COUCOUUUU LES TWILIGHTERSSSSS !

Me revoilà donc à notre nouveau rendez –vous hebdomadaire !

Désolée pour hier, mais j'ai eu une semaine de folie… et aujourd'hui aussi, dsl apprendre qu'on risque bientôt d'être « tatie » c'est juste… bon j'ai pris un grave coup de vieux mais je suis complètement hystérique !

Pour ne pas perdre trop de temps, je ne réponds pas à vos review cette fois ci individuellement, je suis navrée, mais je vous remercie du fond du cœur car, jen ai eu plus de 30 pour le Chapitre 8 : Expiation. Donc je compte encore sur vous pour celui là, qui devrait ma fois vos ravir.

Une dédicace quand même à Tinu qui surveille mon travail de sa colo de vacances, Jess qui me doit 2 reviews (et deux longues !) et Marie Charlotte parce que sa bonne humeur et son enthousiasme me ravissent !

A mama aussi à laquelle ce chapitre est particulièrement dédié !

Bon bah maintenant bonne lecture et j'espère que vous apprécierez… ^^

Je suis gentille, parce que la semaine dernière vous avez du endurer du suspense alors là et bien, c'est votre récompense

Un petit conseil : lisez le en étant sûre que personne ne lira par-dessus votre épaule, on sait jamais !

oOoOoOoOoOo

Chapitre 9 : Fusion

Bella POV

Je raccrochais, perplexe. Un flot incommensurable d'émotions me prit à la gorge. D'abord la peur. Une peut panique et inébranlable. Une peur typiquement humaine. Sauf que je n'étais plus vraiment humaine, n'est ce pas ? Alors, je fus soulagée. J'étais une louve et quoi qu'il advienne, je serais plus forte. Jacob pouvait tuer des vampires. Moi aussi. Il ne devait avoir peur que parce qu'il ne savait pas comment je réagirais en cas de danger. Ou plutôt comment l'animal tapit en moi agirait. J'étais épuisée par cette schizophrénie. Je m'affalais donc sur mon lit, qui nous servait aussi de canapé, et ouvrit un de mes romans préférés désormais, La nuit des temps. Cela relatait l'histoire d'amour impossible entre le docteur Simon et Eléa, une humaine qui avait vécu 900 000 ans auparavant, qu'on avait fait s'endormir et qu'on réveillait en pleine guerre froide. La jeune femme cependant ne parvenait pas à s'éprendre de son sauveur, l'esprit toujours obnubilé par Païkan, son fiancé, mort. Je m'identifiais à cette fille, perdue au milieu de ses sentiments. Je relisais le prologue, que je connaissais par cœur :

Ma bien-aimée, mon abandonnée, ma perdue, je t'ai laissée là-bas au fond du monde... »

Je refermais aussitôt le livre.

Non.

Je ne devais pas le lire.

C'en était trop.

Je m'étais trop morfondue pour Edward. Maintenant, j'avais Jacob. Jacob qui m'aimait. Jacob que je désirais. Je lui avais offert mon cœur en l'embrassant de tout… mon cœur justement, avant de quitter la Push. Jacob, mon Jacob, mon soleil. Voilà. Edward avait été une éclipse dans ma vie. Un astre qui m'en avait voilé un autre, mais en disparaissant, l'avait fait briller encore plus fort. Jacob. Oui. Je me fis à cet instant là la promesse d'aimer Jacob Black de toute mon âme, de toutes mes forces. De lui donner ce qu'aucune femme à part moi ne pourra lui accorder. De n'être plus qu'à lui et d'oublier cet autre.

Je me souvins de notre première et unique nuit ensemble, à la Push. Nous nous étions contentés de nous assoupir dans les bras l'un de l'autre. Ce soir là, je n'avais pas pu lui offrir plus, malgré ses efforts pour me donner quelque plaisir. Il avait été si tendre, si doux et prévenant. Il ne s'était pas offusqué lorsque je m'étais écarté de lui, apeurée par la tournure que prenaient les événements, rongée toujours par la culpabilité. L'impression de tromper l'autre lorsque j'étais en sa compagnie. Il m'avait embrassée sur le front et caressé ma joue avant de m'attirer contre son torse dans un soupir en me promettant de sa voix de velours :

-« Je t'attendrais Bella. Je veux que tu sois heureuse avec moi. Nous avons tout notre temps. » J'avais frissonné puis Morphée m'avait amené au pays des rêves. Avec l'aurore je m'étais éveillée, sereine. J'avais glissé comme l'eau, pour m'échapper à l'étreinte de Jacob et ouvert la fenêtre, pendant qu'il dormait à poings fermés. J'avais fait du café noir ensuite, pour me réveiller tout à fait et réaliser que je ne rêvais pas. Que j'allais recommencer à vivre, à être heureuse. Dans la glace, j'avais vu une adolescente à la crinière chocolat, mince et pâle, enveloppée dans un drap blanc, qui souriait au monde.

Je souriais au monde.

Je me souriais, je souriais à ce reflet de moi.

Je souriais à cette jeune fille du miroir, si épanouie et heureuse.

Un sourire à cette fille que je ne connaissais pas. Une fille que j'avais envie d'apprendre. Cela faisait tellement longtemps que je n'avais pas souris ainsi, juste pour le plaisir de me voir rayonner dans une glace. Je paraissais fatiguée et malingre, mais mes pommettes rouges et rebondies indiquaient que j'étais en bonne santé. C'était ce matin là que je m'étais rendue compte que ma vie pouvait reprendre son cours. Que maintenant, je ne ressentirais plus de culpabilité quand je pensais à ma relation avec Jacob vis-à-vis d'Edward.

Il m'avait quitté. Point barre à la ligne, nouveau chapitre.

Je devais tourner la page. Et ce n'est que maintenant que j'en avais la force. J'étais amoureuse. J'aimais Jacob plus que ma propre existence. Je le voulais heureux, savoir qu'il s'épanouissait à mes côtés. Je voulais être son point d'ancrage, son port, sa stabilité. Je voulais qu'il m'aime autant que moi je l'aimais. C'était stupide et égoïste mais tant pis. Je le voulais à moi, pour moi. Cet aveu fait à moi-même me fit peur. Je ne désirais plus y croire. Et pourtant j'y croyais. Mon amour était un soleil, brûlant, mais il me faisait peur à brûler trop fort et à embraser mon cœur.

Comment ne pas craindre l'amour quand il nous a fait souffrir tellement ? Mais il était là. Jacob était différent d'Edward. Jamais il ne me quitterait. Il avait promis.

« Mais Edward aussi avant lui… » Me glissa une petite voix pernicieuse.

Je secouais la tête avec obstination. Non ! Non Jake n'était pas Edward. Jake ne me ferait jamais de mal. Quand il m'en faisait, ce n'étais jamais prémédité. Or, il savait qu'en me laissant, je ne me relèverais pas. Non ! Jacob Black resterait auprès de moi, pour toujours, comme il l'avait promis. C'était un homme d'honneur. Il était arrivé dans la nuit et m'avait donné envie de vivre. Et moi qui, il n'y a pas si longtemps voulais me jeter dans le vide… Je m'éveillais à la douceur d'un autre corps, et mon amour, mon soleil, mon Jake, faisait briller à nouveau mes joues d'un éclat délicieusement rosé.

Et il veillait sur mes jours…

Comme sur mes nuits.

J'en rougis de plaisir. Jacob me manquait. Et ce n'était pas seulement son humour…

Mais après tout, quoi de plus normal quand on songe à celui que l'on désire ?

Mon malaise se dissipa étonnamment vite. Je fronçais les sourcils. Ca, ça n'était pas normal. On sonna à ma porte. Je me figeais, me rappelant les paroles de Jake.

N'ouvres à personne tant que je ne suis pas à la maison ».

On re-sonna.

Je me glaçais.

Une nouvelle sonnerie.

Je ne bougeais pas.

On commença à tambouriner sur ma malheureuse porte.

J'attendis que l'autre se lasse. Mais il n'en fit rien.

Exaspérée, je me dirigeais vers la porte pour voir un peu l'énergumène. C'est alors qu'une voix que je connaissais bien, trop bien même, résonna dans mes tympans.

-« Bella ? Bella ? Ouvres moi ? Je t'en prie, ouvres moi ! Pitié. »

Je fis un pas en arrière, puis un autre, et un autre encore, tant et si bien que je réussis à m'emmêler les pieds, échouant au final le nez contre le sol, dans un affreux bruit mat. Je ne pus m'empêcher de gémir. Si je voulais passer inaperçue, c'était râpé.

-« Bella ! Bella tu vas bien ? Toujours aussi maladroite ! Laisse-moi entrer que je vérifie si tu vas bien ! »

D'une voix blanche, je demandais :

-« Comment as-tu su que…

- Bella!

-Jacob…

-L'indien ne t'en voudra pas ! Il sait que je suis là ! »

J'avais très peur. Je n'avais jamais été au contact de vampire depuis que j'étais devenue leur ennemie héréditaire.

J'hésitais.

Ouvrir ?

Je restais abrutie, la main en suspend au dessus de la poignée.

Ne pas ouvrir ?

C'est ce que Jake m'avait demandé. Pourtant, mon visiteur n'était pas un ennemi. Je pris ma décision finalement quand il grogna d'impatience.

Je posais ma main sur la poignée de porte et la fit pivoter.

Sa beauté me coupa le souffle.

J'avais oublié à quel point il pouvait être séduisant. Une crinière fauve, des yeux ambrés, une peau ivoire, des lèvres bien ourlées et un charisme à toute épreuve.

-« Jasper… »

Oui, Jasper Hale, le vampire qui avait faillit me mordre, celui là même qui m'avait faire perdre Edward, se tenait là, dans l'encadrement.

Il m'adressa un petit sourire de gamin qui souffre. C'était toujours aussi craquant que dans mes souvenirs. J'en fus bouleversée, de le revoir ainsi, comme si nous nous étions quittés la veille. Un de mes meilleurs amis, ici. Ce n'est qu'à cet instant précis que je réalisais à quel point les Cullen m'avaient manqués. Avant je n'étais préoccupée que par Edward. En revoyant Jasper, je sentis un vide encore plus intense… Alice, Emmett, lui et moi nous ne pourrions plus jamais nous côtoyer normalement. Enfin, avec ma définition de la normalité, et cela me peina. Il se tenait droit sur le perron, et semblait vouloir me dire quelque chose. Peut être un bonjour ?

Il ouvrait la bouche et la refermait par intermittences. Il semblait très tendu.

Etrange pour un vampire manipulateur d'émotions.

Nous n'avions aucun contact physique lui et moi, avant, alors je n'eus pas à me jeter sur lui pour l'embrasser. Il se contenta de hocher la tête. Je fis de même. Ce n'est que lorsqu'il passa à côté de moi que je humais son parfum. Je ne pus retenir une grimace de dégout. Jacob ne blaguait pas quand il disait que les vampires sentaient affreusement mauvais.

Jasper s'affala sur le clic clac et ne m'adressa pas un mot. Je me sentais très mal à l'aise. Je devais avouer qu'il me faisait peur. S'il me mordait ? Si… je ne me contenais pas… Si je l'attaquais ? Son odeur vient me chatouiller les narines, et je me rendis compte avec horreur que j'avais la folle envie de « casser du vampire ».

Faire abstraction, ne pas le regarder. Faire abstraction… Faire… Argh je n'y arrivais passss !!!

Je paniquais.

Mais pas bien longtemps.

Je venais juste de m'en rendre compte que je me sentis mieux.

Je jetais un regard bougon au vampire qui se tenait dans mon salon, et il afficha un sourire angélique.

-« Laisses mes émotions là ou elles sont, Jasper.

-C'est juste que c'est un peu blessant pour moi.

-Je ne savais pas que l'inquiétude pouvait te blesser.

-Ce n'est pas parce que tu paniques que j'ai mal. C'est ce pour quoi tu paniques.

-Hurmf.

-Je n'ai jamais voulu ce qui s'est passé Bella. Je ne voulais pas te faire de mal. Jamais. Je… je m'en veux tellement si tu savais… »

Il semblait réellement touché, réellement faible.

Un oiseau tombé du nid.

Et sa douleur, tellement visible sur ses traits, me choqua. En quelques pas, j'étais de nouveau à ses côtés, et pour la première fois depuis que je le connaissais, je m'autorisais un contact avec sa peau de marbre. Il tressaillit. Je soupirais en écartant ma main. J'allais m'en aller quand il me ré-attira à lui.

-« Ne t'en vas pas. Je ne veux pas que tu partes.

-Je reste.

-Je ne veux pas que tu penses que je suis un monstre. »

Mon cœur se serra. J'avais…

-« Je ne veux pas de ta pitié. » Dit-il, malheureux.

Espèce de crétin liseur de sentiments. Il ne pourrait pas sortir de mon cœur pendant quelques secondes hein ? Non je ne voulais pas qu'il… Et sa main qui me rappelait tellement celle de… Non ne pas penser à lui , ne pas penser à lui… Jasper s'esclaffa.

-« Qu'est ce qu'il y a de drôle ?

-Tes sentiments qui font des montagnes russes. Et ta lutte obsessionnelle contre toi-même.

-Je ne lutte pas contre moi-même » répondis-je avec assurance. Enfin… Avec ce que je voulais être de l'assurance, sachant bien que je mentais, ce qui arracha une nouvelle exclamation à mon interlocuteur.

-« Tu m'as manqué Bella. Plus que je ne l'aurais jamais pensé.

-Ah bon ? »

Il venait de reprendre son sérieux. Je fis de même.

-« Tu n'es qu'une humaine.

-Mouais.

-En tout cas je ne t'ai connue que comme telle. Je ne me suis jamais intéressé aux humains que pour deux choses : la première, parce ce que c'étaient mes proies. La seconde parce qu'ils représentaient un supplice. Or, toi, tu es différente à mes yeux. Encore maintenant. Je n'arrive pas à t'appréhender autrement que comme la copine de…

-L'ex-copine… » Soulignais-je, et cela me brisa le cœur.

Il sursauta.

Je me mordis les lèvres et esquissait un sourire gêné, afin de m'excuser.

Il continua, comme si de rien n'était.

-« Non. Je crois qu'il a commis une horrible bourde en te quittant. Et il s'en rend compte. Si tu lui laissais une autre chance peut être que…

-Je ne veux plus de lui. » Assénais-je, catégorique. Jasper soupira et s'étira :

-« Elle avait vu ça.

-Alice ?

-Oui.

- Comment va-t-elle ?

-On fait aller. Plus rien ne sera jamais comme avant maintenant.

-Il m'a quitté. J'ai… Laisse tomber Jasper » Lâchais-je tandis qu'une vague d'angoisse affluait. Il passa sa main sur ma joue et je me sentis instantanément mieux.

-« Quand on ne peut pas être avec celui que l'on aime, pourquoi ne pas se tourner vers celui qui nous aime, c'est ça Bella ?

-J'aime Jacob. » Dis-je.

Jasper fut ébranlé par cette révélation. Il analysait mes sentiments à toute vitesse et s'affola en découvrant que je disais la vérité.

Il semblait perdu et déstabilisé. J'en profitais pour en savoir un peu plus sur les raisons de sa venue. Il soupira :

-« Je ne peux plus supporter Edward. Plus personne ne le peut d'ailleurs.

-Vraiment ?

-Il est cynique, dur et cruel. Il me tient pour responsable de tout ce qui c'est passé. Et il n'a pas tout à fait tord. Même toi tu as peur de moi.

-Ce n'est pas pour les raisons que tu penses… On va dire que… Tu sens le vampire et que je suis une louve… Et que j'ai une furieuse envie de me jeter à ton cou….

-Mais pas pour m'embrasser ! » Rit il.

-« Non, pas pour t'embrasser ! Plutôt pour t'éviscérer ! » J'imitais ma position de fauve, devant un Jasper hilare. Nous pouvions rire de nos différences, de nos entités ennemies. J'en fus rassurée, je devais l'avouer.

Bientôt il redevint sérieux et dit :

-« Nous sommes deux énergumènes qui ne savons pas comment nous comporter civilement… Des assassins… »

J'accusais le coup. Si seulement il ne disait pas vrai. Mais je devais avouer qu'il avait fait mouche. Pour moi tout du moins. Je lui fis face et lui saisis le bras avec douceur.

-« Tu n'es pas quelqu'un de mauvais Jasper. Je ne mettrais sans doute pas mon cou sous tes crocs mais je pense que je pourrais t'offrir mon amitié.

-Je ne la mérite pas. Un monstre ne…

-Je ne vois pas de monstre dans cette pièce. Je ne vois que des individus avec un destin plus fort qu'eux, qui les a menés à devenirs des personnes extraordinaires.

-Tu es encore bien jeune Bella, et bien idéaliste... En tout cas, je ne pouvais plus supporter sa rancœur, sa tristesse et sa douleur. Elle me dévastait et me rendait fou. Alors, je suis parti te chercher, pour te trainer à ses pieds. J'ai d'abord pensé que tu serais à Forks, mais je n'ai trouvé qu'une petite tombe. »

Il ferma les yeux et sa mâchoire se contracta. Je n'eus pas de mal à imaginer la douleur qu'il avait dû ressentir quand il avait vu ma pierre tombale. Instinctivement, je me calais contre lui et fermais les yeux. Contre Jasper Hale, je me sentais bien.

Il passa sa main, fine et légère, dans mes cheveux. Sa respiration était lente et calme. Il se maitrisait.

-« Je ne savais plus ce que l'on ressentait devant une tombe, cette affliction, cette impression de néant absolu. C'est encore pire que de s'en souvenir.

-Je suis désolée.

-J'ai cru que nous t'avions perdu. Pour toujours. Et tu es là. Bella, je préfère mille fois te savoir en vie et lycanthrope plutôt que pourrissant dans la terre. J'étais tellement mal. J'avais tellement peur de devoir leur annoncer que tu nous avais quittés. C'était affreux de repenser à tout ça, tout le temps, sans pouvoir l'avouer à personne.

-Je suis désolée… » Répétais-je, confuse.

Il passa son bras autour de mes épaules et son front se colla contre le mien. Instinctivement, je fermais les yeux et me concentrais sur la peau glaciale de Jasper, sa voix chaude, son corps marmoréen. Je ne rêvais pas, j'avais retrouvé une petite partie de ma vie d'avant… et je voulais en profiter, même si ce n'étaient que quelques instants volés à la guerre que se vouait nos deux espèces.

Quelques longues minutes plus tard, je rompis le silence, dévorée par la curiosité :

-« Et… comment va…

-Edward ?

-Aïe ! » Grimaçais-je. « Non pas Edward, Alice.

-Bien. Elle m'a retrouvé au Canada.

-Je sais, je vous ai vu.

-Et tu n'es pas venu nous saluer ?

-Je n'en avais pas le courage. Vous représentez un passé que…

-Tu préfèrerais oublier ? Comme Ed… » Il me vit me renfrogner et ne termina pas sa phrase.

-« Je préfèrerais oublier ce qui m'a fait souffrir. Pas toi, ni Alice ni les autres. Seulement lui. Faire comme il me l'a dit, comme s'il n'avait jamais existé.

-Mais il existe Bella. Et tu es toujours éprise de lui, je le sens.

-Ce que tu sens surtout Jasper, c'est une douleur lancinante qui se rouvre dans mon cœur peu à peu. Une douleur qui n'existait plus. Mon monstre.

-Tu vas me dire que c'est ma faute ?

-Non. Juste que j'ai assez souffert et qu'il est temps de tourner la page et d'aller de l'avant…

-Je vais te parler comme à une amie… Cette amie que tu devenais peu à peu, depuis quelques mois… Ne fais jamais rien que tu pourrais regretter un jour.

-Jacob ne me ferait jamais de mal. Il en serait incapable.

-Edward non plus.

-Pourtant il a pas mal de choses à charge. » Dis-je, acide.

Une larme solitaire roula sur ma joue et Jasper la sécha de ses doigts glacés mais vifs.

-« Tu es une fille extraordinaire, Bella. Celui qui t'aime et est aimé de toi a bien de la chance. »

Je piquais du nez, gênée. Mon compagnon s'amusa :

-« Tu tournes facilement au rouge pivoine !

-Hurmf !

-Heureusement que j'aime bien cette couleur… » Me taquina t'il, ce qui eut pour effet de me faire encore plus rougir. Mon cœur s'emballa, et le vampire blond précisa :

-« Hey, oh, je ne t'ai pas fait une déclaration d'amour là !

-Pardon… je sais mais… Rahhh… Je ne m'y ferais jamais !!!!

-Tu es incorrigible ! » Rit il en me voyant trépigner contre mes sentiments contraires qui m'assaillaient. Jasper déclenchait en moi une sorte de désir malsain. Je ne le voulais pas lui, je voulais sa peau, je voulais sentir encore sa présence vampirique. Pour fermer les yeux et penser à… Non ! Ne pas penser à lui ne pas penser à lui… Une main froide caressa mon cou, mon cœur rata un battement, je… JE VENAIS DE PENSER A LUIIII !! Ce que ça pouvait m'énerver mon inconstance ! Jasper s'amusait follement apparemment.

-« Tu te crois drôle ?

-Non. Mais c'est toi qui l'es. Je pensais m'ennuyer profondément en faisant le garde chiourme d'une jeune louve et me voilà hilare avec une adolescente qui ne sait pas maitriser ses hormones.

-Hormones toi-même ! » Grognais-je.

Il ébouriffa mes cheveux avant de repartir d'un rire cristallin. Malgré moi, j'esquissais un sourire. Mais pourquoi ne parvenais-je jamais à ne pas succomber au charisme de Jasper Hale ? Ah si… je me souvenais. Parce qu'il était charmant. Parce qu'il était gentil et prévenant. Parce qu'il était assez drôle. En tout cas, il avait le même humour que moi. Et surtout parce que cet idiot manipulait mes émotions !!!! Il parcourait la pièce du regard et se saisit du petit roman de Barjavel.

La nuit des temps… Excellent choix.

-Tu connais ?

-L'avantage à être un vampire c'est que comme nous ne dormons pas, nous avons du temps pour nous occuper à lire ce genre d'ouvrage.

-Tu as aimé ?

-Oui. Le fait qu'on sache dès le début la fin, du moins partiellement, c'est un trait de génie ! « Ma perdue, mon abandonnée… » Vraiment, ce type avait une plume ! Eléa est bouleversante quand elle comprend que Païkan est mort et qu'elle est désormais seule, dans un monde hostile, ou son seul ami n'est que Simon. La scène ou elle court dans la neige pour le chercher, à la limite de la folie est à couper le souffle… Enfin si on pouvait me couper le souffle bien sûr ! » Compléta t'il, moqueur.

-« Continue…

-Pourquoi ?

-J'aime bien le son de ta voix. C'est apaisant.

- Pourquoi lis-tu ce roman Bella ?

-Parce qu'il me ressemble.

-Vraiment ?

-La douleur d'Eléa, elle m'est tellement… Je… Je la comprends…

-Je ne pensais pas que ça avait été aussi terrible. » Murmura Jasper, en me serrant contre son torse. Je ne pus m'empêcher de froncer le nez face à son odeur, et je devinais que lui aussi avait agit de la même façon. Il avait soif de mon sang et était révulsé par mon parfum. Je voulais le tuer par instinct, mais mon cerveau m'en empêchait. Nous devions nous contrôler quand nous étions ensemble.

La porte du studio s'ouvrit à la volée, et nous vîmes une tornade brune traverser la pièce. Dans ses bras, le corps inerte d'un jeune homme. Jasper et moi nous nous séparâmes instantanément, en hurlant :

-« Alice ! »

J'allais à la rencontre de ma meilleure amie, quand je me figeais en reconnaissant le « paquet » qui reposait sur ses avant bras. Mon cœur explosa et mes traits se fanèrent. Pourquoi le sort s'acharnait il sur moi ? Pourquoi ? Pourquoi la vie nous donne ce qu'elle nous prendra. Des pleurs piquèrent mes yeux. Je criais son nom :

-« Jacob ! »

Des larmes chaudes cascadèrent sur mes pommettes rondes, tandis qu'Alice allongeait le Quileute sur mon lit. Il y avait du sang de partout, des blessures béantes, et sa jambe avait une fracture ouverte. Mais le pire, c'est qu'il était inconscient. Je le secouais comme un prunier pour le réveiller, apeurée. Il ne pouvait pas me laisser. Non. Il avait promis. Jacob, mon Jacob ne pouvait pas partir. Il ne pouvait pas m'abandonner !

Jasper s'approcha de moi et me prit dans ses bras, ou je continuais de verser des torrents de larmes. J'entendis la voix de sa femme au loin, relater leur histoire :

-« Victoria voulait prendre Bella. Jacob est donc parti en trombe. Il n'a pas fait attention et elle l'a rattrapé. Je l'avais laissé, je voulais rentrer en Alaska. Et puis j'ai eu une vision. J'ai rebroussé chemin et je suis arrivée quand Victoria balançais Jacob du haut d'une falaise. Nous nous sommes battues et je l'ai fait fuir. Quand à Jake, je l'ai retrouvé plus de 100 mètres plus bas, a peu près dans cet état… »

Mon conjoint geignit, et je quittais la prison protectrice des bras de Jasper pour m'approcher de lui. L'indien m'offrit un pâle sourire. Je m'assis sur le rebord du lit, pris sa main dans la mienne et la calait contre ma joue. Des pleurs y coulèrent. Jacob tenta de les y chasser en impliquant un mouvement de va et vient avec son pouce. Je soufflais :

-« Tu n'as pas le droit de partir Jacob Black. Plus maintenant.

-Je vais t'obéir Bella. Ne t'inquiète pas. J'ai survécu à bien pire. Je n'ai pas d'exemple à l'esprit mais…

- Repose-toi. Je vais appeler un docteur.

-Non. Je vais aller bien. Regarde, déjà ça commence à cicatriser. Dans quelques jours je serais comme neuf. Le moteur est intact, ce n'est que la carrosserie qui est cabossée. » dit il, avant de grimacer de douleur.

-« Tu n'es qu'un sombre crétin » Me contentais-je de dire, en lui offrant un pauvre sourire. Même à moitié mort, Jacob continuais de parler de son corps comme celui d'une voiture. Jasper Hale s'approcha de moi. Il grogna quand l'odeur du sang chatouilla son nez, ses yeux devinrent noirs. Je me tendis quand il approcha de mon amoureux.

-« Ca va aller Bella. » Dit il. Il s'approcha de l'indien et d'un mouvement sec remit la fracture et l'os dans la jambe du garçon, lui arrachant un hurlement de douleur. Il me dévisagea, passa une main sur ma joue.

-« Tu es si jolie. » Conclut-il avant de sombrer dans l'inconscience.

Comprenant qu'il fallait le laisser tranquille, je retournais vers nos « sauveurs ». Alice, mon Alice, ma meilleure amie tenait par la main Jasper. Ils semblaient eux aussi très inquiets. Mais quand ils virent ma mine, ils se détendirent. Le vampire blond m'adressa un sourire compatissant. Seul lui pouvait véritablement comprendre ce qu'il se passait en moi, cette oscillation entre désespoir et désir, entre amour et haine. La jeune femme à ses côtés me dévisagea, et je sentis à son regard que plus rien ne serait comme avant, que quelque chose s'était brisé. Nous ne pourrions plus jamais compter l'une sur l'autre. J'étais son ennemie héréditaire après tout désormais.

-« Bonjour Alice.

-Bella… » Me dit elle, glaciale.

Jasper lui donna un coup de coude et elle se reprit.

-« Comment vas-tu ?

-Mieux, maintenant que je sais qu'il va… plus ou moins bien.

-J'en suis ravie pour toi.

-Et vous, les autres ?

-Faisons fi des convenances, il n'y a personne à impressionner ! » Se moqua Jasper, tentant de faire baisser la pression. Je hochais la tête, d'accord avec lui. Alice fit de même.

-« Je pense que nous devrions partir. »

J'en fus chagrinée. Je murmurais :

-« Tu m'as manqué, Alice.

-Tu me manqueras aussi Bella. » Soupira t'elle.

Elle hésita avant de se tourner vers la porte. Puis elle revint sur ses pas et se jeta à mon cou. Je sentis les larmes de nouveau me piquer les yeux. Ce n'était pas un « au revoir » mais un adieu. Je serrais le corps fin de mon amie. Celle-ci murmura :

-« Si tu as besoin de moi un jour…

-Tu ne peux plus me voir Alice.

-Non. Mais je la vois elle. Alors, tu pourras compter sur moi. Même si tu n'es plus celle que j'aurais voulu que tu deviennes… Ma sœur.

-Alice qui l'eut cru ?

-Bella, qui l'eut dit ?

-Que mon heure fut si proche et aussitôt se perdit. »

Elle embrassa ma joue, tout doucement. Puis elle me quitta.

-« Nous ne nous reverrons certainement plus dans cette vie. Je doute franchement que Victoria remette le couvert après la dérouillée que je lui ai mise… Prends soin de toi, Bella. Jacob est un type bien. Il te rendra heureuse.

-Merci. Prenez bien soin de vous, tous les deux… Et gardez un œil sur lui quand même…

-Promis ! » Assena Jasper, avant de passer à son tour le seuil de la porte.

Pour jamais.

Ils s'évanouirent, comme un rêve. Je rejoignis Jake, toujours faible et inconscient, avant d'embrasser son front avec une douceur infinie. C'est au contact de mes lèvres qu'il s'éveilla. Il papillonna des cils et sourit. De son sourire solaire que j'aimais tant. Il tendit les bras et je m'y lovais. J'avais tellement peur de le blesser encore plus. Avec brusquerie, il me plaqua contre son torse. Je ne pu retenir un éclat de rire, et le grondais un peu :

-« Jacob, tu es en convalescence.

-C'est pour les vieux !

-Tu as failli mourir et tu m'es revenu en bouillie ! Sois raisonnable !

-J'aurais tout le temps d'être raisonnable quand je serais devenu une grande personne !

-Tu es vraiment pire qu'un gosse. Je te laisse deux minutes et toi tu…

-Deux mois presque Bella. Toi aussi tu m'as manqué.

-Ne me refais jamais aussi peur, promis ? » Demandais-je, apeurée cette fois ci.

Il hocha la tête. Je souris et me redressais. Des cuisses prenaient en tenailles ses hanches, et je passais une main lasse dans mes cheveux. C'est alors que je sentis ses mains se plaquer contre mon ventre. Je m'amusais :

-« Tu es un enfant, Jake.

-Non. Je suis un homme. Et tu es une femme. Qui plus est, tu es ma femme. » Il avait prononcé ces quelques mots avec une folle assurance. Arrogance ? Je le dévisageais. Son visage était contracté. Mais plus de douleur. Dans ses yeux dansaient une flamme que je ne pensais jamais susciter à un garçon. Du désir. Je me penchais vers lui, pour lui offrir mes lèvres. Il contracta ses abdominaux, afin de relever le haut de son torse… et alors qu'il allait s'en emparer, je m'effaçais, par jeu. Il grogna, affermissant sa prise autour de ma taille, avant de faire courir ses doigts au creux de mon dos.

Je me cabrais, voulant maitriser un peu les choses. Il murmura, d'une voix hachée :

-« Bella, ce n'est pas à savoir qui de nous deux sera le maitre de l'autre. Laisse-toi aller si tu en as envie.

-Je ne veux pas te perdre… » Lâchais-je, d'une voix enrouée par le désir et par la peur.

-« Je saurais toujours te retrouver. » Conclut t'il avant de m'attirer contre son torse ou je m'écrasais, et de me faire basculer sur le dos, en moins de quelques secondes.

-« Tu n'es vraiment pas humain.

-Un loup que veux-tu… » Soupira t'il, amusé, avant de se saisir de ma bouche. Ce fut tout d'abord violent et sauvage, comme une chasse. Nous étions deux fauves insatiables. Sa langue caressa doucement mes lèvres, effectuant une légère pression. Je lui ouvris toute barrière, et il commença à fouiller ma bouche. Je me sentais entière, femme. Et désirable. Je n'avais pas besoin de calculer, de penser à ce que j'allais faire. Je n'avais qu'à me laisser aller, avec Jacob tout était tellement plus simple, plus intense. Son buste appuya sur le mien, sans pour autant me gêner. Je pris alors conscience de son corps sur le mien, de mes cuisses qui enserraient ses hanches, l'attirant toujours plus à moi, collant son ventre au mien. Je ne pu me retenir de sourire quand j'eus la confirmation de l'effet que je lui produisais. Mes muscles se contractèrent, instinctivement et je me cambrais, afin que son corps s'unisse avec le mien. Il me sourit, avant de commencer à parcourir de ses mains ma personne.

Doucement, il détacha les boutons de mon chemisier, puis le laissa tomber sur le sol. Je m'agrippais à ses épaules, renvoyais mon visage en arrière. Je ne contrôlais plus rien, un flot de sentiments envahit mon cerveau, l'annihilant. Il commença à embrasser doucement ma clavicule, des baisers aussi légers que des ailes de papillon… Puis, je sentis sa bouche glisser sur mon entre sein, avant de s'attarder sur mon nombril. Cette sensation chaude et humide termina de m'alanguir. Je dessinais chacun de ses muscles saillant, ses plaies qui commençaient tout juste à cicatriser et traçaient des arabesques mauves ou roses sur sa peau caramel, tandis qu'il appuyait ses lèvres sur un de mes os iliaques. Il y laissa une marque couleur fraise, ce qui m'arracha un sourire. Je fourrageais dans ses cheveux, et l'attirait de nouveaux vers mon visage. J'avais besoin de lui, voilà tout.

Ce fut à cet instant que je décidais que c'était à mon tour de me montrer sensuelle. Je posais ma main bien à plat sur son torse, l'écartant de moi, ce qu'il fit. Puis, je lui impliquais une légère torsion pour lui indiquer que je ne voulais pas que nous nous arrêtions juste que je voulais me redresser. Nous nous faisions face, si proche qu'une feuille de papier à cigarette n'aurait pas pu passer. Je l'embrassais profondément, avant d'ôter tranquillement son T-shirt. Chaque centimètre que je découvrais de tissus, je l'enveloppais de caresses et de baisers. Il grogna et j'en fus ravie. Puis, quand je le fis chuter sur le sol, je fis basculer son propriétaire sur le lit. Nous étions tous les deux recouverts d'une fine couche de sueur, et je pus tout à loisir glisser sur son corps musclé. Je pris son menton entre mes lèvres, le mordillant gentiment, puis se fut sa gorge et ses tétons. Ce simple geste embrasa Jacob, car l'espace quelques secondes auparavant libre entre nos deux ventres s'était considérablement amoindri. Lentement, je plaquais mon corps contre le sien, tout en effectuant quelques ondulations sensuelles, laissant glisser une main sur son torse, déboutonnant son jean, avant de trouver son chemin sous l'élastique de son boxer.

-« Bella ! » Ses yeux se refermèrent, le laissant impuissant face à la tentatrice, en l'occurrence moi, qui lui faisait face. Mes doigts couraient sur toute sa longueur, délicatement au début, puis de plus en plus fermement. C'était la première fois que je faisais ce genre de chose et je ne marchais qu'à l'instinct. Et apparemment dans ce genre de chose, mon instinct ne me trompait pas !

J'enroulais ma paume autour de lui, comme pour le caresser de la base au sommet. Lorsque je glissais mon pouce sur son extrémité, propageant l'humidité que j'y rencontrais, j'étais perdue. Je jetais un coup d'œil à Jacob, qui n'en menait pas large non plus. Mon cœur s'emballa. J'avais envie d'aller plus loin, de devenir une vraie femme, d'offrir au Quileute ce que je voulais donner à Edward. J'avais besoin d'être le plus proche de lui possible. Jake articula avec peine :

-« Viens Bella. Viens à moi… »

Il me renversa sur le dos et retira mon boxer en dentelle, fiévreusement. Ses prunelles sauvages détaillèrent mon corps avec envie. J'en rougis de plaisir, et mes yeux s'égarèrent sur son entre jambe. Je déglutis difficilement, mon souffle se fit plus court. Mon dieu ce que je pouvais avoir envie de lui…

-« Oh mon… » Murmurais-je. Il sourit avec fierté. L'ego masculin me ferait toujours rire. Il écarta mes jambes avec douceur, et appuya entre elles, ses coudes de chaque côté de mes épaules. Je pouvais sentir mes seins se presser contre son torse, et un frisson parcourut mon échine. Je ressentis une puissante vague d'amour et de nostalgie, mêlée à une petite dose de confusion et de peur. Il embrassa gentiment mon front et caressa avec le dos de sa main ma joue.

Comme dans un rêve, je l'entendis me susurrer à l'oreille :

-« Bella… Je voudrais essayer quelque chose.

-Tout ce que tu voudras… » Hoquetais-je.

Il fit descendre son corps contre moi et faisant bien attention de ne pas peser sur ma cage thoracique. Il dessinait des cercles avec ses doigts, le long de mon ventre. C'est alors que je sentis quelque chose en moi me déchirer.

Je penchais ma tête en arrière, gémissant de douleur. Mon amant se figea. Mais je lui souris, afin de le mettre an confiance. Je ne voulais pas arrêter même si c'était douloureux là, tout de suite. Il m'embrassa dans le cou et murmura « Je t'aime. » Et alors, très vite, la douleur laissa place au plaisir. Mes mains volèrent jusqu'au dos de Jacob et l'étreignirent. Puis, au fur et à mesure de ses saccades, mes ongles se plantèrent dans son omoplate. Je n'avais plus conscience de rien, si ce n'est de nos deux corps qui ondulaient sur mon lit. C'était juste fantastique, meilleur que ce que je ne m'étais jamais imaginé. J'étais enfiévrée sous son torse et je laissais la passion me consumer. Lui, bougeait de plus en plus vite et le tourbillon d'émotion nous entourant nous fit nous embraser plus encore.

Je me sentais malade. Vraiment malade. Malade de lui, malade de l'apprendre et de le désirer. Il continuait de me faire sienne, pour la première fois de sa vie. Et moi, j'avais goûté à un fruit que l'on m'avait tellement refusé. Qu'Ed… NON !

Je trépignais intérieurement ! Je faisais l'amour avec Jacob, je ne devais pas penser à cet imbécile de vampire, qui soit dit en passant ne devait pas être très doué dans la matière pour m'avoir tant de fois repoussé.

Alors qu'avec Jake…

Oh mon dieu, jamais je ne pourrais me passer de ce type sur ce point de vue…

On m'avait dit que j'aurais mal.

On m'avait dit que ça ne me plairait pas.

Or c'était tout le contraire…

C'était la meilleure chose du monde. Meilleur que les baisers de l'autre, meilleur que les baisers de Jacob, meilleurs que tous leurs serments, meilleur qu'un carré de chocolat quand on déprime…

Mes doigts fourrageaient fiévreusement dans sa tignasse sombre, je malaxais ensuite son torse, je le griffais, mes jambes autour de sa taille raffermissaient leur étreinte, le guidant au plus profond de mon ventre, et ma tête se cala dans l'espace entre son épaule et son cou. Une vague de chaleur m'inonda toute entière. Je ne pus me retenir de crier :

-« Je viens Jacob, je viens… Encore… Oh mon dieu !!! » Je sentis mon bas ventre se mettre à trembler de plaisir et je criais son nom. Un flot de liquide s'écoula entre mes cuisses ouvertes. Mes muscles, sans que je ne sache pourquoi se contractaient et se décontractaient à loisir, j'avais froid et chaud, je me sentais épuisée mais aussi toute excitée.

Je pleurais presque quand il s'écarta de moi.

Il parut horrifié et quitta le lit.

-« Je.. je t'ai fait mal ? »

Je pleurais encore et toujours, mais je me relevais. En quelques pas, je me tenais à ses côtés et plaquais mon corps humide et pâle contre le sien, en sueur et couleur chocolat. Ses bras enserrèrent mon dos, et je soupirais d'aise. Il déglutit avec peine. Il avait peur, peur que je lui en veuille malgré tout, peur de ne pas avoir assuré. Peur de m'avoir volé ma virginité. Or, je voulais qu'il sache que si c'était à refaire, je le referais. Je pris ses pattes dans mes menottes et les guidait vers le creux de mon dos. Je fléchis un peu, et sautais sur le petit siège ainsi formé. Mes cuisses se refermèrent sur sa taille, ses mains emprisonnèrent mes fesses et sa longueur se pressa sur le bas de mon ventre, offert. J'y impliquais un lent mouvement de va et vient, en souriant, tentatrice. En un souffle, j'avouais :

-« Non. J'ai besoin de toi. Jacob… Je… Je t'aime. »

Il me sourit avant d'effacer ma confession d'un baiser étonnement érotique et voluptueux. Puis avec une brusquerie toute « Jacobiste » il m'écrasa contre son torse, collant ma poitrine contre lui. J'en ronronnais de plaisir. Je sentis que ma vie avec de garçon ne serait certainement pas ennuyeuse… Ni mes nuits d'ailleurs.

Je rejetais ma tête en arrière, en extase.

Puis, nous sombrâmes de nouveau dans un tourbillon de désirs plus opaques que la nuit de nouvelle lune.

C'était… fusionnel.

oOoOoOoOoOo

Comme je n'ai pas d'Edward Cullen personnel (je cherche, je cherche mais les vampires centenaires et liseurs de pensées se font rares de nos jours), pensez au petit bouton vert qui m'indique ce que vous pensez ! C'est mon seul salaire !

La young lucky girl sadique vous salue.

A très vite j'espère.

Votre dévouée auteur.

Eléa

PS : A samedi prochainnnn !