Bonjour ou bonsoir comme vous voulez…
Je reviens de vacances et j'ai la patate ! Je n'ai pas écrit pendant quinze jours, je ne vous cache pas que n'ai pas eu le courage. Mais bonnes nouvelles j'ai pleins de nouvelles idées…
Bref fini de raconter ma vie, voici le chapitre dix qui est enfin là. Corrigé par ma bêta qui doit dormir à l'heure qu'il est XD ainsi que ma louloutte 3. Un grand merci à elles.
Disclaimer : JKR tu es la seule et l'unique créatrice d'HP.
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Le carton que je tournai et retournai dans mes mains me rappelait mon erreur. Il était avec le livre que Drago avait balancé sur mon canapé avant de partir. Le livre que j'avais tant rêvé de pouvoir feuilleter… « Les nouveaux sortilèges après la guerre ». Quelle idiote j'étais. Je relisais pour la centième fois ce petit carton qui remettait tout en question.
J'ai vu comment tu étais fascinée par ce livre il y'a quelques jours.
Prends-le comme un premier pas vers une trêve.
D.M
J'enchainais les bêtises. Une fois de plus on me tendait la main, et je la rejetais. Qu'est ce qui clochait chez moi ? Tout ce que je savais c'est que j'avais besoin de réponses, et une seule personne pouvait me les donner. Comme une habitude je transplanai à Sainte Mangouste.
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Pour une fois l'hôpital était désert, quelques personnes attendaient mais rien de bien méchant. Je me dirigeai par automatisme vers le service de psychiatrie. J'espérais ne pas tomber sur les deux brutes de l'autre jour. Mais ça m'aurait permis d'extérioriser ma colère. J'étais descendue par les escaliers. Le service de psychiatrie était le plus bruyant de tous les services hormis les urgences en temps de crise. Je me dirigeai vers l'accueil.
« Bonjour. Pourrais-je savoir la chambre de Mrs Malefoy s'il vous plait ? » La femme me regardait incrédule.
« Euh oui bien sûr c'est la 46 ». Je regardais le couloir, j'avais l'impression qu'il m'aspirait. Excusez-moi mademoiselle vous avez un problème ? Je retournais mon attention sur l'hôtesse d'accueil.
« Non ça va. Merci ». Je soufflai. J'allais rencontrer Narcissa Malefoy. Retournement de situation plutôt comique, quand on y repensait. Comme quoi la guerre, et le temps changeaient bien des choses.
J'étais devant la porte 46, je ressentais un peu de stress. J'avais ma main en l'air en attendant de frapper. Est si c'était une mauvaise idée ? Et si Drago était amené à être au courant ? Ma réflexion me fit ressortir un point important. La relation avec Drago ne pouvait pas être pire que maintenant. Je frappai à la porte, et attendis qu'on me propose d'entrer. La voix avait été faible à travers la porte. Je soufflai avant d'entrer.
La chambre était comme l'ancienne chambre de Sarah, pas de fenêtre et des murs totalement neutre. Rien de bien plaisant.
« Bonjour Miss Granger, je vous attendais ».
Narcissa m'enleva de ma contemplation. Le fait de la voir dans cette situation, c'est-à-dire dans un lit d'hôpital avec des sangles autour des poignets, me serra le cœur. Elle avait la même apparence que l'autre fois. Elle venait apparemment de prendre une douche vu ses cheveux mouillés.
« Bonjour Madame Malefoy. Comment ça se fait que vous m'attendiez ? ». Oui je n'avais décidé de lui rendre visite que ce matin.
« Je suis sûre que ma vue à l'hôpital et dans le service de psychiatrie vous a incitée à vous poser des questions. Je m'en serai posées aussi… Après tout, qu'est ce que la très riche et Sang Pur Narcissa Malefoy fait ici… »
Elle avait raison sur toute la ligne. J'avais réfléchi toute la nuit. Des questions, toujours des questions.
« Vous pouvez vous asseoir, vous ne payerez pas plus cher, vous savez. Vous m'excuserez pour l'accueil mais je ne peux pas vous proposer de thé ».
Elle me montra ses poignets attachés. Je déglutis, avant de prendre une chaise et de me poser en face d'elle. Une fois mes fesses posées sur la chaise, elle fit quelque chose qui me déstabilisa.
« Je voudrais vous remercier… » De quoi parlait-elle ? Elle du voir mon interrogation dans mes yeux. « Je parle de votre intervention samedi. Vous êtes la seule à avoir réagi face à ces deux brutes. Même pour quelqu'un que vous détestez, vous vous mettez en danger. Drago m'a dit que vous étiez dérangée… » Je fronçai les sourcils.
« Il…. Il vous a parlé de moi ? » Narcissa sourit à ma phrase.
« Il m'a également dit que vous étiez idiote parfois… je me renfrognais ». Celui là alors, qu'est ce qu'il pouvait me taper sur le système.
« Il vous a dit aussi que c'était un perfide manipulateur, et qu'il avait un égo surdimensionné ? Ah oui j'oubliais le plus important : le coté où il se croit indispensable alors qu'il ne l'est absolument pas. Il vous l'a dit ça ? Non ? Parce qu'il peut me critiquer mais il est vraiment pas mieux. Sauf votre respect Madame, Drago n'est pas parfait ». Elle souriait toujours, c'était une situation assez bizarre. Je commençais à regretter.
« Loin de moi cette idée Hermione, de ce coté là il ressemble comme deux gouttes d'eau à Lucius ». Au nom de son mari ses yeux se voilèrent de tristesse.
« Je… Je suis désolée, je ne voulais pas vous faire de la peine ». J'avais une boule de culpabilité. Elle n'avait pas besoin d'entendre les pires horreurs sur son fils.
« Alors, en quoi puis-je vous aider ? La conversation devenait intéressante, mais par ou commencer ? J'avais tellement de questions à lui poser.
« Que faite vous ici ? Ce n'est pas votre place ». J'y allais du but en blanc. Après tout j'étais la pour qu'elle réponde à mes questions.
« Est-ce que c'est la place de quelqu'un, Hermione ? » Elle me regardait dans les yeux. Attendant ma réponse, qui ne tarda pas à venir.
« Non bien sur que non, mais vous êtes une personne digne, qui n'a jamais eu de problèmes mentaux. Alors pourquoi ? ». Je ne comprenais vraiment pas. N'avait elle pas réussi à passer par la case départ ?
« Tout simplement parce que je n'étais pas assez forte pour survivre après la guerre. J'ai tout perdu, mon honneur, ma dignité, ma force. Lucius est à Azkaban et Drago ne vient que quand il peut, c'est-à-dire pas souvent. Je me suis retrouvée seule, sans rien. Pour ma sécurité, Drago m'a interné ici.
-MAIS VOUS N'ETES PAS FOLLE ! » Cette idée me révoltait. Drago était vraiment si lâche que ça pour ne pas s'occuper de sa mère ? Il avait encore une fois choisi la facilité. Il reniait sa mère comme ça, sans scrupules. Alors que moi je donnerais tout pour revoir la mienne. Etait-il si inconscient ?
« Drago n'y est pour rien Miss Granger ». Je la regardais incrédule. « Le rôle des parents c'est de prendre soin de leurs enfants, et non l'inverse. Drago a pensé à la meilleure chose pour moi. De plus je lui ai demandé de m'interner ici, alors qu'il était contre ». Ça j'avais du mal à le croire. « Vous ne connaissez pas le Drago que je connais Hermione. Il a bien des défauts mais il a également de nombreuses qualités. Et sa première qualité est de prendre soins des gens qu'il aime, même s'il parait froid et distant. C'est seulement une carapace pour se protéger. Mais il en est tout autre à l'intérieur.
-C'est votre fils, vous le verrez toujours sous son meilleur jour madame, mais il en est tout autre. Ce n'est pas un ange, mais bien un démon… J'en ai fait moi-même les frais. » Je ne pouvais pas voir un Drago gentil avec une auréole et des ailes. Rien que l'image me fit faire une grimace.
« Je suis sûre que vous ne faites pas non plus des grands efforts pour arranger cette situation. N'est-ce pas ? » Terrain très glissant. Comment elle arrivait à lire en moi comme dans un livre ouvert. J'étais une vraie passoire. Je croisais mes bras.
« Vous dire le contraire serait vous mentir. Drago et moi, sommes dans une situation plus que délicate ». Je restais évasive volontairement.
« Oui je suis au courant. Je ne vois peut être pas souvent mon fils, mais il m'écrit beaucoup. Et je confirme, vous ne faites pas beaucoup d'effort pour améliorer cette situation. Dans sa description il vous décrit comme une fille perturbée. Qui ne perd pas une occasion pour lui rappeler ses erreurs.
-ça c'est la meilleure, votre fils n'est pas tout blanc non plus. Si je m'emporte il en est en partie le fautif ». Il avait un sacré culot de tout me remettre sur le dos. Les Malefoy étaient très fort pour mettre des coups de poignard dans le dos.
« Oh ça je le sais. N'oubliez pas que je suis sa mère. Il a peut-être de très beaux yeux, mais j'en suis la seule immunisée. Je sais que mon fils peut être très désagréable quand il le veut. Mais je vous l'ai dit, c'est pour se protéger ». Elle aimait son fils, ça se voyait comme le nez au milieu de la figure. Je décidai de changer de sujet.
« Pourquoi est-il devenu psychomage ? Ce n'est pas lui ça… » C'était la deuxième question qui m'avait le plus tourmentée.
« Tout simplement, pour moi. Il se sent coupable. Après tout il a sauvé Dumbledore, c'est parti de là ». Oui, je me souvenais de cette fameuse soirée dans la tour d'astronomie. Harry m'avait tout raconté.
« Est-ce que vous sortirez un jour ? Sainte Mangouste n'est pas très accueillant, surtout le personnel de la psychiatrie.
-Vous m'avez vu dans une situation délicate. Pour ne rien vous cacher, ce n'était pas l'un de mes meilleurs jours. Mon fils a eu vent de cette affaire, et a prit les dispositions nécessaires. Pour moi ainsi que pour les deux médicomages qui vous ont agressés… Comment va votre joue d'ailleurs ? » Elle avait l'air vraiment inquiète. Par reflexe je caressais ma joue.
« Elle va bien. J'espère que vous n'avez rien dis à votre fils à ce sujet. Je ne voulais pas que Malefoy junior soit au courant car s'il l'apprenait je ne donnais pas cher de ma peau pour avoir découvert son petit secret.
-Je n'ai rien dit à Drago, je vous rassure. Mais il n'est pas idiot. Avez-vous masqué votre bleu ? La séance après ce petit cirque ». Je plissais les yeux, ça m'aidait à réfléchir.
-Euh, il m'a fait une réflexion, il me semble… » C'était un peu vague. Il y avait eu tellement de choses à gérer, j'avais des trous de mémoire.
« Il ne mettra pas longtemps à comprendre alors ». Elle était soulagée. Comme si ça lui pesait.
« Vous avez l'air contente de ce résultat… » Je levais un sourcil sceptique.
« Oui parce que vous êtes quelqu'un de bien. Et le peu de temps où vous avez côtoyé Drago jusqu'à maintenant a changé quelque chose en lui ». A l'entente de cette phrase j'explosais de rire.
« Non désolée de vous décevoir Madame, mais je ne vais pas changer votre fils en bon Saint Maritain. Il est la personne que je hais le plus sur cette terre ». C'était bizarre d'entendre ça de la bouche de Narcissa, mais si elle disait vrai ? Si Drago avait changé ? J'allais partir d'ici avec encore plus de questions.
« Alors pourquoi êtes-vous-la ? » J'étais stupéfaite devant son changement de comportement.
« Pardon ? » J'étais incrédule. Oui bonne question qu'est ce que je faisais la ? Je n'en avais pas la moindre idée.
« Vous êtes venue ici pour avoir des réponses, n'est ce pas ? Hors les réponses que je vous donne ne vous plaisent pas. Alors qu'est ce que vous voulez que je vous dise ? Qu'est ce que vous attendez de moi ? » Elle perdait patience, un trait bien particulier chez les Malefoy.
« Je ne sais pas… » je baissais les yeux. « Je sais qu'il est mon psychomage, mais je n'arrive pas à lui faire confiance. Je crois que j'attends des conseils, savoir si je peux oui ou non tout lui dire. Malgré notre passé. » J'étais trop gênée et je me sentais rougir.
« Drago est un excellent psychomage. Vous saurez trouver un appui en lui. Même s'il vous paraît froid, moqueur, distant, passez outre et parlez lui. Il saura vous écouter. » Je ne savais pas si je pouvais avoir confiance en lui, mais ses dires me rassuraient un peu. Je ne pouvais peut-être pas faire confiance à Malefoy Junior, mais mon cœur me disait que je pouvais avoir confiance en elle. Cette femme qui avait tout perdu. Et qui n'arrivait pas à survivre seule.
« Je vais m'en aller. Je vais vous laisser vous reposer. » Je m'étais levée et commençais à me diriger vers la porte. « Merci Madame Malefoy. Vous n'étiez pas obligée de répondre à mes questions, et encore moins de me faire la conversation. Merci pour tout.
-Ce n'est rien Hermione, c'est moi qui vous remercie. Pour l'autre jour déjà, et pour essayer de le comprendre. Je sais que ce n'est pas toujours facile, mais suivez votre instinct. Il vous a sauvé pendant la guerre, vous avez appris à suivre votre cœur, faites lui de nouveau confiance. Vous n'avez rien à perdre. »
J'hochais la tête et lui souriait avant de sortir de sa chambre. Je m'arrêtais de nouveau.
« Est-ce qu'il serait possible que ma visite reste discrète ? J'entends par là ne rien dire à personne, et en particulier votre fils.
-Je serais muette comme une tombe. » Je souriais à son expression moldue. Oui en effet la guerre changeait bien des choses, ainsi que le temps.
Je repensai à ce que m'avais dit Narcissa. J'étais plus que sceptique sur le fait que je n'avais rien à perdre. J'avais déjà perdu beaucoup en quelques jours. Et Malefoy en était pour la majeure partie responsable, encore…
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J'ai terminé d'écrire le chapitre douze -) Je vois le bout de cette fiction ça fait bizarre, mais je suis contente.
Je vous fais tous pleins de bisous les loulous
A oui le plus important : Reviews ?
Caro.
