Chapitre 10 : une Question de Résistance

POV Bella

(le seul et unique de cette histoire étant donné que c'est l'histoire d'Edward, mais j'ai trouvé qu'il pourrait être intéressant d'avoir le POV de Bella, montrer son état d'esprit est important pour la suite)

Je m'éveillais tout doucement. Était-il encore là ? Je ne sentais plus son odeur. Cette odeur qui recouvrait les draps et qui m'a bercé durant mon sommeil.

Edward Anthony Cullen.

Un nom qui me semble étranger et si familier à la fois.

Probablement le plus bel homme qu'il m'ait été donné de rencontrer. Et Il sentait si bon. J'ai bien cru m'évanouir de nouveau lorsqu'Il m'avait pris dans ses bras. Un sourire se dessine sur mes lèvres. Je donnerais tout pour y retourner …

Non mais ça va pas ma vieille ! Tu dérailles complètement là ! Tu le connais À peine ce gars.

Et pourtant …

J'ouvre enfin les yeux. Il n'est pas là. Je ne dois pas être déçue … et pourtant je le suis.

Mais qu'est-ce qui m'arrive ?

C'est bien la première fois que je ressent un truc pareil. Je me sent … alaise avec lui, il m'apaise. C'est bien la première fois que ça m'arrive. Je ne me suis jamais sentie alaise avec les hommes, mis à part mon père et Jazz mais je connaît Jasper depuis plus de 20 ans, il faut dire que ça aide.

Je regarde tout autour de moi. Je n'avais pas pris le temps la veille d'examiner la pièce où je me trouvais, trop absorbée par la contemplation de celui dont c'était la chambre. Un chambre bien curieuse. Des livres et de la musique, voilà tout ce que l'on peut trouver dans cette pièce. La pièce en question est peu près aussi brande que mon appartement; rectangulaire, les deux pan de mur les plus étroits étaient occupés par d'immenses bibliothèque sur lesquelles s'entassaient livre, vinyles et cds. L'un des mur était couver d'affiches de concert parmi lesquelles on pouvait trouver ça et là des diplômes dont je ne pouvais voir l'objet. Le dernier pan de mur était composé d'une immense baie vitrée par laquelle on pouvait apercevoir le faitage des arbres de Central Park. Le reste de la pièce était occupé par le magnifique piano à queue au pied sur lequel il a joué pour moi cette si belle mélodie, une mélodie à laquelle il a donné mon nom d'ailleurs !

Cet homme est fou!

Le reste de la pièce est occupé par le lit dans lequel je me trouve et quel lit! Immense et totalement blanc, il contraste avec le piano et les bois sombres de la bibliothèque et du parquet. Il émane de cette pièce une certaine sérénité, je m'y sent bien. Aussi bien que dans les bras de …

non! On a dit Stop Isabella !

Je me reprend et constate que des vêtements propres sont posés sur le fauteuil où Il était assis quelques heures plus tôt, à moins que ce soit hier… le soleil est bien trop haut pour que l'on soit encore dimanche.

Non d'un chien, j'ai beaucoup trop dormi, il faut que je trouve Rose et que j'essaye de m'arranger pour l'envoyer Miami, la galère.

Je sortais de la chambre et trouvais Alice en train de dessiner sur le comptoir de la cuisine.

- Salut la marmotte ! Bien dormis ?

- Euh … oui, merci. Rose n'est pas là ?

- Non elle est sortie avec Jazz. En faite on est juste toute les deux. Mes parents sont aller voir des amis, Emmett est allé bosser, tout comme Edward. Oh, tient temps que j'y pense.

Elle sauta de son siège et alla prendre quelque chose dans le four. Elle posa devant moi une assiette recouverte d'une serviette. D'un geste magistral qui me fit sourire, elle souleva la serviette sous laquelle se trouvaient des pancakes aux myrtilles.

Si ils étaient aussi bon que ceux d'hier, j'allais me régaler.

Et c'était le cas.

- C'est absolument divin, c'est toi qui les as fait.

Alice sourit.

- Non, pour être franche je ne suis pas une grande cuisinière. C'est Edward qui les a fait ce matin et qui les a mis de côté pour toi avant qu'Emmett, Jasper et mon père ne leur fasse une fête.

- Edward ?

- Oui, mon frère est plein de surprises. Tu as de la chance.

- Pourquoi ? pour les pancakes ?

- Oui, mais aussi parce qu'il a joué pour toi. Ça fait 10 ans qu'il n'a joué pour personne. Ma mère en a pleuré. Il faut dire que ce morceau est particulièrement beau.

- Il m'a dit qu'il l'avait écrit il y a un moment.

- Oui. Quand il avait 17 ans, il a eu un grave accident de moto. C'est un miracle qu'il soit encore en vie et qu'il n'ai gardé aucune séquelle. Il a passé plus de deux semaines dans le coma et quand il s'est réveillé, il n'était plus le même.

- Comment ça ''plus le même'' ?

- Je ne sais pas trop comment l'expliquer en fait. Avant son accident, il ne vivait que pour sa musique. Mais lorsqu'il s'est réveillé, lorsqu'il est rentré à la maison, il n'a plus touché à son piano ni à aucun autre instrument.

- Mais il a pourtant composé ce morceau.

- C'est peut-être jouer sur les mots, mais il ne l'a pas composé, il l'a écrit. Il ne l'a jamais joué avant-hier. C'était la première fois que nous l'entendions. Je me souviens très bien de le voir assit à côté de son piano à inscrire les notes les une après les autres. C'était comme s'il recopier un morceau de mémoire. Lorsqu'il avait un doute, il refaisait le morceau sur le bord d'une table, jamais sur le clavier du piano. Ça a brisé le cœur de notre mère, elle adorait l'entendre jouer.

- Mais il y a une raison à son refus ?

- Oui et non. Je ne sais pas si tu le sais mais lorsqu'il joue de son instrument, un pianiste utilise certes ses doigts mais aussi son cœur et après cet accident, c'était comme si son cœur, son âme, s'était brisé. Par moment, il ressemblait plus à un zombie qu'à mon frère. Avant ça c'était un gars plein de vie, mais après … c'était comme s'il passait son temps à attendre quelque chose … ou quelqu'un. C'était une âme en peine.

- Ce n'est pourtant pas l'impression qu'il donne.

- Oh ça c'est parce que tu ne le connais que depuis peu. Depuis quelques jours, j'ai l'impression d'avoir retrouver mon frère, à croire qu'il a eu une illumination pendant ce défilé de mode, depuis il est métamorphosé, il a retrouvé goût à la vie.

- Et tu connais la cause de ce changement ?

- là dessus j'ai ma petite idée, me dit-elle avec un grand sourire. Bon parlons d'autre chose. Je t'ai mis quelques vêtements propres dans la chambre d'Edward et si tu veux, tu n'a qu'a utiliser sa salle de bain, il n'y verra pas d'inconvénient.

- Euh … j'ai vu les vêtements mais pas la salle de bain.

- Ah, ça c'est parce qu'elle es cachée ! Viens, suit moi, je vais te la montrer.

J'obéis et suivit Alice jusque dans la chambre d'Edward. Elle se dirigea droit vers la bibliothèque qui occupait tout gauche de la chambre, du sol jusqu'au plafond. Elle tira sur l'un des rayonnages et étrangement, ce dernier glissa pour donner accès à une salle de bain. La salle de bain était emplie de son parfum, de son après rasage, de son odeur tout simplement. C'était un pure bonheur.

Aller ma fille reprend toi.

- Merci Alice.

- De rien. Il y a des serviettes propres dans le placard qui est là.

- Ok.

Je me déshabillais et prenais ma douche. J'utilisais son savon.. Portée par l'odeur, je laissais rapidement mon esprit divaguer. L'imaginant sous cette même douche, quelques heures plus tôt. Imaginant ses mains posées sur mes hanches, imaginant …

STOP !

Isabella on se reprend et tout de suite. Certes il est beau, certes il semble intelligent. Mais ce n'est pas le moment de ce laisser aller. Tu as un job et tu paresses depuis suffisamment longtemps.

Je sentais malgré tout mon cœur battre bien plus rapidement qu'il ne l'aurait dû.

Je me rinçais rapidement et me séchais, tentant tan bien que mal de ne pas prêter attention à la délicieuse odeur qui se dégageait de mon drap de bain. Essayant lamentablement de lisser mes cheveux qui commençaient déjà à boucler, en les attachants je limiterais les dégâts, enfin c'était à espérer.

Je retournais dans la chambre pour enfiler les vêtements qu'Alice y avait déposé pour moi. je n'étais pas sûr de pouvoir porter Ça ! elle avait prévu un ensemble de lingerie composé d'un bustier sans bretelles qui se fermait sur l'avant par une série de petits crochets et d'une culotte toute en dentelle et soie assortie. Pour « cacher » tout ça, Alice avait prévu une robe bustier bleu nuit qui m'arrivait juste sous le genou. A contre cœur, j'enfilais la tenue, mais il allait falloir que je dises deux mots à madame la styliste, je ne pouvais pas aller travailler comme ça !

Une fois habillée, je sortais de la chambre.

- Alice ! il faut que …

Oh Mon Dieu ! Il était là, appuyé sur le comptoir de la cuisine, de la façon la plus décontractée qui soit, à rire avec sa sœur. Je me sentis défaillir.

****************

POV Edward

J'avais réussi à commencer ma garde plus tôt de façon à pouvoir rentrer le plus tôt possible à la maison. Cela ne m'avait pas empêché de rentrer pour ma pause déjeuner. Je ne le faisais jamais, mais j'avais besoin de la voir. Lorsque j'arrivais à la maison, Alice ne se gêna pas de me le faire remarquer. Mais que pouvais-je y faire ? La tentation était trop forte.

J'entendis la porte de ma chambre s'ouvrir.

- Alice ! il faut que …

Je crus que j'allais faire une crise cardiaque. Elle était tout simplement éblouissante. Elle portait une robe bleue qui mettait ses courbes en valeur sans être provocante. Merci Alice ! Ses cheveux étaient malheureusement attachés dans un chignon stricte. Sacrilège !

Tout d'un coup elle perdit le peu de couleurs qu'elle avait. Je me précipitais pour la soutenir.

- Houla, viens t'asseoir. Alice, un verre d'eau avec du sucre s'il te plais.

Je l'avais attrapée par la taille et serrée contre moi pour l'aider à maintenir son équilibre. Sentir la pression de sa poitrine contre mon torse était un vrai plaisir. Je crois bien que si je n'avais pas été aussi inquiet, j'aurais poussé un gémissement de plaisir. Je l'aidais à aller s'asseoir sur le canapé le plus proche. Alice nous apporta le verre d'eau sucré que je l'obligeais à boire.

- Es-ce que ça va mieux ?

- Euh … oui, ça va aller merci.

Je lui pris le poignet pour vérifier que sa tentions artérielle était bonne. Je n'eus aucun mal à sentir son pou. Son cœur battait vite peut être un peu trop vite … .

Elle retira son poignet de ma main, elle semblait gênée. Mais m'offrit un magnifique sourire. Seconde crise cardiaque de la journée.

- Alice, je te remercie pour la robe, mais tu n'aurais rien de plus … classique ? je ne peut pas aller travailler dans cette tenue.

- QUOI ? Mais il est hors de question que tu sortes !

Je n'en revenais pas. Elle avait failli s'évanouir de nouveau il y a à peine quelques minutes et elle veut retourner travailler

- Il est hors de question que je reste ici. J'ai des engagements à tenir, je ne peux pas me permettre de prendre des vacances, pas pendant la saison des défilés. Rose n'est pas le seul mannequin dont je m'occupe !

- Rosalie les a appelé ce matin pour leur dire que tu étais malade et elle a fait reporter tout tes rendez-vous jusqu'à mercredi. Précisa Alice.

- Elle a fait quoi ? là c'est trop fort.

- Bella, tu es trop faible pour aller travailler. Le surmenage de plusieurs années ne s'efface pas ne une seule nuit.

- Mais …

Elle nous regardait Alice et moi avec un regard incrédule.

- Bella, tu va te reposer et il n'y a pas à discuter. Alice, je te la confie jusqu'à ce que je rentre. Je devrais être là pour 17h au plus tard comme ça vous pourrez partir suffisamment tôt pour éviter les bouchons à la sortie de la ville.

- Comment ça partir ? demanda Bella.

Alice lui lança un regard désolé.

- Jazz nous a invité, Rosalie, Emmett, nos parents et moi, à assister au concert qu'il donne ce soir à Philadelphie. Edward restera ici avec toi.

- Quoi ! j'en reviens pas que Jazz et Rose me fassent un coup pareil.

Elle se leva et partit dans ma chambre en claquant la porte aussi fort qu'elle pus. Sa réaction était puérile, mais il est vrai qu'à sa place, j'aurai probablement réagit de la même façon, quoi que …

- En tout cas j'espère que tu sais ce que tu fais Ed. Parce que là c'est pas gagné pour toi. Elle est vraiment furax.

- J'avais remarqué, merci. Bon, moi il faut que je file. En cas de problème, demande à Emmett de venir si elle essaye de sortir et Papa si elle s'évanouit de nouveau. Passe une bonne après midi.

- Ça c'est pas gagné non plus.

Je lui souris et sortis du loft.

J'arrivais à l'hôpital en retard et m'attelais donc à la tache qui m'avaient été confiée tout en surveillant la pendule.

***

À 16h45, alors que j'allais me changer, je croisais de Dr Greenfield.

- Et bien Dr Cullen, on déserte ?

- Euh … oui désolé Dr Greenfield, mais pas d'heure sup pour moi ce soir.

- Dommage, j'airais bien tenté de vous battre aux échecs après mon service.

- C'est dommage en effet. Bonne soirée Dr.

Alors que je partais, il m'interpella.

- Edward ?

Il ne m'appelait jamais par mon prénom. Je me retournais et l'interrogeais du regard.

- Comment s'appelle-t-elle ?

Je ne pus retenir mon sourire.

- Bella.

- Dans ce cas bonne soirée.

Il était déjà 17h. J'étais en retard, encore une fois.

******

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui.

Laisser Bella et Edward seuls toute une soirée … est-ce bien raisonnable?

Hihi y'aura du croustillant pour demain =^_

J'attends vos Reviews !

La suite demain …