Bonjour !

Qui dit nouvelle semaine, dit nouveau chapitre :)

Nous sommes exactement cinq jours après la mort des parents d'Hermione. Elle commence à s'adapter à la vie chez les Malefoy et tout ceux qui sont au courant des plans de Voldemort (ce qui commence à faire du monde) agissent dans l'ombre.

Petit résumé pour ceux qui auraient oublié :
Ombrage, dans une tentative de nuire à Dumbledore, a tué les parents d'Hermione et s'est arrangée pour que celle-ci soit placée chez les Malefoy.
Voldemort, qui est en train de travailler sur un projet secret qui lui permettrait de transformer Harry Potter en baguette humaine, a décidé d'utiliser Hermione comme cobaye.
Pour créer une baguette humaine, il faut un sorcier (qui servira de baguette), une personne à qui la baguette va être liée et une personne avec qui la future baguette a un lien positif fort (et qui va finir sacrifiée).
Narcissa, qui croit qu'elle sera récompensée si elle gagne la confiance d'Hermione, s'occupe des formalités relatives à l'enterrement avec l'aide de Mr. Sunslice, son notaire.
De son côté, Severus a réussi à comprendre ce que veut faire Voldemort et tente de se rapprocher d'Eleg, une mangemorte folle chargée du projet, pour en apprendre plus.
Drago voit une femme étrange tourner autour de sa mère.
Enfin, il apparait qu'Eleg, associée avec deux jeunes femmes, a des projets dont elle n'a parlé ni avec Severus, ni avec Voldemort.

A toute fin utile, je rappelle que les parents d'Hermione n'ont pas été tués par les mangemorts. Les choses s'enchainent très vite et mes personnages sont de sacrés opportunistes mais il n'y a aucun complot.

Ah, et une dernière petite chose : pour ceux qui ne la connaissent pas, Tidmedle Loevoro (prononcer Tid- mé- deule Leu - vo - ro) fait partie de ma série de personnages un peu taré sur les bords. Ne paniquez pas, elle ne mord que les canards. ;)

Swangranger: Merci pour ton commentaire, ça fait super plaisir. Effectivement, Mrs. Gateway connait beaucoup trop de choses. Et trop peu de personnes s'en inquiètent^^. J'espère que la suite te plaira :)

Bonne lecture !


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Chapitre 9 : Visites au manoir


Son fils voulait la tuer.
Honnêtement, Narcissa ne voyait pas d'autre raison ce nouveau caprice.

"S'il vous plaît, Mère, demanda Drago avec des yeux suppliant. Nous serons sages, c'est promis. Nous n'irons pas embêter la sang-de-bourbe."

Narcissa fronça les sourcils. Elle connaissait trop bien son fils pour ne pas savoir qu'il voulait inviter son amie justement pour aller embêter Hermione.

"Et pourquoi n'irais-tu pas chez Pansy ? argumenta-t-elle. Le réseau de cheminée marche dans les deux sens, n'est-ce pas ?

-Mais les parents de Pansy organisent une réception en l'honneur de je-ne-sais-quel cousin qui vient les voir demain. Ils ne voudront certainement pas m'avoir dans les pattes." geignit Drago.

Narcissa soupira. En ce qui la concernait, c'était plutôt Pansy qu'elle aurait bien voulu ne pas avoir dans les pattes.
Drago la regarda avec des yeux suppliants et Narcissa sentit sa résolution flancher.
Comment aurait-elle pu résister ? C'était son fils, celui pour qui elle se battait...

"Si jamais vous vous avisez d'ennuyer notre invitée... menaça-t-elle.

-Merci Mère, exulta Drago. Je vais prévenir Pansy."

Drago s'éloigna en courant et Narcissa soupira. Qu'avait-elle fait ?

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Hermione tournait en rond. La lettre du notaire était très claire et elle devait bien admettre qu'il avait fait vite.
Selon les dires de Mr. Sunslice, il avait réussi arranger une rencontre avec ses grands-parents pour le mardi de la semaine suivante. Il avait également pu se renseigner au sujet de la succession et, après avoir constaté l'absence de testament, avait dépêché une équipe sur les lieux pour faire enlever tout objet en lien avec le monde magique.
La convention d'Arthurin, au sujet de laquelle Hermione s'était renseignée, prévoyait que dans ce cas précis les objet magiques soient mis en sûreté avant que les familles et officiels qui n'étaient pas dans le secret magique soient autorisés à faire le compte des possessions et répartir l'héritage.

Les grands-parents d'Hermione étaient de fervents catholiques et, Hermione devait bien l'admettre, peu ouvert d'esprit.
Ils avaient un sens de la famille très développé mais leur étroitesse d'esprit et leur attachement profond à leur religion avait poussé la mère d'Hermione à leur taire la condition de leur petite-fille.
Pour eux, Hermione était une élève très douée qui avait eut la chance de décrocher une place en internat dans un institut privé peu connu mais très performant en termes d'enseignement.

Quant à ses oncles et tantes...
Son oncle maternel était parti quelque part dans le pacifique et s'y était établi. Il avait un enfant, ou deux. Il revenait rarement et Hermione ne l'avait pas vu depuis l'été de sa deuxième année à Poudlard. Elle avait peu de souvenirs de lui et il ne connaissait rien de sa vie de sorcière.
Sa tante du côté maternel, qui était également son unique tante, était en froid avec sa mère. Elle avait un seul fils, qu'Hermione appréciait très moyennement. Hermione savait peu de choses sur eux. Elle leur envoyait des cartes de voeux chaque année et recevait en échange une carte montrant un paysage de montagne signée, mais sans le moindre mot dessus. Elle croyait pourtant se souvenir qu'ils avaient été proches...il y avait longtemps.
Son dernier oncle, qui était également son parrain, était le frère de son père. Il avait deux enfants, Mary et Andrew. Hermione les voyait rarement mais elle aimait les retrouvailles avec ce côté de sa famille. C'étaient des gens calmes, qui aimaient discuter de tout et de rien pendant des heures et avec qui Hermione se sentait... sereine.

Hermione avait souvent été seule étant enfant. Elle n'avait jamais eut vraiment d'amis avant Ron et Harry. Et même quand elle tait avec eux...elle se sentait parfois de trop.
Parce qu'elle était une fille et qu'ils étaient deux garçons. Parce qu'ils aimaient le Quiddicht et pas elle. Parce qu'elle adorait l'arithmancie et qu'ils ne comprenaient rien aux chiffres.

Parce qu'Harry était charismatique, que Ron était drôle et qu'elle était juste... utile.

Mais avec ses cousins, elle pouvait avoir de longues discussions prenantes et passionnantes. Elle arrivait à répondre et même à faire de bons jeux de mots.
Ils lui manquaient.

Mais bientôt, se rassura-t-elle, elle pourrait les revoir et tout rentrerait dans l'ordre.

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"Alors ? interrogea Pansy. Elle est vraiment ici ?"

Drago prit son temps pour répondre. Il adorait la faire languir.

"Peut-être, accorda-t-il.

-Peut-être ? s'énerva Pansy. Les journaux ne parlent que de ça ! Tout le monde sait que ton père a adopté Gran...

-Recueilli Granger, rectifia brusquement Drago. Mon père a recueilli Granger en tant que membre du conseil d'administration de la Communauté d'aide aux Orphelins Sorciers. Nous n'avons certainement pas adopté cette sang-de-bourbe.

-Bon d'accord... souffla Pansy. Recueillie pas adoptée mais... elle est ici ? Pour de vrai ?"

Drago sourit. Pansy était si prévisible.

"Oui, elle est là, répondit-il. Mais nous n'avons pas le droit de l'ennuyer.

-Pourquoi ? s'indigna Pansy. Granger est là, chez vous, et... on doit la laisser tranquille ? C'est une blague ?

-Non, soupira Drago avant de reprendre avec un air mystérieux : L'ordre vient de très haut."

Pansy le regarda avec des yeux ronds. Il lui avait révélé le retour du Seigneur des Ténèbres dès qu'il en avait eu la confirmation lui-même et, depuis, elle le regardait comme s'il était un dieu vivant.
Bien sûr, Pansy avait toujours été ...très attachée lui mais là... là , elle le considérait vraiment comme une personne importante.

"Tu veux dire... murmura Pansy, captivée.

-Oui, dit Drago de sa voix traînante. Il nous a confié Granger pour mener bien une mission...très secrète.

-Et tu sais ce que c'est ? s'enthousiasma Pansy.

-Bien sûr, mentit Drago. Mais je ne peux rien dire. Ses plans doivent rester secrets, tu comprends...

-Allez Drago ! insista Pansy. Tu me connais, n'est-ce pas ? Je saurais me taire.

-Je suis désolé, Pansy, fit-il semblant de regretter. Mais tout ce que je peux te dire, c'est que la sang-de-bourbe de Potter doit rester en bon état."

Pansy pinça les lèvres, furieuse de ne recevoir qu'une demi-réponse.
Puis, changeant visiblement de tactique, elle lança :

"Si je comprends bien, on vous a chargé de veiller sur elle ?

-C'est peu près ça, confirma Drago.

-Et cette histoire de psychomage, c'est vrai ?

-Oui, admit-il. Ma mère l'y a emmené et elle y retournera sûrement.

-Et elle y va parce qu'elle ne supporte pas la mort de ses parents ou ça a un rapport avec...Tu-sais-quoi ?"

Drago hésita. Il avait cru que Granger était juste une faible d'esprit mais à la réflexion...peut-être que la psychomage faisait effectivement partie du plan du Seigneur des Ténèbres.
Que dire alors ?

"Ca... improvisa-t-il. Je n'ai pas le droit de te le dire."

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Lucius ayant réussi enfermer le chat de Granger dans un placard et celle-ci étant partie sa rescousse, Narcissa avait le champ libre pour opérer.
Elle se glissa dans la pièce et sortit sa baguette.

D'un mouvement rapide, elle déplaça le lit au milieu de la pièce. Elle aurait besoin d'espace pour ce qu'elle comptait faire.

Narcissa fit disparaître les couvertures d'un geste du poignet et ne laissa sur le lit que le drap de dessous.
Elle attrapa un des petits chaudrons qu'elle avait amené avec elle et fit apparaître un pinceau qu'elle trempa dans la peinture magique.

Narcissa n'était peut-être pas une psychomage renommée mais elle s'y connaissait suffisamment en runes magiques pour manipuler les fils de Brocéliande.

Pas besoin de s'appeler Gateway pour faire ça...

Elle traça les premiers symboles sur le bord du drap qui se trouvait au plus près du pied du lit. Si elle ne s'était pas trompée, les premières runes devait décrire Hermione et sa situation actuelle. Ces runes recouvriraient l'intégralité du drap de dessous. Elles serviraient de support à tous les sortilèges futurs.
Autant dire que Narcissa n'avait pas intérêt à rater cette tape.

Elle prit donc une grande inspiration et se re-concentra sur son ouvrage.
Elle devait absolument gagner la confiance de la fille avant Severus.
Pour que son fils et son mari soient en sécurité.
Elle ne pouvait pas échouer. Elle n'avait pas le droit d'échouer.

Et pourtant elle doutait.
Severus tait un sorcier intelligent et puissant.
Il connaissait la fille.
Et, pire que tout, Narcissa savait qu'en cas de problème, il pourrait compter sur l'aide de l'Ordre du Phénix.

Tout ce qu'elle avait, elle, c'était des gallions, un peu de chocolat et ses fils magiques.
Autant dire que cela ne pesait pas lourd face aux manigances de Dumbledore.

Narcissa soupira.
Il fallait quand même essayer.
Après tout, même avec l'aide de Dumbledore, Severus aurait bien du mal contrer la magie de Brocéliande.

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"Je suis navré, Severus, mais je ne peux pas vous aider, conclut le vieil homme. Le contrat qui me lie à Tom m'empêche d'agir. Je ne peux ni lui prendre Hermione, ni l'empêcher de se lier Narcissa. Mais si vous m'apportez plus d'informations concernant ce sortilège, je pourrais sans doute empêcher Tom de transformer Harry en baguette humaine."

Severus resta silencieux. Abandonner Granger et sauver Potter : c'était a la solution de Dumbledore ?
Sacrifier une tour pour sauver son roi.
Severus reconnaissait bien là la façon de faire de Dumbledore et il comprenait sa logique : Potter était prioritaire. Il était l'élu de la prophétie et devait être préservé à tout prix.
Même si ce prix s'appelait Granger.

"Donc je ne dois rien faire, demanda Severus, frustré.

-Ne brisez pas votre couverture, lui conseilla Dumbledore. Il faut que nous sachions comment ce sort fonctionne. Il existe un sortilège qui ressemble fortement celui que veut utiliser Eleg. Il n'a rien de nouveau et représente un grand danger pour ceux qui l'utilisent. Mais cette histoire de lien positif à sacrifier ne fait pas partie du sortilège original. C'est cette partie qu'Eleg a dû retravailler et c'est sans doute là que se trouve le plus grand danger.

Severus acquiesça. Il comprenait : Dumbledore lui demandait de trouver des informations avant d'agir.

"Y-a-t-il un danger pour Granger dans l'immédiat ?" interrogea-t-il.

Dumbledore se cala plus confortablement dans son fauteuil et examina Severus de la tête aux pieds. Son regard bleu était dur et il paraissait jauger le Maître des Potions.
Enfin, il dit :

"Vous souvenez-vous de vos débuts dans l'Ordre du Phénix, Severus ?

-Bien sûr, répondit-il, désarçonné. Pourquoi ?

-Je vous avait alors demandé de me faire confiance et de ne pas discuter mes ordres, même s'ils vous paraissaient illogiques, dit calmement Dumbledore.

-C'est exact, acquiesça fébrilement Severus.

-Je vais devoir vous redemander la même chose aujourd'hui, Severus, asséna froidement Dumbledore. Je crains que Miss Granger ne soit effectivement en grand danger mais, quoi qu'il se passe, je tiens ce que vous restiez le plus loin possible de Mrs. Gateway. Cette femme sort de nulle part et j'ai entendu son nom bien trop souvent ces derniers temps. Ne l'approchez pas avant que j'en sache plus sur elle."

A nouveau, Severus hocha la tête en signe d'approbation. Bien qu'il ne l'ait jamais rencontré, cette Gateway lui paraissait suspecte également.

"De plus, je vous demande de ne rien faire qui puisse vous mettre en position d'être sacrifié au cours du rituel prévu par l'ennemi, continua toujours aussi durement Dumbledore. Obéissez à Tom et laissez Narcissa se charger de la mission. Ne faîtes pas de vagues.

Severus resta de marbre. Ne pas faire de vagues. Obéir. Gagner la confiance de l'ennemi. C'était le rôle même de l'agent double qu'il avait accepté de devenir. Rien de bien nouveau là dedans.

Mais au plus le temps passait et au plus il comprenait à quel point ce rôle serait pesant.

"Je ne mettrais pas ma couverture en danger, dit simplement Severus. Et je vous tiendrais informé de tout ce qui pourrait arriver."

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Drago marchait gaiement vers le parc. Pansy devait y être.
Elle était partie devant pour préparer le terrain - autrement dit : rassembler le plus de sucreries possible - tandis qu'il allait enfiler ses vêtements de quiddicht. Il faisait beau et Drago avait une folle envie de montrer le résultat de ses entraînements à Pansy.

C'est en tournant l'angle du couloir que sa bonne humeur disparu brusquement.
Elle était là.
La femme la peau étrange.

Elle lui tournait le dos, visiblement occupée fouiller dans un sac gigantesque.
Et Drago ne savait pas quoi faire.
Qui était cette femme ?
Que leur voulait-elle ?
Y-avait-il un risque lui parler ?

Prenant son courage à deux mains, il s'avança et dit à voix haute :

"Bonjour."

Voilà. C'était neutre, passe-partout... audacieux.
La femme se retourna et le fixa avec de grands yeux étonnés.

Le silence s'installa.
Drago regretta d'avoir parlé.

"Tu es Drago." dit la femme d'une voix rauque.

Nouveau silence. Que pouvait-il répondre cela ?
Il ne savait pas ce qui lui avait pris. Il avait juste pensé... pensé que, peut-être, il pourrait aider sa mère.

"La femme aux longs cheveux lisses, c'est ta mère, continua la femme en le regardant fixement. Tu sais, ce n'est pas moi qu'elle doit craindre. Moi, je ne lui veux aucun mal.

-Que... commença Drago.

-Ce n'est pas leur première arnaque, le coupa rapidement la femme. Et elles savent ce qu'elles font. Elles ne m'ont juste pas prévue, moi.

-De quoi est-ce que vous êtes en train de parler ? demanda Drago, perdu. Qui c'est : elles ? Qu'est-ce qu'elles font ? Et qui êtes-vous, d'abord ?"

La femme regarda étrangement Drago. Elle parut hésiter, puis se décida :

-Je m'appelle Tidmedle. Tidmedle Loevoro, dit-elle. Est-ce que tu me vois, Drago ?"

Drago fronça les sourcils. Qu'est-ce que ça voulait dire : tu me vois ? Évidement qu il la voyait ! Et pour être honnête, Drago voyait difficilement comment qui que ce soit pouvait ne pas la voir.
Cette Loevoro ne passait pas vraiment inaperçue...

"Tu me vois tout le temps, Drago ? murmura-t-elle.

-Euh vous n'êtes pas très discrète, contra-t-il avant d'attaquer : Je vous ai vu tourner autour de ma mère : qu'est-ce que vous faisiez ?"

Son ton était devenu beaucoup plus accusateur mais la femme, au lieu d'être effrayée ou de s'énerver, se mit sourire.
Elle s'approcha de lui et se pencha légèrement pour être à sa hauteur.

"Je ne suis pas ton ennemie, petit Drago, lui dit-elle gentiment. Le Seigneur des Ténèbres m'a simplement demandé de m'assurer que tous les participants du projet Ma... Granger jouent leurs rôles.

-Donc vous surveillez ma mère, conclut furieusement Drago.

-C'est exact, reconnu la femme. Mais je ne lui veux aucun mal. Au contraire, je suis sans doute une des dernières personnes du projet qui ne lui veuille aucun mal.

-Que voulez-vous dire ? haleta Drago, alerté. Qu'est-ce qui..."

Calmes-toi...

Il se tu. La voix... dans sa tête...
Drago ne connaissait pas grand chose à la magie de l'esprit mais il était pratiquement certain qu'entendre des voix n'était pas bon signe.

"Je ne veux aucun mal ta mère, Drago, reprit Loevoro. Mais il va falloir sacrifier une personne à qui la fille tient et certains voudraient bien qu'il s'agisse de Narcissa Malefoy.

-Pourquoi ?" demanda Drago, toujours perturbé par la voix dans sa tête et l'afflux brutal d'informations.

Encore une fois, la drôle de femme le scruta de la tête aux pieds.

"Je vais t'aider Drago, finit-elle par dire. Mais ce n'est pas gratuit.

-M'aider à quoi ? demanda-t-il, troublé et furieux. Commencez par me dire ce qui menace ma mère !"

Le sourire de Loevoro s'élargit. Visiblement, la colère de Drago ne lui faisait absolument rien et ce constat l'énerva encore plus.

"Ta mère a des ennemis, finit-elle par expliquer. Pour être plus exacte, elle a une ennemie en particulier. Une femme avec peu de scrupules, un certain talent pour la biomagie et une capacité de nuisance assez considérable. Cette femme à attaqué ta mère par le passé et elle va recommencer.

-Pourquoi ? interrogea Drago, incapable de voir qui pourrait en vouloir à sa mère.

-Parce qu'il faut des cobayes pour satisfaire sa soif de connaissance, répondit Loevoro. Dis-moi, Drago, tu ne t'es jamais demandé pourquoi tant de tes amis étaient des enfants uniques ? Pourquoi autant de sang-purs de la génération de tes parents avait eut un seul enfant alors que tu as tant d'oncles et de tantes ?"

Drago réfléchit en entendant les paroles de la femme.
Ses parents n'avaient voulu qu'un seul enfant : voilà pourquoi il n'avait ni frère, ni soeur.
Vincent et Gregory... bon, vu le résultat, il était plutôt facile de comprendre pourquoi leurs parents n'avaient pas récidivé.
La mère de Théodore était morte avant d'avoir pu lui faire des frère et soeurs.
La mère de Blaise avait eu trop peu de maris survivants assez longtemps pour lui faire d'autres enfants.
Pansy était fille unique.
Daphnée avait une soeur et un frère.
Montague...

"Tu cherches trop loin, trancha Loevoro. Les Greengrass sont partis en villégiature pendant la première guerre. Et les autres fratries auxquelles tu penses ont eut leurs enfant après 1978. Mais sais-tu, Drago, pourquoi si peu de sorciers ont enfantés entre 1972 et 1978 ? Sais-tu pourquoi, malgré tous les problèmes de santé que tu as eu étant petit, tes parents n'ont jamais tenté d'avoir de deuxième héritier ? Sais-tu pourquoi le ministère de la magie s'est mis à embaucher des psychomages publics partir de 1978 ?"

Drago resta muet. Il ne comprenait pas ce que l'étrange femme voulait dire. Que s'était-il passé entre 1972 et 1978 ? Quel rapport cela avait-il avec lui ? Ou avec sa mère ?
Et comment pouvait-elle savoir à quoi il était en train de penser ?

"Sais-tu, Drago... reprit Loevoro. ...que c'est ton père qui a poussé le Ministère créer le poste de psychomage public et qu'il a payé lui-même le salaire de tous les employés de ce département pendant les cinq premières années de vie de ce service."

Drago resta bouche bée.
Il n'avait jamais entendu parler d'une telle chose.
Et pourtant son père et lui parlaient régulièrement ensemble.
Il connaissait toutes les commissions et associations où son père avait un rôle important.
Il participait aux galas et aux réceptions que donnait sa mère depuis sa plus tendre enfance.

"Cette époque n'est pas très connue de ta génération, expliqua implacablement Loevoro. C'est un chapitre de l'histoire que l'on préfère oublier. Il est trop sombre, même pour les passionnés de magie noire. Mais il existe malgré tout certaines personnes...ou certains livres qui ont osés en parler."

Drago avait une furieuse envie de poser les questions qui lui brûlaient les lèvres. Il voulait savoir. Savoir pourquoi son père lui avait caché une partie de sa vie.
Savoir quel lien cela avait avec sa mère.
Savoir...

"Mon aide n'est pas gratuite, asséna Loevoro. Et je ne l'accorde pas n'importe qui."

Drago ouvrit la bouche pour protester et...
Chut... susurra la voix dans sa tête.

"Si tu veux que je tire ta mère de ce mauvais pas, il va d'abord falloir me prouver que tu mérites mon aide, continua Loevoro. Trouves ce qui s'est passé entre 1972 et 1978 et trouve le nom de celle qui veut nuire ta mère. Quand tu auras trouvé, viens me voir et nous pourrons peut-être conclure un accord."

Loevoro se pencha et attrapa le sac qui était toujours ses pieds. Elle plongea le bras l'intérieur et Drago entendit de drôles de bruits en provenance du sac.
Etant donné la portion de bras que Loevoro avait introduit dedans, le sac devait être magique. Et Drago aurait donné cher pour pouvoir ne serait-ce que jeter un coup d'oeil l'intérieur.
Que pouvait bien transporter une femme comme Loevoro ?

"Tiens ! dit joyeusement la mangemorte en tendant un objet Drago. C'est une crevette.

-Ca... je vois." fut tout ce que parvint répondre Drago.

Et, effectivement, la mangemorte lui tendait bien une crevette en peluche.

"Elle couine." affirma toujours aussi joyeusement Loevoro.

D'accord... cette femme était folle.

"Oh, et il y a un miroir communiquant l'intérieur, continua Loevoro, à peine plus sérieuse. Si tu veux me parler, tu n'as qu'a ouvrir la peluche et prononcer mon nom devant le miroir."

Bon, elle n'était peut-être pas si folle que ça...

"Drago, qu'est-ce que tu fais ? l'interpella la voix de Pansy. Arrête de regarder dans le vide et vient plutôt dehors. Il faut absolument que je te parle de ce qui m'est arrivé chez Mme Guipure la semaine dernière...

Pansy était au bout du couloir et Drago fronça les sourcils. Ne voyait-elle pas qu'il était en pleine conversation ?

"Je vais mettre la peluche dans ta chambre." déclara Loevoro en lui reprenant la chose des mains.

Allez vas-y.

Drago hésita. Pansy s'impatientait mais il aurait tellement voulu...

Vas-y...

En restant un peu plus, il pourrait peut-être soutirer quelques renseignements ...

Vas-y!

Drago abandonna Loevoro à son sort et rejoignit Pansy.

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"C'est tellement gentil vous de m'avoir invitée, Mrs. Malefoy, dit Pansy d'une voix douce, avant de jeter un regard mauvais Granger. Mais vous êtes toujours si aimable. Même avec les personnes les plus...

-Du thé ?" la coupa maladroitement le père de Drago en tendant un pot de jus de citrouille Granger.

Drago fronça les sourcils. Il savait parfaitement qu'ils étaient censés garder Granger en bonne santé mais... pourquoi ses parents étaient-ils forcés de se comporter aussi gentiment avec elle ?
Bien sûr, sa mère devait se faire bien voir de Granger mais... son père ?

Drago regarda son père et la conversation de l'après-midi lui revint en mémoire.
Certains morceaux de cette conversation étaient flous dans son esprit. Et il avait du mal s'en souvenir.
En fait, c'était comme si la conversation n'avait pas eut lieu dans la journée mais plusieurs mois, voir plusieurs années avant. Et il devait maintenant se forcer pour se remémorer ce qui avait été dit.

Pourtant, il était certain d'une chose : son père lui avait caché des choses.
Mais pourquoi ?
N'était-il pas un bon fils ?
Il était l'héritier des Malefoy, le fils de Lucius Malefoy.

Pourquoi son père lui aurait-il caché des choses ?
1978.
Il s'était passé quelque chose en 1978.
Et il fallait qu'il découvre quoi.

Il pouvait demander à son père. Il pouvait faire confiance à son père.
Mais non. Son père ne pouvait pas l'aider dans cette affaire.
Pourquoi ? Pourquoi est-ce qu'il ne pouvait pas faire confiance son père ?

Drago avait mal la tête.
Que s'était-il passé cet après-midi ?
Il s'était passé quelque chose, n'est-ce pas ?

Et que pouvait-il dire à son père ?
re, j'ai une crevette en peluche dans ma chambre. Elle couine fort quand on prend son miroir et donc je voudrais savoir quel département du ministère vous avez financé en 1978.
C'était un peu étrange.

Drago secoua la tête.
A quoi était-il en train de penser ? A 1972. Ou 78 ?

A côté de lui, Pansy semblait avoir fini par comprendre que ses hôtes ne la laisseraient pas attaquer Granger et Granger, de son côté, paraissait enchantée de la situation.

Drago baissa les yeux sur son assiette.
Il était pratiquement certain qu'avant ses réflexions sur Pansy et Granger, il avait pensé à quelque chose d'important.
Quelque chose au sujet de son père.
Ou plutôt au sujet de crevettes.

1978 crevettes pour être précis.

Quel rapport y avait-il entre son père et des crevettes ?

"Tout va bien mon chéri ?" demanda sa mère en posant sa main sur le bras de Drago.

Drago leva les yeux vers sa mère.
Il était complètement perdu.


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Loevoro est bizarre et elle a un effet bizarre sur les gens. Mais ne paniquez pas, tout va bien. Ou pas.

Concernant Drago, il faut bien admettre que j'adore le martyriser. De mon point de vue, c'est... un sale gosse. Le genre de gamin qui vous pourrissait la vie au collège et qui faisait que vous rentriez en pleurs (ou en colère). Mais c'est aussi un sale gosse qui va se retrouver confronté à la guerre. Et là, c'est juste un gamin perdu, qui n'est pas un héro, mais qui n'est qui n'est pas mauvais non plus. C'est un lâche : le genre de lâche qui ne peut pas tuer parce que donner la mort lui fait peur. Et quelque part, c'est le genre de lâcheté qui prouve que le courage n'est pas toujours une qualité.
Néanmoins, et outre ce côté "gamin qui va en avoir pour vingt ans de thérapie après avoir côtoyé Voldidou", mon Drago est un bon occlumens. Ce n'est pas une chose qu'il a travaillé, c'est un don. Il n'est pas bon en légilimancie (il ne voit pas dans la tête des autres) mais il excelle en occlumancie (il est très résistant à la magie de l'esprit).

Voilà, voilà...
Il y a maintenant un petit cadre ci-dessous qui attend bien gentiment que vous y écriviez. J'ai bien vu qu'il n'y avait qu'une seule personne intéressée par le dernier chapitre mais j'aimerai beaucoup que vous preniez la peine de me dire ce que vous pensez. C'est une histoire un peu difficile à mettre en place, ce sont de nouveaux personnages que je teste (et je voudrais vraiment avoir votre avis sur eux) et c'est toujours assez démotivant d'écrire dans le vide.
Bref, une review ?