Chapitre 9 : Le déchaînement de deux frères (Naleasti)
Pour faire vite, je vais résumer ce qui s'est passé après l'enlèvement d'Alice :
Après qu'Alice fut kidnappée, Clarisse combattu les verres de terre. Les animaux avaient déjà fuit et j'étais encore sonné par mon collier donc elle était la seule combattante de mon côté. Elle réussit tant bien que mal à les battre. Elle m'aida à me relever et nous poursuivîmes l'homme ours. Il avait pris beaucoup d'avance et je pouvais le sentir s'éloigner vers l'Est, je retrouvais mes forces au fur et à mesure que nous courrions. Nous traversâmes la forêt et nous courûmes dans du sable : nous quittions définitivement les villes.
Bigfoot utilisait les chantiers balisés donc je proposais de couper ces routes pour gagner du temps. Cela marchait, nous nous rapprochâmes de lui mais pas assez encore : il avait encore un bon kilomètre devant nous. Je pensais connaître sa destination, le parc mont Diablo. Je sentais une forte concentration de créature non-humaine, et par forte concentration je veux dire une véritable armée.
Je voyais la carte de la région dans ma tête, comme si j'habitais là depuis longtemps. Peut-être que le camp était dans la région? J'aurai bien voulu passer un petit coucou, mais les événement ne me laissaient guère le choix.
Nous fîmes une pause pour laisser Clarisse reprendre son souffle (moi je n'étais pas fatigué malgré l'accident précèdent). Je lui avait proposé de la porter sur mon dos en attendant mais elle ne voulait pas, allez savoir pourquoi les femmes sont toujours si têtues! Nous partîmes quelques minutes plus tard et monsieur le kidnapper était déjà aux 3/4 du chemin, nous n'étions qu'à la moitié. Avec une voiture ça aurai été vite rattrapé, cependant il n'y avait pas de voiture dans le coin et la circulation était fantôme. Clarisse ralentissait dangereusement, donc je l'avais mise sur mon dos dans un concert de protestation, de coup de pied et de poing mais je pouvais à présent courir sans me retourner. Clarisse était beaucoup légère que je ne le pensais et c'était un véritable soulagement !
Au bout d'un moment, je n'arrivai plus à sentir l'odeur de l'homme-ours et celle de Alice (qui était pourtant forte!) mais je continuai tout de même la route. Après une demi-heure nous étions arrivés dans l'enceinte du parc. Je déposai Clarisse et nous établîmes un plan : nous allions la jouer discrétion si possible et foncer si ça échouait.
Nous avions contournés le parc par la droite, dans la forêt. Les animaux avaient déserté et les groupes de monstres, principalement constitués de cyclopes, ne nous avaient pas remarqués. Sur la colline au centre du parc s'y trouvait un petit camp avec du sable rouge en dessous. Je ne me souvenait pourtant pas qu'il était de cette couleur-là.
-"Faudrait qu'on vérifie ce camp, tu ne sens toujours pas les deux zigotos? demanda Clarisse
-Non..
-Alors tu vas leur montrer ton talent de bouffon? ricana-t-elle
-Ca marche." répondis-je avec un grand sourire (on peut encore se demander qui commande!)
Je revins sur nos pas, au bord de la forêt. Je regardai mon collier : fallait que ça marche.
Rugis!
Mon collier se transforma en arc comme à la normal mais comme motif un soleil sans lumière dans l'obscurité de la nuit, plutôt bizarre.
Il y avait un groupe de 4 cyclopes qui patrouillait (qui faisait semblant surtout : ils papotaient de ce qu'ils feraient une fois Gaïa au pouvoir, la plupart disait qu'ils prendraient toutes les boîtes de Peanuts Butter). J'encochai une flèche, bandai mon arc et visai un cyclope à la tête. Quoi que de toute façon leur cervelle est si petite que le viser en aveugle reviendrai au même... Je tirai ma flèche dans la tête du cyclope (touché..) et il s'écroula (coulé!). Les autres cyclopes hoquetèrent de surprise et j'en fit de même à un deuxième. Les deux restant partaient vers le camp. Je continuai sur un 3eme et laissai le 4eme avertir les autres troupes. Bientôt toutes les troupes se dirigèrent vers moi, soit à peut près 500géants. Je pris une flèche armée d'explosif (c'est fou ce que je peux trouver d'utile dans mon carquois!) et l'envoyai sur les troupes. La flèche explosa et le signal fut donné. A présent, Clarisse avait 20minutes pour avoir Alice et revenir dans la forêt.
Je ne sais pas où j'ai appris ces mots anglophones, cependant ils convenaient parfaitement à la situation : "Spray and Shit" (Arroser et *censurer*). En effet, Spray car je faisais office de bombardier d'explosif, et Shit car ça n'amusait personne d'autre que moi et en plus les cyclopes commençaient à s'approcher de trop près. L'arroseur arrosé. Je me mis à courir et les cyclopes jetaient leur lance dans ma direction. Au mieux ils allaient se fatiguer, me laisser tranquille et retourner au camp pour découvrir que leur otage avait mystérieusement disparut. Au pire... ouais non, je vais rien dire car de toute façon mon cadeau du millénaire arriva !
Des hordes de loups arrivaient de tout les côtés, toutes menées par des loup qui devait être aussi gros que des buffles. Ils avaient organisé leurs rangs par couleur : une horde avait les couleurs marron et vert kaki, une noire et blanche (proche de la couleur de leur pelage mais avec une forte odeur en plus) et une avec du rouge, doré et blanc, une couleur plutôt royale. Leur seul point commun (à part le fait que ce sont des loups) était qu'ils étaient synchronisés, semblaient pas gentils et de savoir bien se battre. Le chef de la horde royale s'approcha de moi:
-"Notre devoir est de terrasser l'armée des cyclopes, fils de Lupa. Une fois ce devoir fait, nous quitteront le champ de bataille aussitôt. Tout ça pour te dire que nous ne sommes pas là pour t'aider et ne sommes encore moins sous tes ordres. Laisse-nous faire."
"Laisse-nous faire." il se prend pas trop au sérieux lui aussi...
Les cyclopes sentant leur dernière heure arriver, se mis à fuir.
-"TENER LE RANG BANDE D'INCAPABLE!" tonna un cyclope plus grand que les autres
Sous ces paroles, les rangs se solidifièrent. Un chef qui était craint, c'est le pied.
D'un coup, tout partit en vrille. Les loups sautaient, arrachaient, mordaient, griffaient et déchaînaient les enfers. Toutes les 2secondes on voyait un cyclope qui s'effondrait. Les cris des cyclopes était assourdissant, plus encore que le long et assourdissant bruit du fer s'entrechoquant. Les cyclopes étaient véritablement paniqués : les loups étant à 4pattes, ils ne pouvaient pas les combattre pour cause du peu d'espace disponible entre leurs rang et ils n'avaient pas le temps de donner des coups de pied car la charge des loups était si puissante qu'ils étaient renversés.
Les loups s'étaient organisé ainsi : les loups de premières "lignes" (car c'était le boxon complet, faut l'avouer) plaquaient l'ennemie au sol et les suivant se déchaînaient sur celui-ci. Le cycle se répétait sans cesse et ne pouvait être interrompu. Les leaders des troupes grondaient à l'adresse des charognards et lorsque toute l'armée de cyclope fut décimée, les hordes repartirent par où elles étaient arrivées en silence. Le loup qui m'avait interpelé tout à l'heure me regarda et prononça silencieusement N'oublie pas ta mission, elle est capitale. Depuis, ce silence était insupportable. Des centaines de corps de cyclopes jonchaient le sable. Etrangement, le sable n'avait pas changé de couleur, comme si le sable avait absorbé le sang des victimes bien avant le massacre.
Le vent se levait et je partis vers le camp.
Le sable était si lourd, comme incrusté, souillé par le sang. Je grimpai la colline comme je le pouvais : le sable glissait comme un tapis roulant. Je sautais, me démenais pour essayer de passer mais ça ne marchait toujours pas.
Gaïa...!
Je poussai un juron, rugi de rage et je bondi aussi haut et loin que je pouvais. J'étais arrivé pile au sommet de la colline, à l'entré du camp. Je sentais des odeurs familières, pas que celle de Clarisse et de Alice mais aussi une troisième.
J'avançai dans le camp, lui aussi jonché de cadavre sans goutes de sang sur les armures.
Je marchai depuis 10minutes à présent, et depuis le décor avait bien changé : le camp était radicalement embrasé, dévasté. C'est impossible que Clarisse aie réussi ça. Et cette colline n'est pas sensé être aussi longue. Je trébuchai alors sur un corps. Le corps d'une jeune femme.
Je me relevai et m'accroupis à côté du corps. Elle était vêtue d'une robe impériale de Chine des temps anciens. Je m'en souvins. Wu Zetian, la femme d'un de mes rêves.
C'est un rêve. Et presque instantanément, je revins à la réalité.
J'étais toujours debout à l'entré du camp. Je devais me dépêcher, je ne savais pas combien de temps s'était écoulé après cette absence!
Je courrai vers l'odeur des filles et je les retrouvai quelques mètre plus loin, près d'un espèce de souterrain. Clarisse s'appuyait sur son épée pour se relever et Alice quand à elle était accroupit, avec un visage rempli de douleur : elle se faisait tirer les cheveux par Errios, le neveu de Gaïa.
Il avait des cheveux courts châtains, un œil bleu horizon et l'autre ocre. Il semblait avoir 16ans, dans les 1mètre 70 et portait une armure aussi noire que la casquette d'Alice. Des lames étaient insérées dans ses épaulières de cuirs et aussi au niveau des coudes. Il arbora un sourire véritablement heureux en me voyant. Il lâcha Alice et s'approcha de moi les bras grands ouverts, comme pour étreindre un frère. Il avait dû remarqua mon poing solidement serré ainsi que mon regard sans sympathie car il renonça au câlin.
-"Comment oses-tu croire que je vais coopérer avec toi, surtout après ça...?" grognai-je
Il leva les bras comme pour dire "C'est la vie!".
-"Nous avions quelques test à faire sur cette fille que tu appelles Alice, finalement elle n'est pas la fille que nous cherchions donc vous pouvez partir." Dit-il avec un grand sourire
Je suis sûr que Clarisse devait intérieurement l'insulter et le poignarder sauvagement des millions de fois.
-"Tu le connais? Tu nous as trahi? C'était ça ta mission?" hurla Clarisse
Avec une force qu'elle ne disposait pas il y a quelques seconde elle se leva et allait se jeter sur moi.
-"Clarisse! NON!" cria à son tour Alice
Clarisse émanait une telle rage (certes, contre la mauvaise personne) qu'elle aurait pu pulvériser un rocher du regard. Etrangement, elle se calma. Errios souriait toujours et avait l'air de s'amuser.
-"Vous avez fini? Dit-il
-Qu'es-ce que tu recherches? Pourquoi Alice? demanda la sauvage
-Je recherche les humains ou demi-dieux comme Naleasti et moi, cependant pour Alice c'était... comment dire..? Compliqué, oui. Elle était sensé faire partie d'une prophétie mais on a dû se tromper. Aussi je ne comprend pas POURQUOI tu ne la tues pas, Naleasti! Et elle! Il pointa Clarisse du doigt, Elle aussi! Elle porte le bandeau de Wu mais tu ne fais rien?
-Comment connais-tu son nom?" rétorquai-je froidement
Il fut pris d'un fou rire.
-Mais... je sais tout de toi, Naleasti! Tout comme tu sais tout de moi! Vos rêves, vous pensez qu'il sont pour ces chiens d'humains? Je pensais que vous partageriez vos informations mais vous avez gardé tout pour vous! Mais maintenant... c'est l'heure des adieux!"
Il me fit un clin d'œil. Sans réfléchir, je fonçai sur lui jetant mon arc au sol. Il fut aussi surpris que les filles et je réussi à le plaquer au sol.
-"Tu ne croyais tout de même pas que j'allais te laisser partir comme ça?" lui criai-je
Soudain, une bourrasque de vent m'arracha de lui et m'envoya plus loin.
- "Tu as choisi ton camp, ok, mais l'heure de notre bataille n'a pas encore sonné."
Je serrai les dents. Je DEVAIS lui faire mordre la poussière. Un boomerang aux lames d'aciers provenant au loin se planta devant moi. Merci mère. Je connaissais déjà son nom : Wingstick; il était de camouflage "tigre". Je l'arrachai et l'envoyai sur Errios de toute mes forces. Une autre bourrasque le dévia. Aussi rapidement que mon boomerang revins, je me souvins de lui, plus encore que son nom.
"-Je sais qui tu es. Tu es "L'héritage d'Ouranos". Lupa m'avait parlé de toi, il y a si longtemps à présent.
-Pas trop tôt! Maintenant range ton arme, veux-tu? J'aimerai ne pas te blesser."
Il maitrise les pouvoirs du ciel, au détriment de Zeus et Jupiter. Ranger mon arme? Mais je commençais seulement.
Je lui fonçai dessus une deuxième fois. Il était déjà préparé : il envoya un autre coup de vent mais je pouvais sentir ce courant d'air chaud. Je plongeai parallèlement au sable et comme un harpon, je le poignardai le ventre à l'aide d'une lame de Wingstick. Effectivement, je connaissais ses points faibles mais il devait connaître les miens aussi. Sous la force de l'impact, il se déroba et tomba lourdement sur le sol. Je me relevai, arrachant Wingstick de son ventre. Dès lors, il ne souriait plus. Le vent s'agita. Errios se relevait et regardait le firmament du ciel, ignorant notre présence. Il pria en grecque :
Des graffitis
Sous un ciel de poussière
Une vague constante de tension
Surplombant de la confiance brisée
Il tapa le sol du pied et un chien couleur sable apparut derrière lui. Sa confiance en lui me mettait mal à l'aise. Errios ordonna au chien en grecque :
Mène le combat, écrase les.
Soudain, le chien commença a grandir, grandir et grandir, ses griffes devenaient aussi longues et lacérées qu'un sabre, des ailes de même couleur que son propriétaire poussaient dans son dos. J'ai dû voir beaucoup de monstres dans ma vie, mais celui là ne me rappelait rien et il avait l'air sacrément coriace. Errios se tourna enfin vers moi d'une voix presque suppliante :
Abandonne
Le sacrifice de se cacher dans un mensonge
Tout doit s'arrêter
Bientôt tu verras qu'on manque de temps,
Et nos sacrifices?
Nos dieux?
Nos sacrifices n'ont jamais été remercié.
Je regardai Clarisse et Alice. Clarisse semblait pouvoir se battre mais Alice semblait à peine pouvoir tenir debout. Par un serment secret, Clarisse et moi nous nous promîmes de nous battre jusqu'au bout.
Je regardai Errios dans les yeux. Il semblait entendre notre refus.
-"Plutôt mourir."
Je pris bien en main Wingstick.
-"Soit." répondit-il
Il recula et fit claquer sa langue pour signaler le combat.
