovale du visage de la Gryffondor, la couvant d'un regard empli de tendresse puis quitta la pièce en fermant la porte derrière elle.


Et voilà le travail !

Gros bisous et à jeudi,

Sygui et Link9