Chers lecteurs,

Comme promis, voici la suite de cette fanfic. C'est l'avant dernier chapitre de cette histoire. Eh oui, tôt ou tard tout à une fin, bien que dans le cas de celle-ci ce soit plus tard que tôt ; ). J'espère que ce chapitre vous plaira autant qu'à moi et je me réjouis de connaître vos remarques et avis.

Bonne lecteur à tous.


Chapitre 9 : La tendresse cachée du Loup

Le temps qu'ils arrivent en vue de la maison il était déjà très tard. Yûta avait accompagné l'inspecteur près de la préfecture mais comme il n'aimait pas côtoyer les hommes de trop près, il l'avait sagement attendu dans un endroit discret puis l'avait rejoint, mine de rien, sur le chemin de la maison. Il avait déjà commencé à nettoyer sa magnifique fourrure mais ça et là on voyait bien que ses poils était tout englués et collés. L'uniforme de Saïtô ne valait d'ailleurs guère mieux.

Malgré son inquiétude grandissante à cause de l'heure tardive, Oki s'était endormie sur la table où elle avait déjà mis le couvert, la tête enfouie dans ses bras. Elle se réveilla en sursaut en sentant une truffe toute humide et froide sur sa joue.

« Yûta ! Tu es déjà de retour de tes vagabondages nocturnes ? Fujita-san n'est pas encore rentré et je me fais du soucis » dit-elle à son ami en le serrant contre elle.
-Mon dieu ! Mais tu es couvert de sang ! En disant cela elle remarqua que Saïtô arrivait également dans la cuisine. Elle blêmit.
-Vous aussi ! Mais que vous est-il arrivé ? Vous êtes blessé ? Ah mon dieu ! » Elle était si belle dans sa détresse que Saïtô ne résista pas et apposa sa main fraîche sur la joue de la jeune fille en lui souriant.
« Tout va bien Tokio. Ne te fais pas de soucis. Je reviens tout de suite. Tu peux réchauffer le repas »

Quelque peu rassurée pas ses paroles, Oki se résigna à mettre de côté ses questions. Fujita-san n'était pas homme à se confier, elle l'avait compris. L'ancien Loup de Mibu revint dix minutes plus tard, entièrement lavé et vêtu de son vêtement d'intérieur beige qu'Oki avait lavé pour lui. Comme de rien, il s'assis à table et commença à manger la soupe de miso que la jeune fille lui avait servi avec du tofu grillé. Yûta se tenait dans le coin qu'il s'était approprié, toujours occupé à se nettoyer. Tout en mangeant, Saïtô se repassait les événements de la soirée. Ceux qui l'avaient attaqué étaient au courant pour le portrait et il était sûr qu'ils tenaient cette info du petit jeune qui c'était promené dans son bureau plus tôt dans l'après-midi. A la préfecture, il avait tenté de se renseigner sur le nouveau mais personne ne l'avait vu. Il y avait bien une nouvelle recrue qui devait arriver mais la semaine prochaine seulement. Donc il était de mèche avec eux.

Saïtô fut sorti de ses pensées lorsque Oki quitta la cuisine pour aller dans sa chambre. Elle n'avait plus desserré les dents depuis qu'ils étaient à table et maintenant qu'il y réfléchissait elle n'avait pas cessé de le dévisager en douce. Elle se dirigea dans sa chambre aussitôt suivie par son compagnon à quatre pattes. Saïtô la regardait marcher et ne put s'empêcher de remarquer comme elle était belle. Le vert lui allait à ravir et faisait ressortir ses étonnants yeux mordorés. Il aimait la manière dont ses cheveux entouraient son visage si parfait et sa mèche blanche lui donnait une petite touche mystérieuse. Elle semblait souvent triste et avait la tête ailleurs. Pourtant il émanait d'elle une grande douceur et Saïtô savait que si son aspect délicat donnait envie de la protéger il renfermait néanmoins une force et un courage peu commun.

L'ancien Shinsengumi se leva et prépara du thé, puis sans vraiment réaliser ce qu'il faisait il frappa deux coups et pénétra dans la chambre de la jeune fille.

Cette dernière avait le dos tourné et tentait de réenfiler au plus vite les manches de son kimono. Elle s'était dénudée jusqu'à la taille pour refaire le pansement sur sa blessure. Saïtô s'approcha d'elle et avant qu'elle ait réussi à se réajuster il attrapa le pansement neuf qu'elle avait déjà préparé et posé à coté d'elle.

« Laisse-moi t'aider. Dit-il.
- Je t'ai apporté du thé. Ça t'aidera à dormir. Ajouta-t-il tout en terminant de remettre le pansement propre en place.
- Ta blessure à l'air en bonne voie de guérison. Est-ce qu'elle te fais encore mal ?
- Seulement si je bouge trop. »

Oki faisait bien attention de rester immobile. De toute façon elle était figée sur place. Un peu gênée mais aussi, curieusement, un peu excitée. Pour rien au monde elle ne l'aurait avoué mais elle était heureuse de l'attention de l'inspecteur. Il avait des gestes doux et il sentait bon. Elle frissonna en repensant à la manière dont il l'avait embrassée. La première fois qu'elle l'avait vu, elle ne se serait jamais doutée qu'il puisse être quelqu'un de tendre et d'attentionné. Elle n'avait vu en lui qu'un homme froid et implacable, voire cruel. Intuitivement elle savait qu'elle ne s'était pas trompée là-dessus mais elle avait déjà compris qu'il ne lui ferait jamais de mal. Elle se sentait en sécurité aux côtés de cet homme sans merci.

Tout son être tressaillit lorsqu'elle sentit Saïtô l'enlacer et l'attirer contre lui. Elle se raidit sous la surprise puis finalement se détendit, se laissant aller en arrière contre lui de tout son poids. Il dégageait une douce chaleur et elle se sentait bien dans ses bras puissant. Elle sentait son cœur battre. La lampe qui éclairait la pièce s'éteignit faute de combustible les laissant dans le halo chaleureux que dégageait la bougie posée non loin.

Lorsque Saïtô la prit dans ses bras pour la porter vers son futon elle se laissa faire. Il la déposa délicatement sur les couvertures et s'allongea à côté d'elle. Il la serra contre lui et l'embrassa très doucement pour ne pas l'effrayer, puis constatant qu'elle n'avait pas l'air de vouloir le repousser, il se fit plus pressant, l'embrassant toujours plus fort et plus profondément, jusqu'à ce qu'elle réponde à ses baisers. D'une main il lui caressa le visage, descendis sur son cou puis finalement sur sa poitrine et ses seins. Il la sentit frémir sous sa main mais elle ne faisait rien pour l'arrêter. Il connaissait son passé et ne voulait surtout pas l'effrayer ou lui faire du mal. Même s'il avait très envie d'elle maintenant, il s'était déjà résigné à ne pas insister si elle devait le repousser. Il se demandait s'il devait continuer ou non.

Il en était là de ses pensées lorsqu'elle se dégagea de ses bras pour se lever. Elle défis le noeud de son obi et laissa son kimono glisser au sol. Elle était très belle dans la lumière dorée de la bougie. Elle vient s'agenouiller devant Saïtô qui s'était mis sur son séant et se blottit dans ses bras. Alors qu'il déposait un baiser dans son cou elle murmura à son oreille. « J'ai peur… ».

A ses mots il la serra tendrement tout contre lui et l'allongea. Elle ferma les yeux et il l'embrassa encore avant de se dévêtir à son tour, révélant son membre turgescent. Il se rallongea à côté d'elle, puis voyant qu'elle frissonnait il remonta les couvertures sur eux. Elle sentit ses muscles puissants rouler sous sa peau lorsqu'il bougea pour rapprocher son visage du sien à la recherche de sa bouche et lui répondit en le serrant très fort. Il commença à la couvrir de baisers et de caresses explorant chaque parcelle de son corps. Une de ses mains descendis vers son entrejambe et, alors qu'il allait renoncer croyant qu'elle ne désirait pas aller plus loin, elle entrouvrit les jambes, laissant le passage à sa main. Il l'explora délicatement du bout des doigts pour finalement la pénétrer. Elle gémit et se cambra contre sa main. Alors il retira ses doigts humides et s'allongea sur elle. Il la regarda dans les yeux pour s'assurer qu'elle était bien, et, comme elle lui sourit, il la pénétra de son membre durci. Malgré son désir grandissant il sut se montrer très doux pour ne pas lui faire mal. Comme elle se mit à bouger en rythme avec lui il commença à faire de plus ample mouvement de va et viens. Lorsqu'il sentit le corps de sa partenaire se tendre il sut qu'elle avait du plaisir et se laissa aller à son tour. Soulagé, il se dégagea doucement pour se rallonger à côté d'elle avant de devenir trop lourd. Oki vint se lover contre lui et, submergée par des torrents d'émotions, elle pleura. C'est à se moment là seulement que Saïtô réalisa que le loup, dissimulé dans la peine ombre, ne les avaient pas quitté des yeux.


Voilà ! J'ai eu beaucoup de mal à écrire ce chapitre ! D'ailleurs j'ai longtemps hésité à écrire un chapitre comme celui là dans mon histoire. Je le voulais très romantique avec une pointe d'érotisme et j'espère que le résultat est bien quelque chose d'intense et tout en finesse…Mon but étant de relever et de mettre en valeur les sentiments de Saïtô.