Bonjour à tous,
Merci pour vos reviews (il me semble avoir répondu à l'avance cette fois-ci mais veuillez m'excuser si j'ai oublié quelqu'un). Je souhaite aussi remercier Lola pour toutes ses reviews !
Ah je souhaitais aussi préciser une chose: la cornemuse de Pansy est une Northumbrian small pipe: c'est une petite cornemuse ANGLAISE et pas écossaise. Elle se différencie des petites cornemuses écossaise scottish small pipe ou de la grande (cornemuse des Hihglands) et des borders small pipe. C'est une cornemuse qui est notamment différente parce que le joueur ne doit pas souffler avec sa bouche pour produire des sons contrairement aux autres. En fait, il utilise un soufflet donc il peut en profiter pour jouer et chanter en même temps s'il le souhaite. Les sons de cette cornemuse ont également différents même si certaines sonorités ressemblent à celles des autres cornemuses.
Le Northumberland est un comté anglais donc les habitants sont tous en théorie anglais (après il y a probablement des écossais et des étrangers qui y vivent également). Ce comté anglais est atypique car il possède un tartan et un kilt.
Je vais probablement corriger quelques petites choses sur la cornemuse de Pansy dans les chapitres précédents mais ne vous inquietez pas car vous n'avez pas besoin de les relire puisqu'il s'agit de détails et non d'un changement majeur.
A bientôt et Bonne Lecture !
Le lendemain, Neville s'efforça de se comporter normalement au lieu de guetter l'arrivée d'un hibou toutes les cinq minutes. Le jeune sorcier était partagé entre l'excitation de rejoindre ses amis et l'angoisse de ne plus recevoir d'invitations après les propos tenus dans sa lettre. L'adolescent penaud se traita encore une fois d'idiot pour avoir fait de telles confidences à Ernie qui était certes un ami mais pas encore assez proche pour lui confier de tels secrets. Neville inquiet se demandait donc si Mac Millan n'était pas resté choqué ou pire, s'il ne s'était pas esclaffé après la lecture de sa lettre.
Le soir, Neville déçu alla se coucher sans avoir reçu de réponses et ressentit une profonde angoisse à l'idée de perdre ses amis ainsi que de rester auprès de sa grand-mère tout l'été. C'est donc de très mauvaise humeur que l'adolescent se présenta à table pour le petit-déjeuner le lendemain matin. Il faillit même répondre à sa grand-mère qui lui reprochait sa coiffure ébouriffée, néanmoins, Neville se tut à la vue de deux hiboux en train de foncer sur les Londubat. Le sorcier saisit aussitôt le parchemin accroché à la patte du hibou qui se posa près de son assiette puis il lui offrit sa tranche de bacon en guise de remerciements sans se soucier des remarques d'oncle Algie.
L'adolescent se plongea dans la lecture de sa lettre :
«_ Cher Neville,
Ma mère a déjà répondu à la lettre de ta grand-mère et elle attend seulement que ma propre réponse soit prête pour envoyer nos messages en même temps. J'aimerai t'inviter jeudi après-midi à quatorze heures si tu veux toujours venir à la maison : ma sœur recevra une de ses amies donc elles resteront entre filles et nous, nous serons tranquilles tous les deux. Je ne sais pas si tu es déjà venu dans les Highlands à part pour aller à Poudlard ?
Il y a de très beaux endroits ici donc je serais ravi de te les faire visiter si tu viens souvent ou si tu finis par rester quelques jours chez nous. Cormac est encore en vacances pour le moment mais il passera peut-être lui aussi. Je ne sais pas si tu le sais : les sorciers écossais organisent chaque année un Highlands Games ou jeux des Highlands si tu préfères. Il paraît que des moldus écossais ont organisé la même chose et que des émigrés l'ont même emmené avec eux dans différents pays.
En ce qui concerne les sorciers, les jeux des Highlands ont toujours lieu dans les Highlands. Du coup, des sorciers écossais dispersés aux quatre coins du monde rejoignent l'Écosse pour y participer. Tous les spectateurs sont les bienvenus mais peu de sorciers anglais, gallois ou irlandais viennent voir le spectacle, ce qui est dommage car il n'y a pas que des épreuves de lancer de troncs, de pierre, de marteau ou de poids. Enfin, il n'y pas que le tir à la corde ou de lutte écossaise non plus, même si, ce sont des traditions importantes pour nous autres sorciers écossais. Il y a aussi des concours de danses écossaises, de costumes, de cornemuses, de chant et des défilés.
D'ailleurs, cette année je vais participer au concours de cornemuse dans ma catégorie et je vais aussi défiler avec les autres. Aussi, j'espère vraiment que tu pourras venir et rester dormir avec nous dans notre tente puisque la manifestation dure trois jours !
Voilà Neville, j'espère que tu pourras venir jeudi : c'est très facile, tu n'as qu'à utiliser la poudre de cheminette et prononcer Manoir Mac Millan ! Je sais que ma mère a envoyé une invitation en bonne et due forme à ta grand-mère donc prions Merlin pour qu'elle accepte de te laisser venir.
A bientôt peut-être !
Ernie. _ »
Neville poussa aussitôt un soupir de soulagement après avoir compris que Mac Millan ne le repoussait pas et resterait son ami malgré les propos tenus dans sa lettre. Il se tourna ensuite vers sa grand-mère absorbée par la lecture de sa propre missive puis l'adolescent attendit sa réaction :
« _ Neville : Mrs Mac Millan a la gentillesse de t'inviter chez elle jeudi donc as-tu toujours envie d'aller voir ton ami ? Interrogea Augusta.
- Oui ! Affirma aussitôt Neville.
- Bien alors je vais écrire une lettre de remerciement à Mrs Mac Millan et tu pourras aller voir ton ami jeudi. Décréta Augusta heureuse d'occuper l'esprit de son petit-fils au lieu de le voir tourner en rond ou pire encore songer à la Parkinson manifestement gentille avec lui contrairement aux autres filles.
- Merci Gran' ! S'exclama Neville extrêmement reconnaissant.
- Minute jeune homme : tu sais que je tiens à la politesse donc tu devras bien te comporter chez ces gens et ne pas me faire honte. Insista sa grand-mère.
- Oui je me montrerai très poli ! Conclut Neville._ »
Deux jours plus tard, Neville fixa l'horloge avant de saisir enfin la poudre de cheminette quand quatorze coups sonnèrent. Le jeune sorcier prononça alors clairement Manoir Mac Millan comme destination avant de se laisser aspirer par la cheminée.
Quelques minutes plus tard, Neville sortit d'une immense cheminée en pierre avant de secouer ses vêtements puis il se redressa afin de saluer Ernie Mac Millan :
« _ Salut Ernie !
- Te voilà enfin Neville : ça va, tu n'as pas eu trop de difficulté à te débarrasser de ton Détraqueur personnel ? Lança Ernie en guise de plaisanterie.
- Hein ?
- Je voulais parler de ta grand-mère Nev. _Précisa Mac Millan. _ Mais je ne t'ai as vexé au moins ? Reprit l'écossais penaud.
- Non pas du tout, Gran n'est pas méchante mais franchement tu as raison: elle me harcèle comme un détraqueur en ce moment quand elle pense à ma cousine. Affirma Neville.
- J'avais vu ça dans ta lettre : je serais mort de honte moi aussi après des demandes pareilles ! Déclara Ernie.
- (profond embarras de Neville).
- Ne t'inquiète pas : je sais que tu n'es pas un pervers et ta cousine non plus ne l'est pas. Enfin t'as bien raison sur le fait que c'est ta grand-mère la perverse car elle te contrôle sur tout, même ton courrier est contrôlé. Pansy avait donc raison ! Ajouta Ernie.
- Ah bon ? S'exclama Neville abasourdi et peiné à la fois par l'attitude de ta grand-mère.
- Je t'en parlerai plus tard Neville mais pour l'instant viens saluer mes parents. Conclut Ernest._ »
L'adolescent inquiet chassa donc ses pensées avant de suivre son ami dans les couloirs du manoir Mac Millan puis ils débouchèrent dans un salon tout aussi imposant que le reste. Neville contempla une dame blonde au ventre bien arrondi et assise dans une bergère puis un homme en train de faire léviter quelques livres dans les airs. Les deux sorciers détenaient un port altier qui impressionna Neville au point d'envier l'assurance de Maximilien Mac Millan qui d'un mouvement de baguette rangea les livres sur l'un des rayonnage de la bibliothèque avant de se tourner vers les deux garçons.
Le sorcier lança un regard amical à Neville puis il le salua :
« _ Bienvenue Neville. Déclara Mac Millan.
- Bonjour Mr Mac Millan, mes hommages Mrs Mac Millan, je vous remercie pour votre charmante invitation. Récita Neville comme le lui avait ordonné sa grand-mère.
- Ce fut un plaisir Neville. Répondit Mrs Mac Millan qui appréciait la politesse du jeune garçon.
- Cela fait longtemps que nous ne sommes pas vus Neville : tu as bien grandi ! Tu ressemble un peu à ton père mais surtout à ta mère ainsi que ton oncle Patrick. Dit Maximilien.
- Je me rappelle que vous veniez chez mes grands-parents. Confessa Neville.
- Nous étions comme deux frères ton oncle et moi. Avoua Maximilien souriant.
- Oh je ne le savais pas. Dit Neville confus.
- Bon assez parlé du passé : Ernest allez vous amuser en attendant l'arrivée de nos autres invités. Les invita Maximillien conscient que son fils voulait montrer sa chambre à son ami._ »
Les jeunes garçons saluèrent les adultes puis Ernie entraîna d'abord son ami dans une autre aile du manoir afin de lui montrer sa chambre. Une fois à l'intérieur, Neville secrètement amusé nota d'abord le tartan des Mac Millan qui tapissait le mur au-dessus du lit de son camarade. Ensuite, il observa toute la collection des figurines des joueurs de Quidditch exposées sur des étagères ou encore tous les livres d'Ernie ainsi que son balai. Ernie montra avec fierté sa collection puis il salua l'entrée de ses deux chiens: un westie highland terrier et un scottish terrier. Neville caressa les animaux avec envie en songeant au refus de sa grand-mère de le laisser adopter un chien ou un chat. L'adolescent aimait bien Trevor son crapaud, néanmoins, il regrettait de ne pas avoir un compagnon plus réactif et agréable au toucher.
Ensuite, il chassa ses pensées et suivit son ami dans le parc avant de rester surpris par l'étendue de la propriété des Mac Millan. Ernie lui montra ses coins préférés puis l'entraîna aux écuries afin de lui montrer son poney, celui de sa sœur et leurs nouveaux purs-sangs puisque leur père les jugeait assez grands pour monter des chevaux. Neville caressa l'étalon de son écossais tout en écoutant le discours d'Ernie qui redevint plus sérieux :
« _ Neville, je n'ai rien voulu dire devant mes parents mais Pansy a raison : ta grand-mère contrôle ton courrier. Affirma Ernie.
- Comment tu le sais ? Demanda Neville peiné mais maintenant lucide.
- En fait, je l'ai su quand tu m'as écrit le soir en disant que tu venais de recevoir ma lettre depuis peu. Expliqua Ernie.
- Euh c'est ça ta preuve ? Interrogea Neville surpris.
- En fait, j'avais envoyé mon hibou la veille donc tu aurais du recevoir ma lettre le matin et pas le soir. A mon avis, ta grand-mère a du te voler ma lettre avant que tu puisse la lire puis elle te l'a donnée seulement le soir. Affirma Ernie.
- Mais tu en es sûr : je veux dire, ta lettre m'a été portée par un hibou ? Insista Neville.
- Neville: mon hibou est rentré ici après avoir porté la lettre chez toi donc il était dans ma volière le soir. Aussi, c'est un autre animal qui t'a donné mon courrier. Décréta Ernie.
- …
- Je ne sais pas comment elle a fait mais ta grand-mère a du attraper mon hibou pour lui prendre sa lettre puis elle l'a probablement lue avant de te la faire renvoyer par un autre le soir. Je pense qu'elle a aussi réexpédier la lettre de ma mère pour la recevoir en même temps que toi. Tu ne pouvais donc pas te douter de quoique ce soit. Estima Ernie.
- Alors Pansy avait raison. Constata Neville.
- Oui, ta grand-mère a du te piquer sa carte postale l'année dernière. Je suis désolé de te dire ça Neville mais il vaut mieux que tu sois au courant au cas où ta grand-mère commence à lire aussi tes réponses. Dit Ernie.
- Tu crois qu'elle a lu ce que je t'ai écrit ? S'affola Neville cramoisi.
- Non je crois pas : sinon elle t'aurait puni pour avoir écrit que c'est une femme perverse. Le rassura Ernie.
- Ouais mais bon je vais me méfier dés aujourd'hui. C'est triste : ma vie était déjà assez compliquée comme ça et maintenant il va falloir que je contrôle ce que j'écris. Déplora Neville.
- Je ne voulais pas te blesser en te disant la vérité mais tu ne peux pas prendre le risque d'écrire un truc important et que ta grand-mère le lise ou ne te laisse pas envoyer ta lettre parce que le contenu ne lui plait pas. Déclara Ernie.
- Ne t'inquiète pas Ernie et merci de me l'avoir dit. Conclut Neville._ »
Les deux garçons restèrent un instant en silence puis Ernie reprit la parole pour tenter de remonter le moral à Neville :
« _ Tu sais qui est l'amie invitée par ma sœur aujourd'hui ? Interrogea Ernie.
- Euh non. Dit Neville.
- Ma sœur a invité Pansy et mes parents ont demandé aux siens de venir aussi. Révéla Ernie.
- Ils vont venir ? Interrogea Neville empli d'espoir.
- Oui : ton oncle viendra un peu plus tard mais ta tante et ton petit cousin seront là d'ici peu avec Pansy. En fait ma mère leur a dit de venir à quatorze heures trente pour être certaine que ta grand-mère ne tombe pas sur eux si elle avait insisté pour t'accompagner. Dans ce cas, ma mère aurait averti les Parkinson de ne pas venir. Assura Ernie.
- Merci Ernie, vraiment : tes parents, ta sœur et toi êtes vraiment trop gentils. Déclara Neville secrètement ému par un tel geste d'amitié.
- Les amis servent aussi à ça Neville et puis mon père est content de vous aider. Il a toujours adoré ton oncle : ils étaient ensemble à Serpentard. Répondit Ernie.
- Je ne le savais pas. Confessa Neville surpris.
- Mon père nous a toujours dit à ma sœur et moi que tous les Serpentards ne sont pas mauvais : il y a beaucoup de personnes rusées, intelligentes et ambitieuses dans cette Maison mais elles ne sont pas toutes attirées par la magie noire ou les théories de Tu-Sais-Qui. D'ailleurs, mon père n'est pas un Mangemort, ni ton oncle. Affirma Ernie.
- Oui je sais : mon oncle est gentil mais bon ma grand-mère l'appelle poltron parce qu'il n'a pas combattu durant la guerre. Dit Neville.
- Mon père non plus n'a pas combattu : il est parti avec toute la famille aux États-Unis en 1977. Dévoila Ernie.
- Je ne juge personne tu sais : c'est ma grand-mère qui pense comme ça. L'apaisa Neville.
- Ouais je sais: mon père dit que ta grand-mère pense ça de ton oncle car elle aurait préféré que ce soit lui qui soit maintenant à Sainte Mangouste et pas ton père. Estima Ernie.
- C'est possible. Reconnut Neville songeur.
- Tu sais : mon père m'a dit que Mangemorts venaient le voir tous les jours au manoir pour tenter de le convaincre de les suivre. Il dit aussi que c'était pareil pour ton oncle mais en pire car ces fous allaient aussi à l'atelier de ta famille donc le père de Pansy devait les supporter deux fois par jour... Commença Ernie.
- Quoi ? S'exclama Neville.
- Ton oncle et mon père ont toujours refusé de rejoindre Tu-Sais-Qui mais cela devenait de plus en plus dur pour eux de dire non sans risquer de représailles. Mon père m'a dit que les Mangemorts ont fini par le menacer indirectement de s'en prendre à sa famille et que ton oncle a reçu les même menaces. Affirma Ernie.
- Je ne le savais pas. Avoua Neville abasourdi.
- Mon père dit que ton oncle n'aime pas en parler mais Papa m'a juré que Mr Parkinson a fini par avoir peur car ta grand-mère a failli mourir dans un soi-disant accident à l'atelier. Ton oncle a esimé que c'était une menace de la part des Mangemorts. Aussi, les Parkinson ont fui en Asie puis ma famille est partie aux États-Unis. Révéla Ernie.
- Personne ne m'a jamais dit ces choses mais maintenant je pourrais les défendre quand ma grand-mère traitera encore mon oncle de poltron… Affirma Neville.
- Oui mais dis que c'est Pansy qui t'a raconté ça, sinon, elle ne te laissera plus venir ici. Conseilla Ernie.
- J'aimerais bien rester ici ou chez mon oncle: je pense aller chez lui dés que je serais majeur. Avoua Neville.
- En tout cas, il y a eu une chose positive dans cette histoire. Reprit Ernie d'un ton plus joyeux.
- Ah bon, lequel ?
- Tu n'aurais pas de jolie cousine, ni de cousin si ton oncle n'était pas parti en Asie. Expliqua Ernie.
- Mm, Pansy te plaît ? Demanda Neville surpris, voire, légèrement agacé sans comprendre la raison de son trouble.
- Oui : elle est très jolie, même si, son nez est écrasé.
- C'est ma faute si elle a ce problème. Regretta Neville.
- Neville : t'inquiète pas, les médicomages arrangeront ça un jour. En tout cas, je suis bien content que Nott ne soit plus avec elle, comme ça Pansy finira peut-être par me regarder. Confessa Ernie.
- Euh tu devrais la laisser tranquille. Dit Neville dans un lapsus.
- Hein pourquoi tu dis ça : t'es jaloux, tu veux sortir avec Pansy toi aussi, même si, c'est ta cousine ? S'exclama Ernie abasourdi.
- Non je ne veux pas sortir avec elle car c'est ma cousine comme tu as dit ! En fait, je te dis ça parce qu'elle était en colère contre Nott l'autre jour donc je ne sais pas si elle a déjà envie d'un autre petit ami. J'ai peur que Pansy te dise non avec méchanceté si tu lui demandes de sortir avec elle aujourd'hui. Tu devrais attendre encore un peu pour lui proposer quoique ce soit. Inventa Neville gêné et surpris par son propre mensonge alors qu'il avait du mal à mentir d'habitude.
- Oh Nev, tu es vraiment trop gentil de t'inquiéter autant pour moi. Se méprit Ernie qui prenait Neville pour un type très timide, voire, ingénu.
- Je ne veux pas que tu sois triste parce que Pansy me semblait très déçue donc je ne sais pas comment elle peut réagir. Rajouta Neville pour se donner bonne conscience.
- Mm t'as raison : j'attendrais un autre jour alors parce qu'elle me plaît beaucoup. En tout cas, j'ai demandé à mon père ce qu'il pensait des mariages entre cousins et il m'a dit que ton oncle a probablement raison.
- Oh tu lui as dit ce que ma grand-mère pense sur Pansy et moi ? S'alarma Neville.
- Non, non t'inquiètes pas : j'ai juste parlé en général puis il m'a alors dit que ton oncle lui avait ouvert les yeux sur les risques des mariages entre cousins, il a appelé ça « mariage consanguins ». Le rassura Ernie.
- Ah : alors il pense que c'est risqué lui aussi ? Demanda Neville rassuré et curieux.
- Oui : mes parents sont cousins tu sais mais nous avons de la chance car ma sœur et moi ne sommes pas cracmols. Dévoila Ernie.
- Alors pourquoi il pense que c'est risqué ? Rétorqua Neville.
- En fait, mon père connaît quelqu'un en Amérique qui est marié à sa cousine. Ce type a eu un enfant cracmol avec elle avant d'avoir des enfants sorciers. Mentit alors Ernie gêné car son père lui avait bien dit de ne jamais révéler le secret de la famille Mac Millan, ni l'existence de son frère aîné Maximilien junior censément mort mais d'abord placé chez une nounou moldue depuis son septième anniversaire avant d'aller à Eton une prestigieuse école moldue puis à Oxford.
- Ah donc il y a bien un risque. Dit Neville songeur.
- Beh il y a des cousins qui se marient et n'ont pas d'enfants cracmols mais d'autres oui. Enfin mon père m'a dit que la folie de certains Black venait probablement de ce genre de choses puisque ces gens se mariaient tout le temps entre cousins. Poursuivit Ernie.
- Ah …
- Mon père pense que le mieux pour les sang-purs britanniques serait de faire comme ton oncle et donc de se marier avec des sorciers étrangers installés ici ou leurs enfants comme les jumelles Patil, les enfants Li, ceux des Chang. Il dit que si les sorciers sang-purs ne trouvent pas leur bonheur en Grande-Bretagne, ils devraient aller chercher un conjoint à l'étranger. Reprit Ernie.
- Moi je suis trop nul avec les filles donc je me marierai jamais. Estima Neville soudainement attristé au sujet des mariages risqués avec les cousines...
- Mais si Neville : tu verras que tu auras plein de filles près de toi quand tu ne seras plus aussi timide. S'exclama Ernie rassuré par l'attitude de Neville donc ses soupçons sur l'attachement exclusif de ce type à sa cousine s'évanouirent.
- Euh on verra. Conclut Neville._ »
Les deux garçons continuèrent de discuter un moment puis ils sursautèrent après l'arrivée d'un petit groupe. Neville se redressa aussitôt à la vue de sa tante avant de la saluer ainsi que ses deux cousins. Maximilien contempla la joie de l'adolescent avant de déplorer silencieusement l'entêtement d'Augusta. En son for intérieur, Mac Millan estima que la vieille femme finirait par perdre son petit-fils à sa majorité car le gamin finirait par quitter le Lancashire si cher aux Londubat afin de s'installer définitivement dans le Northumberland auprès des Parkinson sa famille maternelle si elle continuait de l'éloigner d'eux ainsi.
Il chassa ensuite ses pensées car sa fille invita leurs amis à prendre le thé dans le patio. Ernie en profita aussitôt pour montrer le jardin à Pansy sous le regard de Neville qui finit cependant par les délaisser afin de répondre aux questions de sa tante. Ravi par cette marque d'intérêt sincère, le sorcier oublia sa contrariété et passa un bon moment avec Naraantuya mais aussi Kenneth désireux d'accaparer son attention.
Voilà, j'espère que ce chapitre vous a plu. Qu'en pensez-vous et comment trouvez-vous Neville ou encore Ernie ?
