Titre : Barrières
Disclamer : Rien est à moi ( hélas … )
Avertissement : contient des scènes de tortures ( plus maintenant ) et des relations sexuelles ( ça viens, ça viens … )
Paring : Kirk/Spock, Sulu/Chekov
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Chapitre 10
- Vous voilà enfin Mccoy.
- Je suis docteur, pas prestidigitateur ! Vous croyez qu'on expédie un examen aussi rapidement ?
- Comment va t-il ?
- … surtout qu'en plus de trouver x raisons de m'envoyer sa logique à la figure, j'ai du le menacer de lui arracher ses vêtements pour qu'il se décide à les enlever ! Continua son ami en ignorant sa question.
Kirk ressentit comme un pincement au coeur et une pointe de Jalousie à l'idée que Mccoy ai vu son ami quasiment nu. Mais il ne laissa rien transparaître et insista, plus sèchement.
- Mccoy ! Dites-moi comment il va.
- Je ne peux pas Jim, secret professionnel. Répondit le docteur. Mais croyez moi, ce n'est pas de gaieté de coeur.
- Mccoy ! Je lui ai sauvé la vie et c'est mon ami, vous savez que je ne porterais aucun jugement sur lui peut importe ce qu'il a vécu ou ce qu'il a pu faire. Je vous jure même de ne lui faire aucune remarque à ce sujet.
Le médecin le dévisagea. Constatant, à son air déterminé, qu'il ne céderait pas, il se fit une raison et poussa un long soupir avant de se lancer dans des explications.
- Eh bien, ce n'est pas très réjouissant. Comme je vous l'avais dit bien avant, les Romuliens ont une manière bien à eux de torturer leurs proies.
- C'est à dire ? Insista Kirk qui regrettait déjà de le lui avoir demandé.
- Venez.
Il l'emmena devant un mur qui représentait l'anatomie humaine et différent organes, vaisseaux ou nerfs.
- Les humains ont une anatomie quasiment identique à celle des Vulcains pour ce qui des nerfs. La majeure partie de nos zones sensibles sont communes. Le nerfs ulnaire par exemple, part de nos doigts et se prolonge jusqu'à l'épaule. Je dois dire qu'ils ne l'ont pas raté. C'est vous qui l'avez amené, je suppose que vous avez constaté dans quel état se trouvaient ses doigts.
Kirk hocha la tête.
- Oui, j'ai vu. Grommela t-il. C'est grave ?
- Une lésion du nerfs ulnaire entraîne des paralysie partielles et parfois même une anesthésie de …
Il s'arrêta en voyant le regard effaré de Jim et s'empressa d'ajouter :
- Ce n'est rien que je ne puisse guérir Jim ! D'ici deux semaines sa main ira très bien.
Kirk reprit sa respiration qu'il avait arrêté au moment même ou Mccoy avait commencé à énumérer les symptômes. Puis, poussant un soupir de soulagement, il lui lança un regard sévère.
- Ne vous avisez plus de me faire de telle frayeur !
- On peu s'arrêter ici pour les explications dans ce cas. Grommela t-il, n'aimant pas recevoir d'ordre lorsqu'il était déjà en train de transgresser les règles de la médecines légale.
- Non, non ! Continuez. Je ne pourrais pas dormir de la nuit si je ne sais pas ce qui c'est vraiment passé.
- Moi je le sais et je ne dormirais pas de la nuit non plus. Répliqua Mccoy.
Il reprit son souffle et continua.
- Le nerfs tibial, au niveau du genoux et sur chacune de ses jambes est dans le même état. Il ne sent même plus ses jambes. Heureusement, les blessures ne sont pas aussi grave et il devrait pouvoir tenir debout d'ici deux jours. La reconstruction du nerfs va lui faire parvenir au cerveau les neurotransmetteur qui déclencherons le signal de la douleur est …
- Bones, je ne comprends strictement rien ! S'exaspéra Jim.
- Il risque d'avoir très mal.
Kirk se passa la main dans les cheveux et chercha une chaise du regard. Il avait besoin de s'asseoir. Une fois installé, Leonard semblait encore plus mal à l'aise.
- Le reste des blessures est assez superficielles et guérirons avec le temps mais …
Les mots semblaient rester coincé dans sa gorge. Finalement il laissa Kirk en plan et alla voir l'infirmière Chapel, lui demandant d'aller leur chercher un café. La jeune femme s'exécuta et ils se retrouvèrent tout seul dans une des pièces de l'infirmerie. Kirk savait qu'il n'allait pas aimé ce que Mccoy s'apprêtait à lui dire.
- Disons que, d'autres nerfs ont été … non pas endommagé mais mis à l'épreuve de façon … extrême.
- Les quels ?
- Les nerfs glutéraux et le nerf ischiatique, situés au niveau des muscles fessiers et des cuisses.
Kirk resta un instant interdit. Il avait une idée de ce que Mccoy essayait de lui dire, mais il était incapable d'envisager qu'une telle chose soit possible. Ils n'auraient pas osé …
- Je … ne suis pas sur de comprendre.
- Vous aviez très bien comprit. Répondit le médecin.
A son tour, il se laissa tomber sur une chaise et s'enfui la tête dans les mains.
- Ils l'ont violé.
Ils restèrent un instant silencieux, face à cette réalité qu'ils voulaient tous deux fuir.
- La plupart du temps, les proches des victimes, dans ce genre de cas, dénie la personne et la rejette.
- Je ne …
- Vous ne réagirez pas ainsi Jim et je le sais, mais il ne faut pas non plus tomber dans l'extrême inverse. Spock a vécu une expérience traumatisante, sans doute bien plus terrible qu'elle l'aurait été pour un humain, dont il ne parlera sans doute jamais, fierté de Vulcain oblige. Mais c'est aussi en temps que Vulcain qu'il a subit ce … rapport sexuel, qui en règle général - et sans prendre en compte le fait qu'il ai été non consentant - est déjà une humiliation hors norme à ses yeux. C'est aussi un viol mental puisqu'il n'a sans doute plus été maître de ses émotions et de ses souvenirs. Le Romulien a pu capter certains de ses souvenirs, bien entendu, à son insu. Tout cela pour vous dire que même si il n'en dit rien, il doit se sentir plus mal que jamais sur ce point.
Bones marqua une pause. Se levant, il alla chercher deux verres et une bouteille de whisky.
- Ce dont on souffre le plus de ce genre de cas, ce n'est pas de la douleur mais de l'humiliation. Je ne saurais expliquer pourquoi les victimes se sentent coupables, mais il est impossible de leur enlever ça de la tête. En parler avec lui ne fera sans doute qu'aggraver les choses.
- Que devons nous faire dans ce cas, pour lui venir en aide ? Demanda Kirk.
Il fixait le sol d'un regard vide. Sa voix n'avait presque pas de timbre. Il avait l'impression de se noyer dans un cauchemar devenu réalité. Mccoy, lui non plus, n'osait pas le regarder. Dépité, il prit la bouteille de whisky et bu une grande gorgée au goulot.
- Rien. Ne faisons rien, et écoutons le simplement si il veut parler. Mais en dehors de cela, il faudra agir comme si de rien n'était.
Kirk soupira.
- Il est réveillé ?
- Non. Il dort comme un bébé depuis que je l'ai examiné. Vous voudriez le voir ?
Jim hocha la tête, se leva et ferma la porte derrière lui lorsque Bones lui fit signe d'entrer dans la chambre. Il avait besoin d'être un peu seul avec Spock.
Il était là, allongé dans son lit, un bras le long de son corps et l'autre posé sur son torse, l'air serin et calme. Ses épaules se soulevaient lentement au rythme de sa respiration, et jamais on aurait deviné qu'il avait enduré tant d'épreuve. Seuls en témoignaient les nombreux bandages que Mccoy lui avait confectionné, entourant son front, son cou, ses bras, ses poignets, ses bras … et sans doute les autre parcelles de son corps qui étaient dissimulée derrière les couvertures.
Il avait troqué la toge Romulanaise contre un pyjama bleu réglementaire confié aux Infirmeries de la FI, mais sa maigreur n'en était que plus visible. Il flottait dans ses vêtements, devenu immensément trop grand alors que pour une même taille il se sentait parfaitement à l'aise deux mois plus tôt, lors d'un examen obligatoire. Il semblait chétif, fragile, faible … Kirk, appuyé sur le mur de la chambre, le regardait de loin avec un sentiment de pitié de culpabilité qui s'émancipait de minutes en minutes.
- Qu'est-ce que ces monstres vous ont fait, Spock ? Demanda t-il, sans vraiment s'adresser au Vulcain.
Il se redressa et s'approcha du lit, s'asseyant sur le bord du matelas pour mieux regarder son ami, constatant à quel point il était pâle et semblait être en mauvaise santé.
Sans même penser à ce qu'il faisait, il chassa du bout des doigts la frange impeccable de son premier officier. Son air décoiffé lui allait si bien que Kirk chercha à comprendre l'obstination de son ami pour garder cette coupe au bol toujours aussi impeccable. Il fallait sans doute croire que, tout comme l'esprit Vulcain, il fallait que son physique soit irréprochable.
Kirk pouvait en témoigner : jusqu'à l'arrivée de Pike dans la FI, jamais un officier étranger - même un demi étranger - à la race humaine n'avait atteint un si haut grade et été autorisé à à naviguer sur un vaisseau de Starfleet. Les vieilles habitudes semblaient avoir la vie dure, et personne n'avait vraiment confiance en ce demi-vulcain surqualifié.
Lorsqu'on lui avait offert l'Enterprise pour sa mission quinquennale, Y croyait à peine. Il rayonnait de bonheur et souhait rencontrer son équipage, préalablement choisi dans son intégralité par de grand spécialistes alors que le capitaine Cristopher Pike naviguait encore à la barre. Puis, on lui avait demandé sur qui se porterait le choix de son second officier. Il avait reçut un liste, sélection stricte et rigoureuse qui recensait les meilleurs éléments de Starfleet. Il n'avait eu que l'embarra du choix. On lui conseilla donc de choisir quelqu'un avec qui il serait susceptible de s'entendre, de préférence un homme. Les bonnes relations entre un capitaine et les membres de l'équipage étaient primordiales, mais pas autant que celle qu'il entretient avec son premier officier. Tous ces visages et ces profils se ressemblaient, ne le rebutaient ni ne l'emballaient spécialement.
Puis il avait vu un profil inhabituel : une jeune homme aux airs sataniques et dont les résultats à l'académie avait explosé les records. Son profil le disait insensible, froid, méthodique et logique. Il apprit qu'il était en partie Vulcain et qu'il avait travaillé pour l'ancien capitaine. Sans savoir pourquoi, Jim avait eu envie d'en savoir plus et avait rendu visite à Pike, partit en permission quelque part dans le Massachusetts. L'ancien capitaine s'étonna de rencontrer celui qui le remplacerait, mais Jim ne tergiversa pas. Il se présenta et demanda quel genre d'homme avait été son premier.
- Le moins que l'on puisse dire c'est qu'il est … logique.
A l'époque, Kirk ne savait comment interpréter cette réponse. Cristopher éclata de rire.
- Ne vous en faites pas. C'est un très bon officier. Il saura vous remettre de temps à autre les pieds sur terre si c'est nécessaire et c'est également un excellent scientifique.
- Il a la réputation d'être totalement insensible.
- Il ne l'est pas, et il a du respect pour les être vivants. Je vous le recommande si vous le voulez bien.
Et Spock avait été réaffecté sur l'Enterprise.
Kirk sentit le vulcain bouger. Il recula légèrement et attendit qu'il ouvre les yeux. Le compteur qui indiquait son rythme cardiaque s'accéléra, beaucoup plus rapidement qu'il ne l'aurait du sans doute pour un humain normal. La lumière sembla l'éblouir et il tenta de s'en protéger en plaçant son bras devant son visage. La douleur eu tôt fait de le réveiller totalement et il se décida à regarder autour de lui. Son rythme cardiaque devint alors progressivement plus lent.
- Spock ? Appela Kirk.
Le concerné se retourna et croisa le regard inquiet de Jim.
- Capitaine …
Il essaya de se lever mais n'y parvint pas.
- excusez moi si je ne puis prendre une position correcte pour vous adresser la parole.
- C'est bon, Spock. Vous êtes excusé. Vous sentez-vous mieux ?
- Je suppose que oui, d'ici peu.
- Je suis désolé de n'avoir pu vous secourir plus tôt.
- Vous n'auriez pu faire mieux je le sais. Le passé est le passé comme on dit chez vous. Parlons de l'avenir maintenant : que va t-il arriver aux Romuliens qui m'ont capturé ?
- Je dois m'entretenir avec leur gouvernement pour le savoir, mais je suppose que la Romulanaise qui vous a fait cela sera confiée à la Fédération.
- Si cela devait arrivé j'aurais une requête à son sujet.
Kirk haussa les sourcils.
- La quelle ?
- Si elle pouvait être installée dans les mêmes locaux que sa soeur lorsqu'elle sera en prison, je pense que ce serait une bonne chose pour tout le monde.
- J'en parlerais au conseil. Le rassura Jim.
- Où allons nous à présent ?
- Nous retournons sur terre par ordre de Starfleet, mais avant cela nous vous déposerons sur Vulcain afin que …
- Non !
Jim en resta sans voix, interloqué. Spock avait presque crié.
- J'aimerais mieux que l'Enterprise ne fasse pas dé détour.
Kirk fronça les sourcils.
- Vous " aimeriez " ? Répéta t-il.
- Il serait plus logique de ne pas dévier notre trajectoire alors que nous avons reçut un ordre de la Fédération. Corrigea t-il.
Jim commençait à être inquiet. Quelque chose n'allait pas depuis le début avec Spock. L'angoisse le rongeait progressivement alors qu'il envisageait le pire. Il s'approcha du Vulcain et s'assit au pied du lit, sans le quitter des yeux.
- Spock … Vous ne vous comportez pas en Vulcain depuis que je vous ai retrouvé.
Le jeune homme blêmit mais son expression restait la même.
- Je doutes que …
- Spock. Le coupa Jim. Est-ce que … vous barrières mentales sont tombées ?
Spock le dévisagea, l'air grave, puis il se retourna de façon à ne plus pouvoir regarder son capitaine.
- Sortez. Demanda t-il d'un ton sec.
- Spock …
- Sortez, j'ai besoin d'être seul.
Kirk ne prêta à attention au fait que son premier officier lui donnait des ordres, car c'était en temps qu'ami qu'il lui avait fait cette requête. Effondré, Jim sortit de la chambre et se retrouva face à un Mccoy livide.
- N'auriez vous pas une autre bouteille docteur ?
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Je n'ai pas beaucoup aimé ce chapitre ainsi que le précédent pour ne rien vous cacher. Cependant ils étaient indispensables et les prochains seront un peu plus passionnant je vous rassure.
