CHAPITRE IX

DISTORTION

***

Alice POV.

J'allais entrer dans la chambre, mais me figeais immédiatement découvrant mon frère, les yeux rivés sur sa compagne, serrant le corps de sa petite fille contre lui. Nessie était très attentive, non seulement à la voix d'Edward mais également à ses gestes, même les plus infimes. Elle me rappelait sa mère. Je jetai un œil au corps, encore en pleine mutation, de ma nouvelle sœur et souriait.

Cette petite rouquine, na nièce, était si intelligente et si évoluée pour son âge : 3 jours. Elle en paraissait déjà beaucoup plus, 6 mois d'âge humains peut-être. Même si elle ne savait pas encore s'exprimer par des mots, elle le faisait déjà à sa façon, la façon la plus merveilleuse du monde : la façon d'une enfant. Jamais je n'aurais cru pouvoir un jour assister à un tel tableau. Une descendance chez les Cullen. S'en était presque prophétique. Seulement, cette prophétie ne m'était jamais apparue et pour cause : Comment prédire l'inconnu ?

Dire que nous aurions pu nous en séparer. Par peur, par égoïsme peut-être. Il faut dire que son arrivée sur terre n'avait pas été des plus douce - j'eu une pensée pour ce neveu qui me fût volé trop tôt et soupirai - A les voir maintenant réunis, tous les trois, l'idée que Nessie ne fasse plus partie de notre univers en était presque devenu absurde.

Il est tard, ma belle, dors. Chuchota mon frère à sa fille qui le regardait à travers les deux phares étincelants qu'étaient ses yeux. Je te raconte une histoire si tu veux. J'en connais une qui devrait te plaire. Ça s'appel : « Le vagabond et la Chrysalide ».

Le bébé dévisagea son père et mon frère commença son récit, moi toujours dans l'embrasure de la porte.

« Un vagabond, dormait dans un champs clairsemé de fleurs sauvages, la tête posée sur son baluchon, un livre à la main. Une légère brise flirtait et lui caressait le visage. Solitaire, il rêvait de petits bonheurs simples qu'il n'avait jamais connus.

Un beau jour d'été, un cocon perdu et porter par le vent, est venu se poser près de lui. Le vagabond s'éveilla, la tête ébouriffée, soudain vivant. Le cocon remua alors dans tous les sens pour se faire remarquer et lui dit : « - S'il te plait, si tu ne me réchauffes pas, si tu ne me protèges pas, si tu ne m'aimes pas, j'en mourrai ». Le vagabond se dit alors que rien de tout ça ne pouvait être réel. Ce petit cocon, si beau, près de lui. Le cocon insista encore « - Non tu ne rêves pas, je suis bien réel, je remue, je bouge, je parle, je veux vivre, mais c'est trop étroit ici chez moi, je veux plus ».

Le vagabond, prit soin de cet être étrange, ce si petit être, si fragile. Il le réchauffa, le veilla, tout près de son cœur plein d'amour, durant trois mois. Il le protégea comme un bien précieux, ils se parlèrent chaque jour, comme deux amours en devenir.

Le vagabond avait enfin trouver une raison d'exister et consacra toute son énergie, sa bienveillance, son amour à ce petit ovni venu de je ne sais où.

Un beau matin annonçant la pleine lune, la chrysalide éclot, belle, merveilleuse et émerveillée par tant de beauté autour d'elle. Heureuse elle lui dit « - Merci mon vagabond de m'avoir aidé, réchauffé, protégé et tant aimé, enfin tu m'as libéré, j'ai besoin d'espace, j'ai besoin d'aller goûter le nectar des milles et les fleurs des autres champs ».

Le vagabond surprit, lui répondit « - Mais tu m'avais promis que tu serais heureuse près de moi, tu sais dans mon petit royaume même s'il est tout petit, il y a de la place pour deux, mes fleurs sauvages sont modestes mais le nectar y est très bon aussi ». La chrysalide lui répond « - Ne t'inquiètes pas, je reviendrai un jour, j'ai besoin de cette liberté. Merci mon vagabond, tu m'as aidé à être libre, enfin ». Il lui répondit « - Tu as raison, va, vole, butine, aime, profite des lys, des coquelicots, des tournes sol, je t'attendrai. ». La belle chrysalide lui déposa tendrement un baiser sur les lèvres et s'envola légère et pleine de curiosité pour ce nouveau monde. Sans la retenir, il l'a regarda prendre son envol. Il ne se retourna pas, pour ne pas qu'elle voit une larme coulée lentement sur son visage. Le vagabond était pourtant si heureux de la savoir libre et épanouie.

Lui savait qu'elle ne reviendrait pas, qu'une chrysalide c'est éphémère et qu'elle n'aura pas le temps de lui revenir, même si elle le voulait il en était certain. Le vagabond prit son sac s'en alla vers d'autres horizons. Chaque matin il contemple le ciel, le paysage, il pense à elle et il se dit « - Pourvu qu'il ne lui arrive rien. »

- La morale de cette histoire mon ange, conclut Edward, sa fille sur ses genoux :

« Regarde, soit attentive aux autres, ouvre les yeux, le bonheur est peut-être près de toi et même si tu ne le vois pas encore ».

La petite Renesmée médita un moment ses paroles, posant son regard sur le corps encore inerte de sa mère, allongée sur le lit – Elle avait besoin d'elle, elle la connaissait déjà, sans même lui avoir parlé - Quelques minutes plus tard, elle se blottissait contre le torse de son père, lui projetant certainement les images colorés d'un tout petit papillon découvrant le monde dans la lueur du soleil.

« - J'espère mon ange, j'espère », souffla mon frère, alors qu'il déposait un baiser au sommet de la tête déjà bouclée de ma nièce.

Il me regarda ensuite, tristement, et je lui souriais me voulant rassurante.

Bella serait bientôt papillon, se débarrassant de sa chrysalide humaine. Elle, ne serait pas éphémère. Elle, serait immortelle.

***

POV Bella.

J'avais l'impression d'être prisonnière de mon propre corps. J'entendais les personnes qui m'entouraient me parler, se demander si j'allais bien, évoluer au fil des heures. J'entendais Edward me parler chaque jour. Je ne comprenais pas vraiment le sens de ses paroles mais elles étaient douces et contrastaient avec le feu brûlant qui léchait mes organes vitaux. J'aurais voulu lui répondre, serrer ma main dans la sienne, lui dire que j'étais forte et que tout cela ne serait bientôt qu'un mauvais souvenir, apaiser sa hantise, ses doutes et ses peurs. Etre moi, tout simplement, de nouveau moi. Mais je ne pouvais plus bouger, la brûlure paralysant mes muscles.

J'avais les yeux rivés au plafond, sur un point précis, le seul que je pouvais voir, mon seul horizon. Au bout de tant de temps (jours, heures, minutes, secondes – impossible de savoir), cette douleur latente qui vous paraît insurmontable au début, fait peu à peu partie de vous. Elle est là, mais vous ne la remarquez plus. Elle brûle, mais vous ne l'écoutez plus. Vous finissez par vous fondre en elle, et non pas le contraire, puisque qu'elle a toujours le dessus sur vous même. Vous finissez par vous imprégner de cette sensation et en attendez la fin, seule.

Je ne pouvais donc plus rien ressentir. J'avais l'impression de rêver. Ces rêves horribles où vous avez beau crier, aucun son ne sort de votre bouche. Ces rêves où vous faites du sur-place en essayant de courir. Je m'étais donc résignée à attendre ma renaissance, courageusement, éteignant mon esprit, laissant parler mon inconscient. J'étais devenue très habile à ce petit jeu, sûrement grâce à la morphine que Carlisle m'administrait régulièrement. Quand je me laissais divaguer, surtout quand je sentais Edward près de moi, je voyais des choses et j'entrais dans mes rêves pour oublier mon calvaire :

« Je marchais dans un champs de blé ensoleillé, en fin de journée. L'air estival se faisait déjà moins lourd, je le sentais sur ma peau. Je laissais courir mes mains sur les épis bruns, dorés au soleil et avançais lentement profitant de l'air qui caressait mes cheveux. Le ciel était bleu parsemé de quelques nuages blanc, le soleil était bas et allait bientôt rasé le sol en rougissant. Je portais une petite robe noire, les bras et les épaules nues, j'étais à l'aise – paisible – Deux bras musclés m'enlacèrent à la taille et je me laissais aller contre son torse. Il susurra quelques mots à mon oreille qui me firent sourire et nous nous laissions tomber sur le sol, froissant les blés dans un bruit significatif qui raisonna à mes oreilles. Je jouais avec ses mains. Ils avaient des doigts longs et fins, ceux d'un musicien et sa peau était durcie par les cordes qu'ils pinçaient chaque jour. Couchés dans les champs, nous ne disions rien, profitant simplement de ce moment qui n'appartenait qu'à nous. Au bout d'un moment nous avions fini par jouer, tels deux adolescents, moi sautant dans ses bras en riant et lui, Edward, enfouissant sa tête dans mes cheveux, posant ses lèvres dans mon cou, provoquant en moi une vague de frissons irrésistibles. »

Déjà, ces images se dissipaient dans mon esprit. J'essayais tant bien que mal de m'y raccrocher mais il était déjà trop tard et la brûlure resurgissait.

Après quelques temps pourtant, elle fût moins intense et les bruits autour de moi m'apparurent plus distinctement, même si j'étais toujours paralysée. Je reconnaissais les voix et les silhouettes :

- C'est pour bientôt. Souffla Alice, sa main caressant mon front. Elle est magnifique.

- Elle l'a toujours été. Lui répondit Edward.

Sa sœur n'ajouta rien.

- N'ai pas peur, elle apprendra. Répondit-il à une question silencieuse.

Il avait parlé doucement, calmement, rassurant Alice.

- Je sais, je sais … J'ai juste du mal a imaginer Bella, si innocente, assoiffée de sang.

- Ça passera.

- Je sais.

J'aurais voulu rassurer la pauvre Alice. Elle d'un naturel si optimiste, soudainement sa voix cristalline était tintée d'angoisse. Tout le monde s'inquiétait pour moi. Il était temps que je réagisse. Je me concentrais alors pour bouger ne serait-ce qu'un bras, une main, j'aurais tout donner pour pouvoir bouger au moins un doigt, pour reprendre le contrôle sur mon corps. J'avais l'impression de hurler intérieurement, de me crier à moi même de réagir et plus je me concentrais et moins je ressentais la douleur. Je compris alors que j'étais entrain de la vaincre, que j'étais plus forte. Une vague ne courage m'envahis et je redoublais d'effort. Puis ça c'était produit. Mes yeux, j'avais changé d'horizon. Puis ma main, elle s'était refermée doucement sur celle d'Edward qui avait instamment réagit en m'offrant la vision de son si beau visage, penché au dessus du mien. Son autre main se porta ensuite sur mon visage et il me sourit.

- Bella ? Bella mon amour, tu es en sécurité avec nous …

Il parlait très doucement ne souhaitant pas m'agresser. J'arrivais enfin à tourner complètement la tête et déjà, la joie d'une victoire sur moi même m'envahissait. Je remontais ma main sur le bras de l'ange penché sur moi et il affichait un sourire radieux qui me remplissait d'espoir. J'entourais alors mes bras autour de lui et, passant un bras sous mes jambes, il me souleva doucement de mon lit de mort. Je posais alors, pour la première fois depuis je ne sais combien de temps, les pieds par terre, restant toujours solidement accroché à Edward. C'était paisible, la douleur était enfin passée.

C'est alors qu'un vacarme digne d'un tremblement de terre s'insurgea dans mes oreilles, me donnant l'impression qu'on me défonçait le crâne au marteau piqueur. Ce bruit était si puissant que je me comprimais les oreilles entres mes mains, mais rien n'y faisait. Je me serrais alors contre Edward, mon seul repaire, transie par la peur.

- Doucement Bella doucement, ce n'est rien, ils sont impatients de te revoir.

Rien n'y faisait, malgré sa voix rassurante, je ne pouvais m'empêcher de resserrer d'avantage mon étreinte autour de lui et je le sentis se raidir. Je relevais alors la tête vers lui pour découvrir son visage tordue par la douleur, puis un craquement sourd provenant de ses côtes se fit entendre. Je le lâchais immédiatement et reculait de quelques pas, horrifiée.

- Bella … ce n'est pas ta faute … tout vas bien, je vais bien … tu apprendras à contrôler ta force n'est pas peur. Avait-il dit, les mains levées devant lui comme pour prouver son innocence.

Il avançait doucement vers moi, mais à mesure qu'il s'approchait je reculais. Le bruit était de plus en plus assourdissant et raisonnais à présent dans ma tête, à m'en faire saigner les tympans.

- Calme toi, dit-il dans un souffle, je ne sens déjà plus rien. Tu ne m'as pas blessé Bella.

Attendant certainement de l'agitation à l'étage, les autres avaient accourue dans les escaliers, d'où ce vacarme, et déjà ils étaient sur le pas de la porte. Je tournais vivement la tête vers celle-ci, entendant trois coups vifs sur le bois, pourtant j'avais vu la pièce bouger au ralenti. Chacun de mes mouvements me paraissaient lents et mesurés, me donnant l'impression d'une habilité hors du commun. Comme si tout mon environnement s'était figé et que j'étais la seule à avoir gardé un rythme normal. Le plus surprenant était que cette réflexion ne m'avait pris qu'un dixième de seconde. Tout allait trop vite, j'avais peur, j'étais angoissée, rien ne m'était familier (mis à part Edward), tout était nouveau et inconnu. Je reculais encore, à 3 mètres du mur derrière moi et Edward en face toujours les mains en l'air.

- Tout va bien. Répéta-t-il encore une fois.

La poignée tourna sur son axe et je me focalisais sur elle.

- N'entrez pas ! Leur cria Edward.

Trop tard. Une nuée de visages, de mains, de pieds martelant le sol, pénétrèrent dans la pièce, les yeux rivés sur moi. Je me terrais dans le coins de la pièce le plus éloigné de ce groupe d'envahisseur. Tous se figèrent sur place. Mes yeux bougeaient frénétiquement d'un visage à l'autre mais la peur me brouillait l'esprit et je ne reconnaissais aucun d'entre eux. Si j'avais eu un cœur vivant, il aurait déjà lâché. Mes mains se crispèrent sur le plâtre, tant et si bien, que mes doigts s'enfoncèrent dans le mur comme s'il avait été en mousse.

Je me focalisais alors sur la position que j'avais adoptée, inconsciemment et à une vitesse incroyable, durant mon déplacement. J'étais accroupie, bien en appuie sur mes deux jambes, prête à bondir tel un animal féroce. J'avais déjà vu ça. Même si les images de ma vie humaine commençaient déjà à s'effacer, j'avais déjà vu ça. Lors de combats entre vampires ou entre eux et la meute. C'est à cet instant que ma condition me frappa.

Je ne pouvais plus le nier, j'étais un vampire.

Edward du remarquer que je tergiversais car il reprit la parole :

- Tu vois. Tu n'as rien à craindre.

Nous sommes ta famille à présent.

« Des carillons. Alice. »

Peu à peu, tous les visages présents dans la pièce s'imposèrent à moi, et enfin je retrouvais les Cullen. Ma nouvelle famille officielle. Dans un élan de joie je me jetais sur Edward, enroulant mes jambes autour de lui, et l'embrassais fougueusement. Cette fois je veillais à ne pas le blesser et mesurait, tant bien que mal, ma nouvelle force. Il s'était d'abord figé fasse à ce geste, presque indécent devant sa famille, puis face à mon entêtement il finit par céder. Un de ses bras vint soutenir mes fesses et l'autre se posa sur mes reins. Aucune fraîcheur ne me saisie alors, il était tiède. Pour la première fois nous étions à la même température, coordonnés, en symbiose. Je redoublais d'entrain sur ses lèvres et le baiser qu'il me rendit ne ressemblait à aucun de ceux dont je me souvenais. A la fois plein de soulagement et de peur mais aussi de passion et de désir. Je compris alors que jusqu'ici, et même quand j'avais cru le contraire, il ne c'était jamais vraiment abandonné avec moi par peur de me blesser. Nous avions maintenant inversé les rôles.

Jasper se racla la gorge, gêné, pendant que tous les autres regardaient ailleurs avec un sourire narquois sur les lèvres, surtout Emmett. Pauvre Jasper, je me souvint finalement qu'il pouvait ressentir les émotions des autres et que de ressentir le désir de quelqu'un d'autre ne devait pas être chose facile. Je relâchais donc mon adonis, honteuse, habituellement j'aurais rougie jusqu'au oreille et me cachais légèrement derrière lui qui rigolait. Je lui jetais un regard noir.

- Ne t'inquiète pas petite sœur, commença Emmett hilare, on est tous passé par là. La première fois, je jure que j'aurais violée Rosalie sur place si elle ne m'avait pas arrêté.

- Aaah la passion des débuts, soupira l'intéressée, rêveuse.

- Tu n'as pas résisté longtemps cela dit, roucoula Emmett.

Déjà ils se lançaient des regards pleins de sous-entendus.

- Merci de garder ce genre de pensées salace pour vous. Grimaçait Edward en passant son bras autour de ma taille.

- Oui et le reste aussi merci. Finit Jasper.

- Bella !

Alice s'approcha de moi en sautillant et me serra dans ses bras.

- Comme je suis heureuse de te retrouver, tu es magnifique.

Je me laissais faire sans broncher.

- Exceptionnelle. Surenchérie Esmée, le sourire aux lèvres.

Celle-ci pris bientôt la place d'Alice.

- Ma fille, ma toute nouvelle petite fille, souffla-t-elle en me caressant les cheveux.

C'était si rassurant.

- Bienvenu chez les Cullen. Lança Carlisle derrière sa femme.

Puis se fût au tour de Jasper, qui me toucha pour la première fois dans une étreinte mesurée mais chaleureuse.

- Comme il est bon de ne plus craindre de te dévorer. Je suis désolé d'avoir eu tant de mal à m'habituer à ta présence.

Je lui souriais timidement.

Puis tout le monde se retourna vers Rosalie, la seule à être restée en retrait jusqu'ici. Le silence s'installa et je n'osais la regarder. Finalement, dans un soupire résignée, elle s'approcha de moi et me serra timidement contre elle. Elle me dépassait d'une tête. En reculant elle tapota ma tête comme elle l'aurait fait à une enfant.

- Bienvenue, me dit-elle le regard supérieur mais toutefois aimable. Sœurette, ajouta-t-elle avec un petit sourire en coins qui voulait dire : « Finalement, je t'aime bien ».

Tout le monde fut touché par ce geste et se détendit par la même occasion.

- Il est temps de laisser Bella s'acclimater, lança Carlisle, tout le monde dehors.

Alice m'adressa un petit signe de la main et recula visiblement déçue. Des milliers de questions, auxquelles je n'avais sûrement pas de réponse, devaient fourmiller dans sa petite tête de lutin curieux.

Carlisle ouvrit de nouveau la porte pour laissé sortir le troupeau et un cri perçant nous parvint d'en bas. Je me figeais. Ils se tournèrent tous lentement vers moi, une expression indéchiffrable sur le visage. Je baissais lentement les yeux sur mon corps, passant machinalement la main sur mon ventre et d'un seul coup, se fut comme s'il on venait de me frapper en plein visage. Tout me revint en mémoire à la vitesse d'un boulet de canon.

« L'accouchement, la douleur, mes cris, ceux des autres, la souffrance, mon ventre grandissant à vue d'œil, l'enlèvement, le rat, Victoria, Riley. »

Un véritable électrochoc.

Je m'avançais vers l'entrée, vers ce cri, mais Edward me retenu par le bras. Je le regardais sans comprendre.

- Je ne suis pas sûr que se soit une bonne idée Bella. Tu dois te nourrir d'abord.

- Mes bébés, soufflai-je alors que je ne reconnaissais même pas ma propre voix.

Je ne compris pas pourquoi un voile de tristesse passa sur tous les visages à l'évocation de mes enfants. Il fallait que je les voie. Il fallait que je constate par moi même les enfants démoniaques que j'avais engendrés. Je me souvenais parfaitement de ce petit visage diabolique qu'on avait posé sur moi lors de l'accouchement. J'en frissonnais encore. Il fallait que je les voie.

Alice fit un pas dans ma direction, peinée. Elle s'apprêtait à me parler quand Edward la coupa :

« - Pas maintenant ! » lui dit-il fermement. Alors Alice recula sans broncher.

Je me dégageais malgré lui de son emprise, récupérant mon bras et descendit les premières marches, les Cullen sur mes talons. Une deuxième voix se fit entendre, suivit de petits gazouillis enfantins.

« - Ma belle. Comme tu es belle. Tonton Jake va bien s'occuper de toi. Ta maman sera bientôt là. »

Jacob. Second électrochoc. Je me tournais vers Edward comme pour chercher des réponses. Il resta prudent et se saisit doucement de ma main, me dominant sur la marche supérieure.

Nouveaux gazouillis et déjà je me détournais de lui. Je descendis deux autres marches. Erreur fatale.

Deux son rythmés et réguliers, l'un battant plus vite que l'autre, s'invita dans ma tête. Deux cœurs. Un fort et robuste, l'autre virevoltant comme un colibris. Je pouvais presque voir le sang rentrer dans cette pompe humaine et quelque chose dont je n'avais jamais fait l'expérience se produisit. Un liquide acide aux arrières goût métalliques envahis ma bouche et quand je le ravalais une brûlure puissante m'arrachait la gorge. J'inspirai une goulée d'air et un parfum délicieux du nouveau-né, tout chaud, pénétra mes narines. Je pouvais même entendre le circuit régulier de son sang. Délicieux. Je fermais les yeux, la brûlure devenant intolérable, et attendais lointainement Alice hurler derrière moi :

« - Edward ! »

J'avais déjà les dents retroussées quand quatre puissants bras me tirèrent vers le haut et me poussèrent dans la chambre avant de refermer rapidement la porte sur Edward. L'odeur disparue instantanément, mais pas la brûlure. Je ressentais la soif pour la première fois de mon existence vampirique. La soif, une sensation des plus insoutenables. J'admirais le courage et la retenue de ma nouvelle famille et je réalisais alors tous les efforts qu'Edward avait fait pour rester à côté de moi humaine, si proche.

Il me regardait méfiant, s'attendant peut-être à ce que je l'attaque pour me frayer un passage vers mes désirs bestiaux. N'avait-il pas compris qu'à lui seul il représentait un désir bien plus grand que la soif ? Il était le barrage idéal à mes élans de cruauté. Jamais je ne l'avais trouvé aussi attirant, même si je n'aurais pas cru ça possible. Déjà, j'oubliais tout le reste.

J'avançais rapidement. En un instant j'étais devant lui, comme il l'avait fait si souvent avec moi. Il se raidit, attendant ma rébellion, mais je m'emparais alors de ses lèvres, le prenant complètement au dépourvus. Je gémissais déjà, m'accrochant à lui frénétiquement, savourant sa peau, fourrageant dans ses cheveux. Quand je lui ouvrais brutalement sa chemise, en faisant sauter les boutons, il m'attrapa doucement les poignets et reposa son front sur le mien, souriant d'un air coquin qui ne fit qu'attiser mon envie de lui. Je voulu continuer mais sa voix, soufflant sensuellement au creux de mon cou, m'en empêcha :

- Du calme mon amour. Aussi agréable que ce soit et l'effet que tu viens de produire sur moi, il lécha doucement mon cou frémissant, tu dois boires.

- Je te veux maintenant. Dis-je en cherchant à m'emparer de nouveau de ses lèvres.

Il m'esquivât avant et se retrouva posté devant la fenêtre.

- Tu devras m'attraper pour ça. Me lança-t-il, m'éblouissant de son sourire ravageur, avant de sauter par la fenêtre.

Je restais un moment sur place et m'approchais ensuite de la fenêtre pour le voir courir à travers les bois. Elancé tel un puma. Je regardais la hauteur qui me séparait du sol et hésitais un instant. Après tout, s'il pouvait le faire, je pouvais sûrement y arriver aussi maintenant, et qui plus est, j'étais plus forte que lui. Ces mots sonnaient encore faux dans mon esprit. Je n'avais pas encore totalement abandonné ma conscience humaine.

C'est ainsi que je me retrouvais perchée sur le bord de la fenêtre et m'élançais. Ma chute fût rapide mais son image m'était apparue très lentement, me laissant le temps de préparer mon atterrissage en douceur. Décidément, j'adorais ces nouvelles facultés. Pour la première fois de ma vie, je me sentais forte.

Je me lançais à sa poursuite sachant qu'il serait presque impossible de le rattraper. Sans effort j'atteignais ma vitesse de pointe, le vent s'engouffrait dans mes cheveux et fouettait mon visage. L'air semblait s'écarter sur mon passage, me porter, jouer avec moi. Les obstacles n'étaient plus des entraves à ma progression. Tout devenais facile. Rien ne m'était impossible, je pouvais sauter pardessus les rivières, monter aux arbres, me fondre à la nature. C'était comme si mes sens, jusqu'ici en sommeil, avaient d'un seul coup décider de s'activer. J'étais pleine de vie et jamais épuisée. La forêt chuchotait pour moi, chacun de ses êtres. A présent, je comprenais mieux ce que m'avait un jour dit Jacob : « Tes sens ne sont pas assez développés ».

Soudainement j'arrêtais ma course, alertée par un bruit dans les arbres autour de moi, un souffle presque imperceptible qui se mouvait autour de moi. Cette sensation d'être traquée m'était insupportable. Je sautais alors sur tout ce qui bougeait, chassant ce son étrange qui me traquait, toutes griffes (et dents) dehors. Pourtant, jamais je n'arrivais à mettre la main sur ce traqueur. Après quelques minutes de grognements (encore quelques chose de nouveau et … d'étrange) brûlant ma gorge, sèche et assoiffée, je tombais en arrière et me retrouvais bloquée sur le sol, hébétée.

Edward, perché au dessus de moi, me bloquait les poignets de chaque côtés de mon visage, le sourire aux lèvres et le regard existé par sa chasse. Bizarrement, je n'avais pas envie de me débattre.

- Règle numéro 1 : surveilles toujours tes arrières. Me dit-il victorieux.

- Je préfère que se sois toi qui le fasses. Répondis-je, enjôleuse.

Je relevais la tête pour l'embrasser mais il recula en riant, ne relâchant pas mes poignets.

- Règle numéro 2, souffla-t-il sur mes lèvres, patiente.

- J'aurai tout le temps d'apprendre plus tard …

Riant de plus belle, Edward se releva en m'entraînant avec lui. Enfin, il approchait son visage du mien pour me donner se dont j'avais besoin. Lui. J'allais savourer ses lèvres quand une odeur attira mon attention et je me détournais de lui, dont les lèvres atterrirent sur ma joue.

- Tu l'as sentie toi aussi ? Souffla-t-il dans mes cheveux.

- Qu'est-ce que c'est ?

- Sûrement un ours.

Je m'élançais à la poursuite de l'animal.

- Bella ! Bella attend !

Mais j'étais déjà en mode « sauvage », ne pouvant ni arrêter ma course ni raisonner. Très vite j'avais atteint l'animal et me débattais avec lui, malgré sa taille imposante. J'avais beau être force, la soif me rendait faible et l'instinct de survie de l'animal l'emporta. Il m'échappait, après avoir mis la tenue que je portais (certainement choisie par Alice) en lambeaux. Je tentais de le rattraper mais Edward avait déjà finit le travail. Quand j'arrivais près de lui, l'animal gisait sur le sol et son sang se répandait sur la terre.

- Règle numéro 3 : La stratégie.

Je l'écoutais d'une oreille distraite et me jetais sur l'ours pour boire son sang, sous le regard attentif de mon compagnon qui s'abaissait à mon niveau, me caressant les cheveux. Le sang que je buvais calma instantanément la brûlure au fond de ma gorge et enfin, je pouvais me détendre.

Je m'appuyais contre la dépouille de l'animal, m'essuyant la bouche du revers de la main. J'étais dans un piteuse état, pleine de terre et de sang, à moitié nue. Je n'osais croiser le regard d'Edward.

- Tu dois me trouver affreuse. Boudais-je.

Il essaya d'étouffer un rire que j'entendis malgré tout.

- Tu manges un peu comme une cochonne c'est vrai. Ria-t-il.

Je lui frappais l'épaule.

- Aïe !

J'étais fière de moi, c'était la première fois que j'arrivais à lui faire payer ces moqueries.

- ça passera mon ange, il me caressa les cheveux, tu t'en sors déjà très bien pour une première fois.

- Tu crois ?

- Je t'assure.

- Alice va me tuer. Soupirai-je en regardant l'état de mes vêtements. Regarde, il y a plus de partie découverte que l'inverse. Boudais-je.

Je n'eu aucune réponse. Je levais les yeux vers lui et constatais qu'il avait les yeux rivés sur mon corps, les yeux brûlants d'intensité.

- Ca a l'air de te plaire on dirait. Souriais-je.

Je montais sur lui a califourchon et commençais à lui mordiller l'oreille. Je le sentais frémir alors que ses bras se refermaient déjà autour de moi. J'embrassais son cou, caressait son torse, et sans que je ne puisse le contrôler mon corps commença a se mouver de façon indécente sur lui. Pourtant, et même si je sentais contre son bassin que mes caresses lui plaisait, il n'était pas avec moi. Il ne bougeait même pas. Je reculais pour le regarder. Ses yeux étaient perdus dans le vague. Quand il me regardait enfin, je devinais que quelque chose n'allait pas.

- Bella, souffla-t-il tristement, il faut que je te montre quelque chose.

Il nous remis sur pied et retira sa chemise, celle dont j'avais fait exploser les boutons un peu plus tôt, pour me la poser sur les épaules. Je la refermais comme je pouvais à l'aide d'un nœud autour de mes hanches. Il me prenait la main et nous marchions alors à travers les bois pendants des kilomètres. Je ne savais pas pourquoi Edward était si lent, nous aurions pu y aller beaucoup plus vite. C'était comme s'il retardait une quelconque échéance.

Après quelques minutes il s'arrêta fixant tristement un point devant lui. Il me lâchait la main, laissant retomber lourdement la sienne contre son corps. Je le regardais un moment cherchant une quelconque explication, qui ne vint pas cependant. Après ça, je tournais mon regard vers l'endroit qu'il fixait désespérément et me figeais.

Nous en étions loin, mais à l'aide de ma nouvelle vision, je pouvais parfaitement la distinguer : Cette roche sur laquelle était gravée un nom. Je sentie le regard d'Edward peser sur moi alors que je m'avançais lentement vers la stèle. J'avais peur, sans savoir pourquoi alors que je distinguais déjà la petite bute de terre arrondie, plus j'avançais et plus j'avais peur. Quand je lu de nouveau l'inscription, je savais que m'a vision ne m'avait pas trompée et bien que je n'eu pas connu cet enfant, une incroyable culpabilité s'empara de moi. Anthony Massen Cullen – j'avalais difficilement ma salive et m'accroupie devant la roche – la main d'Edward se posa sur mon épaule. Il tremblait. Pourquoi n'étais-je pas dans le même état ? Je m'en voulais. Je m'en voulais de ne pas avoir plus aimé cet enfant pendant qu'il était en moi. Maintenant qu'il s'était éteint, je ne pouvais plus rattraper mes erreurs. Malgré que mon expérience avec la maternité fût chaotique, j'avais donné la vie à deux êtres qui n'avaient pas choisis, eux non plus, leurs conditions. Ils n'étaient en aucun cas responsables de ma douleur, ni de ma mort. Moi seule l'étais, je l'étais à la minute où je m'étais donnée à Edward. Je compris soudainement que j'avais été incroyablement hypocrite. Dommage qu'il m'ait fallu perdre un enfant pour m'en rendre compte. Cette erreur me hanterait maintenant pour l'éternité.

- Comment ? Soufflais-je les yeux rivés sur la tombe de mon fils.

- Son cœur a lâché. On a rien pu faire.

- Je ne l'aurais jamais vu …

- Tu l'as vu. Je l'ai posé sur toi juste avant. Il t'as sourit.

L'image de cet enfant diabolique s'imposa de nouveau à moi. J'en tremblais.

- Je ne m'en rappelle pas. Répondis-je sans émotion.

La main d'Edward se resserra d'avantage sur mon épaule.

- Je peux t'assurer que tu as remplis sa courte vie de bonheur. Il n'a eu d'œil que pour toi.

Je ne répondis pas et caressait doucement la terre.

- Par ailleurs, reprit-il, je connais une petite fille qui pourra te montrer le visage d'Anthony.

Je croisais enfin son regard.

- Renesmée … Soufflai-je.

- Elle a un pouvoir très particulier, sourit-il, tu verras. Quand tu serras prête.

- Elle a une faculté supplémentaire ?

Il acquiesçait fièrement.

Edward passa sa main dans mes cheveux, remontant de ma nuque au milieu de ma chevelure. Je fermais les yeux tellement c'était bon et tellement ce simple geste m'avait apaisé.

- Elle est impatiente de te rencontrer. Nous n'avons pas arrêté de lui parler de sa mère.

Un faible sourire apparut sur mes lèvres.

- Tout à l'heure, commençais-je en me souvenant d'un détail, je ne pensais pas de Jacob resterait après …

Je plongeais dans le regard d'Edward, il soupira et une expression que je ne sus déchiffrée, s'afficha sur ses traits.

- A propos de ça … Il s'interrompit.

- Quoi ?

- Je pense que tu devras en parler avec lui.

Il caressa ensuite doucement la tombe de notre enfant et se releva. Je n'arrivais pas me persuader qu'il était mort. Un sentiment d'incompréhension me tordait l'estomac à chaque fois que je posais les yeux sur cette tombe. Edward me tendit la main et je m'en saisie, non sans un dernier regard en arrière.

- Vien. Il est temps de rentrer maintenant. Souffla-t-il. On reviendra.

- Je veux la voir. Annonçais-je, déterminée.

- Tu es sûre ? C'est peut-être un peu tôt Bella …

- Non ! Je … il le faut ! Je suis prête.

Cette fois il ne répliqua pas et déposa un baiser sur mon front. Nous nous dirigeons alors vers la villa des Cullen - chez nous.

***

POV Gabriel

Voilà maintenant trois jours que j'avais ramené ce petit être à la vie. Ma tâche était accomplie, mais Aro avait alors émis une dernière requête avant de me libérer. Il souhaitait que je prenne soins de l'enfant, Janus, comme ils l'appelaient. Cette nouvelle tâche ne m'avait pas dérangé, sachant que je souhaitais apprendre et que cet enfant m'en apprenait beaucoup plus chaque jour, que tous les ouvrages que j'assimilais.

J'avais beaucoup lu depuis mon arrivée sur Terre, beaucoup appris – je savais alors que Janus était un ancien dieu de leur mythologie romaine. Une des seules divinités des premiers romains ayant subsisté. Profondément lié au mythe de l'âge d'or, Janus était le roi latin ayant accueilli Saturne lors du règne de celui-ci sur terre. Un prénom des plus symbolique pour un enfant destiné à faire de grandes choses.

Bien qu'ils le traitaient comme l'un des leurs, les trois frères n'avaient pas vraiment d'affection envers cet enfant. Ils l'avaient pourtant sauvés. Je ne comprenais pas vraiment le but de tout cela si se n'est qu'ils avaient, Aro en particulier, une fascination sans limite pour Janus.

Pour moi, il représentait l'inconnu, la curiosité. Je me délectais de chacun de ses gestes, de sa métamorphose spectaculaire qui semblait s'accélérer d'avantage chaque jour, de sa condition d'hybride faisant de lui un être singulier – un peu comme moi – Il communiquait avec moi, bien que les mots de son monde lui soit encore abstraits. J'arrivais à entrer dans sa tête et il partageait avec moi des sentiments. Ses sensations que je comprenais au fur et à mesure que je les expérimentais, grâce à lui. La joie, l'incompréhension, la curiosité, l'affection – tant de choses nouvelles et qui m'étaient alors complètement inconnues – Je savais maintenant que j'avais une véritable affection envers ce petit et ça replissait mon cœur, humainement personnifié, de chaleur. Il était si innocemment doux et pourtant une telle puissance émanait de sa personne.

Son pouvoir commençait déjà a ce manifester et Janus apprenait encore à le contrôler. Malgré ça, je sentais qu'une énergie supérieure encore inavouée se terrait au fond de sa personne. Sans vraiment en comprendre la raison, j'avais caché ce fait à mes Appeleurs. Janus arrivait à déplacer les objets rien qu'en se concentrant dessus. Ce pouvoir était encore chaotique, ne répondant qu'aux désirs soudains d'un si jeune garçon, mais cette habilité était amenée à devenir une arme puissante et sans limite. A chaque fois que le petit Janus s'en servait, Aro et ses frères prêtaient une attention toute particulière à l'enfant – comme s'il avait soudainement eu plus d'intérêt à leurs yeux. A mes yeux, Janus avait toujours beaucoup, énormément, d'intérêt. L'observer était une bénédiction constante et les attentions régulières qu'il avait envers moi, me montrant ses progrès, me faisaient dire que nous étions peut-être … amis. Encore un concept qui m'était inconnu jusqu'à présent. Un magnifique concept.

Les humains avaient vraiment beaucoup de chance et très peu d'entre eux s'en rendait compte.

***

POV Bella.

Nous arrivions devant la villa blanche et je me figeai sur le seuil de la maison quand Edward ouvrait la porte. Déjà l'odeur humaine et vivante de ma fille m'emplissait les narines, réveillant la brûlure dans la gorge. Edward revint vers moi et me pris la main.

- Comment tu fais ? Soufflai-je, terrorisée par mes réactions, que je savais incontrôlables.

- Ça vient avec le temps. Se n'est que le premier jour Bella, rien ne t'y oblige.

- Je sais mais, je suis sa mère. Je dois la voir. Je ne vais pas attendre un an ! Il sera déjà trop tard, je n'aurai pas vu mon bébé. Ma bêtise m'a déjà … nous a déjà, rectifiais-je rapidement, privés de beaucoup de chose.

- Qui te parle de bêtise. Chuchota-il, se voulant rassurant.

- Peut importe, je dois le faire tant que je me souviens encore de la sensation d'être humaine.

Il soupira, visiblement aussi stressé que moi et nous pénétrions à l'intérieur.

- Je reste derrière toi. M'assura Edward en passant un bras autour de ma taille.

Tout le monde était réuni au salon. Tous les visages anxieux qui convergèrent au même instant sur moi, me démontrèrent le peu de confiance qu'ils m'accordaient. J'allais leur prouver le contraire. J'étais plus forte que ça. J'étais en parfaite possession de mes moyens, je saurais me raisonner. Du moins en théorie.

Je faisais quelques pas prudent dans la pièce, la brûlure s'amplifiant au fur et à mesure de ma progression, Edward toujours sur mes talons. Je me stoppais, et je sentie son bras se resserrer autour de ma taille. J'avais peur, je me souvenais parfaitement du sourire diabolique et des cornes que j'avais vu et me demandais encore a quoi m'attendre en la voyant. Puis un gazouillis perça le silence lourd qui régnait dans la pièce et je sursautais. Derrière les Cullen, Jacob apparu avec une petite boulle blanche, dont je n'apercevais que les boucles rousses, dans les bras. Il était encore plus figé que les autres et son attitude si protectrice envers ma fille m'agaça quelque peu. Je fut stupéfier de lire toute cette rancœur et cette appréhension dans son regard. Comme si je n'étais qu'une étrangère à ses yeux. La petite gigota dans ses bras essayant visiblement de se libérer. Jacob finit par la poser lentement sur le sol.

Elle me tournait encore le dos, cherchant des réponses dans les yeux de tous les spectateurs. Jake lui caressa les cheveux d'un geste protecteur, plein de tendresse et la petite commença a se retourner. Le temps venait de se figer. Je déglutis bruyamment essayant de faire taire ma gorge. Elle pivota lentement et quand enfin elle me fit face, Renesmée me lançait un sourire éclatant. J'étais choquée, abasourdie, tendue, perdue, charmée, envoûtée, tout à la fois. Elle marchait déjà vers moi, d'un pas encore peu assuré, les mains en avant, les yeux braqués sur moi. Je n'aurais jamais imaginé voir ça. Elle ne ressemblait en rien au monstre diabolique de mes souvenirs. Elle était belle et souriante. Sa peau d'un blanc d'ivoire contrastait avec le rose palpitant de ses joues rondes de bébé. On aurait dit ses bébés qui sortent tout droit des magasines de mode infantile. Je me demandais même si j'avais vraiment pu apporter ma contribution à ce chef-d'œuvre tellement elle était parfaite.

Elle avançait toujours et se trouvais maintenant à mi chemin entre moi et les Cullen. Je sentais l'angoisse de Jacob d'ici, il était prêt à bondir au moindre faux pas de ma part. Il m'énervait, pourquoi réagir ainsi ? Pour qui il se prenait cet imbécile ? Quand Renesmée engagea un autre petit pas vers moi, son odeur se fit plus pressante et je fermais les yeux. Je chuchotais alors à Edward d'une façon toute nouvelle. A la façon « vampire ». Mes lèvres ayant bougée plus vite que la normale.

- Retiens moi.

Je m'accroupie lentement sur le sol, Edward suivant mon geste. Il enserra ma taille et posa son autre main sur mon épaule comme une véritable ceinture de sécurité. Je restais malgré tout concentrée. Je savais que si jamais j'avais une nouvelle crise bestiale, étant plus forte que lui, j'aurais le temps d'avancer vers ma fille avant que les autres ne puissent me retenir à leur tour. J'inspirai profondément et tendais prudemment les bras vers elle.

Plus que 3 pas … puis 2 … puis …

Je sentie la petite boulle tiède se caler contre mon ventre, ses cheveux caressant mon visage, me délectant que son odeur corporelle. Je ne pu empêcher un grondement sourd de s'échapper de ma gorge et déjà Jake s'élançait vers moi, Edward me ramenant violemment contre lui. Seule ma fille n'avait pas bougé.

- C'est bon ! Criai-je en fusillant Jacob du regard, tellement intensément qu'il arrêta net ça course.

Je lançais un regard à Edward qui se détendit quelque peu. Je regardais les autres, tous grimaçant de peur.

- ça va, leur assurais-je plus calmement, je vais bien. Je me maîtrise. Mais s'il vous plait, détendez-vous, ça ne m'aide pas. J'ai besoin de rester concentrée.

- Incroyable. Soufflai Esmée.

Mais je n'y prêtais qu'une attention très distraite. Carlisle posa tendrement ses mains sur les épaules de sa femme avec le même air impressionné qu'elle.

Je resserrai doucement mon emprise autour du dos de ma fille, la caressant doucement alors qu'elle jouait avec cheveux. C'était très étrange de se dire que cette enfant était la mienne. Malgré toute l'affection que je lui portais à cet instant, il me faudrait quelques temps pour m'habituer à l'idée. La petite croisa enfin mon regard de ses yeux « chocolat » me rappelant les miens (humains) et elle sembla plonger dans mon esprit. Je découvris mon image abominablement déformée sur le lit où j'étais morte, donnant la vie à mes enfants. La dernière image de moi humaine fut incroyablement chaotique et horrifique, digne d'un mauvais film d'horreur. Comment Renesmée avait pu être impatiente de retrouver ça ? C'était donc ça le pouvoir de ma fille : faire pénétrer des images dans la tête des gens. Un vrai petit caméscope. Je découvrais alors Anthony à travers les yeux de sa sœur. Tout aussi beau qu'elle, sa version au masculin. Ma gorge, déjà brûlante, se serra d'avantage mais cette fois, se n'était pas du à la soif. Je trouvais encore étrange de ne plus me transformer en fontaine vivante au moindre prétexte. Cette partie là de mon humanité ne me manquerait pas.

Renesmée me lança une nouvelle vague d'images. Celle de la scène qui se déroulait en ce moment même. Je vis les yeux d'Edward, d'un brun doré flamboyant, mis en parallèle avec les yeux rouges cramoisies qui n'étaient autre que … les miens. Je fermais les yeux comme pour en chasser mon reflet, mais ce n'était pas un miroir et l'image perdura jusqu'à ce que ma fille arrête de l'émettre. Je la regardais de nouveau. Son visage était si innocent. J'osais alors le frôler du bout des doigts, chaud et souple mais pas comme la peau d'un humain. Cette texture lui était unique. A la fois de feu et de glace.

- On va bien s'entendre toutes les deux, lui chuchotai-je plus intimidée qu'elle, il faut juste qu'on soit patientes tu comprends ?

Nouvelle réflexion de mes yeux.

- Quand j'aurais les yeux de la même couleur que ceux d'Edward … ton papa – quel étrange mot – nous pourrons jouer ensemble et nous promener. Pour le moment, tu dois faire attention à moi d'accord ?

Cette fois, se fut mon visage déformé par mon précèdent grognement qui m'apparut.

- Exactement, si jamais un jour tu me revois faire ça, tu cours aussi vite que tu peux et tu te caches d'accord ?

Elle se serra contre moi m'envoyant un peu plus de ses effluves délicieusement appétissantes.

- Je vais devoir de laisser avec les autres, bébé. Je vais me reposer et je te retrouverai plus tard. Lui chuchotai-je en osant un baiser sur le haut de son crâne.

Déjà je sentais mes doigts se crisper autour d'elle et faisait signe à quelqu'un de la pendre. Rosalie et Jacob se bâtèrent presque pour accomplir cette mission. Finalement, au vu que leur immaturité, Edward pris notre fille dans ses bras en me relâchant. Je restais bloquée dans la même position. Edward l'éloigna de quelques pas mais j'entendis le bébé gémir et osais un regard. La pauvre petite me tendait désespérément les bras, les larmes aux yeux. Je me sentie tellement mal que je détournais les yeux.

- Je peux plus. Pas tout de suite. Soufflai-je à la fois déçue et en colère contre moi même.

- Bella, Esmée accourue vers moi et me remis sur pieds, c'est déjà une prouesse énorme pour une première journée ma belle, elle ramena mes cheveux derrière mes oreilles avec un sourire rassurant, on sait tous a quel point ça doit être dur pour toi. Ça ira de mieux en mieux tu verras. Ne t'en fais pas pour ça.

- Oui Bella, on est tous très fière de toi. Ajouta Alice, plus loin avec les autres.

- C'est tellement dur. Esmée me prit contre elle. Elle va me détester. Je vais être une mère affreuse, je le savais.

- Aucune chance. Lança Edward alors que sa main me caressait le dos.

Il tendit alors la petite à Esmée, qui elle, me rabattu contre son torse alors que je me laissais ballotter d'un corps à un autre.

- ça va aller. Dit-t-il a mon oreille, déposant un chaste baiser sur ma joue. Tu as été très forte.

- J'ai besoin de prendre l'air.

Je m'écartais de lui. Lui faisant gentiment comprendre que je voulais rester seule un instant. Je regardais les autres et remarquais que Jake couvait ma fille du regard. Ce regard je l'aurais reconnu entre milles.

Il avait eu le même regard envers Renesmée que Sam envers Emily.

- C'était quoi ça ? ! Demandai-je en sentant la colère me monter à la tête.

Jacob croisa mon regard et je lu la gêne dans ses yeux.

- Dis moi que tu plaisantes là ? C'est une blague ?

Il baissa les yeux comme un enfant pris un flagrant délit.

« Oups » Lâcha fièrement Rosalie alors que Jake la fusillait du regard.

- Toi et moi. Dehors. Tout de suite ! Crachais-je à Jacob avec une autorité que je ne me connaissais pas.

- Ya un petit toutou qui va se prendre la fessée ! Continuai Rose.

Emmett tentais alors de la faire taire, étouffant ses propres ricanements. Moi j'étais loin d'avoir envie de rire. Jake passa devant moi pour sortir de la maison, évitant mon regard. Même Edward semblait amusé par la situation. Je lui lançais un regard noir et encore une fois, il se détournait pour ne pas sourire.

Je sortais rejoindre Jake, entendant tous les talons converger dans ma direction, comme si quelque chose d'extraordinaire allait se produire. Ils restèrent néanmoins sur le pas de la porte.

« 10 billets sur Bella » lança discrètement Emmett à Jasper, qui lui serra la main.

« Je tien le pari » Répondit celui-ci.

Ils commençaient vraiment à m'exaspérer tous les deux à parier sur la moindre de mes actions.

- Bella … commença Jacob.

- Alors c'est ça ? ! Tu t'es imprégner (je prononçais ce mot avec dégoût) de ma fille !

- J'ai l'ai pas choisi figure toi ! Se défendit-il.

- T'es une véritable girouette toi dis moi ? Hier encore tu étais éperdument épris de moi et maintenant tu plantes des griffes sur ma fille ? !

- Pourquoi t'es jalouse ? ! Se moqua-t-il.

« Oh oh » attendis-je derrière moi. « Mauvais ça, très mauvais » lança Rosalie qui se délectait, comme tous les autres, de chaque instant de notre conversation.

- T'es débile ou quoi ? Lançai-je à Jacob, reportant mon attention sur lui.

- Bella je t'ai expliqué comment ça se passait. On ne choisi pas, ça viens comme ça ! Reprit il plus sérieux.

- Il a raison Bella. Souffla prudemment Edward dans mon dos.

- Tu es de quel côté toi ? ! Lui lançai-je, colérique.

- Je sais maintenant pourquoi je ne pouvais pas m'éloigner de toi, tellement que je suis allé me fourrer dans un repère de vampire avec cette peste.

Il désignait Rosa d'un geste de tête.

« Hey ! » s'insurgea l'intéressée, Emmett la réconfortant en étouffant très mal son rire, ce qui lui valu un coup de poing sur l'épaule « Aïeuuh ».

- Si tu la touches … Continuai-je un doigt pointé sur Jake.

- Hey pour qui tu me prends ? ! C'est un bébé ! ! T'es tordue ! Cria-t-il les mains en l'air.

- Je déteste l'idée qu'à son âge, ma fille ait déjà un avenir tout tracé avec toi !

- Je ne l'obligerais jamais à m'aimer ! C'est moi l'inconditionnel ici, pas Nessie !

- Nessie ? ! Elle a un surnom aussi !

- Bella tu prend tout ça trop à cœur !

- Pardon ? !

- Je la protègerai ! Je serais le tonton qu'elle pourra toujours embêtée ou le grand frère que la défend si un garçon n'est pas gentil avec elle ! C'est tout !

- Et après ? Quand elle atteindra ton âge tu feras quoi hum ? Lançai-je les mains sur les hanches !

- Après j'en sais rien ! C'est autant nouveau pour toi que pour moi ! ! Cracha-t-il agacé.

Nous nous défions du regard pendant une longue minute, les mâchoires serrées à s'en casser les dents, puis je tournais les talons et m'éloignais d'un pas assuré.

- C'est pas vrai ! Même morte elle est têtue ! Souffla Jake, l'air désabusé.

Je revenais à la vitesse de l'éclair et l'envoyais balader à trois kilomètres dans les arbres, d'un seul coup de poing. Derrière moi, les cris de surprises et les rires étouffés fusèrent. J'entendis également Jasper soupirer et remettre un billet à son frère.

- Mais t'es malade ! Cria Jake en se relevant, frottant sa mâchoire. T'as une force de cheval en plus !

- Ça c'est pour m'avoir cassée la main 6 mois plus tôt !

- Tu te l'ais cassée toute seule ma vieille. Lança-il toujours entrain de bouder.

Je tournais les talons, furieuse, les poings serrés, en direction de la forêt. La vitesse vampirique était venue d'elle même et je savais qu'Edward était entrain de me suivre.

« Ça aurait pu être pire », soupira Alice et haussant les épaules.

Le son de sa voix disparaissait déjà à mesure que je m'enfonçais dans les arbres.

***

J'arrivais devant un gros rocher et donnais un coup de pied dedans, me libérant de ma frustration. Il explosa en mille morceau et j'en restais bouche bée. Les rires d'Edward dans mon dos me radoucirent quelque peu. Je m'asseyais contre un arbre et soupirai. Il vint s'asseoir près de moi, sans rien dire.

- Et toi ça te fait rire ? Boudais-je.

Il libéra sensuellement mon cou de mes cheveux en les plaçant derrière mon dos et caressa alors ma nuque du dos de sa main.

- Je trouve ça complément déplacé. Il n'avait pas le droit ! Obligé ou pas !

Edward commença à m'embrasser dans le cou.

- Il ne peut pas ramener un demi vampire dans une meute de loup quand même ! Où sont passés leurs belles paroles et leurs principes ?!

Ses baisers, toujours plus humides, remontèrent le long de ma gorge jusqu'au lobe de mon oreille gauche.

- Tu m'écoutes oui ? ! Lui lançai-je enfin, rencontrant ses prunelles brûlantes, liquéfiant ma colère comme neige au soleil.

- Je t'avoue que je n'ai pas très envi de parler de Jacob Black maintenant. Me répondit-il d'une voix à la fois rauque et sensuelle.

Je ne répondis rien complètement subjuguée par son charme. Ajoutez à ça qu'il était toujours torse nu, vu que je portais sa chemise et je ne me souvenais même plus de mon prénom. Une douce chaleur envahissait déjà mon bas ventre. Chaleur que je n'aurais pas cru possible étant vampire, pourtant c'était bien un feu qui crépitait à l'intérieur de moi. Je me sentis emplie d'un désir dont je n'avais jamais fais l'expérience. Sauvage, aveuglant, hypnotisant.

Edward passa une main derrière mon dos et me ramena presque brusquement contre lui, détachant de sa main libre le nœud que j'avais fait pour nouer sa chemise autour de moi. Le vêtement glissa de chaque côté de mon corps découvrant la robe de satin déchirée que je portais. Tout mon ventre était découvert ainsi qu'une partie de ma poitrine. Une seule brettelle la maintenait sur mes épaules, l'autre pendait négligemment sur le côté. La longueur en était fendue jusqu'en haut de ma cuisse.

- Tu es magnifique. Souffla Edward en pressant envieusement sa main contre mon ventre découvert.

- Un peu négligée. Lui fis-je remarquer, essayant de garder le contrôle de moi même.

- C'est parfait, chuchota-il à mon oreille, tu es très sexy.

Il s'emparait alors de ma bouche, sa main remontant de mon ventre à ma poitrine et je gémissais dans sa bouche. Sa main dans mon dos, descendit jusqu'à mes reins et il se pencha sur moi, m'obligeant à me coucher sur le sol humide de la forêt. Sa langue trouva ensuite la mienne, savourant avidement celle-ci, tandis qu'il reposait maintenant complètement sur moi.

- Tu es parfaite. Souffla-t-il sur mes lèvres avant de les reprendre à nouveau.

Sa main courue le long de ma cuisse, la remontant fermement contre son flanc, ses doigts s'attardant plus loin à la limite de mes sous-vêtements. Je gémis de plus belle, me courbant contre lui pour le sentir d'avantage.

- Tu sais savais comme ça fait du bien de ne plus mesurer mes gestes avec toi.

Je n'avais jamais le temps de répondre car il ne laissait aucun répit à mes lèvres.

- J'ai envie de toi Bella. Ici. J'ai déjà trop patienté.

Il arrachait d'un seul coup les restes de ma robe et je me retrouvais en lingerie fine, lui se délectant du spectacle. Ce geste et ce dernier regard n'avaient fait qu'amplifier mon désir et déjà, mon bassin contre lui se faisait plus éhonté. Je me tortillais déjà dans tous les sens quand il passa doucement sa main sur le tissu de mon dessous et le caressa lentement. Je fermais les yeux, suivant avec mon bassin, le rythme de ses caresses. Il n'avait jamais eu de gestes similaires à mon égard. Il était enfin libéré et donnait maintenant libre cours à ses fantasmes inavoués. Purement et simplement divin. Quand j'ouvrais les yeux, il était entrain de m'observer prendre du plaisir, un petit sourire sur les lèvres. Il appréciait le pouvoir que ses caresses avaient sur moi. C'était intolérable, je devais nous mettre à égalité. Je détachais alors sa ceinture et plongea sans avertissement ma main à l'intérieur de son pantalon, rencontrant son érection que je frottais avidement, tout comme il le faisait pour moi. Il perdit alors son sourire narquois et je lu la même impatience que moi sur son visage. La bouche à demi ouverte, les yeux brûlants posés sur mon corps alors que nous accélérions la cadence de nos caresses. Soudainement, je sentie sa main passer en dessous du tissu et rencontrer la peau fine de mon intimité. Je poussais un petit cri de plaisir (et de surprise) qui le fit sourire. Ses caresses se firent alors plus profondes et complètement indécentes, à l'image de ses à-coups révélateurs de son excitation, contre ma main. Je craquais j'avais, l'impression de me consumer un peu plus chaque seconde.

- J'ai besoin de toi Edward. Gémis-je.

Je retirai ma main de son pantalon et faisait glisser le reste de ses vêtements, le libérant enfin. Il fit de même avec ma culotte, qu'il déchira sans ménagement et maintenant nos deux corps nus et frénétiques, reposaient l'un sur l'autre. Je nouais mes jambes autour de ses fesses et dans un mouvement de rein habile, il entra en moi m'arrachant une longue supplique fiévreuse. Je rejetai la tête en arrière alors que, prenant appui sur ses genoux, attrapant les miens dans ses mains, il accélérait son mouvement redondant contre moi. Plus vite, toujours plus vite. Je me relevais ensuite et le faisait basculer sous moi, les deux mains appuyées contre son torses, les cheveux retombant de chaque côté de mon visage, bougeant d'avant en arrière sur lui. Une main sur mes fesses, accompagnant mon mouvement, l'autre sur mon sein, il admirait le spectacle le regard fiévreux, humectant ses lèvres comme s'il avait voulu me mordre. Je commençais à perdre le contrôle, je n'allais pas tenir très longtemps.

- Tu es tellement belle quand tu t'abandonnes ainsi.

- Edward … Gémis-je en me contractant autour de lui.

Il m'attrapa immédiatement la bouche et j'étouffais un cri contre sa langue. Il me fit de nouveau basculer sous lui, moi encore toute palpitante, et reprit sa position d'origine. Accélérant ses coups de reins en moi alors que je lui maintenais les fesses. Il leva la tête au ciel dans un dernier effort, puis ralentis lentement, pour enfin venir se coucher sur moi sa tête, contre ma poitrine. Je passais ma main dans ses cheveux et ses mains s'enroulèrent, comme elles le pouvaient, vu notre position, autour de moi. Il embrassa mon sein et soupira de contentement.

Nous étions enfin apaisé. Mais pour combien de temps ? Comme il était bon de ne plus avoir à dormir !

***

POV Bella.

Deux mois s'étaient écoulés depuis ma transformation et tout était paisible. Je contrôlais de mieux en mieux ma soif et passais plus de temps avec Renesmée. Je commençais à m'attacher à elle, presque malgré moi, elle était si fascinante. Elle grandissait trop vite. Elle parlait maintenant, même si elle préférait communiquer par son don. Les moments que je passais avec ma fille se passaient maintenant en toute intimité, même si je savais que Jake gardait un œil lointain sur nous. Je m'étais habitué à cette situation. A vrai dire, le fait d'avoir des yeux bienveillants posés sur nous me rassurait, juste au cas où je ferais une bêtise. Malgré tout, les Cullen m'assurait que je dépassais leurs espérances et que jamais aucun d'entre eux n'avait contrôlé sa soif aussi rapidement. Je restais persuadée que cela était dû au fait que j'avais, contrairement à eux, choisie ma condition. J'avais eu le temps de m'y préparer.

Un jour, le moment fut venu pour moi de me montrer à Charlie, mon père. Je lui avais parlé quelques fois déjà au téléphone. Il n'avait jamais été aussi bavard. Je le sentais de plus en plus serein face à tout ça. La chose n'avait pas été facile à accepter pour lui non plus et je savais qu'il appréhendait autant que moi nos retrouvailles. Je l'avais un peu préparé en lui décrivant mes changements physiques : peau blanche, cheveux bien plus foncés qu'avant - sûrement à cause du contraste que cela faisait avec ma peau – yeux rouges (ce qui l'avait le plus frappé je pense). Il était aussi impatient de rencontrer ma fille. Les Cullen l'avait déjà avertie pour Anthony et j'étais soulagée de ne pas avoir à le faire moi-même. J'étais maintenant persuadé que Charlie serait un papi gâteau et cela m'amusait, lui si réservé avant tout cette histoire. Lui seul savait la vérité sur moi dans mon ancien entourage. La version officielle donnée, notamment à Renée, était que j'avais eu une opportunité subitement offerte par la prestigieuse université de Dartmouth, une de celles qu'on ne peut refuser. De ce fait, Edward et moi étions aller étudier là bas. Ma mère était aux anges et il était prévu que nous nous rencontrions de nouveau à Noël. Moment où j'étais certaine que mes yeux auraient changés de couleur et que je serais en parfaite possession de mes moyens. Tout avait été réglé comme du papier à musique, en grande partie grâce à Charlie qui nous servait de lien avec le monde humain.

Le rendez-vous avait été fixé et j'attendais impatiemment de revoir mon père, Renesmée aussi. Je lui avais longuement parlé de ses origines humaines et lui avait en avait présenté les protagonistes principaux. Elle connaissait par cœur son côté vampirique puisqu'elle vivait avec nous, malgré tout, je ne voulais pas que la part d'humanité en elle se perde en route. Cela me permettait aussi de ne pas oublier cette partie de ma vie. Renesmée connaissait les limites à ne pas dépasser avec Charlie : pas de vision (pour ne pas le brusquer), pas de morsure (même si ça n'aurait été que pour jouer ou par simple curiosité gustative), en gros pas de démonstration trop expansive de sa nature immortelle. La petite était très intriguée par le personnage de Charlie, voyant en lui une petite chose fragile. Je souriais en imaginant mon père ainsi.

C'est ainsi, qu'à l'heure précise du rendez-vous, trois petits coups timides s'étaient fait entendre à la porte. Alice avait été accueillir mon père en l'enlaçant chaleureusement et, bien qu'un peu tendu, mon père avait eu l'air heureux de la voir également. Je m'étais levée, Renesmée callée sur ma hanche, et nous attendions toutes les deux silencieusement que Charlie pose les yeux sur nous. Après avoir salué les Cullen, amassés dans l'entrée, se fut chose faite. Je rencontrais enfin les iris chocolat de mon père. Nous restions un instant figés par l'embarras puis, après un regard vers Edward qui l'encourageât, il fit quelques pas vers moi. L'odeur humaine et sucrée de mon père ne me dérangeait pas autant que je l'aurais pensé. Elle me rappelait la mienne. Je me retrouvais parfaitement en lui, je pense que c'était une chose plus que normale mais cette évidence ne m'avait pas effleuré l'esprit jusqu'à présent. Je le laissais venir à moi, le sentant anxieux, je ne voulais pas le brusquer.

- Bella ? Souffla-t-il presque timide, c'est bien toi ma petite fille ?

- Papa … lui souriais-je. Je te l'avais promis non ?

Un sourire apparu sur ses lèvres et nous nous avancions l'un vers l'autre, simplement heureux de se retrouver. Les Cullen restèrent en retrait dans le souci de nous laisser un moment d'intimité. Je voyais bien les petits sourires qui illuminaient leurs visages pourtant. Une fois proche l'un de l'autre, son regard se posa sur Renesmée qui cachait timidement sa tête dans mon cou.

- Je peux ? Demanda Charlie en désignant ma fille.

- Bien sûr. Répondis-je comme une évidence.

Il leva alors la main vers elle et lui caressa doucement les cheveux dont les boucles fines s'enroulèrent autour des doigts de mon père. La petite tourna alors lentement sa frimousse angélique vers Charlie qui souriait déjà amoureusement quand il découvrait les traits de sa petite fille.

- Coucou Nessie, commença-t-il doucement, on m'a beaucoup parlé de toi tu sais. Je suis Charlie … ton …

Il s'interrompit un instant visiblement gêné.

- Ton grand-père tu peux le dire. Lançais-je, attendrie par sa maladresse.

- Oui, souffla-t-il passant la main dans ses cheveux, j'ai encore du mal à m'y habituer.

Lui et Nessie se fixèrent un moment et ma fille tendit instinctivement les bras vers lui. Je la glissais dans les bras de Charlie qui la réceptionna maladroitement. Finalement, il se détendit au bout de quelques secondes et commença à parler à Nessie. Quand elle lui répondit de sa petite voix de bébé et me jeta un regard incrédule.

- C'est une petite très intelligente. Justifiais-je en haussant les épaules.

- Oui … oui … je vois ça. Souffla Charlie, émerveillée par autant de rapidité dans l'évolution de l'enfant. Ça aide d'avoir un père vampire j'imagine.

- Et une mère maintenant. Souffla Edward en arrivant derrière moi, m'enlaçant tendrement.

- Oui. Admit mon père en me regardant de nouveau. Bella, tu es … vous êtes, rectifia-t-il en regardant brièvement Nessie, magnifiques.

Je lui souris.

- Tu permets que je fasse un câlin à ta maman ? Demanda-t-il à Renesmée qui hochait la tête.

Edward reprit notre fille dans ses bras et s'écarta légèrement de moi. Mon père parcouru les quelques pas qui nous séparait et me serra contre lui. Il reculait avant même que je n'ai eu les temps de refermer mes bras sur lui, saisis par la fraîcheur de mon corps.

- Hum oui, j'ai sûrement oublié de te préciser ça aussi. Avouais-je en me mordant la lèvre inférieure.

- Oui effectivement, pardon ça m'a surprit c'est tout.

Nous nous regardions puis, encore une fois, mon père se passa nerveusement la main dans les cheveux.

- On réessaye ? Dit-il m'ouvrant les bras

- Oui. Répondis-je, amusée.

Mon père me serra contre lui en me berçant lentement. Nous étions heureux, simplement, aucun mot n'était nécessaire à cet instant. Pourtant au bout d'une minute de silence, Charlie prit la parole, sans me lâcher.

- C'est si bon de te retrouver Bella. Tu m'as manqué.

- Tu m'as manqué aussi Charlie.

- Ne m'appel pas comme ça, il s'écarta pour me regarder et passa sa main sur ma joue, je suis ton père. Finit-il par lâcher, faussement sévère.

Je rirais doucement de retournais dans les bras de mon père pensant secrètement qu'il avait fallu que je meurs pour que nous soyons aussi proche.

***

POV Gabriel.

Le temps s'écoulait lentement dans ce monde. Chez moi, il ne devait s'être écoulé que quelques une de leurs minutes et j'étais à Volterra depuis déjà 129 600 minutes, soit 2160 heures ou encore, 90 jours. Les humains avaient une façon bien a eux d'estimer leur espace temps, comme si chaque moment de leur vie si éphémère devait être quantifié et exploité de façon concrète. Même si mes Appeleurs n'étaient pas soumis aux même règles, leurs vies étant infinies, ce concept faisait partie de leur univers.

Ma principale mission était donc accomplie depuis 3 mois terrestres et je n'étais toujours pas libre. Bien que cette prochaine étape me tarde (je goûtais à l'impatience pour la première fois), je ne pouvais me résoudre à quitter l'univers de Janus. Je savais qu'Aro avait de grand projet pour lui et au vu du développement spectaculaire du petit, il avait commencé son éducation. Passant des mathématiques à la littérature, de l'histoire à l'écriture, Aro ne voyait plus en lui un enfant, mais bien un soldat. Janus ingurgitait déjà les informations telle une machine alors qu'il n'avait prononcé ses premiers mots que quelques semaines plus tôt. J'avais compris que les choses chez les humains n'allaient pas aussi vite et je pensais que Janus, étant hydride, ne devait pas attendre autant. Malgré tout, il restait un enfant et je lisais des angoisses bien trop intenses dans ses yeux. Cela me dérangeait mais, après tout, je m'occupais de lui également et je savais qu'il était bien traité. La sévérité était le mot d'ordre des Volturi. L'après midi, Janus développait son pouvoir, soulevant des objet toujours plus lourds. Chaque soir, il était épuisé et à bout de force. Pourtant, le matin suivant, jamais il ne se plaignait : Le courage, une autre vertu que j'avais apprise grâce à lui. La fierté également, un sentiment qui m'envahissait à chaque fois que je le regardais progresser.

Un soir, alors qu'il allait se coucher, l'enfant me reteint par la main. Ses yeux étaient d'un noir profond et pourtant il n'avait pas faim. Son régime était essentiellement constitué de sang humain même si j'avais compris qu'il aurait pu se nourrir d'une autre manière. Encore une fois, une exigence d'Aro, pour le rendre « puissant et augmenter ses pouvoirs », selon ses propres mots. Janus et moi n'avions pas pour habitude de communiquer par des mots, c'est pourquoi quand le son cristallin de sa petite voix sonna à mes oreilles, je portais une attention toute particulière à ce qu'il avait à me dire :

- Comment suis-je venu au monde ?

Je m'agenouillais fasse à son petit corps.

- J'imagine que tu es le fruit de l'union d'un vampire et d'un humain.

Ma voix grave le surprit mais il continua, visiblement contrarié par de grandes questions existentielles.

- Ils ne sont pas mes pères. Je le sais. Souffla le petit, les yeux perdus dans le vide.

- Non. Répondis-je simplement.

- Toi oui ?

- Je t'ai simplement ramené à la vie. Tu étais mort quand je t'ai trouvé.

- Comment tu as fais ?

- C'est une des facultés que je possède. Comme la tienne.

- Où sont ces personnes ? Ce vampire et cet humain qui m'ont créé ?

- Je ne sais pas, Aro ne m'a jamais parlé d'eux. J'ai aperçu des personnes autour de toi, quand je t'ai sauvé, ce qu'ils n'avaient pas réussis à faire eux même … Mais je ne sais pas qu'ils étaient.

- M'emmèneras-tu un jour rencontrer ces personnes quand j'aurais finis mon entraînement, quand je serais fort comme Aro et que je serais Volturi ? Demanda Janus plein d'espoir.

- Je ne sais pas où les trouver. Je leur en parlerais.

- J'ai lu quelque chose sur les parents, continuai-t-il, ils n'abandonnent pas leurs enfants en général.

- Nous t'avons recueillis ici, à Volterra, n'est-ce pas suffisant pour toi ?

Il prit un moment de réflexion.

- J'ai l'impression de manquer de quelque chose.

- Quoi ?

- Je ne sais pas. Finit-il par avouer en haussant les épaules.

Après ça, il s'était couché et endormi.

Toutes ses questions résonnaient encore en moi, tandis que je l'observais dormir. Pourquoi, d'un seul coup et aussi tôt, ses origines avaient-elles une telle importance à ces yeux ?

Le lendemain, je me dirigeais à la salle du trône, Janus et Aro étaient en pleine conversation. Je couvais, malgré moi, le garçon des yeux. Aro était agenouillé devant lui, la main sur la joue.

- Ta maman est morte en te mettant au monde.

Je restais figé dans l'obscurité, entendant la nouvelle et surtout, la répercutions qu'elle avait eu sur le visage de l'enfant.

- Ton père a disparu à ta naissance.

Son père ? Le visage déchiré par la souffrance de ce vampire, pâle, aux cheveux cuivrés, s'imposa à moi. Ce vampire avait clairement de l'affection pour la dépouille de Janus quand il avait du l'enterrer. Bien plus qu'Aro, alors qu'il ne l'avait connu que très peu.

- Maintenant écoute moi mon enfant, continuait Aro, ne pense plus à ça. Ton apprentissage se déroule à merveille, tu deviens plus fort de jours en jours et tu feras bientôt partit de notre clan.

Marcus et Caïus, ainsi qu'un fêle vampire répondant au nom de Dimitri que je ne voyais que très rapidement, convergèrent sur Janus, l'entourant d'un cercle.

- Nous nous devons de restez puissant et de bannir les fauteurs de troubles.

- Oui Monsieur. Répondit fièrement Janus.

- Veux tu nous aider à accomplir notre mission ? Lui souffla Marcus, mielleux.

- C'est mon devoir. Lança Janus comme on lui avait inculqués.

- Bon garçon. Souffla Aro, découvrant ses dents blanches.

Il fit un signe à Dimitri qui lui remit un dossier, sous l'œil attentif du jeune garçon.

- Regard bien ces photos.

Aro tendit les clichés à Janus, qui les regarda avec attention.

- Ce clan est puissant. Presque autant que nous, Volturi.

Le petit le regarda interloqué.

- C'est possible ?

- Rare, mais possible. Ils pourraient en vouloir à notre petite famille un jours, et si ça arrive je veux que tu sois prêt. Nous devons rester plus forts. Il faut que tu nous défende tu comprends ? Nous nous battrons ensemble.

- Notre famille ? Dit-il, ses yeux enfantins remplis d'espoir.

- Bien sur, souffla Caïus posté derrière lui, tu fais partis des nôtres maintenant mon jeune ami.

Janus sourit, moi j'avais du mal à croire à toute cette mascarade.

- Gabriel aussi ? Lança alors l'enfant en me pointant du doigt.

Aro me lançait un regard quelque peu agressif et je fus obligé de sortir de ma cachette.

- Bien sûr ! Lança Aro d'une façon plus enthousiaste que ce que ses yeux laissaient paraître.

Il me fit signe d'approcher. Je me plaçant aux côtés de Janus. Il regardait attentivement la photo d'une jeune femme brune, pâle, aux yeux rouge vif.

- Elle est belle. Souffla l'enfant.

- C'est la pire, méfie t'en comme la peste si jamais tu la croise. Lui répondit sévèrement Aro. Elle n'hésitera pas à te faire du mal, elle et tous les autres.

Janus paru se résigner et changea de portrait. L'image que je découvris me frappa de plein fouet. C'était lui. L'homme qui avait entouré Janus sur sa tombe. Lui et tous les autres. Comment un homme aussi attristé par la perte de cet être pouvait-il en vouloir à sa vie ? Je n'arrivais pas à y croire. J'avais lu une véritable sincérité dans les yeux de ce vampire. Personne ne mentait ainsi ? Personne sauf peut-être …

Je reportais mon regard sur Aro qui inculquait sa doctrine à Janus, sans la moindre compassion pour sa personne. Ne voyant en lui qu'un simple bouclier défensif.

- Comment s'appellent-ils ? Demanda Janus en lâchant les photos.

- C'est le clan Cullen. Souviens t'en petit. Lui répondit Marcus.

- Cullen.

Ce nom sortit avec une dureté effrayante de la bouche du garçon. J'en frémissais : La peur.

Après ça je m'éclipsais en silence. Mon instinct me criait d'aller chercher plus loin. Je devais me renseigner sur ce clan Cullen au plus vite. Je dérobais alors le dossier d'Aro, profitant d'un moment d'inattention de leur humaine réceptionniste et le lisait en quelques secondes, une autre de mes facultés.

« Localisation : Forsk, WA, USA »

Le soir même, je disais au revoir à Janus, lui promettant de revenir très vite, lui faisant promettre à son tour de ne rien dire aux Volturi. Sans en dire quoi que se soit à mes Appeleurs, ce qui était complètement interdit et risquait de me renvoyer dans mon monde pour l'éternité, je quittais Volterra en direction des Etats-Unis d'Amériques.

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Plus que deux chapitres les gens ! Déjà. Le final se précise. Désolé pour ce retard de publication. Je n'ai pas encore écris les deux chapitres suivants donc malheureusement ça risque de se reproduire durant les deux prochaines semaines. Je vais vous faire languir pour vous offrir une fin digne de ce nom. Je m'en excuse d'avance.

Je voudrais en profiter pour dire un grand merci à celles qui m'ont soutenu depuis le départ, bien avant la publication et qui soutiennent aussi mon autre projet. Celles qui lisent tout avant vous vous savez là ... les Twins, auteurs de la magnifique fiction A New Begining, qui n'a de cesse de déchainer ses lecteurs et moi avec. Je vous la recommande bien que beaucoup d'entre vous la connaissez déjà : .net/s/5242822/1/A_New_Beginning - Merci à vous les filles.

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