Ma tête semblait sur le point d'exploser quand je me réveillais. Et après quelques secondes durant lesquelles j'étais complètement inconsciente de la situation, la douleur qui parcouru mon corps me ramena rapidement à la réalité.
Je sentais la douleur venir, puis repartir pour revenir plus fort. J'étais tellement mal, et pourtant, je n'avais même pas encore ouvert les yeux.
Tout doucement, je commençais à les ouvrir, mais la lumière m'aveugla immédiatement. Je clignais des yeux, essayant de m'adapter. Lorsque finalement mes yeux furent habitués à la clarté ambiante, je regardais autour de moi et reconnus immédiatement l'ambiance stérile des hôpitaux.
Etant une habituée de ce genre d'endroit, je me mis alors à chercher le bouton d'urgence pour appeler une infirmière. Après avoir appuyé dessus à de nombreuses reprises, je pris le temps d'observer ce que je pouvais voir sur moi. Une aiguille était plantée dans mon bras gauche, et de nombreux fils faisaient leurs trajets jusqu'à l'intérieur de la chemise d'hôpital dont j'étais vêtue. Et maintenant que j'y prêtais attention, je pouvais entendre le bip caractéristique de la machine à mes côtés, qui se faisait entendre à intervalle régulier.
Soudain, une infirmière passa sa tête dans ma chambre, un sourire chaleureux accroché à son visage.
- Bonjour Melle Swan, je suis contente de vous voir réveillée, comment vous sentez-vous ? demanda-t-elle en s'approchant doucement de moi.
- Je ne sais pas vraiment… Répondis-je en l'observant s'affairer autour de moi.
Elle finit par s'asseoir sur le fauteuil près de mon lit et attrapa ma main, pour l'enfermer entre les siennes.
- Très bien, alors, sur une échelle de douleur de 1 à 10, vous pensez en être à où ?
- Euh…
J'essayais d'évaluer objectivement ma douleur, car j'avais vraiment envie de crier un gros 10, mais ce serait me surestimer.
- Je ne sais vraiment pas quoi en dire ! C'est juste que j'ai mal à la tête, au nez et un peu partout en fait, répondis-je mal à l'aise.
Elle rit devant mon approximation bien vague.
- Très bien, c'est supportable quand même ? Insista-t-elle.
- Pas vraiment, non, grimaçais-je.
- D'accord, alors on va atténuer tout ça ? De toute façon, vous avez besoin de repos ! Me dit-elle.
Mais à peine eut-elle fini de me parler que des coups s'élevèrent dans la pièce. Elle se releva instantanément, et me lança un regard d'excuse.
- Oui ?
La porte s'ouvrit lentement, pour laisser passer une apparition divine.
L'air s'échappa de mes poumons en un souffle de pur désir, alors qu'entrait timidement l'homme le plus sexy de la Terre. Le temps semblait s'être suspendue, à part lui qui nous regardait d'un air gêné, nous étions statufiées. Ce n'est que lorsqu'il s'éclaircit la gorge que nous retournâmes sur Terre.
L'infirmière s'excusa, après qu'il lui ait expliqué la situation, puis partit précipitamment.
Il me lança alors un sourire qui fit rater de nombreux battements à mon cœur.
- Bonjour ! Me salua-t-il de sa voix si douce.
- Bonjour Démétri, souris-je en rougissant.
Je détestais mon corps, il me trahissait, il trahissait les sentiments qui auraient dû rester bien à l'intérieur.
- Comment vas-tu ?
Il s'approcha de moi, et s'assit près de moi sur le lit. Il m'observa un moment en fronçant les sourcils puis me regarda dans les yeux.
- Bien, bien, souris-je. Et toi ?
Je devais avoir l'air d'une parfaite idiote, avec un sourire béat collé aux lèvres, un regard de biche hypnotisée par le chasseur, mon souffle pas vraiment maitrisé.
- Non, non, on ne détourne pas le sujet. En ce moment, tout ce qui m'importe c'est toi toi et ta santé ! Murmura-t-il.
Il posa sa main sur ma joue, et commença à caresser doucement ma peau du bout de mes doigts.
Comment un homme si parfait pouvait-il exister ?
- J'aimerais que maintenant tu m'écoutes, d'accord ? demanda-t-il, son regard si convaincant fixé sur moi.
J'hochais la tête doucement. Il laissa sa main tomber doucement. Son regard changea doucement, passant de tendre et chaleureux à impassible.
- Quels sont tes souvenirs de l'agression ? Me questionna-t-il.
Je me figeais, me rendant compte que je ne m'étais même pas posé la question jusqu'à maintenant.
Comment étais-je arrivée ici ?
Je ne pouvais même pas m'en souvenir. Je n'avais même pas cette sensation de trou noir, je ne saurais même pas dire ce qui c'était passé hier matin, c'était juste comme si cette partie n'avait jamais existé.
Je sentis mes yeux s'humidifier, à l'heure actuelle, j'étais totalement inutile.
- Je… Je n'en ai aucun ! Je ne me souviens même pas ce que j'ai déjeuné hier matin, ni avant-hier ! Sanglotais-je.
Je l'entendis soupirer, alors je relevais les yeux pour le voir regarder par la fenêtre. Il marmonnait, mais je ne pouvais rien comprendre. Il finit par se lever, et s'approcha de la fenêtre.
- Ecoute Bella, soupira-t-il. J'ai quelque chose d'important à te dire. Il se tourna vers moi, mais resta loin. Tu es restée dans le coma pendant quatre jours ! Les médecins disent que c'est une réact…
Il avait beau parler, je ne l'écoutais plus.
Quatre jours ?
C'était un temps si court, mais là, il me paraissait si long. Je venais de perdre quatre jours de ma vie, et même plus, puisque je ne pouvais même pas me souvenir de la date de mon dernier souvenir. Mon esprit ressemblait juste à un énorme brouillard dans lequel j'étais complètement perdue.
Au bout d'un certain temps, je fus reconnectée à la réalité par Démétri qui me secouait légèrement par l'épaule. Il semblait peiné, et mal à l'aise. Il plongea son regard dans le mien.
- Ecoute Bella, il reste quelque chose que je dois te dire ! Soupira-t-il.
- Encore ? Pleurais-je.
Il détourna le regard, puis s'assit sur le fauteuil. Il attrapa une sorte de dossier qu'il avait dû poser sur ma table de chevet en arrivant et l'ouvrit tout en gardant caché son contenu.
- Le soir de ton agression, une jeune femme a été tuée. Elle a été retrouvée dans l'Union Bay. Et les preuves que nous avons semblent montrer que l'homme qui te harcèle est l'assassin de cette fille.
Je ne savais pas comment réagir. Ma main était venue se poser sur ma bouche pour cacher l'horrible moue qui s'y affichait, montrant que j'étais au bord de la crise de nerfs. Une femme avait été tuée ?
- Pour les besoins de l'enquête, j'ai besoin de savoir si tu la connaissais. M'expliqua-t-il d'une voix professionnelle.
J'hochais la tête et il sorti une photographie du dossier qu'il me tendit. Je l'attrapais, tremblante et la tournais doucement vers moi.
Et à peine j'aperçus son visage que mon estomac se tordit.
- Je vais vomir ! M'écriais-je, alors que mon estomac se contractait douloureusement.
Démétri me regarda, paniqué, puis regarda autour de lui. Il accouru vers le petit lavabo et me ramena une bassine. Il eut juste le temps de me la tendre et que je vomis le contenu de mon estomac, de l'acide. Je sentais les larmes continuer à couler, tandis que mon estomac semblait se calmer. Démétri me tendit une serviette, je m'essuyais rapidement la bouche avant de me retourner à nouveau vers la photographie.
Je levais les yeux vers Démétri pour voir qu'il arborait maintenant un masque de pitié mêlait à de la compassion.
- C'est moi ! M'écriais-je.
Il baissa les yeux vers le sol.
Et mon regard fut à nouveau attirer par ce visage. La jeune femme était brune, son visage était plutôt fin, et ses yeux sans vie étaient d'un marron saisissant. La ressemblance était tellement frappante que s'en était effrayant, nous avions le même nez, la même bouche, même la forme des sourcils était identique !
Soudain, je fus frappée par un détail qui attira mon attention. Elle avait exactement les mêmes boucles d'oreilles que moi. Les boucles d'oreilles que ma mère m'avait offertes pour avoir été acceptée à l'université.
Nous aurions pu être jumelles, mais seulement, elle était morte.
Et je réalisais avec effroi que c'était entièrement ma faute.
- Ecoute, je sais que c'est dur à encaisser mais…
- J'aimerais être seule maintenant ! Le coupais-je.
Je lui tendis la photographie, qu'il remit dans le dossier avant de me regarder d'un air peiné.
- Je ne pense pas que ce soit la meilleure des solutions, je préfèrerais…
- Je veux être seule Démétri ! M'exclamais, le coupant à nouveau.
J'étais épuisée, et l'infirmière dû m'entendre crier puisqu'elle entra dans la chambre.
- Oh ! Qu'est-ce que vous lui avez fait ? S'écria-t-elle en me regardant.
Elle se tourna vers Démétri et d'un air sévère lui dit de partir. Il essaya de parlementer mais elle ne lui laissa pas le choix, et il se retrouva vite à la porte, après m'avoir lancé un timide au revoir. Une fois qu'il fut hors de ma vue, l'infirmière s'approcha de moi avec un air à fendre le cœur.
- Ma pauvre enfant, qu'est-ce qu'il vous a fait… Demanda-t-elle doucement.
J'éclatais en sanglot, répétant inlassablement que tout était de ma faute.
Elle sortit alors une seringue de je ne sais où et la planta dans la perfusion avant de la vider entièrement.
- Il va falloir se reposer maintenant, vous avez besoin de repos, votre corps a besoin de repos ! Je suis désolée…
Et ce fut sur ses derniers mots que mon esprit s'enfonça dans le noir rassurant de l'inconscient sans rêves.
Je sais, c'est très court, mais j'ai pensé que l'attente avait déjà était suffisamment longue. Je suis désolée, parce que franchement, je n'ai aucune excuse, si ce n'est une fainéantise complètement ingérable !
Ce chapitre, j'ai vraiment galérer pour l'écrire, j'ai enregistré au moins 10 versions, que je trouvais complètement nulle, alors j'ai décidé d'écrire celle-là, et de la poster !
Le prochain arrive dans pas longtemps, et histoire de cette fois pas mentir, je vous dis une semaine maximum ! Et je vous promets que le prochain chapitre sera plus gai ! Là l'histoire commence à prendre forme au niveau du développement de DJ.
Tiens d'ailleurs, j'aimerais savoir si quelqu'un serait intéressé pour m'aider à corriger mes fautes d'orthographe ? Et aussi à me booster pour écrire plus vite ?
Encore une fois, désolée !
Et avant de vous laissez, j'aimerais dire merci à toutes les filles qui m'ont laissé des reviews super motivantes pour continuer, parce que si j'ai reposté, c'est grâce à vous !
