Partir à l'aventure ensemble
lessien calmcacil : Et si j'ai le droit de la tuer ! Attends, j'ai jamais été sadique ! (Tu penses un peu à la réputation de sadique qu'on doit maintenir ?) Et je dois avouer que je prends un malin plaisir à jouer le jeu…
tite bulle brine: Et oui tu m'avais percée à jour, mais bon ça n'aurait pas été drôle si je l'avais dis. Franchement, je me demande où tu as été prendre ta phrase : « réplique de la mort qui tue la mort elle-même ». J'adore lol ! Je crois que tu n'aurais pas pu faire mieux mdr ! Et si j'ai le droit de la faire souffrir atrocement, et, d'ailleurs, je fais une révélation : il reste encore une épreuve douloureuse pour Edhelnen…
Isilriel : Et oui, c'est un petit plaisir que je me suis fais. Je me suis dis qu'annoncer tous les malheurs d'un coup c'est pas aussi marrant que les annoncer un par un. Et, ne t'inquiète pas, je me doute que tu la suis mais c'est vrai que ça m'a fais plaisir d'avoir une review de ta part. Voilà. Bisous…
Alex : Et oui, enfin un rebondissement dans cette histoire qui, il faut l'avouer, commençait à devenir terne. Et contente que tu aimes…
summertime02 , Contente que tu ai aimé ce chapitre, ça m'a fait plaisir…
N/A : C'est à grand regret que je vous annonce qu'il ne reste plus qu'un chapitre après celui là. Je ferais mes remerciements dans le prochain chap. Voilà, et bonne lecture !
Chapitre 9 : …Mauvaises nouvelles et dernière bataille…
Gandalf avait son air qui voulait tout dire. Il regarda un Legolas tout inquiet, droit dans les yeux, puis lui demanda :
« - Elle n'a aucun organe vital de touché.
- Ouf !
- Mais…
- Ha ! Il y a un ''mais''…
- Comme à chaque fois, mon cher. Donc je reprends, elle n'a aucun organe vital de touché, mais seulement…
- SEULEMENT QUOI ? demanda Legolas, commençant à s'énerver.
- Seulement c'est l'enfant qui a reçu la flèche. C'est grâce à cela qu'elle n'a rien.
- Alors... alors pourquoi ne s'est-elle toujours pas réveillée
- Parce qu'une partie d'elle se meurt et… »
Il posa une main sur son front comme pour se rappeler de quelque chose qu'il aurait oublié. Il se releva, enchanta le corps d'Edhelnen et elle flotta dans les airs. Legolas le regarda s'éloigner et lui demanda :
« - Mais où l'emmenez-vous ?
- Dans une chambre du château pour la soigner au plus vite.
- J'arrive…
- Non ! Vous, allez rejoindre Aragorn et Gimli.
- Mais…
- Cet un ordre Legolas ! »
Legolas regarda Gandalf s'éloigner avec Edhelnen, et il resta figé pendant deux minutes, comme pour essayer de comprendre ce qu'il venait de se passer. Puis il grimpa sur son cheval et partit. Il ne faisait pas attention où il allait, c'était son fidèle compagnon qui l'emmenait auprès de ses compagnons, et non pas le contraire.
Au bout d'un moment, son cheval retrouva Aragorn et Gimli. Legolas descendit de cheval, mais ses compagnons trouvaient qu'il n'était plus que l'ombre de lui-même. Il n'avait plus ce sourire qui égayait son visage, plus cette malice qui lui était propre. Gimli, voyant la détresse de son ami, lui demanda :
« - Allons mon ami, comment va Edhelnen ?
- Hélas maître nain…
- Ne me dites pas qu'elle est…
- Non. Il n'y a aucun organe vital de touché.
- Mais alors... si elle n'est pas gravement blessée, comment va... le bébé ? demanda Aragorn, qui avait suivit la conversation.
- Hélas... il n'a pas survécu. C'est lui qui a tout pris. Gandalf soigne Edhelnen dans une des chambres du château… »
Ils cherchèrent alors des survivants dans le champ de bataille, le cœur gros. Ils retrouvèrent beaucoup de blessés, mais ce nombre fut minime comparé au nombre de morts retrouvés. Ils les emmenèrent tous dans les tentes de soins prévues à cet effet. En peu de temps, elles furent pleines. Une fois tout le monde accueillit par les soignantes, Aragorn, Gimli et Legolas coururent dans le château pour prendre des nouvelles d'Edhelnen. Ils rencontrèrent un serviteur, et Aragorn lui demanda :
« - Où est La Dame Edhelnen ?
- Dans la chambre à droite de la vôtre, mon Seigneur.
- Merci bien. »
A peine avait-il entendu la réponse du serviteur que Legolas s'élança dans les couloirs, suivie d'Aragorn et Gimli. Ils coururent un moment, mais finirent par arriver à destination. Legolas frappa à la porte, et Gandalf les autorisa à entrer. Elle était là, allongée dans le lit, sous plusieurs couvertures. Son ventre se levait et se descendait à un rythme régulier, ce qui rassura Legolas. Aragorn alla s'entretenir avec Gandalf, mais Legolas demanda :
« - Pourquoi ne s'est-elle toujours pas réveillée si elle n'a pas de blessure grave ?
- Elle ne se réveille pas... parce qu'elle n'a pas envie de se réveiller.
- Mais c'est l'Elue… prononça doucement Aragorn. Elle ne peut pas nous abandonner.
- Elle était proche de la mort, et je pense qu'elle sait pour son enfant. C'est pour elle une raison suffisante pour ne pas se réveiller, fit gravement Gandalf.
- Elle ne peut pas nous faire ça ! dit Legolas rageusement.Elle ne peut pas m'abandonner…
- Pardon, Legolas ? demanda Gimli.
- Elle… Elle… Elle ne peut pas nous abandonner. »
Et ils firent des tours de garde pour surveiller le réveil de leur amie.
La nuit était déjà bien avancée, quand ils entendirent des paroles qu'Edhelnen murmurait dans son sommeil, qui était bien agité.
Rêve d'Edhelnen
Elle marchait dans une forêt, qu'elle ne connaissait pas d'ailleurs : une forêt verte et luxuriante. On aurait dit un mélange de la Forêt Noire et de la Forêt de Lothlorien. Puis soudain, elle entendit une voix :
« - Viens Edhelnen, viens me voir…
- Mais où vous trouvez-vous ?
- Viens, suis ton cœur… »
Elle écouta un peu mieux, et elle crut entendre le bruit d'une petite cascade. Elle avança vers le son. Elle marcha et ne mit pas longtemps à arriver près d'une rivière, mais il n'y avait pas de cascade. Alors elle se risqua à appeler cette voix :
« - Mais où êtes-vous ?
- Viens vers moi... Remonte la rivière... Suis ma voix… »
Edhelnen s'exécuta, et elle commença son ascension vers le lit de la rivière. Au bout d'un moment, elle vit la petite cascade qu'elle entendait. Mais elle remarqua au cœur de la cascade une créature merveilleuse. C'était une elfe... en fait non, c'était plus qu'une elfe. Elle se leva et se retourna vers Edhelnen. Puis Edhelnen lui posa la question qui lui brûlait les lèvres :
« - Qui êtes-vous ?...
- Tu ne le sais donc pas ?
- Je ne le sais pas. Vous êtes de corps elfique... mais vous êtes en même temps plus qu'une elfe. Vous avez plus de prestance et de grandeur que le roi Trandhuil lui-même. »
L'étrange créature rit, et son rire était cristallin et claire, puis elle ajouta :
« - En effet, je suis de corps elfique mais je ne suis pas une elfe. Je suis une Valië, et je me nomme Varda. »
Elle lui sourit. Edhelnen rougit jusqu'au bout pointu de ses oreilles, et elle s'inclina, mais la Vala la fit se relever. Edhelnen ne connaissait que trop bien l'histoire des Valar, le seul cour où on pouvait bien se vanter de la voir était celui qui racontait les légendes de la Terre du Milieu. Varda la releva, et elles commencèrent à discuter :
« - Bon... Nous devons parler de choses sérieuses à présent…
- Lesquelles ?
- Ton présent, ton futur. Veux-tu vraiment les passer ici ? demanda la valië d'une voix aussi douce que la caresse du vent.
- Je ne vois pas pourquoi je ne le pourrais pas. Ici, il y a tout pour me plaire, commença à s'énerver Edhelnen.
- En es-tu vraiment sûre ? Ne penses-tu pas regretter quelque chose de ta vie réelle ?
- J'ai perdu mon enfant, la seule chose qui me raccrochait à Haldir ! Pourquoi continuer à vivre ? Le ton de sa voix était vide, débarrassé de sentiments, comme si elle n'avait pas de raison de vivre.
- Tu ne penses pas que tes compagnons seront tristes de ne plus voir ton sourire, ta joie, entendre ton rire ? Tu penses vraiment que quelqu'un ne sera pas triste à en mourir ?
- Non, je ne vois pas qui m'attend.
- Je vais te démontrer le contraire. Va voir au bord de l'eau, et regarde la surface… »
Elle avait un visage malicieux et complice. Edhelnen alla s'asseoir près de l'eau, et elle commença à regarder la surface. Elle vit alors Legolas, mais elle avait l'impression d'être dans le passé. Bien sûr, puisqu'ils étaient en pleine course de cheval. C'était avant de partir avec la communauté. Elle revit le rire qu'ils avaient eu tout les deux. Et tous ses compagnons à Fondcombe, avant le départ de la communauté. Elle remarqua que Legolas observait une scène. Elle se rendit alors compte qu'il l'observait, elle. Puis l'image se brouilla pour laisser place au bal qui avait eu lieu à Edoras. La joie qui était dans son regard et dans ses gestes, puis le moment où elle était dehors et qu'elle se croyait seule, mais Legolas l'observait de loin avec ce regard protecteur qu'elle lui connaissait si bien. Et maintenant, le souvenir qu'elle voulait oublier à tout jamais : elle regarda la flèche se planter dans son ventre. Elle plaça sa main sur sa bouche en signe d'horreur, mais ce qu'elle vit par la suite la surprit. Legolas la rattrapait, totalement paniqué, et prenait le premier cheval avant de partir à toute vitesse vers le château. Il appelait Gandalf, s'inquiétant pour elle, et il était à son chevet en ce moment même. Elle pensait que cela s'était terminé, mais l'eau se brouilla encore une fois et, intriguée, elle regarda, et ce qui se reflétait sur la surface de l'eau l'effraya. C'est pourquoi la Vala, intriguée, regarda pour la première fois. Edhelnen ne put s'empêcher de pousser un cri de frayeur. Sauron était de retour, en chair et en métal, et il tenait Frodon par le coup et l'étranglait. Elle le regarda lui prendre l'Anneau et retrouver toute sa puissance, sans pouvoir agir. Sauron et son armée marchaient sur Minas Tirith, qui venait tout juste de se relever. Puis Varda regarda Edhelnen, et lui fit :
« - Tu dois t'éveiller et aller combattre. TU ES L'ELUE ! Celle en qui nous avons placé tous nos espoirs… dit la Valië pour la convaincre de réagir.
- NON, NON ET NON ! Elle sembla apeurée, mais agissait comme pour se persuader qu'elle ne devait pas se réveiller.
- Si tu n'y vas pas, tout le monde mourra. Même tes amis les plus chers...
- Mais... Je ne sais pas si j'en suis capable.
- Tu es l'Elue ! Tu es aussi pure que Sauron est maléfique... »
Les paroles de Varda ont eues l'air de faire leur effet, puisqu'Edhelnen se leva et ferma les yeux.
Fin du rêve…
Legolas crut rêver quand il aperçut les yeux d'Edhelnen papillonner. Mais il crut rêver encore plus quand il aperçut Varda au pied du lit d'Edhelnen. La Valië sourit, et Edhelnen se releva brusquement. Legolas se précipita et la prit dans ses bras. Elle lui dit au bout d'un moment :
« - Arrêtes Legolas, tu m'étouffes !
- Oh ! Désolé, mais je suis tellement heureux de te voir parmis nous !
- LEGOLAS !… Aragorn venait de faire irruption.
- Aragorn, je suis si heureuse que vous soyez là, car j'ai une mauvaise nouvelle pour vous…
- Je sais Edhelnen. Sauron est devant la porte.
- Edhelnen ! Interpella Varda. Tu sais ce qu'il te reste à faire… »
Elle lui fit un signe d'approbation et ce que Legolas et Aragorn virent les stupéfièrent. Edhelnen se concentra sur la diffusion de sa magie. Legolas sentait celle de la Vala, mais à présent les magies d'Edhelnen et de Varda étaient égales. Un halo bleuté d'une immense puissance se forma, puis ils virent des ailes pousser dans le dos de l'elfe. Legolas et Aragorn paniquèrent un moment, mais la Valië expliqua que c'était normal, car elle se transformait en une âme aussi pure que l'eau. En effet, Legolas toucha ces ailes, et à sa grande surprise elles avaient la texture de l'eau. Le halo bleu disparu, et Aragorn et Legolas restèrent figés devant la pureté que dégageait Edhelnen, ou tout du moins ce qu'il lui ressemblait. En plus des ailes d'eau, elle possédait une chevelure de la même constitution, avec une étoile de mer dans les cheveux, et des yeux bleus comme l'océan, plus profond que ceux de Legolas. Elle se leva et se dirigea vers la sortie, suivie de près par Aragorn et Legolas.
Une fois sortie dehors, tous les soldats la regardèrent et lui laissèrent le passage. Elle s'avança donc jusqu'à Gandalf, qui lui mit la main sur l'épaule et lui souhaita la bienvenue parmis eux. Elle regarda alors par dessus le rempart, et vit toute la haine de la Terre du Milieu. Et au milieu de cette haine, elle aperçut le mal absolu, celui qui avait fait tant de victimes, tant d'orphelins, tant de veuves et tant de malheur. Elle le dévisagea, fit quelques battements d'ailes et s'éleva de deux mètres. Tous entendirent alors le sinistre rire du Seigneur de l'Unique. C'était un rire grave et strident. Et là, contre toute attente, on entendit le rire clair et cristallin d'Edhelnen. Tous la regardèrent, médusés, et la voix du Seigneur des Ténèbres lui fit :
« - Tu oses te moquer de moi ? Petite impertinente.
- Quelqu'un qui rie n'est rien de moins qu'un impertinent pour vous ?
- Arrêtes tout de suite cette moquerie…
- Sinon quoi ?... »
Edhelnen se tordit de douleur en se tenant la tête. Sauron semblait satisfait de lui, satisfait de la faire souffrir. Mais... on n'entendit plus rien. Edhelnen ne criait plus, ne pliait plus sous la douleur elle se redressa et s'adressa hautainement au Seigneur noir :
« - Est-ce tout ce que vous pouvez faire ? Je croyais que vous étiez un Maïa puissant, mais apparemment les années qui passent vous font perdre en puissance… »
Il trépigna de fureur et lui dit, hors de lui :
« - Comment oses-tu t'adresser à moi de cette façon ? Je suis le Seigneur Noir, le Maïa le plus puissant d'Arda, alors viens te mesurer à moi que l'on détermine qui de nous est le plus puissant !
Sa voix était autoritaire, froide, et n'admettait aucune réplique.
- Mais avec plaisir… fit Edhelnen avec un brin de satisfaction dans la voix. »
Elle descendit tout doucement, et plus elle descendait, plus Sauron s'énervait. Un cercle se forma autour d'eux au fur et à mesure où on voyait la trajectoire de l'elfe. Et, au bout d'un court instant, elle fit face au Seigneur ténébreux. Ils se jaugèrent du regard, la tension était palpable. Et finalement, le combat s'engagea. Ce fut Sauron qui prit l'initiative, ce qui ne fut pas surprenant vue la fureur qui se reflétait dans ses yeux. Cela se ressentit aussi dans ses coups. En effet, malgré toute sa force, l'elfe reculait sous la puissance maléfique. Mais une lumière commença à émaner d'Edhelnen, et plus elle recevait de coups, plus elle augmentait. Sauron finit malgré tout par arrêter ses coups, se demandant ce qui se passait. Edhelnen profita de ce moment d'inattention :
« - Voyez comme c'est beau, la lumière pure...
- Prouves à tout le monde ici présent que L'Elue sait se battre, et ne se contente pas de recevoir des coups sans réagir !
- Mais je n'attendais que ça… »
La lumière disparue d'un coup, et Edhelnen lança sa forte attaque que Sauron para avec difficulté. Il avait de plus en plus de mal à attaquer, et, enfin de compte, il n'attaquait plus du tout. Edhelnen avait pu analyser ses attaques, et à présent elle étudiait sa défense. Elle remarqua alors une faille, une toute petite faille. Sauron protégeait tout son corps, sauf son cœur. Le combat durait déjà depuis un long moment, et Edhelnen prenait de plus en plus le dessus. Mais le plus étrange était que son épée brillait d'une intense lumière, ce qui faisait reculer le seigneur ténébreux à chaque fois. Elle feinta sur le côté, et il para à coup sûr. C'est ce moment qu'elle choisit pour sortir sa dague et pour la planter dans son cœur. Sauron cria, mais Edhelnen restait les deux mains sur la dague. Tout le monde se demandait ce qu'elle faisait, mais on put apercevoir une lumière qui se fit de plus en plus intense. Edhelnen lui transmettait toute sa pureté à travers la dague. Etant un seigneur du mal, Sauron ne supportait pas la pureté, et il résistait autant qu'il pouvait, mais dû s'avouer vaincu. Il mourut dans un sinistre hurlement dévastateur. Il finit par exploser en milliards de particules de poussière.
Après cette victoire du bien, il restait des survivants parmis l'ennemi. Alors, Edhelnen s'éleva dans les airs, à la hauteur de la plus haute tour de la cité. Elle fit preuve d'un acte de haute magie, car elle fit apparaître un immense mur d'eau infranchissable devant les orcs qui essayaient de s'enfuir vers les terres. Puis, le mur s'écrasa au sol avec une grande violence, ce qui empêcha les orcs de remonter à la surface. Une fois tous les orcs noyés, l'eau repartit vers l'Est, emportant les cadavres des orcs. Là où l'eau est, l'eau doit retourner. Tout le monde était sortit et était près de l'endroit où Edhelnen devait atterrir, et elle fut acclamée pour son triomphe sur le mal. Mais plus elle descendait, plus elle se sentait fatiguée et faiblissait. Ses cheveux redevinrent dorés, et ses yeux redevinrent à leur tour gris. Elle devait être encore à deux mètres du sol quand ses ailes commencèrent à disparaître, mais il ne restait plus une bien grande distance à parcourir quand ses ailes s'estompèrent totalement. Et, dans un saut plus que gracieux, Edhelnen atterrit sur le sol. Elle fut acclamée par toute la foule, mais elle tituba avant de s'effondrer dans les bras de Gandalf. Il savait qu'elle avait utilisé trop d'énergie lors de sa dernière attaque. Elle avait été inconsciente d'avoir utilisé autant de magie et un aussi grand sortilège. Il l'emmena dans une chambre du château pour qu'elle se repose. Legolas, Aragorn, Gimli, Pippin et Merry étaient entrés dans la chambre, mais ce fut Aragorn qui prit la parole le premier :
« - Frodon et Sam ont été retrouvés vivants. Ils vous attendent pour que vous les guérissiez, lui annonça-t-il doucement.
- Très bien, j'irais les soigner dès que possible, répondit Edhelnen, joyeuse de cette nouvelle.
- Comment va Dame Edhelnen ? demanda Pippin, inquiet, en se penchant sur le lit.
- Elle a utilisé trop d'énergie pour son corps, mais elle va très bien. Il faut juste la surveiller et la laisser se reposer. Elle devrait se réveiller toute seule.
- Nous prenons le premier tour de garde ! » dirent en même temps Merry et Pippin.
Tout le monde sortit de la chambre, sauf Merry et Pippin qui formaient la garde rapprochée d'Edhelnen jusqu'à nouvel ordre. Ils furent relayés et revinrent aussi beaucoup de fois. Entre temps, Frodon et Sam s'étaient réveillés et on se prépara à fêter le couronnement d'Aragorn. Legolas commençait à s'inquiéter, car cela faisait presque un mois qu'Edhelnen dormait, et la date du couronnement approchait. Il avait pris la place de tout le monde, et il restait jours et nuits à la surveiller. Gandalf vint le voir le lendemain, à deux heures du couronnement, et il lui dit :
« - Vous devriez aller vous préparer.
- Pas tant qu'elle ne se sera pas réveillée.
- Pensez que vous devez être avec votre père et le seigneur Elrond pendant la cérémonie. Vous devez aller vous préparer.
- Mais…
- Je vais m'occuper d'elle, ne vous inquiétez pas. »
Legolas obéit à contrecœur, et il sortit pour aller rejoindre ses appartements. Gandalf alla s'asseoir sur le fauteuil à côté du lit et observa Edhelnen. Au bout de deux minutes, ses paupières bougèrent, pour laisser place quelques secondes après à ses yeux gris. Elle tourna la tête et fit une moue déçue. Gandalf rit et lui dit :
« - Je suppose à votre tête que ce n'est pas moi que vous auriez aimé voir en premier.
- Je n'ai rien contre vous mais... en effet. Quel jour sommes-nous ?
- Le jour du couronnement du roi de Gondor.
- Non... Ce n'est pas vrai !
- Si.
- Non !
- Si.
- ET VOUS NE ME LE DITES QUE MAINTENANT ? »
Elle se leva en quatrième vitesse et fila dans la salle de bain. Gandalf rit de la situation, et il la vit sortir au bout de quinze minutes de la salle de bain. Puis elle lui demanda :
« - Combien de temps me reste-t-il ?
- Il vous reste à peu près trente minutes.
- Haaaaaaaaa ! C'est pas possible !... »
Elle choisit une robe blanche avec un col en V qui mettait en valeur les courbes de sa poitrine. Les manches étaient en voile blanc et descendantes, cachant ses mains, et sa jupe était droite et collait presque à sa peau. Elle alla à la coiffeuse, prit ses cheveux bouclés et y mis des bijoux en argent un peu partout sur les côtés. Puis elle mit un diadème avec sur le front une étoile de mer, symbole de l'eau, et en son centre on pouvait apercevoir un saphir, d'un bleu marin profond. Ils partirent en toute hâte et Gandalf lui expliqua qu'elle devait se tenir à côté de lui, puisque c'est elle qui devait lui donner la couronne et les armes d'Aragorn.
Elle n'eue pas le temps de protester, car Gandalf venait d'ouvrir les portes menant sur l'esplanade. La foule ne fit pas de bruit à l'ouverture des portes, comme l'exigeait la coutume, et tout le monde regardait la personne qui les avait tous sauvés, mais Gandalf commença la cérémonie :
« - Nous sommes tous présents ici pour être les témoins de la naissance d'un nouveau règne, celui d'Elessar. Par ces armes, tu protégeras ton royaume, et par cette couronne tu le gouverneras avec le plus de justice possible. Voici venir les jours du roi. »
Aragorn s'était levé, et il alla voir Edhelnen. Ils échangèrent des paroles ensemble, mais un court instant puisqu'elle lui fit un signe de tête en direction de l'esplanade avec un immense sourire de joie. Il fut couronné, puis il se retourna et descendit les marches humblement. Il se dirigea vers un cortège elfique, et il vit Legolas en tête qui lui souriait. Legolas ne lui parla pas, mais il lui montra la personne qui tenait la bannière du Gondor. Elle se découvrit, et tous purent reconnaître Arwen. Aragorn prit la bannière et la passa à un homme, puis il embrassa amoureusement sa chère Arwen qu'il avait si longtemps attendue. Ils firent le reste du chemin ensemble, et ils saluèrent Faramir et Eowyn qui était fiancés. Puis ils s'arrêtèrent devant les hobbits qui s'inclinèrent, mais Aragorn les fit relever et ce fut lui et Arwen qui s'inclinèrent devant eux, suivis du reste de la population.
A suivre…
