Et voilà le petit épilogue, j'ai longtemps hésité à prolonger cette fic, mais je me dis que pour une première il vaut mieux s'arrêter à temps ! Ce qui n'empêche peut-être une suite ! J'avoue ne pas avoir pensé avoir autant de lecteurs, de followers, de reviews, alors merci à vous, merci d'avoir pris le temps de me lire pour ce premier Sterek !
« Stiles, tu vas être en retard ! » s'exclama le père du jeune homme en bas des escaliers.
Il regarda sa montre par réflexe, mais ne put dissimuler un sourire. Il avait tellement rêvé de pouvoir agir ainsi avec son fils, aussi…normalement. Ils reprenaient ensemble leurs vies en main, apprenaient à se redécouvrir. Il était conscient que tout n'était pas réglé, que la route serait encore longue, mais aujourd'hui était un autre jour.
Flashback
« Papa, tu peux t'asseoir une seconde ? » lui avait demandé Stiles.
John, très peu rassuré, s'assit en face de son fils, qui dansait d'un pied à l'autre. Qu'allait-il lui annoncer ?
« Tu sais, je suis passé par une phase pas cool du tout, et qui n'a pas été cool pour toi non plus…Mais tu vois genre la phase qui peut durer super longtemps, où l'on est replié sur soi-même, perdu. Je ne dis pas que ça été simple pour toi… »
« Stiles… »Reprit John. Il savait quand son fils s'emballait et se perdait dans ses élucubrations.
Ce dernier s'arrêta de parler et passa une main dans ses cheveux en bataille.
« Ok…c'est plus dur que je pensais ! Papa, aujourd'hui je veux m'excuser de ce que je t'ai infligé, te dire que je vais mieux même si il y a encore beaucoup de chemin à faire, que c'est grâce à toi mais aussi grâce…à…Derek » avoua-t-il dans un souffle.
Fin Flashback
On ne peut pas dire que le shériff avait été emballé à cette idée. Mais ce Derek avait aidé, non sauvé son fils, alors il pouvait au moins se permettre de lui accorder une chance. Et il avait exigé de rencontrer le jeune homme autour d'un repas chez eux. Stiles avait failli s'étouffer alors qu'il buvait un jus d'orange, avait agité les bras dans tous les sens. Le rendez-vous était pris.
Il ne fallut pas longtemps pour entendre un véritable boucan dans les escaliers. John se demanda un instant si les murs n'allaient pas trembler. Comme si un troupeau d'éléphants venait de s'échapper de la chambre du jeune homme. Comment un garçon aussi mince pouvait faire autant de bruit ? Une boule d'énergie fit son apparition. Les cheveux partant dans tous les sens, les yeux brillants, son t-shirt dépassant négligemment de son sweat, Stiles sauta les deux dernières marches.
Trois semaines étaient passées depuis la confrontation de Stiles avec sa mère, avec lui-même. Il n'était pas encore complètement remis de sa dépression et restait encore fragile aujourd'hui. Mais son envie d'aller de l'avant était tellement forte, qu'elle faisait oublier tout ça. Il n'était plus seul, ils étaient deux, pour avancer et affronter leurs démons, pour se construire un avenir. Il avait pris le temps de parler avec son père, avec Scott. Deux des personnes les plus importantes à ses yeux. A part Derek bien sûr. Mais Stiles était Stiles, et refusait de se définir par une personne. Sa personnalité était sa marque de fabrique, et finalement ce qui l'aidait à se définir !
Stiles se rua dehors quand il entendit le bruit d'un klaxon. La belle camaro de Derek était garée devant chez lui. Le jeune homme, adossé à sa voiture, l'attendait. Stiles, souriant, le rejoignit.
« Salut » dit simplement Derek.
« Salut beau brun, tu sais qu'hier avec toutes ces sms envoyés, les devoirs, mon père qui voulait voir avec moi twilight et ses histoires de loups et de vampires, j'ai bien cru que je n'allais pas dormir. Pas que ça me manque en soit d'ailleurs, et puis il est prouvé que trop de sommeil… »
Le jeune homme ne put finir sa phrase, Derek venant de l'embrasser à pleine bouche. Un ange passa. Stiles enroula les hanches de Derek de ses bras, pour approfondir leur baiser. Ce dernier se détacha, un peu à regret, pour plonger son regard vert dans celui de Stiles. Ce dernier garda un instant les yeux fermés. Arriverait-il à s'habituer à ces baisers ? Il espérait bien que non.
« Il n'y a vraiment que ça pour te faire taire « finit par remarquer Derek.
« Ca ne me dérange pas que tu me fasses taire plus souvent alors ! « fit remarquer Stiles avec un sourire et s'engouffrant dans la voiture.
