Chapitre 10 : La victoire
Après qu'un hovercraft m'a ramassé, j'ai été deux jours dans un hôpital du Capitole. Mon mentor est venu me voir et tout ce qu'il m'a dit, c'est : «Les citrons sont merveilleux !» Je le crois, c'est grâce à ça que j'ai gagné. Orabela aussi passe me voir. Elle est toute énervée à la pensée qu'elle va pouvoir enfin me dévoiler sa création qu'elle a faite dans le début de la compétition. Elle a toujours crut un moi. Par contre, je n'étais pas préparée à la nouvelle qu'elle m'a apprise. Un «incident militaire» est survenu alors qu'un hovercraft survolait le district cinq et tout le pâté de maison où j'habitais a été détruit par un missile. Ça s'est passé en pleine nuit et les résidents de ces maisons n'ont pas survécus. Ma famille n'a pas survécu.
Orabela m'a confectionner une grande robe bleu nuit qui comporte des minuscules lumières partout. Je me tiens sur le balcon en compagnie du Président Snow. Le même balcon où il se tenait lors de la parade à mon arrivé au Capitole. Après son discours, il pose une couronne pas très haute mais très détaillée sertie de petits diamants sur ma tête.
Mon entrevue avec Caesar Flickerman est tout de suite après mon couronnement.
-«Accueillons chaleureusement notre gagnante des 72e jeux des Hunger Games !»
Je rentre en scène d'un pas confiant. Je n'ai aucun stress, je ne suis plus en compétition et rien de ce que je pourrais dire ne pourra blesser mon entourage, il est déjà mort.
La première partie de l'entrevue consiste à regarder les moments forts de mes jeux et à regarder mon expression devant leur vue.
-« Dit-moi, comment as-tu su que le citron tuerait ton adversaire ?»
-« Je ne le savais pas, j'ai testé la puissance de ma batterie en me réchauffant et j'ai pris une chance pour électrocuter Ridley.»
-«Fantastique ! Tu ne cesses de nous épater. Tout le monde t'adore !»
-«Non, pas tout le monde, pas les familles des autres tributs ni le Président Snow. Alors qu'il était dos au public et face à moi lors du couronnement, j'ai vu clairement dans ses yeux qu'il n'avait pas aimé que j'utilise mon objet personnel comme arme. L'ordre de lâcher le missile sur mon district, sur ma famille, venait de lui.»
Le public était sous le choc.
