Bonjour, même pas une semaine après le chapitre 9 voici le 10. Je viens de finir le chapitre 12 donc je ne vois pas vraiment de raison de vous faire attendre. ( une petite review pour ma gentillesse peut être ? :p )

Donc merci à :

- Caramelise, j'essaie de développer un peu les personnages secondaires donc je suis contente que tu aimes Morgane ^^

- Lollie Lovegood, moi aussi je me suis bien amusée à écrire cette scène, j'essaie d'alterner les scènes " sérieuses " et les autres pour que vous ne soyez pas trop ennuyés, je n'étais pas trop sûre de la scène du réveil donc ça me soulage de savoir que tu as aimé.

- Yuya777, ah tu as été la seule à remarquer cette petite allusion. Il s'agit de Sirius Black et James Potter ( oui je n'ai pas réussi à intégrer Sirius dans cette histoire donc j'étais plutôt malheureuse, je fais comme je peux ... ). En effet Eliana se reprend petit à petit mais ce n'est pas encore ça, elle se contente de survivre pour le moment.

- noumea : Je ne dirais rien pour la réalisation ou non de ton fantasme mais je n'ai jamais pu le faire dans aucune de mes histoires alors qui sait ...

- Marion : A vrai dire je devrais te répondre à chaque fois mais parfois quand je poste un chapitre je n'ai pas beaucoup de temps mais j'apprécie chacune de tes reviews ! J'espère que tu continueras à trouver leur " couple " crédible, j'essaie vraiment de faire mon maximum mais bon au bout d'un moment il faut bien comme qui dirait donner un coup d'accélérateur sinon ils vont continuer à se regarder dans le blanc des yeux pendant 20 chapitres ... Ah Morgane, c'est en quelque sorte le personnage comique de mon histoire, très pratique pour faire des scènes plus légères. Et merci pour la première scène, j'avais peur que ce soit ennuyeux ^^

Dans ce chapitre un moment que je pense vous aviez tous vu venir étant donné mon don peu élevé pour créer du suspens et si ce n'est pas le cas ... et bien tant mieux.

A la semaine prochaine ^^


CHAPITRE 10

Assise sur mon lit, j'observais Belinda en train de s'agiter. Le spectacle était plutôt risible, la baguette pointée vers ses cheveux je ne l'avais jamais vu aussi concentré sur des formules à prononcer. Elle déambulait dans tout le dortoir à la recherche d'une paire de chaussure potable, ayant jugé à la dernière minute que celles prévus ne convenaient pas du tout. Je ne comprenais pas pourquoi elle se donnait tant de mal, Marcus était son cavalier, j'aurais été elle je n'aurais même pas pris la peine de me coiffer tout court. De mon côté j'attendais patiemment que Morgane sorte de la salle de bain pour pouvoir y aller. Prenant une mèche de mes cheveux en main ça me faisait étrange de les voir bouclé mais j'aimais plutôt bien au final.

Morgane m'avait fait un maquillage léger à l'exception des mes yeux qui étaient selon elle d'un charbonneux somptueux mais ce n'était rien à côté de la robe. Je ne peux pas dire que je suis le genre de fille à m'extasier sur les robes de soirée ou toutes les choses de ce genre mais elle était juste sublime, il n'y avait qu'à voir la tête de Belinda rouge de jalousie quand j'étais sortie de la salle de bain pour le comprendre. Evidemment j'en ai rajouté des tonnes en tournant plusieurs fois sur moi-même et en m'émerveillant devant chaque détaille, de la dentelle du décolleté, aux perles du bas de la robe, juste pour voir si une personne pouvait s'étouffer de rage. La réponse est non, malheureusement.

A son tour Morgane est apparue dans la chambre et je crois bien qu'elle possédait le décolleté le plus impressionnant qui puisse exister. Je n'ai jamais été attiré les filles et pourtant je suis restée bouche bée en la voyant, j'imaginais donc sans mal la réaction de la population masculine de Poudlard, ainsi que celle du professeur McGonagall. Je ne pouvais vraiment rater ça pour rien au monde.

- Alors ne suis-je pas totalement irrésistible ?

- Tu as oublié un bout de robe non ?

Chloé avait dit ça en rougissant, elle était mignonne parce qu'elle n'osait même plus lever son regard vers ma meilleure amie, mais il ne faisait pas bon d'être mignonne à Serpentard.

- Je te l'ai laissé généreusement, je n'en avais pas besoin. Ne me remercie pas.

Elle est passée à côté d'elle pour lui déposer un baiser sur la joue, ce qui a laissé une marque conséquente à cause de son rouge à lèvre rouge vif et Chloé n'a plus rien dit. On est sorti de notre dortoir, nos cavaliers nous attendaient près des marches pour se rendre au premier étage, je m'apprêtais à rejoindre Olivier qui semblait piétiner d'impatience ses fleurs à la main mais j'ai été retenu dans mon mouvement. Je n'ai pas compris tout de suite, essayant de faire un pas à nouveau en avant mais sans succès.

- Lia …

- Mais qu'Est-ce que …

- Lia …

Morgane m'a attrapé par la main, j'ai juste eu le temps de me retourner pour savoir ce qu'elle voulait que je l'ai senti poser ses lèvres sur les miennes. Je suis restée les yeux grands ouverts tout le temps que ça a duré avant qu'elle ne se détache avec un petit sourire, désignant avec sa main le gui au dessus de nous.

- Je dirais bien que c'était par pure obligation mais ce serait mentir.

Elle m'a tiré la langue avant de se diriger avec une gaieté non feinte vers son cavalier qui pour le coup paraissait complètement ahuri. Je crois que le quart des étudiants de septième année avait assisté à ce baiser mais encore s'il n'y avait eu qu'eux, non il avait fallu que précisément à ce moment là le directeur Dumbledore et le professeur Rogue s'apprête à entrer dans la salle de bal. C'est bête à dire mais quand son regard s'est attardé dans notre direction, soit environ trois quart de seconde, j'ai vraiment eu l'impression que c'était moi qu'il regardait et personne d'autre. J'ai rougi, oui sans raison juste parce que j'avais cru qu'il me regardait, et j'ai compris que j'avais intérêt à vite me trouver un but dans la vie si je voulais garder ma santé mentale intacte.

-Tu n'as pas à être gênée, tu es vraiment magnifique et tout le monde sait que c'est à cause du gui.

J'ai détourné mon attention vers Olivier, je l'avais complètement oublié et je m'en suis un peu voulue. C'était un gentil garçon, il était attentionné, ce qui me faisait me demander pourquoi c'est moi qu'il avait voulu emmener au bal. Je lui ai tendu mon poignée pour qu'il y mette les fleurs blanches et argentés qu'il avait choisi, m'interrogeant un peu sur son choix l'espace de quelques instants avant de lui prendre le bras qu'il me tendait. Je l'ai laissé parader comme un coq devant ses amis, après tout je lui devais bien ça, jusqu'à ce que la musique se mette en route et qu'on aille danser. Mise à part poser ses mains sur mes hanches, haut sur les hanches, pendant une danse un peu plus lente il n'a absolument rien tenter. Ce n'était pas comme certains autres individus répugnants qui ne se privaient pas d'avoir les mains baladeuses quand ils croyaient que personne ne faisaient attention à eux.

Je ne comprenais pas pourquoi Belinda se laisser faire, ça aurait été moi il y a longtemps que je lui aurais mis un coup de genou bien placé. Au moins depuis la fois où il avait failli me tuer il ne cherchait plus à m'adresser la parole, c'était un des avantages à être passé à deux doigts de la mort, le seul je crois bien en faite. Alors qu'Olivier était parti rejoindre ses amis j'en ai profité pour officiellement me repoudrer le nez. Je n'avais aucune envie d'essayer de leur faire la discussion alors autant prendre tout mon temps pour me « faire une retouche maquillage ». J'ai décidé que puisque mon dortoir était juste à côté, il était plus facile de m'y rendre que de faire tout le chemin jusqu'aux toilettes du second étage.

Il y a des décisions comme ça qu'on prend en croyant être une bonne idée, là c'était tout le contraire. J'ai entendu des bruits bizarres provenir du dortoir, si j'avais un peu réfléchi j'aurais fait demi tour et je serais allée au second étage mais je ne voyais pas de raisons de me méfier, ni même de frapper. J'ai ouvert la porte, les affaires de Chloé et Morgane étaient éparpillées au sol jusqu'au lit de cette dernière quant à elles et bien elles étaient en train de faire l'amour d'après la vue que j'avais. J'ai refermé aussitôt en me demandant si je n'avais pas rêvé mais c'était le genre de chose qui était difficilement imaginable. Il aurait été étonnant qu'elles m'aient entendu occupées comme elles étaient mais outre le choc de surprendre deux personnes en pleine activité je m'en moquais un peu.

Elles étaient libres, elles faisaient bien ce qu'elles voulaient même si je me doutais que Morgane avait dû prendre un malin plaisir à pervertir la gentille Chloé et à la faire succomber. Ce qui me dérangeait un peu plus c'est que finalement j'allais bien devoir me rendre au second étage. Comme tant redouté ce maudit fantôme n'a pas manqué de venir pleurnicher, je ne sais pas comment les autres procédaient mais moi je me contentais de l'ignorer. Je n'avais déjà pas beaucoup de compassion pour les vivants alors je n'allais pas me mettre à consoler un fantôme. Pour une fois elle n'a pas cherché à tout inonder et je suis ressorti parfaitement sèche, juste à temps pour tomber nez à nez avec le professeur Rogue qui descendait du troisième étage.

On allait dans la même direction alors il aurait été idiot de l'ignorer et encore plus de rester plantée là comme un pot de fleur. Le problème c'est que depuis ce baiser je me sentais obligée de faire profil bas, j'étais d'ailleurs toujours étonnée de n'avoir reçu aucune punition supplémentaire. En avançant j'ai prié pour que le talon de ma chaussure n'ait pas la bonne idée de se casser à ce moment précis, il me regardait et j'avais l'impression de ne plus savoir marcher normalement. Ce n'est qu'en approchant plus près que j'ai constaté qu'il me fixait vraiment et vraiment pas comme à son habitude.

- Quelque chose ne va pas professeur ?

On aurait presque dit qu'il avait vu un fantôme et si dans le monde sorcier c'était courant, il avait vraiment la tête d'un moldu qui en aurait rencontré un par hasard. Il s'est repris aussitôt ma question posée et j'ai eu le droit à à nouveau à son expression glaciale. Au moins ça j'y étais habituée.

- Que faites-vous ici ? Vous devriez être dans la grande salle.

- J'étais aux toilettes, est-ce interdit ?

Je ne sais pas pourquoi mais vu le ton qu'il avait employé je m'étais sentie obligée de répondre de cette façon. C'était comme s'il m'accusait de quelque chose alors que je n'avais rien fait pour le mériter.

- Où avez-vous trouvé cette robe ?

- Pourquoi cette question ?

La discussion devenait très étrange, j'imaginais mal le professeur Rogue intéressé par des questions vestimentaires mais à nouveau il m'a lancé son fameux regard qui tue et je me suis sentie obligée de répondre.

- C'est une amie qui me l'a offerte, je ne l'ai pas volé si c'était ce à quoi vous pensiez.

- Vous lisez très mal dans mes pensées alors que diriez vous d'arrêter ?

J'ai dégluti, c'est vrai que ce n'était pas la première fois que je l'accusais de quelque chose de ce genre et j'ai pensé qu'il était temps pour moi de retourner à la salle de bal. Olivier était bien moins terrifiant et avec lui je n'avais pas l'impression de marcher sur des braises ardentes en permanence. J'ai fait un pas sur le côté, puis j'ai voulu me retourner pour commencer à descendre, en vain. J'ai fermé les yeux devant cette sensation connue espérant que c'était juste un effet de mon imagination, ça ne pouvait pas arriver deux fois dans la même soirée, et surtout pas avec lui.

- Un problème miss ? Une autre réflexion à faire ?

- Non professeur.

Je l'ai regardé avancé vers moi, si j'avais pu j'aurais dévalé les escaliers en quatrième vitesse mais j'étais bel et bien coincé.

- Alors pourquoi restez vous plantée là ?

- Parce que je ne peux plus avancer professeur.

Il m'a regardé comme si j'étais une demeurée, a voulu faire un pas en avant mais sans succès. J'avais eu le vague espoir que peut-être le sort ne marcherait pas sur lui, c'est vrai par moment il faisait tellement peur que je ne sais pas le sort aurait pu s'annuler de lui-même.

- Qu'avez-vous fait ?

Il a de nouveau fait une tentative, sorti sa baguette pour prononcer quelques formules mais évidemment ça n'a rien résolu.

- Je crois que vous devriez lever le regard professeur.

S'il avait pu je crois qu'il m'aurait foudroyé sur place puis probablement incendier en voyant de quoi il retournait.

- Vous trouvez ça drôle ?

- Ais-je l'air de rire ?

- Faites le disparaître.

J'ai écarquillé les yeux quand je me suis rendu compte qu'il croyait vraiment que c'était de ma faute. C'était la meilleure, comme si j'avais envie de me retrouver dans cette situation avec lui. Plutôt que de m'embrasser il était bien capable de me tuer pour rompre le charme, même la fille la plus amoureuse du monde ne s'y serait pas risqué.

- Si je pouvais, vous ne croyez pas que je l'aurais déjà fait ?

- Je ne sais pas à quel jeu pervers vous vous livrez mais je vous conseille d'arrêter.

- Ce n'est pas moi qu'il faut menacer mais plutôt le gui. Vous savez très bien que personne ne peut le contrôler, je ne me suis pas découvert des talents surnaturels cette nuit.

Il m'énervait à me menacer du regard comme si j'étais la responsable, comme si quelqu'un avait envie de se retrouver dans ce genre de situation.

- Et même si ça avait été le cas je ne les aurais certainement pas gaspillé pour ça. Je ne meurs pas d'envie de vous embrasser figurez vous.

J'ai fait demi tour pour voir s'il n'y avait pas un moyen de m'en tirer mais bien sûr j'ai à nouveau buté contre cette paroi invisible. J'ai refait un essai juste au cas où et à mon plus grand étonnement j'ai pu avancé d'un pas. J'étais prête à faire part de cette bonne nouvelle au professeur Rogue, je me suis retournée et il était juste devant moi, vraiment très proche de moi.

- Qu'Est-ce que vous faites ?

J'ai découvert que du moment qu'on ne s'éloignait pas on pouvait bien bouger où bon nous semblait sauf que ce n'était pas ça qui m'aidait beaucoup. J'ai reculé de plusieurs pas jusqu'à me retrouver coincée dans un des renfoncements du mur, ce n'était pas ma meilleure idée parce que maintenant j'étais complètement bloquée. J'ai détourné les yeux avant de poser mes mains sur son torse pour l'empêcher d'avancer davantage, une manoeuvre futile vu la distance entre nous.

- Non …

Mon cœur battait la chamade mais je n'étais pas certaine que ça soit de peur. Il a pris mon menton entre ses doigts pour me forcer à tourner le visage dans sa direction et c'était encore pire qu'avant. Je l'ai regardé quelques instants avant de me sentir obligée de fermer les yeux, ou plutôt non parce que contrairement à ce que j'avais prétendu l'idée qu'il m'embrasse n'était pas si désagréable que ça. Il a marqué une pause juste avant que ses lèvres ne rencontrent les miennes, je pouvais sentir son souffle sur moi, j'avais l'impression qu'il était en train de me regarder mais je m'en moquais. Je suis restée immobile et deux secondes plus tard il m'embrassait pour de vrai.

Je ne sais pas comment fonctionne le gui, je crois qu'un bref contact est suffisant pour que l'enchantement prenne fin, je croyais que c'était ce qu'il allait faire, s'avancer et mettre un terme à tout ça le plus rapidement possible mais il n'en a rien était. Le baiser s'est prolongé et ça n'avait vraiment plus rien à voir avec un simple contact buccal. J'étais complètement ailleurs, je n'ai pas pensé à protester quand ses mains sont venus entourer ma taille pour me rapprocher davantage de lui, encore moins quand il a approfondi le baiser. Je me suis retrouvée à m'accrocher à son cou pour en demander plus, c'était juste la sensation la plus exquise que j'ai jamais connu.

J'ai essayé de reprendre mon souffle quand il s'est détaché mais je n'en avais vraiment plus rien à faire de respirer. Mes mains ont agrippé sa chemise pour l'attirer vers moi, je crois qu'il ne l'avait pas vu venir parce qu'il est restée sans rien faire pendant quelques secondes, des secondes interminablement longues avant qu'il ne se décide à reprendre le contrôle de la situation. Il m'a plaqué contre le mur, ça n'avait plus rien de doux si tenté soit-il que ça l'ait déjà été, mais ça rendait les choses encore meilleures.

Il a attrapé mes poignées entre ses mains pour les placer de chaque côté de mon visage, de temps en temps il se mettait à mordiller mes lèvres et là clairement je n'arrivais plus du tout à réfléchir. Je l'ai laissé faire, ce n'était pas si désagréable de n'avoir de contrôle sur rien du tout. Je n'ai pas cherché à me débattre et à vrai dire la seule chose que je regrettais c'était d'être en plein milieu du second étage, j'avais toujours trouvé répugnant les contacts plus poussés entre deux personnes mais là je n'aurais certainement pas dit non si on s'était retrouvé dans un endroit plus approprié.

La magie du moment s'est totalement brisée quand on a entendu des éclats de voix. Il s'est davantage serré contre moi pour qu'on ne nous voit pas mais je savais que tout était fini maintenant, il n'y avait qu'à voir la façon dont il me regardait à présent. Il s'est reculé immédiatement après qu'on soit sûr qu'il n'y avait plus personne, un peu comme si le contact l'avait brûlé et ça m'a vraiment attristé.

- L'enchantement est rompu, vous pouvez y aller.

- Alors c'était juste pour ça ?

J'avais le cœur qui battait à cent à l'heure mais ça n'avait vraiment plus rien à voir avec une quelconque trace de désir pour lui.

- Pour quoi d'autre vouliez vous que ça soit ? Je vous ai juste donné ce que vous attendiez.

- Vous êtes un menteur.

J'ai baissé le regard, je ne savais pas pourquoi je ressentais tout ça mais c'était juste comme s'il m'avait brisé le cœur pourtant c'était forcément ce qui devait arriver.

- N'est-ce pas vous qui disiez ne pas mourir d'envie de m'embrasser ? Vos actes prouvent le contraire.

- C'est vrai j'ai menti. Et alors ?

J'ai relevé les yeux et il paraissait surpris, j'avais réussi à faire taire le grand Severus Rogue, ça aurait dû me remonter le moral mais il n'en était rien.

- Qu'étais-je censée faire d'autre quand vous me regardez comme si je vous dégoûtais ou que j'avais la peste ? Je sais que vous en aviez envie mais jamais vous ne le reconnaitrez. Soyez tranquille je n'en parlerais à personne et vous n'aurez plus à vous sacrifier pour « me donner ce que j'attends ».

Je l'ai défié du regard, tournant les talons pour tomber tout droit sur Olivier qui montait les escaliers. Je suis restée figée alors qu'il nous regardait tour à tour finissant par finalement poser son attention sur moi.

- Je ne te voyais pas revenir, je me suis un peu inquiétée.

Il était mignon parce que ça se voyait sur son visage que c'était la réalité. Je lui ai souri avant de m'approcher pour lui déposer un léger baiser sur la joue.

- Ce maudit fantôme avait bloqué les toilettes, le professeur Rogue est venu m'aider à sortir. Je suis désolé que tu te sois fait du soucis.

Il paraissait troublé par ce simple contact et puis il s'est mis à sourire comme un idiot, mais quelque part ça contribuait à son charme.

- On y retourne ?

Il m'a tendu le bras que j'ai pris sans hésiter et je suis parti sans un regard de plus pour le professeur Rogue. Demain j'allais devoir retourner chez moi et j'avais bien d'autres choses à penser que de me soucier de ses états d'âme. Je n'allais pas me jeter dans ses bras s'il ne voulait pas de moi, je n'étais pas pathétique à ce point.