Ok je suis très en retard dans la publication, un an. J'avoue même pour moi c'est long. J'ai des excuses, mais qui ne vous satisferons guère, donc je m'en abstiens. En attendant, voilà la suite. J'espère que vous n'avez pas oublié l'histoire parce que moi si :s
Chapitre 10 : Réalité, suite et fin
Ce matin là, lorsqu'il se réveilla, Harry se rendit compte qu'il se passait quelque chose. Qu'il avait oublié une chose d'une importance capitale. Cependant, il n'arrivait pas à mettre la main dessus et encore moins le doigt. Quelle tâche fastidieuse pour son esprit encore ensommeillé ! Il avait pensé à tout pourtant. Faisant un effort, il se remémora les derniers évènements telle la blague faite à Malfoy dernier du nom. Ce dernier allait d'ailleurs faire une crise – cardiaque ou pas – lorsqu'il se lèverait. A bien y réfléchir, il n'était pas le seul. Après tout la « pauvre » Hermione n'aurait pas dût lui faire traverser la moitié du château en sous-vêtement. Ces deux là lui en voudraient probablement pendant un bon bout de temps. Pas que cela le dérangeait vis-à-vis de l'héritier aux cheveux blond mais sa meilleure amie… C'était une autre histoire. Qui allait l'aider pour les devoirs de potions ? Parce qu'il se doutait bien que Ron ne comprendrait pas grand chose à ces questions tordues et dénuées de sens. Et sachant qu'il lui donnerait si la brunette lui permettait de recopier ses notes, elle ne le ferait certainement pas. Il devrait donc se contenter d'un D au grand désespoir. Mais cela en valait la peine. Oui très certainement. Il en aurait la preuve devant les yeux d'ici quelques minutes. Le temps qu'il traverse cet ancestral château en compagnie de Ron. Quelques minutes encore et il croiserait Drago très probablement en compagnie de Blaise et Théodore. L'heure était venue. La vengeance était orchestrée. Voilà le roi qui arrivait avec sa cour. Plutôt bouffonne. Cette dernière malgré son air impassible habituel avait un je-ne-sais-quoi de différent. Si Harry aurait regardé plus près, il aurait sans doute remarqué la lueur dans les yeux des deux compères de Malfoy. Il aurait remarqué que ces deux là riaient intérieurement. Et qu'ils se délectaient même du spectacle. Cependant il ne le vit pas. Trop occupé à rire en compagnie du jeune Weasley. En effet, le serpentard le plus populaire était affublé d'une teinture rouge pétante digne d'Hadès dans le dessin animé Hercule. Et dès qu'il vit Harry, il lui sauta littéralement dessus.
« Qu'est-ce que tu m'as fait sale gnome ? » Hurla-t-il en l'agrippant par le col de sa chemise. Lui donnant un air enragé. Ce n'était pas tout les jours que l'on se faisait accoster par une personne aux cheveux rouge qui volaient en tous sens.
« Hey tout doux Rex (1) », petite tape sur la main pour lui faire lâcher prise et lui signifier par la même occasion que tout le monde les regardait – y compris les professeurs, « je sais pas si tes parents te l'ont déjà dit mais il est très mal poli d'accuser les gens sans fondements. Fait appel à ton avocat si tu veux. » Répliqua-t-il sans autre forme de procès.
« Il n'y a que toi pour faire un truc dans le genre. Qui d'autre prendrait cette couleur affreuse. » Fit le petit seigneur en désignant ses cheveux rouge flamboyant.
« Et selon toi, comment je serais entrer dans ta salle commune, puis dans ton dortoir pour te faire une teinture, qui, entre parenthèse, te vas à ravir. »
« Ne me ment pas Potter ! ». Puis se rapprochant discrètement du sus-dit Potter, il lui murmura au creux de l'oreille un « tu vas le regretter » avant de faire demi-tour.
« Et un de fait » sourie Harry d'un air badin sous le rire de son compère qui n'avait pas cessé au cours de la discussion.
« Comment t'as fait ? Parce qu'il faut avoir et leur mot de passe et savoir où se trouve leur dortoir et tout faire sans que personne ne le remarque. T'es un géni ! » S'exclama Ronald ébloui par l'exploit tout récent de son jeune ami.
« Vous n'êtes pas le seul Weasley qui souhaiterait avoir un éclaircissement sur ce qui est arrivé à monsieur Malfoy.» Fit un Rogue d'une voix plus froide que jamais et suivit d'une McGonagall aux regards furibonds.
« Suivez moi monsieur Potter. » Injonction dénuée de sympathie. Il allait souffrir le griffondor.
Arrivé dans le bureau de sa chef de maison – et suivit par la terreur des cachots – il s'assis sur la chaise indiquée par la directrice adjointe. Elle pouvait être aussi effrayante que Dark Vador lorsqu'il était mal luné. C'était pour dire !
« Explication » ordonna-t-elle avant même de s'installer dans son fauteuil. Il n'y avait hélas aucune fuite possible. Le maître des potions avait élu domicile derrière lui, comme pour l'empêcher de se sauver en courant.
« Ce n'est pas… »
« Ne me dites pas que ce n'est pas vous » l'arrêta-t-elle.
« Pourquoi tout le monde s'évertue à m'incriminer ? »
« Qui d'autre ? »
« Beaucoup. »
« Ne jouez pas à ce jeu là avec moi Monsieur Potter ! » Il savait qu'il jouait avec le feu. Après tout, ce n'allait pas être le pauvre Neuville qui avait commis ce forfait, encore moins les membres de la maison dont faisait parti ce petit imbécile de Malfoy. A bien y réfléchir il pourrait tabler là-dessus. Le fait qu'il n'avait pas accès à la salle commune des serpentards. Et de toute manière comment aurait-il su où celle-ci se trouvait ?
« Je ne sais pas. » Minute de réflexion. « Les membres de sa maison ? » proposa-t-il innocement.
« Ils n'auraient pas fait ça. Dois-je vous rappeler de qui monsieur Malfoy est le fils ? » intervint Severus-sarcasticus-Rogue pour la première fois depuis qu'ils étaient cloîtrés dans cette pièce.
« Justement il s'agit probablement d'une bassesse pour me faire passer pour le coupable. » Cependant son argumentation qui dura au moins cinq minutes ne fut pas entendu. Pourquoi les professeurs s'en donnaient-ils à cœur joie ? Qu'avait-il bien pu faire pour qu'il passe du « jeune homme tout à fait charmant que tout les prof – moins un – aiment » à « celui dont il faut se méfier absolument » ? Il ne comprenait pas. Même s'il fallait avouer qu'il était loin d'être un saint ces derniers temps. Mais après tout il s'agissait tout de même de sa dernière année à Poudlard, n'avait-il pas le droit à un amusement lui aussi ? Apparemment pas parce qu'il fut condamné à une semaine de travaux forcés en compagnie du sieur Vador. Punition qui venait directement de la vieille chouette. Quel argument avait-elle donné à cette infamie ? Ah oui, le professeur Rogue avait besoin de quelqu'un pour quelques travaux fastidieux. Ce dernier mot étant de lui bien évidemment, sa directrice ne l'aurait jamais employé, ou du moins pas explicitement.
« Vous pouvez sortir monsieur Potter et j'espère que de pareil actes ne se reproduirons pas à l'avenir. » Point à la ligne. Le jeu en valait-il la chandelle ? Assurément. Une petite semaine en contrepartie d'un mois de cheveux rougeoyant pour Malfoy. Il avait de quoi être fière de lui. Il fallait juste espérer que l'on ne l'accuse pas pour Hermione sinon ses nuits déjà courtes le seraient encore plus. Et il n'était véritablement pas efficace lorsqu'il était fatigué. Il avait tellement de choses à faire. Il avait le droit à un peu de repos tout de même ?
Une fois sorti du bureau de sa chère et tendre responsable, il se hâta de rejoindre son prochain cours. Où les autres étudiants de Griffondor convaincu – et à raison – qu'il avait fait le coup du siècle vinrent le félicité. Ce n'était pas tout les jours que l'on voyait un Drago Lucius Malfoy littéralement rouge de colère. Cependant les cris de joie se turent vite lorsque le professeur arriva dans un tourbillonnement de capes noires.
« Toujours le chic pour plomber l'ambiance celui-là ! Il sait que sa présence nous est désagréable ou il le fait exprès ? A voir… »
« Potter, vous viendrez me voir à la fin de l'heure ! » Le somma-t-il.
« Oui, décidément, il a le chic ce mec… A peine arrivé qu'il veut déjà me voir. A croire qu'il est en manque de 'grognerie'.. Ou tout simplement qu'il ne m'a pas encore assez engueulé. C'est vrai qu'une seule fois depuis le début de la journée, c'est un peu médiocre. »
Tous prirent place devant leur chaudrons, en évitant soigneusement de regarder Malfoy ou Hermione trop souvent pour cause de fou rire incontrôlable. L'un parce qu'il avait les cheveux rouge volant en tout sens lui donnant l'air d'un Hadès sorti tout droit des Enfers, et l'autre parce qu'elle était tout bonnement affublée d'une robe de la haute noblesse anglaise du dix-septième siècle de surcroît, chaque fois qu'elle ouvrait la bouche, elle prononçait un discours digne des scènes de théâtres shakespeariennes. La pauvre ne pouvait plus répondre aux questions du professeur sous peine d'être la risée de toute la classe. Avait-il exagéré en faisant sa petite blague ? Sur le coup, cela lui était apparu comme étant la meilleure idée qu'il n'ait jamais eu. Seulement c'était sur le coup et là cela lui paraissait quelque peu puéril. Il se rappelait alors l'enfance de Rogue ou tout du moins ses études. Les blagues de son père et des amis de celui-ci. Décidément, il n'était pas mieux. Non il ne devait pas penser ce genre de chose. Il s'agissait quand même de l'autre graisseux des cachots. Il ne fallait pas exagérer tout de même. Et puis ce n'était pas bien méchant ? N'est-ce pas ?
Etrangement ce double cours de potion passa tranquillement, sans aucune anicroche, fait rare il fallait l'avouer. Mais que voulez-vous ? Avec un Malfoy et une Granger dans cet état, il ne pouvait pas en être autrement… La fin du cours venait de sonner. Et le brave Harry, avec tout son héritage griffondorien, prit tout simplement la tangente. Ce qui ne manqua pas de faire rouscailler la noble Hermione au sortir de ce qui fut une torture pour elle. Savait-elle que cela ne durerait que jusqu'à la fin de la journée ? Si elle l'eut su, elle ne lui aurait probablement pas hurlé dessus dans un patois fort incommodant. Le langage avait évolué tout de même ! En eut-elle conscience ?
Néanmoins, avant qu'il ait pu finir ses pensées pour le moins constructives, quelqu'un l'appela discrètement. Il s'agissait d'un Serpentard, deuxième meilleur ami du roi des Enfers, nous l'avons nommé Théodore Nott, enfin ce sont plutôt ses parents qui l'ont nommé ainsi. Quoi que ce petit serpent avait des tendances à parler aux Serdaigles également. Une personne très complexe et à la personnalité intéressante.
« Oui ? » fut, hélas, tout ce que Harry trouva à répondre. Le vert et argent le tira dans un coin reculé des cachots, pour pouvoir « bavarder » tranquillement. Tout du moins selon sa notion du bavardage. Qui comme d'habitude se terminerait très vraisemblablement contre un mur glacial.
« Juste un petit compliment. » fit-il, ce qui était déjà beaucoup connaissant la personne. Même s'il ne lui disait pas clairement « félicitation, c'était très drôle », cela revenait au même. Le rouge et or avait pris l'habitude de comprendre le langage serpendardien pour le moins tordu et implicite. Chacun ses origines. Il fallait arrêter de tergiverser, sinon son compatriote allait penser qu'il se moquait de lui. Bien que l'idée ne lui déplaise pas, il avait encore des choses plus utiles à faire. Mais le brun lui plaisait bien. Assez tordu et ouvert pour son esprit dégénéré de ces derniers temps. D'ailleurs sans lui, Malfoy ne serait pas dans cet état. Qui aurait deviné que Le grand Drago Lucius Malfoy se fasse avoir par l'un de ses meilleurs amis ? Certainement pas le concerné en tout cas. C'était probablement ce fait qui rendait la chose encore plus drôle.
Beaucoup de choses s'étaient passées depuis le début de l'année et Harry ne pouvait pas dire qu'il n'y était pas pour rien. Ce serpentard devait être plus tordu encore que la dernière génération de Malfoy, dans le bon sens bien sûr, sinon ils ne se « fréquenteraient » pas. Cependant ils furent interrompu par un Severus Rogue à l'allure très calme, ce qui n'était guère encourageant pour le jeune…
« Potter ! » Une onde glaciale vint lui transpercer l'échine. Etait-ce la voix de son professeur qui lui fît cet effet ou bien un sort mesquin ?
« Oui ? » Répondit simplement le jeune griffondor, qui sentait déjà la colère du maître des potions.
« Dans mon bureau. » Et il tourna le dos sans aucune parole pour le serpentard qui tenait compagnie à ce qui devait être son ennemi, si ce n'est un regard intrigué.
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Harry était sorti de ce rendez-vous imposé dans un état pensif. Voldemort avait refait des siennes. Il devenait de plus en plus puissant. Il n'avait qu'une seule alternative il le savait mais se refusait à la mettre en pratique. Dumbledore lui laissait le champ libre. Comme il le lui avait dit, il était adulte et c'était à lui de prendre la décision, il ne le forcerait pas et était même contre bien que ce fut leur dernière chance de survie. Pourquoi devait-il choisir à 17 ans ? Il se remémorait les paroles de son professeur particulier :
« Donnez moi une raison de le faire. Une seule raison, valable, j'entend. Mais une seule et j'accepterais. »
« Sauver le monde n'est pas une raison valable aux yeux du célèbre Harry Potter ? » fit-il une once de sarcasme dans la voix bien que ses yeux d'un noir d'onyx lui révèlent son choix. Effectivement Harry avait beaucoup progressé depuis le début de l'année, il arrivait désormais à savoir ce que la personne en face de lui lui voulait rien qu'en regardant ses yeux. Car les yeux ne mentent pas comme le lui avait expliqué Dark Vador. Il avait également réussi à maîtriser nombre de sort de magie noir tout en en contrant la plupart mais cela n'était pas suffisant. Le lord apparaissait plus puissant que jamais et rien ne semblait pouvoir l'arrêter.
« Le monde, on m'a demandé de le sauver avant même que je ne sache parler, avant même que je ne sache marcher. Et qu'a-t-il fait pour moi ce monde ? Qu'a-t-il fait ? Rien » Ce cri venait du cœur, il venait d'énoncer tout ce qu'il s'était refusé d'avouer à qui que ce soit, et c'était à lui, Severus Rogue, qu'il s'était confié, sans même le vouloir. Mais l'homme en face de lui était tout sauf tendre et compatissant. Il voulait formé l'arme que Dumbledore lui avait confié, quitte à détruire toute humanité en cet être qui s'engouffrait petit à petit dans les forces du mal. Battre le mal par le mal, telle était la devise de son professeur, et rien d'autre ne pouvait faire déchoire le mage noir qu'un mage à sa hauteur.
« Tu veux une réponse Potter ? Alors tu l'auras… Pour que tu puisses vivre, sans avoir quelqu'un qui veut ta mort, sans personne qui ne te poursuive jour et nuit. Pour avoir la possibilité d'avoir un avenir. Ceci est la version que donnerait le directeur, la mienne est toute autre. Des gens meurent et disparaissent tous les jours alors que tu es confortablement installé au château, alors que des individus que tu ne connais même pas sont là pour assurer la protection du sain Potter et tu ne t'en rend même pas compte ! Cela ne te suffit pas ? Tu es bien égoïste ! »
Ces paroles avaient bouleversé Harry, le griffondor s'était rendu compte de deux choses, la première étant qu'il avait loupé un cour avec Berth – fait non considérable mais agréable, cela lui évitait de le supporter pendant deux insupportables heures – la seconde était le tutoiement volontaire ou non de la chauve-souris. Il ne savait plus quoi penser. Devait-il accepter ou refuser cette invitation, cette initiation qui demeurait au delà de ses compétences. Prendre ce risque pour toute l'humanité. Devait-il se sacrifier encore pour le bonheur d'autres ? Que penseraient ses amis ? L'abandonneraient-ils en sachant ce qu'il a fait ? Il espérait au plus profond de lui même que ce ne serait pas le cas. Penser à ses amis lui fit l'effet d'une bombe. Cela faisait cinq mois qu'il n'avait pas eu de nouvelle de son petit ami officiel et cinq mois qu'il n'en avait pas donner non plus. Ce qui le choqua le plus dans cet état de fait était qu'il ne s'en souciait guère. Loin des yeux, loin du cœur ? Cette expression était-elle véridique ? Pourquoi cela ne lui paru pas désagréable ? Pourquoi il ne ressentait rien ? Il ne le savait pas mais il aurait aimé le revoir encore, revoir cet homme qui l'avait guidé dans le Londres moldu, qui l'avait initié à la sexualité… Cependant il avait d'autres préoccupations beaucoup plus importantes.
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Rex : mot latin signifiant roi. Peut aussi se rapprocher d'un nom de chien. Marrant n'est-ce pas ?
Avis à tous mes lecteurs, je suis de retour avec des idées en folie. Maintenant il faut que je trouve le temps de les mettre sur papier (enfin sur clavier ^^) et je m'excuse par avance de la longueur de ce chapitre, je l'imaginais nettement plus long mais j'ai préféré le couper ici pour que vous en ayez un aperçu… Etant donné que cela fait longtemps que je n'avais pas posté. Mais sachez que je tâcherais de faire mieux la prochaine fois… J'espère dans pas trop longtemps…
Shaynna
