Et voici le nouveau chapitre. J'espère sincèrement qu'il va vous plaire.

Merci à tous pour vos commentaires qui me motivent à continuer!

Bref, je vous souhaite une bonne lecture!

Réponses aux anonymes:

Lumpika: Bien sûr que je vais continuer surtout si j'ai des nouveaux lecteurs!^^

Lilly: Et bien la voici, j'espère que tu vas aimer!

Hitomiyoshi: Et oui, ils commencent à se rapprocher! Il était temps!^^

Manon: On me l'avait déjà dit en plus, il faut absolument que je le fasse! J'espère que tu aimeras autant cette suite

Flore Volturi: Je suis contente de le savoir et j'espère que tu la suivras jusqu'à la fin!

Aulandra17: Merci beaucoup, j'espère que ce chapitre te plaira.

Alexouuuu: Non pas de problème, l'important c'est que tu en laisses une!^^ Mets autant de parenthèses que tu veux, ça me dérange pas! ;)

Voilà, si j'ai oublié quelqu'un dites le moi!


Chapitre 10:

Aro avait demandé à me voir et c'est pour cette raison que je me dirigeai paisiblement vers sa pièce personnelle. Je prenais tout mon temps dans le but de le faire patienter et ainsi de le faire enrager mais aussi parce qu'au fond de moi, j'avais peur. Sa présence me mettait toujours mal à l'aise. Le charisme qu'il dégageait était tellement impressionnant même si sa froideur était ce qui me frappait toujours en premier.

-Helena, s'exclama la maitresse de Demetri, Ilinca.
-Que veux-tu? Je suis occupée.
-Je n'en doute pas! Tu as d'autres hommes à aller séduire maintenant que tu as couché avec Demetri.

Elle avait vraiment la rancoeur tenace. Ce n'était qu'une petite plaisanterie à laquelle elle croyait dur comme fer. Et je n'étais pas résolue à lui dire la vérité. Il fallait bien que je m'amuse. J'avais l'éternité devant moi et je comptai bien en profiter maintenant que j'avais enfin accepter ma destinée.

-Non! Je viens tout juste de le quitter d'ailleurs. C'est incroyable! C'est le meilleur amant que je n'ai jamais eu. C'est peut être dû à notre condition. Après c'est le seul être non humain avec qui j'ai fait l'amour. Je comprends pourquoi tu es autant accroché à lui.
-Tu n'es qu'une traînée! s'écria t-elle. Comment oses-tu!

Elle m'attrapa par le col de ma robe avant de me plaquer contre le mur. Ses lèvres étaient retroussés sur ses dents acérés mais je n'avais pas peur. Cette femme n'avait rien d'effrayant. Qui plus est, je savais qu'étant une nouveau-né, j'avais une force supérieur à beaucoup de vampires.

-Je te conseille de me lâcher!
-Et qu'est ce que tu vas me faire? Te crois tu mieux que moi?
-De quoi parles-tu?
-Ce n'est pas parce que tu as un don et que tu es devenue ami avec les plus proches des maîtres ici que je vais te laisser me le voler.
-Tu es... ridicule! Maintenant, tu vas me lâcher.

Étais-ce moi qui venais de parler de cette manière? Mon ton avait été plus froid et plus dur que jamais. En plus, j'avais laissé un grognement s'échapper de mes lèvres. Et cela avait eu son effet puisqu'elle me relâcha doucement.

-Je te préviens! Je ne te laisserai pas me le prendre.
-A t'entendre, on dirait que ce n'est qu'un objet. Et s'il ressentait quelque chose pour toi, il aurait déjà essayé de te récupérer, ce qu'il n'a pas fait, je me trompe?

Je doutai qu'il ait fait quelque chose dans ce but. Il s'en fichait complètement. Et puis, même si je disais qu'il n'était pas mon genre - ce qui était le cas - il restait attirant pour le reste de la gente féminine. Il n'aurait aucun mal à trouver une autre femme à mettre dans son lit.

-C'est là que tu fais fausse route. Il est venu me voir hier soir pour me dire que ce n'était qu'un malentendu, et qu'il voulait être avec moi.

J'étais sous le choc de sa révélation. Pas que je sois jalouse mais c'était tellement invraisemblable. Pourquoi avait-il fait cela? Et apparemment, il n'avait pas démenti ce que j'avais dit. Cela n'avait aucun sens.

-Je ne suis pas dupe! Je sais bien que vous n'avez rien fait.
-Je viens pourtant de te dire que je venais de le quitter.
-Impossible! Il n'est pas à Volterra en ce moment.

Je venais de tomber dans mon propre piège. Après un dernier regard de triomphe, elle tourna les talons et partit. Demetri avait quitté le château? Pour quelle raison? Bien entendu, ce ne devait être que temporaire! Mais c'était bien le cadet de mes soucis. Depuis quand ses allées et venue m'intéressaient? Je me remis en marche. J'avais déjà assez fait attendre ce cher Aro.

Je frappai à sa porte et attendus qu'il me dise d'entrer. Après tout, je ne pouvais pas faire irruption dans sa pièce personnelle comme je le faisais avec Demetri.
Je poussai la porte et le vis, assis sur son fauteuil, un livre ouvert posé devant lui. J'observai les murs recouverts de tableaux qui semblaient ancien et des dizaines de livres devaient se trouver sur les étagères. Chelsea m'avait dit qu'il y avait une bibliothèque à Volterra qui regorgeait de livres plus vieux les uns que les autres mais à voir toutes les étagères de ce bureau, les plus intéressants devaient être ici.

-Aimes-tu lire?
-J'ai à peine apprit.

Alors que les enfants aristocrates apprenaient à lire, à écrire, à compter, à se cultiver tout simplement, moi je mendiai dans les rues et apprenais à voler. J'avais déjà surpris Alessandro avec un livre à la main mais lui même avait quelques difficultés et je ne me voyais pas lui demander de m'apprendre. Il aurait sûrement refusé de toute façon.

-Et bien, tu as tout le temps d'apprendre à présent.
-Pourquoi m'avez-vous fait venir ici?
-Demetri m'a parlé et il semblerait que tu t'améliores.
-Sa main a à peine bouger.
-Certes! Mais c'est un début et quand tu le contrôleras entièrement, ce sera fabuleux. Avoir les autres sous son contrôle, c'est fascinant! s'extasia t-il.
-Si je contrôlai tous peut être mais le fait est qu'ils sont conscients de ce que j'exige et je n'ai pas envie de subir de représailles. Si j'avais un contrôle total sur les pensées de mes... victimes, je pourrai m'en servir mais ce n'est pas le cas.
-Certains dons s'améliorent avec le temps.
-C'est tout ce que vous aviez à me dire?

Comme il ne répondait rien, je fis demi-tour mais à peine posai-je ma main sur la poignée qu'il me demanda d'attendre.

-Je suis conscient que tu ne me portes pas dans ton coeur.
-En effet. Vous m'avez volé ma vie.
-Une vie de misère. Ici, tu auras tout ce que tu as toujours désiré.
-Je ne vieillirais plus. Je resterai ainsi pour toujours.
-Tu aurais préféré te flétrir et mourir.
-Je n'avais jamais pensé à la mort mais peut être l'aurai-je préféré.
-Un jour, tu comprendras l'étendue de ton pouvoir et tu seras heureuse d'avoir l'éternité. Beaucoup de vampires, une fois trouvé leur compagnon sont pleinement heureux.
-Puis-je partir?

Il acquiesça et je le quittai. Je méditai sur ses paroles. Un compagnon? Passer sa vie avec une seule personne. Étais-ce seulement réalisable? Deux personnes pouvaient-elles passer leur éternité ensemble? Quand je voyais qu'après une vingtaine d'années de mariages, certains couples s'éloignaient ou s'étaient même déjà éloignés, comment pouvais-je croire que deux vampires puissent passé des centaines d'années dans une entente parfaite?
Dans mon nouvel entourage, ils étaient tous célibataires. Corin, Demetri, Félix, Chelsea même Santiago. Enfin pour ce dernier, je ne pouvais en être sûre. Pour le peu de fois que je l'avais rencontré... Il n'y avait que les "maitres" qui avaient des femmes et je doutai que ces êtres puissent ressentir un quelconque sentiment. Seul Marcus pouvait en être capable et Chelsea m'avait raconté qu'il avait perdu sa femme il y a bien longtemps et qu'il était dans un état second depuis.

-Helena! s'exclama Corin en arrivant face à moi.

Comme à chaque fois qu'il arrivait dans ma vision, je me senti défaillir. Si mon coeur en avait été capable, il se serait mis à battre plus fort qu'à n'importe quel moment. J'ignorai si cela était dû à son don ou si je ressentais vraiment une quelconque attirance. J'optai plutôt pour la dernière option. Après tout, il s'était déjà servi de son don sur moi et c'était totalement différent. Là, j'étais encore capable de penser à autre chose que lui.

-Que fais-tu? me demanda t-il.
-J'avais un entretien avec Aro. Et toi?
-J'allai à la bibliothèque. Il y a tellement d'ouvrages et j'ai tout mon temps pour les découvrir.

Bien sûr, il était tellement cultivé. J'en arrivai à oublier que de son vivant, il avait aussi fait partie d'une catégorie plutôt aisé. Pas autant que Demetri mais je n'avais jamais fait la différence de mon vivant. Pourtant, je n'arrivai pas à lui en vouloir comme à Demetri. Pourquoi cette différence?

-Veux-tu m'accompagner?
-Et bien... à vrai dire, je n'ai jamais lu un livre de ma vie. Je connais les auteurs célèbres mais je n'ai jamais lu une seule ligne.

Il fronça les sourcils, se demandant sûrement pourquoi je n'avais jamais apprit à lire avant de sourire. Je lui avais brièvement raconter mon histoire après qu'il en fait de même et celle-ci devait lui revenir en mémoire.
Il me tendit son bras que j'attrapai même si je ne savais pas pourquoi il faisait ça.

-Il est toujours temps, non?
-Quoi?
-Nous avons tous notre temps et je serai ravie de t'apprendre. Si tu en as envie bien entendu.
-Avec plaisir!

Nous nous mîmes en route et arrivâmes rapidement à destination. Je me séparai de Corin à regret qui partit chercher quelques livres. Pourquoi voulait-il perdre du temps avec moi? J'étais une calamité ambulante dans ce qui concernait l'éducation. Ce n'était absolument pas mon genre.

C'est ainsi que commença ma petite leçon privée mais je n'étais pas totalement concentré. La proximité de Corin me mettait dans tous mes états. Je n'étais pas encore habitué à voir autant de belles personnes. La grâce avec laquelle il bougeait, le charisme qu'il dégageait et sa voix sensuelle me déconcentrait au plus haut point. Malheureusement pour moi, il semblait l'avoir remarquer. En même temps, j'étais figée en train de le regarder. J'avais toujours su me montrer discrète quand il s'agissait de vol mais là, j'en étais incapable!

Mais c'était de sa faute, on n'avait pas idée d'être aussi charmant!

***

Je flânai dans les rayons de l'immense bibliothèque sans vraiment chercher quoi que ce soit. J'avais découvert à quel point cet endroit m'apaisait et j'aurai pu passer des heures.

-Ne voudrais-tu pas faire moins de bruit?
-Demetri, m'étonnai-je.
-Qui d'autre?

Il était installé dans un fauteuil, caché aux yeux de tout le monde. Le moment que nous avions partagés me sauta au visage et je me rappelai la sensation de bien être qui m'avait envahit quand il m'avait prit dans ses bras.

-Dis moi, tu me rendrais un service?
-Non!
-Tu ne sais même pas de quoi je veux parler.
-Essayes toujours mais je crains le pire te connaissant.
-Je veux juste savoir comment tu es devenu celui que tu es maintenant.
-Pour quelle raison as-tu besoin de savoir tout cela?
-Je t'ai jugé sans te connaître. Je pense que nous devons évoluer et quoi de mieux que de me raconter ta vie humaine?

Un long silence s'installa, si lourd et si étouffant. Il se contentait de me fixer sans sourciller. Il ne devait pas vouloir me raconter son passé et je pouvais le comprendre. Après tout, nous n'étions même pas amis.

-C'était vers les années 1630 il me semble, je ne me souviens plus de la date exact mais peu importe, commença t-il. J'étais conviée à une soirée où tous les plus grands aristocrates seraient présent. Mon père m'y accompagnait. Il souhaitait me parler de mon future mariage avec Anya. Une sublime blonde, des yeux bleus dans lesquels on pouvait se plonger et un corps si parfait... Malheureusement, c'était bel et bien ses seuls atouts. Une fois qu'on la découvrait, ce n'était qu'une coquille vide. Elle était tellement idiote, rit-il. Je n'avais déjà pas envie de l'épouser, cela n'a fait qu'accroître mon sentiment. J'aimai les belles femmes et elles me le rendaient bien. Cependant, je n'avais guère envie de me lier, j'étais bien trop jeune à mon avis.
-Tu aurais pu faire comme beaucoup d'hommes, la tromper.
-Je ne suis pas de ce genre là. J'ai toujours eu des j'étais avec une femme et cela même si notre relation ne durait pas longtemps, je me consacrai entièrement à elle. Et bien que tu sembles le penser, je n'étais pas un aristocrate prétentieux, égoïste et ne pensant qu'à lui même. J'étais même considéré comme quelqu'un de généreux et de mon point de vue, je l'étais. J'aidai les paysans qui habitaient près de chez moi quand ils en avaient besoin par exemple. Nous ne sommes pas tous ainsi Héléna. Enfin, revenons à notre histoire. Donc, j'aimai séduire mais je restai toujours fidèle. Et ce soir là, quand j'ai parlé avec Anya pour la première fois, il n'y a qu'une seule chose qui m'a intéressé. Tu te doutes bien de quoi il s'agit.
-J'ai ma petite idée.
-Comme toute jeune fille respectable, elle se préservait pour son futur mari et comme nos pères avaient convenus d'un arrangement, il m'a été aisé de la convaincre de s'offrir à moi.
-C'est...
-Tu n'as pas besoin d'exprimer le fond de ta pensée, je sais ce que tu penses. Je l'ai manipulé et aujourd'hui, je me dis que si je ne l'avais pas fait, je serai toujours en vie.
-C'est elle qui t'a... tué, pas transformé, c'était une humaine.
-Tu plaisantes? Me tuer? Elle était incapable de tenir un couteau de cuisine correctement. Lors de cette soirée et après m'être amusé, je suis allé dire à mon père qu'elle ne me convenait pas. Et comme cette union ne lui serait pas aussi profitable qu'il le présageait, il a annulé l'accord. Je ne savais pas que Anya irait pleurer dans les bras de son père et à vrai dire, c'était bien la dernière de mes préoccupations. Je suis sortie prendre l'air seulement quelques minutes et son père en a profité pour me tuer. Il m'a eu par surprise sinon il n'aurait jamais réussi. Il avait plus de cinquante ans alors que j'étais en pleine force de l'âge. Il s'est enfuit et je me suis vidé de mon sang dans la neige.
-Mais comment es tu devenu... un vampire?
-La suite une prochaine fois ma belle, j'ai des choses à faire.

Comment? Il ne pouvait pas me laisser ainsi! Il se releva mais je l'attraperai par la main. Une nouvelle fois, des frissons me parcoururent et je m'empressai de le lâcher!

-Pourquoi tu ne veux pas me le dire tout de suite? le suppliai-je en lui faisant des yeux de chiens battus.
-J'ai des choses à faire contrairement à toi, rit-il en passant sa main dans mes cheveux.

Je passai outre la gêne qui grimpait rapidement en moi et continuait. Je voulais savoir et je n'en démordrai pas.

-A moins que tu ais quelque chose à caché? le taquinai-je.
-Je n'ai pas demander à être ce que je suis si c'est ce que tu veux savoir. Contrairement à d'autres!
-Comment ça! m'étonnai-je. Qui pourrait bien être assez fou pour vouloir... ça?
-Chelsea ne t'a donc jamais raconté son histoire?
-Bien sûr que si mais je ne vois absolument pas le rapport.
-J'en conclus donc que tu n'as pas la totalité de l'histoire.

Que voulait-il dire par là? Je ne comprenais pas! La totalité de l'histoire? Chelsea m'avait dit qu'elle s'était faite agressé un soir alors qu'elle rentrait avec ses parents.

-Expliques moi!
-Ce n'est pas à moi de le faire.

Qu'est ce qu'il pouvait m'énerver? En quoi étais-ce si difficile de m'expliquer? J'avais besoin de savoir où il voulait en venir! Ne pouvait-il pas le comprendre?

-Chelsea est une gentille fille mais elle n'est pas aussi innocente que tu sembles le croire.

Il ne rajouta rien me laissant réfléchir sur ses paroles. Pas aussi innocente? Bon, oui, elle tuait des êtres humains pour se nourrir mais comme la totalité des gens ici. En quoi cela la rendait-il plus cruelle? Demetri voulait sûrement faire allusion à autre chose. Mais quoi?


Et voilà? Alors qu'en avez-vous pensés? J'espère que vous avez aimés. Une petite review?