Aloha !
Comment allez-vous ?
(Quoi ? Qu'est-ce que vous dites ? Que j'essaie de changer de sujet parce que ça fait des siècles que j'étais sensée poster cette suite ! =P )
hihi ! Vous savez c'que c'est, les surcharges de cours, les parents... les mecs mdrr !
Bref on s'en fout de ce que je raconte (oui, il arrive des moments où faut voir les choses en face XD)
Dans ce chapitre il va y avoir pas mal d'éléments de réponses, j'avoue que je m'en suis un peu débarrasser pour être tranquille pour avancer l'histoire d'amour
(ou de haine ! hihi j'suis trop sadique ^^)
d'Hermione et de Sirius,
et puis celle de Lilly et de James dans la foulée, mais elle est moins marrante comme histoire 8-D
M'enfin bref, vous verrez ^^
Allez bonne lecture !
Chapitre 9 : Un ange gardien.
Je tombe à genou. Je souffle fort. Mes mains viennent s'écraser lourdement sur le sol.
"J'en peux plus," murmurai-je. "J'abandonne, de toute façon ça sert à rien…"
"Comment ça ?"
Il se penche vers moi pour m'aider à me relever. Je me redresse d'un bond et le défie du regard. Je n'ai pas besoin de lui. D'où j'ai besoin de quelqu'un ? Hein ? D'où ??
"Oh ça va… Comme si ce n'était pas évident !" répliquai-je, acide.
Il pencha la tête sur le côté, ses yeux, pétillant comme devant un problème récurrent, plongent dans les miens. Je lâche l'affaire, de toute façon je perds à chaque fois contre lui.
"Et bien il y a tout de même une forte probabilité pour que je sois folle, que tout ça soit dans ma tête ! Sinon pour quoi je serais à Sainte-Mangouste ? Je me souviens d'évènements dans un lit d'hôpital, et après il y a tout ce qui se passe ici. Si ça se trouve j'ai été torturée par le Mage Noir après l'attaque du Poudlard Express et que mon cerveau, pour se protéger, me bloque l'accès à la réalité. Ca expliquerait ces rêves permanents, et puis je connais très bien l'époque et les protagonistes vu qu'avec Harry on a pas mal étudié leurs vies pour savoir d'où il vient. Parce qu'au final, c'est l'une des grandes questions : Qui sommes-nous ? Où allons-nous ? D'où venons-nous ?"
"Bien. Mais si vous n'y croyez pas, pourquoi le faites-vous ?"
Je reste sans voix. La vérité c'est que j'essaie de me convaincre que je n'y crois pas alors qu'en fait… J'y crois dur comme fer, où plutôt, je crois dur comme fer que je rêve tout et que la mère de Ron va me réveiller d'une minute à l'autre pour qu'on se prépare à aller à la gare de King's Cross pour prendre le train qui nous mènera à Poudlard pour notre 7ème année…
"Ca pourrait paraître plausible, hormis le fait que votre rêve commence à durer bien plus que la normale sachant qu'un rêve dure en moyenne 2 minutes…"
Hein ? J'hausse les sourcils. Mais qu'est-ce qu'il me fait là ?
"N'oubliez pas que je suis un excellent Occlumens, miss. Et puis, pour un rêve, votre esprit de déduction est drôlement bien conservé."
Il fait de l'humour ? Il a un petit rire.
"Il vous faut des preuves que vous ne rêvez pas n'est-ce pas ?"
"Oui," avouai-je.
"Bien, dans ce cas…" dit-il en tapotant mon front de son index, "il me faut entrer là-dedans."
"D'accord."
Je ne sens rien. Ca dure une dizaine de minutes, j'ai un peu honte qu'il ait le pouvoir de connaître toutes mes pensées les plus intimes, en particuliers celles à propos de Sirius… faut dire que je le mate presque à plein temps ! Y a de quoi rougir !
"C'est fini pour aujourd'hui," m'annonça-t-il.
Comme à chaque fin de nos séances il me donna une fiole au liquide violet et m'ordonnant de bien me reposer cette nuit. J'hoche du chef. C'est ma quatrième séance avec lui. La première s'est passée quelques jours après le bal d'halloween, juste après que je lui ai parlé de mon « aventure » à Sainte-Mangouste. Depuis, je le vois toutes les semaines, chaque vendredi. Sauf que ce soir c'est différent. Ce soir c'est la pleine lune, alors ce soir, pour que les Maraudeurs m'avouent leur secret, que je connais déjà soit dit en passant, je vais rester éveillé (le sommeil que j'ai en buvant le liquide violet n'est pas vraiment un sommeil). Tant pis pour la fatigue, ça me connait. Je finis de descendre les escaliers pour me retrouver dans le couloir…
"Aaaaahh !!!" hurlai-je. "Qu'est-ce que c'est ?"
Il y eut un bruissement de tissus, James, Sirius et…
"Un rat ?" dis-je passablement dégoûtée.
Apparurent devant moi et, à leurs pieds, je reconnais la cape d'Invisibilité. Une demi-minute plus tard, j'arrive à reprendre mes esprits.
"Mais… Qu'est-ce que vous faites là ?" demandai-je d'une petite voix.
Ouais d'une petite voix c'est vite dit, ça ressemble plus à un gazouillis qu'à autre chose. C'est désespérant… Depuis que Sirius m'a « sauvée » (c'est le reste du groupe qui me l'a dit) en me faisant du bouche-à-bouche, ce qui ne serait pas sans me déplaire si j'en avais gardé le souvenir (!), et aussi (et surtout) que je l'ai vu torse nu (oui mesdames, torse poil l'apollon !) et s'esquiver vers Sonja après mon réveil… Y a de quoi en pleurer quand même… Mais à ce qui paraît, officiellement, il ne sort pas avec elle.
"Et toi ?" rétorqua Sirius (mal à l'aise ?).
Hop ! Retour à la réalité.
"Hey ! Inverse pas les rôles tu veux ? Tu vois bien que je sors du bureau du Directeur, c'est forcément que j'étais avec lui."
"Ouais mais t'y vas régulièrement ces temps-ci, enfin… depuis que tu as perdue connaissance…"
"Qu'est-ce que tu sous-entends ?"
Il fit une moue comme s'il ne voulait rien dire en publique tout en haussant les épaules. Je fronce les sourcils. C'qu'il est craquant quand il fait ça…
"Okay, en tout cas ce n'est pas comme ça que tu arriveras à me faire changer de sujet. Je me moque de ce que tu penses !" cédai-je.
Menteuse ! Pensai-je de moi.
"Donc," repris-je, "pourquoi vous vous promenez avec un rat sous une cape d'invisibilité alors qu'il fait déjà nuit ?"
Allez, ils vont bien lâcher le morceau sur Remus ! Ah que vois-je ? Des regards en coin…
"Mais ce qu'il y a de plus étonnant, c'est que Remus et Peter ne soient pas là, alors que vous faites toujours vos conneries à quatre. A moins que vous rejoigniez Remus quelque part et que vous ayez transformé Peter en rat pour pouvoir tous rentrer sous la Cape…"
"Hum… Mais qu'est ce qui te fait penser qu'on puisse faire une chose pareille ?" demanda James, mal à l'aise.
"Et bien, tout d'abord, il y a vos surnoms, et pas la peine de faire cette tête là, Lilly m'en a parlé, Lunard, Cornedrue, Patmol et Queudvers. Queudvers, c'est Peter, et ça fait penser à une souris ou un rat c'est kif-kif. Et puis quand j'ai parlé de vos plans de cette nuit, toi et Sirius vous vous êtes regardés, mais le rat aussi l'a fait… D'où ma déduction."
"Impressionnant," souffla James. "J'avoue que tu as tapé dans le mille, si tu as besoin de preuves, on te les donnera demain, d'accord ? Parce que ce soir, on n'a vraiment pas le temps. Pour l'instant, tu devrais aller te coucher, tu as une mine à faire peur."
J'hoche la tête, ils ne m'auront pas comme ça…
"Mais vous, qu'allez vous faire ?"
"Nous ? On va allez jouer quelques mauvais tours aux Serpentards," inventa Sirius.
Je feinte : j'esquisse un sourire.
"Bien, dans ce cas, faites attention à ne pas vous faire choper par Rusard, ce serait dommage qu'on perde des points ! Bonne nuit."
Je leur fait un petit signe de la main et file en direction de la Salle sur Demande, je passe trois fois devant le tableau avec les Trolls tout en pensant : « Je souhaite être dans une chambre seule avec un moyen de regarder le parc de l'école, s'il vous plait. » Je rentre. La chambre est parfaite, un lit deux places, un réveil et un miroir qui me montre l'extérieur. Je bois vite la potion, je sais qu'elle agit très rapidement et pendant près de 2 heures. Je cale le réveil pour qu'il sonne à 2h30 (faut pas pousser, je me laisse quand même une heure complète de repos) et, à peine sous les couvertures, je sombre dans les bras de Morphée. Je sais ce qu'il m'attend : les clous, l'impression d'être comprimée dans un tube, la marre de cotons dans laquelle je flotte et pour finir la claque de l'infirmière rousse.
"Tu es en retard," remarqua Harry.
"Salut, moi aussi je suis contente de te voir," crachotai-je d'une voix faiblarde.
Il éclata de rire. Je lui souris, ainsi qu'aux autres, c'est-à-dire Ron, Ginny, les jumeaux, Mrs et Mr Weasley, Tonks et Remus. Je notai que ce-dernier paraissait plus fatigué que la dernière fois, ou alors c'est parce qu'il y a encore quelques heures je discutai avec sa version adolescente. Mes yeux s'attardèrent sur Tonk. Elle me toise, ses sourcils froncés durcissant son regard sur moi, ça me fait un peu peur… Quand je suis sortie avec Remus, est-ce que ça a compté comme si j'étais sa maîtresse ?? Je me mordille les lèvres, c'est pas rassurant cette histoire.
"Oh poussez-vous, mauvaises progénitures !" s'écria aussitôt Mrs Weasley. "Ma chérie, comment vas-tu ?"
"Bien, merci, et vous ?"
Il faut préciser que c'est la première fois que je la revois. Un petit coup frappé à la porte l'empêcha de répondre. Tout le monde se retourna alors que la porte s'ouvrait. Je m'étire le plus possible pour y voir quelque chose mais ils me bloquent tous la vue.
"Bonsoir," souffla une voix masculine.
"Ah vous revoilà vous," maugréa Ron.
Silence.
"Hermione est-elle réveillée ?"
"Non," ripostèrent en cœur mes deux meilleurs amis.
"Si, elle l'est," rétorqua posément Remus. "Toi aussi tu… ?"
"Oui."
"Allez viens, elle sera contente de te revoir," l'invita Remus.
"Oh, je ne sais pas, je crois qu'à ce moment je ne l'ai vu qu'une seule fois," précisa la voix.
Après quelques secondes d'hésitation, le mur de personnes devant moi s'écarta et je sus enfin qui était l'homme que mes meilleurs amis détestent et que mon « ex » soutien.
"Salut ma belle."
"Jamie !" m'exclamai-je ahurie.
"Quoi ? Tu le connais vraiment ?"
"Bien sûr Ron, c'est… C'est le coiffeur !" dis-je sous le choc, puis à Jamie, "Que fais-tu là ?"
"Je crois que je dois t'apporter des réponses."
"Oui, mes preuves," murmurai-je.
"Il ne nous reste plus qu'une heure et demi pour les explications, alors je vais aller droit au but. Remus tu m'aides ?" annonça-t-il.
Je sus tout. Nous étions dans le Poudlard Express pour entamer notre dernière année d'étude à l'école quand il y a eut une attaque massive de Mangemorts menée par le Mage Noir en personne. Cette attaque avait pour but de tuer à la fois Harry et Neville à cause de la prophétie, pour être certain d'assurer ses arrières. Parce qu'en effet, pendant l'attaque, le Lord avait l'intention de voyager dans le temps, il souhaitait se matérialiser en 1978 afin d'assassiner Lilly et James, ainsi que les parents, ou futurs parents (ça dépend si on calcule par rapport à l'année 1998, ou l'année 1978) de Neville, mais si son quadruple meurtre échouait, c'est là que le plan B (l'attaque du train) intervenait pour être certain que les progénitures Potter et Longdubas ne voient pas le jour suivant se lever. Sauf que voilà, dans un plan, il y a toujours des imprévus, dans notre cas, l'imprévu, c'est moi.
"En gros, si j'ai bien suivi, Harry, je t'ai sauvé la vie, c'est ça ?"
"C'est ça," approuva Remus.
"Okay… Huh…"
Je m'humecte les lèvres, les yeux fermés, une main qui me soutient la tête. Je passe ma main dans mes cheveux, rouvre les yeux et les fixe tous les deux.
"… Laissez-moi le temps d'avaler tout ça, d'accord ? Juste huh… un peu de temps…"
Je me mordille l'ongle du pouce, pensive.
"Et les comas ?" interrogeai-je après un moment.
"C'est dû à la faille d'espace-temps," expliqua Remus.
Il dû comprendre à ma tête qu'il avait plutôt intérêt à être plus précis s'il voulait que je comprenne, puisqu'il ajouta à toute vitesse :
"C'est-à-dire que tu ne peux pas être physiquement à deux périodes en même temps et vivre deux vies en même temps à des années d'intervalles."
J'hochai de la tête pour lui montrer que j'avais saisi.
"La seule chose que nous ignorons c'est comment tu as fait exactement pour voyager à la place de Tu-Sais-Qui. Peux-tu nous dire comment ça s'est passé ?" demanda Jamie.
"Heu, oui, bien sûr. Heu… Donc, il y a eut l'attaque, alors je suis sortie du compartiment pour défendre les plus jeunes et me battre tout simplement, et j'ai repérer Harry et Ron dans la foule, et puis un sort m'a percuté et j'ai volé, quand j'ai cru que j'allai me scratcher, il y a eut cette silhouette qui a amortie ma chute et puis j'ai sentie un truc dans ma main et je l'ai serré. Et là… Je l'ai reconnu… Il voulait m'attraper et ma main elle… elle brûlait, et lui… il hurlait… si fort, et ses yeux (je frissonne)… par Merlin, ses yeux, j'avais enfin réussi à les oublier… Ses mains se rapprochaient de moi (ma voix est pleine de trémolos), et puis je me suis sentie aspirer, démembrer, comprimer… Enfin vous voyez…"
Je termine mon récit en murmurant tout bas, comme s'il était possible que si je parle trop fort, il réapparaisse. La crise de larme, dont je connaissais la proximité, me submergea, incontrôlable. Ginny vint s'asseoir sur le lit à côté de moi et me serra dans ses bras, sans dire un mot, juste présente pour moi. J'apprécie son geste.
"Hermione, il ne nous reste plus que quelques minutes avant que tu te réveilles de l'autre côté," lança Jamie, tendu. "On a besoin de savoir à quoi ressemblait l'objet que tu as attrapé, décris-le nous, s'il te plait."
"Je ne sais pas," dis-je rapidement, "je ne l'ai pas vu, mais au touché il était froid, et pas très large, sur le moment, j'ai pensé à du métal si ça peut vous aider… Oh ! Un harmonica ! Je me souviens, c'est Dumbledore qui l'a gardé !"
"Merci, Hermione."
"Je voulais savoir aussi," repris-je en m'adressant à Jamie.
"Oui."
"Si tout ça est vrai, l'histoire de l'espace-temps et tout le tsouin-tsouin, pourquoi n'as-tu pas changé ?"
Il eut un petit rire.
"Quand Dumbledore m'a fait promettre d'aller dans la chambre 1047, le 3 décembre 1998 dans les environs de minuit, il m'a prévenu que tu t'intéresserais à ma jeunesse… Mais en même temps, qu'il m'a lié par un enchantement pour que je vienne, il m'a aussi contraint à te dire que… justement, je ne peux rien te dire, parce que je vais te le dire mais dans le passé, je crois que tu n'auras pas beaucoup à attendre, je ne suis plus très sûr…"
Il me fit un clin d'œil.
"Tu dois y allé maintenant, ton réveil va bient…"
"Remus !" le coupa Jamie. "Non ! On ne doit rien laisser filtrer sur ce qui s'est déjà passé ! Enfin qui va lui arriver - qui lui est arrivé, bref, tais-toi ! N'ajoute rien ! Bonne nuit, ma belle."
"Ouais, « bonne nuit » !" fis Remus, les yeux pétillant.
"Bonne nuit," marmottèrent les autres dans la pièce sans trop comprendre.
"Merci, vous aussi. Au fait, preuves acceptées…"
A peine ces mots sortirent de ma bouche que j'entendais le réveil et que j'ouvrais les yeux dans la Salle sur Demande. C'est avec une nouvelle assurance que je me levai et que je pris le miroir sur l'extérieur. En effet, à présent je sais qui je suis et d'où je viens. Ne me reste plus qu'à déterminer où je vais !
"Je voudrais voir le Saul Cogneur…"
Personne. Je pense qu'il me faudrait une cape chaude avec une écharpe. Au fur et à mesure, les vêtements apparurent. Je me dépêche de les enfiler et de quitter la pièce, puis je m'engouffre dans les couloirs.
Une dizaine de minutes plus tard, je suis dans le parc, cachée derrière des buissons tout près du Saule… Sous la neige. Mais quelle crétine, pourquoi je suis sortie aussi tôt ? Je n'ai plus qu'à attendre que le jour commence son ascension. J'en profite pour digérer tout ce que je viens d'apprendre. J'ai l'impression d'être devenue une sorte d'ange gardien pour les familles Potter et Longdubas, enfin, surtout Potter, les parents de Neville ont déjà quitté l'école, donc pour les rencontrer je devrais faire partie de l'ordre du Phoenix. Je me demande si je peux intégrer le mouvement dès maintenant. Il faudra que j'en parle avec Dumbledore. Je secoue la tête, un sourire nostalgique accroché aux lèvres, j'entends presque Ginny se moquer de moi : "Ho Hermione arrête de jouer la sainte patronne des causes perdues !" Mon regard se voila : "… Si mon frère ne voie pas qu'il est amoureux de toi, c'est un parfait idiot !" avait-elle ajouté la dernière fois qu'elle me l'avait dit. Nous étions dans sa chambre, quelques heures avant que tout change pour moi et que je me retrouve ici… dans les bras musclé de Sirius.
"Passe devant et va bloquer le Saule, avec James on s'en occupe. Sirius ça va aller ?"
Je sursaute, je n'avais pas vu que c'était déjà l'aurore.
"M'approche pas," grogna la voix de Sirius. "Peter, vas vite balancer des bombabouses dans le couloir qui mène à la salle commune des serpents, pour être sûr et certain qu'Hermione nous laisse bien tranquille, sinon elle va croire que je lui ai menti. Ca va être infernal… !"
Ha bah d'accord, moi j'suis là, dans le froid, à fantasmer sur lui, et lui il trouve que je l'emmerde ! Mais pourquoi je m'intéresse à ce gars ?! Peter, métamorphosé en rat, sorti le premier du tronc, il figea l'arbre pour que les autres puissent passer, puis disparut dans la poudreuse. James soutenant Remus avec une autre personne apparurent, puis Sirius dans un état semblable à celui du lycan fermait la marche. Je m'extirpe de ma cachette. Ils se stoppèrent tous lorsqu'ils me virent.
"Oh mon Dieu, Remus…" soufflai-je à court de mot.
Il leva difficilement la tête. Je me mis à courir vers eux.
"Non…" voulut-il dire, mais sa gorge ne laissa passer aucun son.
J'en ai les larmes aux yeux. Je ne l'ai jamais vu dans un état aussi… désastreux. Je remarque que la cinquième personne qui me fait face est Jamie. Je touche le visage de mon ami du bout des doigts.
"Jamie, qu'est-ce que tu fais là ?" demandai-je à voix basse.
"Et toi ?" rétorqua-t-il.
"Je les ai suivis, je savais qu'ils me mentaient, et puis… Je m'en doutais, il y a quelques années, notre professeur de Défense, nous a fait étudier les loups-garous, et j'ai remarqué que Remus était malade à chaque lendemain de pleine lune et puis il y a l'histoire de la Cabane Hurlante, où ça hurle que pendant les pleines lunes justement… Poudlard regorge de secrets, je me suis dit qu'il y avait sûrement un passage pour rallier la Cabane, c'est là que je vous ai suivi."
"Impressionnant," nota pour la deuxième fois de la soirée James.
"Moi, je voyage avec les loups-garous," s'expliqua Jamie.
Il fut interrompu par Sirius.
"Personne ne t'a demandé ton aide, t'es pas obligé de nous coller au train !"
"Oh ne t'en fais pas Sirius, tu n'es pas à mon goût," répliqua sèchement Jamie.
"Pas à ton goût ?" répétai-je.
"Oui, le pauvre petit à un peu peur de mes heu… tendances."
"Oh, tu est gay," fis-je. "Pourtant ça ne m'avait pas parut évident surtout quand tu m'as embrassé l'autre…"
"Vous vous êtes embrassés ?" s'écria Sirius.
"Je ne suis pas gay."
"Oh c'était juste comme ça," répondis-je à Sirius, sans trop faire attention aux paroles de Jamie.
"Ouais mais même !" continua le brun.
"C'est de la jalousie que j'entends dans ta voix ?" demandai-je d'un ton narquois.
"Quoi ? N'importe quoi !" se défendit-il.
"Je suis un vampire."
Pardon ? Je reste quelques instants sans bouger. On n'entend plus que nos respirations. Je me tourne très lentement vers lui. Je le détaille. Cette nuit, en 1998, il était le même. Ca expliquerait la jeunesse éternelle et cette beauté que même Lilly avait remarquée. Je me souviens que lorsqu'il m'avait embrassé, je m'étais fait la remarque que sa peau était froide et ses lèvres dures… Donc c'est vrai. Jamie est un vampire.
"D'accord," dis-je.
"C'est tout ?" s'étonna-t-il en même temps que Sirius.
J'hochai de la tête. Pas la peine d'en parler pendant des heures.
"Enfin, au cas où, saches que je ne me nourris que par le biais des banques de sang, comme la plupart des vampires, donc, il n'y a pas de raison de s'inquiéter…" précisa-t-il.
"D'accord," répétai-je. "Vous avez des têtes affreuses, il faut vous soigner. Où avez-vous l'habitude d'aller ?"
"D'habitude on emmène Remus à l'infirmerie mais là, je pense que Sirius aussi devra y rester quelques jours," annonça James.
"Quoi ? Pas question que la vieille Pomfresh m'approche avec…" commença Sirius.
"Parce que tu crois qu'on te laisse le choix ?" lâcha platement son meilleur ami.
"Mais allez, Lilly peut bien arranger ça ! S'il te plait, Cornedrue ? Pour moi, ton pire pote !"
James leva les yeux ciel.
"La dernière fois, Lilly m'a dit que si on revenait la voir pour se faire soigner elle irait voir le directeur. Donc, c'est non."
"Ca y est, j'ai mis les bombabouses !" s'écria Peter en réapparaissant. "Ha mais Hermione heu… t'es là ?"
"Ha oui, c'est vrai, Sirius, t'avais peur que je te fasse chier - c'est bien ça ? - si les Serpentards ne se levaient pas avec une mauvaise blague !"
Il y eut quelques rires couverts par de fausses toux.
Deux jours plus tard, devant la salle de Potion :
"Alors, tu sais tout," murmura Remus.
"Oui," en marmonnant ce mot, je vois Sirius, à quelques mètres, en train de me détailler de ses yeux d'argent.
"Hey 'Mione !" s'écria Lilly en surgissant de nulle part. "Faut ab-so-lu-ment qu'on parle !"
"Oui dis-moi."
Elle me tira en arrière pour qu'on soit à l'écart des oreilles indiscrètes.
"Je vais au bal de Noël avec James," dit-elle toute excitée.
"Sérieux ! Il t'a invité et t'as enfin dit oui !"
Elle secoua négativement la tête.
"C'est moi qui l'est invité, enfin pas vraiment…"
"Tu l'as invité ou tu l'as pas invité ?"
"Je lui ai dit, à la dernière pleine lune, que je lui laissais jusqu'à la prochaine pleine lune, donc jusqu'à il y a deux jours, pour faire ses preuves. C'est-à-dire que pendant cette période lui est ses amis se débrouillent sans moi pour se sortir de leurs galères. Et devines quoi ? J'ai été tranquille pendant tout ce temps ! Et il est venu me voir hier soir, et on a parlé du bal et… Haaaaa !! Ca va être trop bien ! J'ai tenu notre pari ! T'y vas avec Sirius et moi avec James !"
On éclate de rire en même temps.
"Qu'est-ce qui se passe ici ?"
On sursaute et se retourne. James et Sirius se tiennent devant nous bien droit, le regard soupçonneux. Je jette un coup d'œil à mon amie. Ses yeux verts et brillants me renvoient un regard qui respire la connerie…
"J'ai un nouveau défi…" me souffla-t-elle à l'oreille.
"Ha mon gars, je les sens pas là. Tu vois, ça fait des messes basses en nous regardant et en se marrant !"
"M'en parle pas Cornedrue, au train où ça va on va se retrouver à faire une sortie à quatre le soir du bal…"
"Ha tient, j'y avais pas pensé," fit Lilly avec sérieux.
"Mais ce serait une bonne idée," continuai-je sur le même ton.
"On n'a qu'à faire ça !" s'extasia Lilly. "On pourra se préparer dans la Salle sur Demande !"
"Han ! Ca me fait penser qu'il faut que je me trouve une robe ! Sirius faudra qu'on soit assorti," m'alarmai-je.
"Merci Patmol, pour cette excellente idée," maugréa James.
"Tant fait pas, moi aussi je m'en veux à moi-même."
"Heureux de l'apprendre."
"Donc on fait ça !" conclut la rouquine.
"On fait quoi ?" s'écrièrent les deux Maraudeurs en cœur d'un ton pas franchement rassuré.
"Avec 'Mione on va acheter nos robes et nos accessoires et une fois qu'on a tout ce qu'il nous faut, on vous accompagne pour l'achat de vos costards pour être accorder."
"… Dans nos fringues," précisai-je en voyant leurs têtes dépitées.
Les deux hochèrent la tête. Sirius me scrute avec de grands yeux et la bouche entr'ouverte. Il a l'air catastrophé, mais ses yeux expriment tant de choses que je n'y fais pas attention. Je sens les battements de mon palpitant s'accélérer dangereusement. Tout ça pour un regard, faut que je me reprenne !
"Bon, on va vous laisser," finit-il par dire.
"Oui, on n'aimerait pas arriver en retard en cours," compléta son meilleur ami.
Ils s'éloignèrent rapidement, de peur qu'on les rappelle.
"Alors ton défi ?" interrogeai-je avidement.
"Si tu sors avec Sirius, je sors avec James !"
"Oh…"
Je ne peux pas… Je viens du futur et mes amis, là-bas, ils cherchent un moyen pour me ramener. Je vais partir. Je ne sais pas quand, mais ça peut être dans 10 secondes comme dans 10 ans. Mais je les connais, je suis certaine que d'ici quelques mois, je serais chez moi.
"Hermione ?" appela mon amie.
"Excuse-moi, tu disais… ?"
"T'es sûr que ça va ?" s'inquiéta-t-elle. "Je te parle de sortir avec Patmol et toi tu dis « Oh ». Il y a une véritable tension sexuelle entre vous deux et toi… Bim ! Tu réagis pas ! Faut que tu m'expliques là."
Le prof arriva et nous fit tous entrer dans la salle de classe. On s'installe par binôme, je suis avec Lilly, et fais mine de m'intéresser fortement à la potion du jour. Je sens un regard qui me brûle la nuque. Je tourne la tête : Sirius.
"J'accepte le défi," dis-je vite avant de ne plus oser le faire.
Alors ? Verdict ? Faut me dire parce que je m'y suis reprise à quatre fois pour l'écrire ce chapitre :s (c'était un peu déprimant d'ailleurs)... Et sinon, pour Jamie, vous l'aviez sentie venir celle-là ou pas ? ^^ Et la tension sexuelle entre les deux futurs tourteraux que ni l'un ni lautre ne remarque ? ^^ En tout cas je rataque par là dans le chapitre suivant !
N'oubliez pas de rendre visite à Mr Review en vert, juste en-dessous =)
Bazous !!
PS : la RaR a momo_201093 : Mille mercis !! Ta review était courte mais m'a fait particulièrment plaisir vu que ça a été la première que j'ai reçu pour ce chapitre, et puis il faut me répéter souvent de continuer si ça vous plait parce que j'ai tendance à très (très) vite baisser les bras ! J'espère que ce chapitre 10 t'as plue, écris tes réactions c'est sympa ! (surtout quand je vois écris que tu trouves ma fic "captivante" j'étais trop happy ! Mais aussi ce qui ne va pas pour que je m'améliore !) bazous !!
