Jusqu'où vont tes mensonges Malefoy ?

Que ce serait-il passer si c'était HERMIONE qui avait surpris la conversation entre Drago et Rogue en 6ème année ( à la place de HARRY) alors que la gryffondor sortait avec le serpentard à l'abri des regards ?

Happy end

Disclaimer : Tout l'univers, les personnages, lieux et autres accessoires magiques appartiennent à JKR.

Chapitre 10 : Sur la scène du crime

Harry marcha, sentant les douleurs dans son corps où les sorts divers de la dernière demi heure l'avaient frappé, quoique d'une façon curieusement isolée, comme si quelqu'un près de lui les subissait. Ce qui était réel et inéluctable était la pression terrible qu'il sentait dans son poitrine… Il se déplaça, comme dans un rêve, à travers la foule murmurante jusque devant elle, où les élèves sidérés et les enseignants avaient laissé un trou. Harry entendit un gémissement de douleur, mais il ne s'arrêta pas; il marcha lentement en avant jusqu'à ce qu'il ait atteint la place où Dumbledore gisait et se soit accroupi par terre à côté de lui.

Malgrès que tout cela ne soit qu'une mise en scène, il n'était pas préparé contre le fait de le voir ici, les jambes et les bras étalés, brisé : le sorcier le plus grand qu'Harry ait jamais, ou ne rencontrerait jamais. Les yeux de Dumbledore étaient fermés; il pouvait être endormi si ce n'était l'angle étrange de ses bras et pieds. Harry l'étendit, redressa les lunettes en demi-lune sur le nez courbé et essuya un filet de sang de la bouche avec sa manche propre. Alors il regarda le vieux visage sage et il se mit à pleurer. Il ne simulait pas car le clone était tellement réaliste que cette image était aussi violente que si cela avait été la véritable mort du directeur. La foule murmura derrière Harry, pleurant en chœur avec lui.

Ses yeux se mirent à le brûler de larmes quand il sentit une main se poser sur son épaule.

-"Viens Harry

-Non

- Tu ne peux pas rester ici, Harry... Viens avec moi maintenant

- Non, je ne veux pas ! »

Il ne pouvait pas quitter Dumbledore, il ne pouvait bouger nulle part, comme si une force surnaturelle le retenait la.

Alors la main, petite et chaude, se déplaça jusqu'à la sienne et le tira pour le relever. Il obéit à cette pression sans vraiment y penser. Il réalisa que c'était Hermione qui le menait vers l'intérieur du château.

Des voix indéchiffrables le frappaient, des sanglots et des cris et des lamentations s'enfonçaient dans la nuit, mais Harry et Hermione continuait à marcher, arrivant dans le hall d'entrée.

«Où allons nous ? demanda Harry.

-Nous allons à l'infirmerie,dit Hermione.

-je ne suis pas blessé ! dit Harry.

-Mais d'autres si ! Et puis tout le monde est la haut de toute façon : Drago, Ron et … tout le monde quoi ! »

La peur s'insinua dans la poitrine d'Harry. Il avait oublié les figures et corps inertes qu'il avait laissés derrière lui.

« -Qui a été blessé pendant l'attaque ?

-Bill c'est Greyback qui l'a attaqué. Madame Pomfresh dit qu'il ne sera plus jamais comme avant... Il y a Neville et le professeur Flitwick qui sont tous les deux blessés également, mais madame Pomfresh dit qu'ils iront bien. On s'en sort plutôt bien.

-Tu rigoles Herm ? Ces blessés sont déjà trop ! Ton plan n'était pas censé blessé personne ! Vous aviez la potion de felix felicis !

- C'est vrai que sans elle, je pense que nous aurions tous été tués, car tout semblait nous rater mais je crois que tu ne te rends pas compte que ça aurai pu être beaucoup plus grave que cela ! Harry on a fait rentrer des Mangemorts dans une école avec des enfants dont certains sont de sang moldu comme moi ! Tu t'attendais à quoi ? Que personne n'ait rien parce qu'on avait une potion ? Et bien désolé mais non. On en avait pas assez pour tout le monde, alors on a eu beaucoup de chance mets toi ça dans la tête.

-Désolé, tu as raison je ne pensais que cela pouvait être ainsi. C'est ma faute, j'aurais du m'en douter. »

La conversation s'arrêta ici car Hermione était trop énervée pour lui répondre quoi que ce soit.

Ils avaient donc marché en silence jusqu'à atteindre l'aile de l'infirmerie. Ils s'arrentèrent devant les potes fermés, se lancèrent un dernier regard, paniqués par ce qu'ils pourraient voir en entrant. Puis dans un mouvement léger, Harry poussa la porte et, en gentleman, fit entrer Hermione d'abord.