Disclaimer : Toujours pas à moi

Remarque préliminaire : Oui, je sais, un jour, je ferai des updates régulières... Mais bon, avec mon retour au domicile familial pour trouver du boulot, je perds toute notion du temps ! Et pis c'est pas avec le pauvre petit nombre de reviews que reçois que je me sens soutenue !!!! Oui, je rale, et alors ! Je rale si je veux, non mais !!! OUIIIIIIIIIIIIIIIN !!! J'ai pas de boulot, j'ai pas de copain, mes amis sont loin, ceux qui sont pas loin ils oublient de m'inviter à leur soirées (sous l'excuse bidon que c'est des soirées poker/jeu vidéo et que j'aime ni le poker ni les jeux vidéo)... JE SUIS MALHEUREUUUUUUUUUUUUUUUUUSE !!!!!!!! snif... snif... Oui, bon, ça va !!! Le voici votre chapitre pourri !

Chapitre 10 (je crois... parce que ça correspond plus à mon chapitrage sur Word...)

Hum... hum... Nous en étions à :

Heero put enfin enlacer avec satisfaction son amour quand ce dernier fût suffisamment proche. Il déposa un petit bisou sur son ventre et le garda dans ses bras pendant qu'il se remettait debout. Leurs deux bouches étaient à quelques centimètres l'une de l'autre et une force attractive tendait à réduire cette distance… Plus que 4 centimètres, plus que 2,5… 2…1,5...

- Heeeeeeerooooooooooooo ???????!!!!!!!!

Coup de speed énorme.

En l'espace d'une demi seconde, Duo s'était déscotché de son mamour et jeté devant le miroir, faisant semblant de s'entraîner à danser seul, pendant qu'Heero s'était téléporté de l'autre côté de la salle pour faire semblant de s'occuper de la musique.

La demi-seconde suivante, la tête de Gill apparut en haut de l'escalier menant à la salle de cours. Il fut étonné de la présence de Duo :

- Hey ! Duo ! Tu prends des leçons de danse ?

Celui-ci lui répondit par un hochement de tête poli. Gill, incapable de subodorer un seul instant qu'il put gêner, continua :

- Je peux t'apprendre moi !

Il entama trois petits pas minables de mambos, mais vite fut interrompu par l'avis mécontent d'Heero à la question d'un éventuel changement de professeur. En fait, il n'avait rien dit, mais on devinait qu'il s'y opposait au regard noir qu'il lança à son patron et au VZZZZZIIIIIIOUUUU qu'émit le tourne disque quand le Japonais l'arrêta violement… Ce bruit agressif tira Gill de son énième tentative de drague sur la personne de Duo et lui remis en tête la raison de sa présence.

- Ah, Heero ! se reprit Gill. C'est moi qui suis responsable du dernier show de l'année. Il faut que je te parle à propos de la dernière danse.

Visiblement trèèèèès intéressé par cette information qui aurait dû passer en flash spécial sur toutes les chaînes télévisées, Heero s'occupait de ranger ses disques.

- J'voudrais innover un maximum. J'aime bien être en avance sur mon époque …!

Là, pour le coup, Heero leva la tête intrigué et saisit la chance de montrer ses talents.

- Ouais ?! Oh, bé alors c'est super, j'ai plein d'idées. Justement, on a bossé un max sur ces danses qui sont mélangées de rythmes afro-cubains et de danses modernes. Ça fait …

Il commença une petite démonstration malheureusement très vite interrompue par le petit rire moqueur du crétin … heu … de Gill.

- Woh ! Woh ! Woh ! Doucement !!! Tu dérailles un peu là !!! Tu te souviens, y'a une danse qui s'appelle … le mambo ? Et bien, ça va vous en boucher un coin, mais la dernière danse de l'année …………. [roulement de tambour… petit regard en coin… sera le PATCHANGAAAAAAAAAA !!!!!!! Petite note : Mais quel est le rapport entre le mambo et le patchanga ? Encore un mystère de DD… D'un autre côté, c'est Gill, faut pas trop lui en demander ! (Réponse de l'auteur : …rien à rajouter…)

- ………Génial.

Heero le regarda comme s'il allait le pulvériser contre le mur du fond. Gill fut un peu vexé que son super effet top-méga-détonnant soit tombé à l'eau et il décida de se venger :

- Devant ce débordement d'enthousiasme, je me verrais dans l'obligation de commander à chercher pour l'année prochaine un nouveau responsable des danses qui soit plus coopératif…

- Non ! J'ai besoin de travail… Très bien, s'inclina Heero, ce sera pas le mambo, ce sera le patchanga… Excellente idée…

Gill le regarda de haut avec un petit sourire mesquin et victorieux. Puis, il s'approcha de Duo et lui dit avec un ton entendu de petit bourgeois :

- Quelques fois, on a des problèmes avec le personnel… Mais dans le fond c'est un bon garçon.

Puis il rajouta avant de sortir :

- Et que sa leçon dure une heure et demie, tu as payé pour ça…

Un grand silence suivit sa sortie et le claquement violent du capot en bois qui ne demandait rien sauf de protéger le tourne-disque suivit le silence, faisant sursauter le châtain.

Un peu plus tard, Heero marchait d'un pas enragé dans une allée surplombant quelques bungalows. Duo le suivait avec difficulté tout en essayant pourtant de l'aider à se calmer les nerfs, ce qui ne marchait pas bien, vu l'état de rage de son compagnon…

- Mais quel imbécile ! Complètement incapable de trouver une idée originale !!! Il voulait créer la surprise, mais j'en ai des tonnes moi des idées !

- Alors pourquoi tu l'as laissé te parler sur ce ton ?

- Quoi ? Tu veux que je me batte avec le patron ?

- Communique au moins tes idées ! Il est pas différent des autres ! Je suis sur qu'il aurait apprécié.

- Tu te fais beaucoup trop d'illusion Duo, tous les riches, c'est des salopards. Ils voudront jamais m'écouter.

- Alors bats-toi plus fort ! Y'a aucune raison que tu te laisse faire !

- Mais j'ai besoin de ce boulot, j'ai besoin d'être là l'été prochain… Mon père m'a téléphoné ce matin. Il m'a dit… « J'ai une bonne nouvelle, je t'ai trouvé un travail sérieux. »

Il s'arrêta un moment, et baissa les yeux. Duo l'encouragea à continuer d'une voix douce.

- C'est quoi ce "travail sérieux" ?

Le brun leva la tête et lança un regard mauvais à Duo.

- C'est repeindre les maisons et faire le boulot de plomberie dans les cuisines, les chiottes et les salles de bain.

Duo compatissant lui posa la main sur l'épaule, mais celui-ci se dégagea plutôt boudeur.

Un bruit de porte qui s'ouvre en contrebas interrompit la plus que probable scène de réconciliation qui aurait indubitablement suivi. En effet, le châtain commença à paniquer en entendant la voix de son père.

Il s'accroupit dans l'allée de façon à être invisible, entraînant Heero avec lui. Ils virent tous les deux le Dr. Maxwell sortir du bungalow avec Réléna et Wufeï :

- Excellente idée Réléna !

- J'ai beaucoup étudié la théorie des dominos, Papa. Si le communisme envahit le Viêt-Nam, il ira jusqu'en Chine !

Et ils s'éloignèrent, pendant que le Dr Maxwell passait un bras autour des épaules des deux jeunes. Heero avait un air triste et déçu inscrit sur le visage. Quand ils furent loin, Duo se releva et dit d'un air désolé.

- Je crois pas qu'ils aient pu nous voir…

Heero se releva à son tour, avec un regard méprisant.

- Tu veux que j'me batte ? En attendant, je te vois pas te battre toi ! Je te vois pas courir vers ton père pour lui annoncer que je suis ton mec. C'est ça que tu devrais faire !

- J'te promets que je vais le faire, mais essaie de comprendre… Avec lui, c'est compliqué…

- Je te croirais plus Duo… Je vais te dire, t'as jamais eu l'intention de lui annoncer que tu m'aimes. Jamais !

Il fit demi tour et laissa le natté en plan, les larmes aux yeux.


Je veux la suite moi ! Tu peux pas me les laisser fâchés comme ça ! T'es cruelle ! Allez, FIGHT ma Tampopo ! Maintenant que c'est les vacances et que t'es pas encore en stage, va falloir fiquer ma p'tite ! Tout comme moi, y a pas d'raison !

Bon, d'accord, je continue, mais c'est bien parce que c'est toi…


[Salut !!! C'est cousin Brussy qui vous parle ! Les vacances sont finies, va falloir retourner à vos bouquins… ouh ! Ça craint un max !!!

Mais arrêtez cette radio débile !!! On a pas idée de la diffuser sur tous les hauts parleurs du coin ! On est vraiment tranquille nulle part pour se réconcilier avec son homme !

Duo était complètement affolé, il avait cherché Heero dans toute la pension, son appartement, la salle de danse où il donnait ses cours, l'arrière cuisine ou il avait trouvé Hilde un soir (voir plus haut … beaucoup plus haut en fait)… Hilde … Bien sûr !!! Où va-t-on quand on vient de subir une peine de cœur ? Chez son meilleur ami !!!

Bon, ici, c'était plutôt UNE meilleure amie… D'enfance qui plus est … Pourquoi n'y avait-il pas pensé plus tôt ? … Les cuisines … Parfois, il se demandait vraiment ce qui lui passait par la tête… Oui, parce que non seulement Duo parlait beaucoup, mais il pensait tout autant. Un imbroglio d'idées et de pensées sans aucun rapport les unes avec les autres, mais c'était Duo alors on lui en voulait pas…

C'est dingue ce que le temps passe vite en s'égarant dans ses réflexions … Il était déjà arrivé sur le palier de la porte de la danseuse. Il frappa 3 petits coups nerveux.

Bientôt, la porte s'entrouvrit sur la tête de la brune, le regard interrogateur. La chanson des Blow Monkeys You don't own me qui passait sur le poste allumé envahit vite la tête du visiteur.

- Salut ! dit le natté encore essoufflé par son marathon à travers la pension. Tu as vu Heero ?

Pour toute réponse, Hilde ouvrit en grand sa porte, et par dessous son bras tendu, Duo put distinguer la silhouette de son amant tristement assis sur le lit de son amie.

Celui-ci leva la tête vers Duo et se leva brusquement pour se diriger les bras croisés vers la balustrade devant la porte d'entrée, tournant ainsi le dos au châtain.

Après quelques secondes de silence pesant, Duo se décida à agir plutôt qu'à parler. Une vraie démonstration vaut mieux qu'un long discours comme on dit dans la famille…Je me lance ! (NDLR : hein ? j'me lance ! Australie ! Ah non pas encore !!! … oui, bon, d'accord, il me semble bien l'avoir déjà sorti celle-là… Mais c'est pas de ma faute si j'ai été traumatisée pas les aventures de Luce et Henri moi !!! )

Ainsi donc Duo fit un pas en avant et se colla au dos musclé du danseur, l'entourant de ses bras (pas trop musclés eux…). Voyant que celui-ci ne réagissait pas assez vite, il déposa ensuite toute une série de légers bisous sur sa nuque découverte.

Bon, c'était en bonne voie. Heero commençait à se détendre, imperceptiblement pour le commun des mortels, mais pas pour Duo qui en profita pour lui asséner le coup de grâce de la demande de pardon :

- Je suis désolé… lui chuchota t-il au creux de l'oreille.

C'est gagné ! Il décroise ses bras et entame un mouvement de retournement qui signifie qu'il va me prendre dans ses bras ! Youpi !!! YoupiYoupiYoupi !!!! Trop fort moi !

Mais …

- Hé ! J'aurais p'tèt dû m'faire le frangin ! Alors, Duo, tu fréquentes la racaille ?

Cette interruption par devinez qui… Wufeï qui passait par là comme de par hasard bien sur ! stoppa net Heero dans son mouvement.

Là, ça en était trop.

Que ce petit serpent à queue de cheval lui crache son venin dessus passe encore. Heero savait bien se défendre seul. Mais qu'il touche à un cheveu de la natte de son amour en ayant la stupidité d'émettre la possibilité répugnante d'une éventuelle relation sexuelle entre eux deux ! Alors là, il dit non, non et non ! Il irait défendre leurs deux honneurs en lui pulvérisant sa sale petite gueule de petit crétin bridé… Non mais !

Il poussa donc Duo en arrière, sauta par-dessus la balustrade en bois et lui pulvérisa sa sale petite gueule de petit crétin bridé, non mais. Il ne s'arrêta qu'au 14ième "Heero ! Non !!!" de Duo.

Là, il balança le corps à demi fracassé du chinois contre la rambarde d'Hilde avant de le jeter violement par terre et de l'achever par un superbe coup de pied dans le ventre.

Puis, comme Wufeï ne pouvait plus le faire tout seul, Heero le remit debout en le tirant par les cheveux, lui envoya encore un dernier plomb dans la gueule, avant de laisser au chinois la possibilité de se défendre pour sauver son petit honneur minable de guerrier d'un ancien clan chinois (oui, ok, il est serveur maintenant, mais guerrier d'un ancien clan chinois, ça paye pas les factures … que voulez vous, tout se paye maintenant ! Ah ! Moi, de mon temps …)

- Cogne moi ! Allez, Cogne moi !!!

Celui-ci lui donna un coup assez mou, mais faut le comprendre… c'est déjà bien qu'il ait réussi à atteindre la tête de son adversaire, dans l'état dans lequel il était…

Vengeance accomplie, Heero lui balança une dernière mandale dans la tronche avant de s'arrêter juste avant de lui exploser la tête au sol… (Trop aimable…)

Il se releva dignement avant de cracher sur le chinois sanguinolant la menace cerise-sur-le-gâteau avec regard-aussi-destructeur-que-deux-bombes-lachées-sur-2-certaines-villes-japonaises-par-les-américains-en-45 :

- Fous le camp d'ici ou je t'arrache les tripes ! Tu m'dégoutes !!!

Yuy : 59 385 624 ; Chang : -12

Le brun revint victorieux auprès de son amant resté sur le pallier, les deux mains jointes sur la balustrade, surplombant son preux chevalier d'une quarantaine de centimètres. Il posa ses mains sur celles du châtain et leva la tête pour plonger dans une mer d'amour améthyste.

Il n'en fallut pas plus à Duo, les larmes aux yeux, pour serrer la tête d'Heero au creux de son corps.

Attention !!! Changement de décors et d'ambiance !!!! Bouchez vous les oreilles car…

Réléna chantait…

Non, elle s'entraînait plutôt.

Le plus fort qu'elle pouvait.

Devant un public complètement inattentif, voire dérangé par le désagrément sonore.

Et ceci pour la énième répétition générale de la grande soirée finale qui devait "swinguer du tonnerre" comme le promettait Gill, mais qui n'en prenait pas du tout le chemin.

Ainsi, accompagnée d'un pianiste et d'une pauvre petite fille à la guitare, Réléna chantait (faux) le morceau qu'elle avait décidé de préparer. (1)

Pendant ce temps, Duo mettait ses talents artistiques à contribution en peignant un palmier pour la décoration d'un des sketchs de cette soirée qui allait vraiment "swinguer du tonnerre" comme s'enthousiasmait Gill.

Duo était vraiment très doué il fallait l'avouer.

Pas pour peindre ce magnifique et digne végétal, mais pour peindre ce magnifique et digne végétal tout en surveillant au loin son Heero qui assurait la coordination de tous les chanteurs, comiques, techniciens éclairagistes, techniciens décors, techniciens costumes…

Bref, tous les acteurs du spectacle…

Et c'était dur, surtout quand des grognasses à moitié nues venaient lui demander des renseignements logistiques.

C'est pour ça que Duo l'aidait de son mieux dans son travail en le yeutant discrètement afin d'être à même de le protéger immédiatement en cas de tentative de viol ou d'enlèvement extraterrestre … Si ça peut arriver d'abord !!! … il faut se méfier de tout et surtout de tout le monde…

À l'une des tables de la salle de réception, 5 hommes jouaient au poker, concentrant toute leur attention à faire abstraction du bruit horrible qui sortait de la bouche de Réléna.

Cette poufiasse de Viviane, (tient, encore là celle-là ???) s'approcha d'un des joueurs qui visiblement était son mari puisqu'elle lui déposa un léger baiser sur le haut de son crâne chauve … beurk !

Puis levant ses yeux de grosse mante religieuse en manteau d'hermine, elle aperçut Heero plongé dans un tas de papiers contenant tout le planning de la soirée qui, on ne le rappellera jamais assez, allait "swinguer du tonnerre" comme le répétait encore et toujours Gill.

De sa démarche de mangeuse d'hommes, elle se dirigea vers lui, faisant fi du fait qu'il était plus ou moins occupé, pour lui demander du feu. Sa cigarette allumée, elle jeta un petit coup d'œil en direction de son mari pour vérifier qu'il ne la regardait pas, et murmura dans l'oreille d'Heero quelques chose d'horriblement obscène que Duo entendit du début à la fin, parce que comme on le disait plus haut, il surveillait son mamour…

- C'est la dernière nuit qu'on va passer ensemble. Faut que ce soit une apothéose mon chou !

Vraiment obscène hein ??? Même Heero en rougit de honte !

Son insanité lâchée, Viviane se plaça à côté de son mari, continuant à dévorer Heero des yeux.

Pendant ce temps, Heero jeta un petit coup d'oeil inquiet vers Duo de peur que celui-ci ait perçu l'infâme proposition et s'imagine tout un tas de trucs. Mais le natté (rapide la mouche !!!) devança le regard du Japonais en se plongeant à se moment là à corps perdu dans son œuvre artistique de décoration insulaire (qui, faut bien le dire, déchire… Perso, on me met un pinceau dans la main, un pot de peinture dans l'autre, devant du carton, moi, j'en fais pas un superbe palmier… Mais c'est Duo alors…).

Et comme un crétin, Heero fut rassuré que son petit ami n'ait rien entendu du tout. Forcément, c'est un homme, alors il croit que tout ce qu'il voit est forcément vrai.

Il saisit un chapeau de pirate en papier cartonné et l'apporta au mari de la vieille peau … heu… de Viviane :

- Excusez-moi monsieur, c'est pour votre sketch du pirate.

- Merci. Attend !!! J'vais jouer aux cartes tout le week-end, et cette nuit, j'ai une partie très importante. Alors, donne à ma femme quelques leçons de danse !

Duo fut soufflé par la proposition du mari, d'autant plus qu'il mit dans la main du danseur une énorme liasse de billets. Mais il paye le gigolo de sa femme : j'hallucine !!! Le regard aguicheur que lançait de surcroît la moche à son homme lui donnait envie de vomir.

Heero regarda quelques secondes tout cet argent équivalent à au moins 4 mois de son salaire et le rendit à son propriétaire.

- Excusez moi M. Pressman, j'vais être pris tout le week-end, et j'aurais pas le temps de m'occuper d'autres choses alors… je préfère vous rendre votre argent.

M. Pressman lui lança un regard sympathique avant se replonger dans sa partie et sa femme lui jeta par contre un regard outrée, avant de tourner les talons et de partir vexée comme un pou. Bien fait pour sa tronche à la vioc !! Il est pas à acheter mon Heero ! Et puis il est surtout plus célibataire non mais !!!

Le châtain put se replonger tranquillement dans sa peinture, un sourire victorieux sur les lèvres, rassuré sur les intentions d'Heero à son égard. Et oui, il avait bien conscience que cet argent, le brun en aurait bien eu besoin, alors le fait qu'il l'ai refusé sans hésitation le faisait partir sur un petit nuage…

Quelques secondes plus tard, Réléna faisait son final ridicule à quatre pattes par terre, en position de prosternation. Puis elle s'accroupit auprès de son frère qui rêvassait (on se demande de quoi, ou plutôt de qui…)et lui glissa sur un ton mutin :

- C'est décidé, ce soir je couche avec Wufeï… Il le sait pas encore.

- Oh ! Attend Réléna !!!

Mais celle-ci était déjà partie.

Et voilà après quelques heures de pomponnage et d'essayage de toute sa garde robe pour trouver THE robe qui la mettra particulièrement en valeur, notre Réléna qui se met en route pour retrouver son futur amant qui la fera voyager au-delà du ciel étoilé (2).

Finalement, après avoir opté pour la solution "je tapisse tout le sol de ma chambre avec mes plus jolies robes pour les voir toutes en même temps afin de les comparer quand je me mets debout sur mon lit", elle avait jeté son dévolu sur sa préférée, la belle blanche avec des grosses fleurs roses et plein de jupons pour donner du volume à la jupe…

Elle était splendide ! À tomber ! Si elle était Wufei, elle se sauterait dessus même ! C'est tellement beau la modestie…

Tout en fredonnant YES ! de Merry Clayton pour se donner du courage, elle arriva à la porte du bungalow du chinois. Elle aperçut un tissus blanc accroché à la poignée (qui signifie pour les ignorants "ne me dérangez pas, j'ai pas le temps, je suis hyper occupé… avec quelqu'un…" ) mais elle n'en tint pas compte, se contentant de traiter mentalement Wufei de "coquinou qui avait tout prévu et qui l'attendait avec impatience pour l'amener voyager du côté de la voie lactée" (petites étoiles dans les yeux…).

Elle vérifia donc pour la dernière fois son maquillage, et frappa à la porte :

- Wufei ! C'est moi !

N'entendant aucune réponse, elle entrouvrit la porte qui n'était pas verrouillée et découvrit avec stupeur son cher amour qui était censé l'envoyer au 7ième ciel, au lit, tout nu (bon jusque là, rien d'anormal) mais (passez moi l'expression, c'est l'émotion…) en train d'être chevauché par cette vieille mocheté de Viviane Pressman qui était toute nue elle aussi ! Mon dieu ! Ils seraient en train de …. Impossible ! C'était avec elle, la belle Réléna, qu'il aurait dû faire ça ! Mais POURQUOI ??????? Se serait-il foutu de sa gueule en lui racontant des bobards uniquement pour se la taper ???

Encore sous le choc de cet éclair de lucidité, Réléna referma doucement la porte derrière elle et partit comme elle était venue, n'entendant même pas le "Oh merde !!! " du chinois désolé qui voyait partir sa conquête blindée de pognon de l'été…

En un autre lieu, au même moment, les choses ne se passaient pas du tout comme ça…

Abandonnons la vision de cette pauvre Réléna les joues dégoulinantes de rimmel pour nous diriger vers l'appartement d'Heero qui se trouvait lui aussi au lit (allez, encore un !).

Lui non plus n'était pas tout seul en train de flemmarder dans ses draps (Quoi ? décidément, c'est une épidémie ce soir !!!). Duo était lové contre son corps tout chaud (Ah ! C'est Duo ? Bon alors ça va…).

Vu leur sourire béat, leur respiration encore un peu saccadée et leur rythme cardiaque qui avait un peu de peine à redevenir normal, c'est eux qui avaient fait un petit tour du côté de Proxima du Centaure (3).

Tout d'un coup, Heero se mit à parler d'une voix douce et grave qui fit carrément frissonner Duo la tête blottie dans le creux de son épaule.

- Tu veux que je te raconte une drôle d'histoire ? La nuit dernière, j'ai rêvé qu'on marchait tous les deux et d'un seul coup, on rencontrait ton père… et il mettait son bras autour de mes épaules… comme il l'avait fait avec Wufei …

Que voulez vous répondre à ça ??? Hein !? Ben, voilà, c'est ce qu'a répondu Duo :

- …

Il baissa les yeux et se blottit encore plus fort contre le brun pour lui prouver que malgré les circonstances plus ou moins (bon, plutôt plus que moins en ce moment) défavorables à leur couple, il l'aimait de tout son cœur…

Le lendemain matin, Heero raccompagna son amant jusqu'aux trois marches de son perron (à Heero… il vont pas se taper la traversée de l'hôtel main dans la main devant tout le monde tout de même…).

Et après un 196ième baiser d'adieu, un 423ième câlin tout tendre tout doux et une 568ième promesse de se revoir ce soir et qu'on s'aimera toute la vie et allez, parce que je suis généreuse, même après la mort, les deux amoureux se quittèrent à regrets pour que le châtain regagne son lit avant qu'on se soit aperçu de sa disparition.

Mais ! (Oui, parce qu'il y a toujours un "mais", sinon, moi j'arrête là et l'histoire est finie… C'est ce que vous voulez ??? Non ??? Bon alors : MAIS !) Alors qu'ils se croyaient seuls à l'abri des regards indiscrets à cette heure matinale, préservant ainsi précieusement le secret de leur amour interdit, une ombre malveillante les surpris de loin, sortant justement de l'appartement d'un certain chinois chez qui elle avait passée la nuit et qui ronflait actuellement comme un gros mufle.

Les yeux de hyène de cette vile créature quasiment préhistorique s'étrécirent en une fente haineuse, jalouse que cet homme si séduisant qu'elle cherchait tellement à conquérir l'ait repoussée pour ce minet à cheveux longs.

Déjà, dans son cerveau torturé, une horrible vengeance se préparait, dans l'unique but de briser la vie de ces deux jeunes qui lui avaient fait l'affront de lui rappeler que malgré les 5 heures quotidiennes dans la meilleure salle de muscu et les 14 interventions de chirurgie plastique qu'elle avait subi ces 7 dernières années, elle avait quand même 49 ans et la peau du cou et des mains un peu flétrie… Grrrrrrrrr….


(1) Je n'ai malheureusement pas trouvé ni le titre, ni les paroles de cette magnifique chanson interprétée dans le film à ce moment là… Je pense que les producteurs ont cherché à la faire disparaître coûte que coûte de la surface de la terre… Je me demande pourquoi …? C'est d'ailleurs la seule chanson qui soit absente de tout CD de BO de DD (et pourtant j'ai la meilleure édition existante à ce jour).

(2) Il faut excuser son romantisme innocent en matière de sexe, la pauvre n'a jamais connu la joie de la première fois… Que celles qui ont eu un orgasme au premier essai me jettent la première pierre ! (ou alors serait-ce moi qui ne suis pas normale ???????)

(3) Je sais pas pourquoi j'ai toujours aimé le nom de cette étoile… peut-être parce que c'est la plus proche de notre soleil… ou alors qu'une de ses planète s'appelle Beteuljeuse… ou alors parce qu'il y a "centaure" dedans et que j'aime bien la mythologie grecque… Que voulez vous le cœur a ses raisons que la raison ignore… ou si vous préférez, les voix du seigneur sont impénétrables… (j'en ai plein d'autres si vous aimez pas celles-là…)